Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Love Hina » de Ken Akamatsu ?

Que lire après « Love Hina » de Ken Akamatsu ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Love Hina est un shōnen manga de Ken Akamatsu, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine entre 1998 et 2001, puis compilé en 14 volumes chez Kōdansha (Pika Édition en France). On y suit Keitarô Urashima, étudiant malchanceux devenu gérant de la pension Hinata, un foyer pour jeunes filles où il tente de tenir une promesse d’enfance et de décrocher le concours d’entrée à l’université de Tôdai.

Si vous vous demandez quoi lire après cette comédie romantique où le slapstick côtoie les déclarations maladroites, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Negima ! Le Maître magicien (Ken Akamatsu, 2003)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Negi Springfield, apprenti magicien de dix ans, se voit confier une drôle d’épreuve pour valider son diplôme de l’école de magie Merdiana : enseigner l’anglais à la classe 2-A du collège Mahora — 31 collégiennes dont une ninja, une bibliothécaire vampire et une demi-démone. Le quotidien est chaotique : entre maintenir l’ordre et dissimuler ses pouvoirs, Negi n’a aucun répit, surtout sous l’œil méfiant d’Asuna Kagurazaka, l’élève la plus récalcitrante, qui l’héberge chez elle sur ordre du directeur.

Les premiers volumes partagent avec Love Hina le même humour de cohabitation forcée entre un héros dépassé et une trentaine de filles. Mais la série bascule ensuite vers le shōnen d’action : la quête de Negi pour retrouver son père disparu, le légendaire Maître Thousand, entraîne le récit jusqu’au Monde Magique, où les combats et les alliances entre élèves prennent une ampleur inattendue.

En 38 volumes (Pika Édition en France), Negima ! accomplit une mue rare : partir d’une comédie scolaire potache pour aboutir à un récit épique — sans que la transition sonne faux.


2. Maison Ikkoku (Rumiko Takahashi, 1980)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yûsaku Godai, étudiant qui a raté ses concours universitaires, vit dans une pension de famille bruyante aux côtés de colocataires infernaux : Mme Ichinosé, la fêtarde, Akemi Roppongi, l’exhibitionniste, et l’énigmatique M. Yotsuya. L’arrivée de Kyôko Otonashi, nouvelle concierge et jeune veuve de vingt ans, chamboule son quotidien et lui donne enfin une raison de rester.

Le point de départ ressemble à celui de Love Hina — un étudiant en échec, une pension, une romance contrariée par les voisins — mais Maison Ikkoku ne traite pas le cœur de ses personnages comme un simple ressort comique. Le deuil de Kyôko, qui reste attachée au souvenir de son défunt mari, et les tâtonnements professionnels de Godai, incapable de se construire un avenir stable, confèrent à leur rapprochement un poids émotionnel que les quiproquos, aussi drôles soient-ils, ne suffisent jamais à dissiper.

Prépubliée dans le Big Comic Spirits et compilée en 15 volumes (Delcourt/Tonkam en France, édition Perfect en 10 tomes), c’est l’une des rares comédies romantiques en manga où l’issue reste véritablement incertaine jusqu’aux derniers chapitres.


3. Nisekoi (Naoshi Komi, 2011)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Raku Ichijô, fils d’un chef de clan yakuza, conserve depuis l’enfance un cadenas ; une fille, dont il a oublié le visage, possède la clé : ils s’étaient promis de se marier le jour de leurs retrouvailles. Dix ans plus tard, lycéen épris de sa camarade Kosaki Onodera, il se retrouve contraint de feindre une relation amoureuse avec Chitoge Kirisaki, fille d’un chef de gang rival, pour éviter une guerre entre leurs deux clans.

Comme dans Love Hina, l’intrigue repose sur une promesse d’enfance à demi oubliée. Mais ici, c’est la comédie du mensonge qui fait tourner la mécanique : Raku et Chitoge, qui se détestent cordialement, doivent jouer les amoureux transis devant des yakuzas et des gangsters prêts à dégainer au moindre soupçon. Le contraste entre la brutalité du milieu et l’innocence des sentiments lycéens est le vrai moteur comique de la série.

La série, prépubliée dans le Weekly Shōnen Jump, compte 25 volumes (Kazé en France).


4. Video Girl Aï (Masakazu Katsura, 1989)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yôta Moteuchi, lycéen timide et honnête, est amoureux de Moémi, elle-même éprise de Takeshi, son meilleur ami. Un jour, il entre dans un vidéo-club mystérieux — le Gokuraku — qui n’apparaît qu’aux personnes sincères. Il en rapporte une cassette VHS d’où surgit Aï, une « Video Girl » chargée de le consoler. Mais le magnétoscope défectueux de Yôta altère la personnalité d’Aï, qui se révèle bien plus humaine que prévu.

Le ressort fantastique n’est pas qu’un prétexte : c’est parce qu’Aï est une créature programmée pour disparaître que son attachement à Yôta prend un caractère tragique. La série aborde le premier amour, le manque de confiance en soi et le renoncement sans les édulcorer — les personnages souffrent vraiment, hésitent longtemps, et ne trouvent pas toujours de réponse. Et la question qui la traverse de bout en bout est simple mais tenace : celle qui vous comprend le mieux est-elle forcément celle que vous croyez aimer ?

