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Que lire après « Tokyo Revengers » de Ken Wakui ?

Que lire après « Tokyo Revengers » de Ken Wakui ?

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Tokyo Revengers est un shōnen manga écrit et dessiné par Ken Wakui, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha entre 2017 et 2022. On y suit Takemichi Hanagaki, un jeune homme de 26 ans qui découvre qu’il possède le pouvoir de remonter le temps. Après avoir appris la mort de son ex petite amie Hinata, victime collatérale d’un règlement de comptes du gang Tokyo Manji-kai, il se retrouve projeté douze ans en arrière. Mêlé aux intrigues du gang et de son charismatique leader Mikey, Takemichi tente de modifier le cours des événements pour sauver Hinata. La série s’est écoulée à plus de 80 millions d’exemplaires dans le monde et a reçu le Prix du manga Kōdansha en 2020.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici d’autres mangas qui partagent avec Tokyo Revengers un goût pour le voyage temporel, la délinquance juvénile, ou les deux à la fois.


1. Nine Peaks (Tetsuhiro Hirakawa, 2022)

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À 16 ans, Gaku est déjà un bagarreur notoire. Son père, Harumi, gérant effacé d’un petit restaurant, ne cesse de le réprimander. Mais lorsque ce dernier meurt dans un accident, une foule se presse à ses funérailles — et Gaku comprend que son père a été un homme respecté, celui qui a jadis unifié les gangs de la ville de Kumine. Peu après, le lycéen est projeté 22 ans dans le passé, où il retrouve son père à l’âge du lycée.

Le ressort du manga tient moins au voyage temporel lui-même qu’à ce qu’il révèle : Gaku découvre que le père mou qu’il méprisait était un bagarreur redouté, et doit composer avec cette image — tout en tâchant de le maintenir en vie. Tetsuhiro Hirakawa, qui a travaillé comme dessinateur sur des séries dérivées de Crows, connaît la grammaire du furyo — cinq lycées rivaux, guerres de territoire, hiérarchies à renverser — et s’en sert ici comme toile de fond à un drame familial. Publié chez Ki-oon, le manga est en cours.


2. Erased (Kei Sanbe, 2012)

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Nous sommes en 2006. Satoru Fujinuma est un aspirant mangaka dont la carrière stagne. Il vit modestement comme livreur de pizzas, mais possède un don involontaire qu’il appelle la « rediffusion » : à chaque fois qu’un drame se produit à proximité, il est renvoyé quelques minutes en arrière pour tenter de l’empêcher. Lorsque sa mère est assassinée, ce pouvoir l’expédie non pas quelques minutes, mais dix-huit ans dans le passé, en 1988, alors qu’il est encore écolier.

Satoru comprend alors que le meurtre de sa mère est lié à une série d’enlèvements et d’assassinats d’enfants survenus dans sa ville natale à cette époque. Parmi les victimes : sa camarade Kayo Hinazuki, une fillette isolée et maltraitée. En huit tomes publiés chez Ki-oon, Kei Sanbe — ancien assistant de Hirohiko Araki — construit un thriller temporel dont l’efficacité repose sur un principe simple : chaque retour dans le passé donne à Satoru un peu plus d’information, mais aussi un peu moins de temps pour agir.


3. Time Shadows (Yasuki Tanaka, 2017)

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Après la mort d’Ushio Kofune, son amie d’enfance, Shinpei Ajiro retourne sur l’île de Hitogashima pour assister aux funérailles. Sur place, les anomalies s’accumulent : des marques suspectes sur le corps d’Ushio, des comportements étranges chez certains habitants, et surtout l’existence de doubles — des ombres capables de prendre l’apparence exacte d’une personne pour se substituer à elle.

Lorsque Shinpei et Mio, la sœur cadette d’Ushio, sont assassinés par l’un de ces doubles, le jeune homme se réveille… de retour sur le bateau qui le conduit à l’île, le jour des funérailles. Time Shadows repose sur des boucles temporelles : chaque mort renvoie Shinpei au même point de départ, mais les ombres, elles aussi, apprennent de leurs erreurs — ce qui tire le récit vers l’horreur et le jeu d’échecs plutôt que vers le drame de bande. Publié en 13 tomes chez Kana (collection Dark Kana), le manga de Yasuki Tanaka a été adapté en anime par le studio OLM en 2022.


