Prison School est un seinen manga d’Akira Hiramoto, prépublié dans le Weekly Young Magazine (Kōdansha) de février 2011 à décembre 2017 et édité en France par Soleil Manga en 28 tomes. Lauréate du Prix Kōdansha du meilleur manga en 2013, la série suit les mésaventures de cinq garçons enfermés dans la prison interne du lycée Hachimitsu après une tentative de voyeurisme ratée.
Si vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations qui partagent avec Prison School un goût prononcé pour l’absurde, le second degré et l’escalade incontrôlable.
1. Grand Blue (Kenji Inoue, Kimitake Yoshioka, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Pour son entrée à l’université, Iori Kitahara s’installe à Izu chez son oncle, propriétaire d’une boutique de plongée. Il y découvre le club Peek a Boo, dont les membres consacrent bien plus de temps à ingurgiter de l’alcool pur qu’à s’immerger sous l’eau. Avec son camarade Kōhei, otaku obsessionnel, Iori enchaîne défis absurdes, quiproquos et soirées qui dégénèrent — sans jamais réussir à s’en extraire.
La force de Grand Blue tient au contraste permanent entre les scènes de beuverie — où les visages se déforment jusqu’au grotesque — et les séquences de plongée, lumineuses et silencieuses, d’une réelle beauté graphique. Les lecteur·ices de Prison School y retrouveront le même humour physique et visuel, le même plaisir de la grimace poussée à l’excès. La série, toujours en cours chez Meian, a été adaptée en anime en 2018.
2. Raw Hero (Akira Hiramoto, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Dans un monde où certains individus possèdent des pouvoirs spéciaux, les « héros » servent le gouvernement tandis que les « monstres » s’y opposent. Chiaki, jeune chômeur qui élève seul ses deux frères cadets, décroche un emploi improbable après avoir interrompu une agression sexuelle dans le métro : infiltrer la SALF, une organisation qui cherche à décrédibiliser les super-héros. Le hic, c’est qu’un malentendu vestimentaire l’oblige à se travestir pour mener sa mission à bien.
On retrouve ici la patte d’Akira Hiramoto — le même sens de l’absurde, le même humour graveleux assumé jusqu’au bout et le même soin graphique. Mais là où Prison School étirait sa mécanique sur 28 tomes, Raw Hero condense tout en six volumes (Soleil Manga) et ne relâche jamais la pression : Chiaki n’a ni les moyens ni le sang-froid de s’en sortir, et chaque chapitre l’enfonce un peu plus.
3. GTO (Tôru Fujisawa, 1997)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Eikichi Onizuka, 22 ans, ancien voyou et ex-chef de gang, décide de devenir professeur — non par vocation, mais pour côtoyer de jolies lycéennes. Nommé dans une classe réputée ingérable, il se heurte à des élèves retors qui ont déjà fait craquer trois enseignants, à une hiérarchie hostile et à un sous-directeur obsédé par l’idée de le renvoyer. Mais ses méthodes radicales et son sens brut de la justice finissent par produire des résultats qu’aucun pédagogue diplômé n’avait obtenus.
Derrière l’humour potache et les grimaces mémorables, GTO traite sans détour de la détresse adolescente, du harcèlement scolaire et de la lâcheté des adultes. Chaque arc confronte Onizuka à la crise d’un·e élève qu’il résout par des moyens parfaitement illégaux, mais efficaces. La série compte 25 tomes chez Pika Édition et a donné naissance à plusieurs suites, dont GTO Shonan 14 Days et GTO Paradise Lost.
4. On l’a fait (Muneyuki Kaneshiro, Hikaru Araki, 2015)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Tobio, Maru, Isami et Paisen forment un quatuor de lycéens sans ambition dont le quotidien se résume au bowling, au karaoké et à la télévision. Leur existence tranquille bascule le jour où Maru est passé à tabac par des délinquants d’un lycée voisin. Pour se venger, les quatre amis montent une blague qui vire au cauchemar — et dont les conséquences vont les hanter bien après les faits.
Scénarisé par Muneyuki Kaneshiro (à qui l’on doit aussi Blue Lock), ce seinen en neuf tomes passe sans prévenir de la comédie adolescente crue à un drame suffocant. Le récit interroge la lâcheté ordinaire, la culpabilité partagée et le prix réel de l’insouciance — des questions que Prison School effleurait sous couvert de farce et qu’On l’a fait aborde de front, sans échappatoire. La série est publiée en France chez Noeve Grafx.
5. Gambling School (Homura Kawamoto, Tôru Naomura, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
À l’Académie privée Hyakkaō, la hiérarchie entre élèves ne se fonde ni sur les résultats scolaires ni sur les performances sportives, mais sur les aptitudes aux jeux d’argent. Les gagnants règnent ; les perdants sont réduits au statut d’animaux de compagnie. L’arrivée de Yumeko Jabami, nouvelle élève à l’apparence polie et souriante, va bouleverser cet ordre : derrière ses bonnes manières se cache une joueuse compulsive, accro à la montée d’adrénaline.
Chaque arc déploie un nouveau jeu truqué que Yumeko doit décortiquer et retourner à son avantage, dans des duels psychologiques où la triche fait partie intégrante des règles. Le trait de Tôru Naomura appuie cette tension par des expressions faciales poussées à l’extrême — sourires déments, regards écarquillés — très proches, dans leur outrance, des visages exagérés de Prison School. La série, publiée chez Soleil Manga, a été adaptée en anime par le studio MAPPA et en drama sur Netflix.