La série compte 13 volumes (plus 2 volumes pour Video Girl Len), chez Tonkam en France.


5. I »s (Masakazu Katsura, 1997)

Disponible sur Amazon

Ichitaka Seto, seize ans, est secrètement amoureux de sa camarade de classe Iori Yoshizuki. Un traumatisme d’enfance le pousse à exprimer systématiquement le contraire de ce qu’il ressent, ce qui rend toute déclaration impossible. Lorsqu’un projet scolaire les rapproche enfin, le retour d’Itsuki, une amie d’enfance revenue des États-Unis, vient briser un équilibre déjà fragile.

Contrairement à Video Girl Aï, I »s se déroule dans un cadre strictement réaliste, sans aucun élément fantastique. Le parti pris central est la narration à la première personne : on accède en permanence aux pensées d’Ichitaka, à l’écart entre ce qu’il voudrait dire et ce qu’il dit réellement. Chaque scène devient un petit supplice d’ironie dramatique — le lecteur ou la lectrice sait, voit, et ne peut rien faire. Les malentendus, nombreux, ne naissent pas du hasard mais de ce mensonge involontaire et répété.

La série compte 15 volumes, publiés en France par Tonkam.


6. Ah! My Goddess (Kōsuke Fujishima, 1988)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Keiichi Morisato, étudiant malchanceux de l’université de Nekomi, compose par erreur le numéro du Bureau d’Assistance des Déesses. Belldandy, déesse de première classe, se matérialise devant lui et lui propose d’exaucer un vœu unique. Persuadé qu’il s’agit d’une plaisanterie, il souhaite qu’elle reste à ses côtés pour toujours — vœu aussitôt validé par Yggdrasil, le système informatique du Monde Céleste.

La cohabitation se complique avec l’arrivée des sœurs de Belldandy : Urd, l’aînée impulsive, qui concocte des philtres d’amour sans en mesurer les conséquences, et Skuld, la cadette possessive, qui sabote chaque tête-à-tête du couple à coups d’inventions mécaniques. La série tire son ressort principal de ce décalage entre l’ordinaire et le divin : Keiichi doit gérer ses cours, son club de mécanique et des crises d’origine céleste ou démoniaque avec la même bonne volonté désarmée.

Prépubliée dans le magazine Afternoon de 1988 à 2014, la série totalise 48 volumes (Pika Édition en France) et a reçu le prix du manga Kōdansha en 2009.


7. Rosario + Vampire (Akihisa Ikeda, 2004)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Tsukuné Aono, adolescent ordinaire qui a raté ses examens d’entrée au lycée, est inscrit par ses parents au lycée privé Yokai — un établissement réservé aux monstres où les élèves doivent cohabiter sous une apparence humaine. Il y fait la connaissance de Moka Akashiya, une vampire dont les pouvoirs sont scellés par un rosaire. Lorsque celui-ci est retiré, une seconde personnalité — froide, impérieuse, capable de pulvériser un adversaire d’un seul coup de pied — se manifeste.

La première saison reprend la formule du harem comique — Tsukuné, seul humain du lycée, attire malgré lui la succube Kurumu, la femme des glaces Mizoré et la jeune sorcière Yukari. Mais la seconde, Rosario + Vampire II, change de registre. Les secrets de la famille Shûzen, les transfusions de sang vampirique et la menace de l’organisation Fairy Tale transforment Tsukuné, qui passe du rôle de spectateur protégé à celui de combattant. L’enjeu n’est plus sentimental mais existentiel : rester humain ou devenir monstre.

Publiée en deux saisons pour un total de 24 volumes, la série est éditée en France par Tonkam.


8. Chobits (CLAMP, 2000)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Hideki Motosuwa, étudiant provincial qui a échoué au concours universitaire, s’installe à Tokyo pour des cours de rattrapage. Il y découvre les persocoms, des ordinateurs à forme humaine omniprésents dans la société. Un soir, il trouve dans les ordures un persocom abandonné à l’apparence d’une jeune fille. Une fois activée, celle-ci ne sait prononcer qu’un son — « tchii » — qui devient son nom.

Tchii ne contient aucun logiciel identifiable, ce qui amène Minoru Kokubunji, jeune prodige en informatique, à supposer qu’elle pourrait être un légendaire « Chobits » : un ordinateur doté de libre arbitre et capable de sentiments. Autour de cette hypothèse, la série construit une fable sur l’attachement : non pas une réflexion abstraite sur la technologie, mais une suite de situations concrètes où des personnages — le pâtissier Ueda, la professeure Shimizu, Hideki lui-même — doivent se demander si ce qu’ils éprouvent pour une machine a la même valeur que ce qu’ils éprouveraient pour un être humain.

Premier manga seinen des CLAMP, prépublié dans le Young Magazine, il compte 8 volumes (Pika Édition en France).