4. Wind Breaker (Satoru Nii, 2021)

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Haruka Sakura n’a qu’une idée en tête : devenir le plus fort. Il débarque au lycée Fûrin, un établissement réputé à travers tout le Japon pour son taux de délinquance. Mais Fûrin a changé. Ses élèves ne terrorisent plus le quartier : organisés sous le nom de Wind Breaker, ils protègent la ville de Makochi et ses habitants contre les gangs extérieurs. Le credo est limpide — quiconque fait du mal sera puni, sans exception.

Haruka, loup solitaire habitué au rejet, découvre à Fûrin que la force peut servir à autre chose qu’à dominer. Satoru Nii, fan déclaré de Tokyo Revengers, ne cache pas sa filiation : on retrouve les bandes rivales, les duels à enjeux, les allégeances qui se nouent après un bon coup de poing. Le ton, lui, est plus lumineux, et le dessin — nerveux, très lisible — fait de chaque bagarre un enchaînement de pleines pages où l’œil ne décroche pas. Publié chez Pika et adapté en anime par le studio CloverWorks, le manga est toujours en cours.


5. Crows (Hiroshi Takahashi, 1990)

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Bôya Harumichi arrive en deuxième année au lycée pour garçons Suzuran — surnommé « l’école des corbeaux » — l’un des établissements les plus violents du Japon. Plusieurs factions s’y affrontent pour le titre de chef suprême, parmi lesquelles le gang de Bandō, membre du groupe de bōsōzoku The Front of Armament, et le redoutable trio d’Ebizuka. L’arrivée de Bôya, aussi imprévisible que puissant, met le feu aux poudres.

Tout repose sur Bôya : un colosse blond, un peu simplet, totalement indépendant et doté d’un sens de l’honneur inflexible. Il refuse toute faction, cogne quand il le juge nécessaire et désarme par sa candeur. Hiroshi Takahashi a publié cette série fondatrice du genre furyo dans le Monthly Shōnen Champion entre 1990 et 1998 (26 tomes), suivie d’une suite directe, Worst. Trois films live — dont deux réalisés par Takashi Miike — ont prolongé l’univers. En France, Crows est enfin publié chez Kana depuis juin 2025.


6. Rokudenashi Blues (Masanori Morita, 1988)

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Taison Maeda fait sa rentrée au lycée Teiken avec un rêve : devenir champion du monde de boxe, comme son idole Mike Tyson. Mais dès le premier jour, il frappe un professeur par mégarde et se fait renvoyer. À son retour, il se retrouve pris dans un conflit entre le club de boxe et les supporters. Flanqué de ses acolytes Katsuji et Yoneji, il enchaîne les bagarres de rue et les entraînements à la salle — deux mondes qui, à Teiken, finissent toujours par se croiser.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 1988 à 1997 (42 tomes, plus de 60 millions d’exemplaires), Rokudenashi Blues est l’un des piliers du furyo. Masanori Morita y injecte un humour constant, et surtout un véritable ancrage dans la boxe : Taison ne se contente pas de cogner dans la rue, il s’entraîne, monte sur le ring, progresse — ce qui donne à la série un double moteur, sportif et furyo, rare pour l’époque. D’abord publié en France sous le titre Racaille Blues (J’ai lu), le manga est réédité chez Pika dans la collection Masterpiece.


7. Bakuon Rettō (Tsutomu Takahashi, 2002)

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Dans le Tokyo des années 1980, les parents de Takashi Kaze déménagent dans un quartier calme pour éloigner leur fils de ses mauvaises fréquentations. Peine perdue : le lycéen, fasciné par les motos, se retrouve happé par les bōsōzoku, ces gangs de motards qui vrombissent dans les rues à la nuit tombée. Après avoir assisté à un rassemblement nocturne, Takashi intègre le clan des Zéro et reçoit sa première bécane, une Honda Hawk.

Là où la plupart des furyo restent dans le lycée, Bakuon Rettō adopte une approche quasi documentaire du milieu bōsōzoku. Tsutomu Takahashi, également auteur de Jiraishin et Sidooh, prend le temps de dépeindre l’ambiance des bars enfumés, les courses-poursuites avec la police, les rites d’initiation — et ne ménage ni ses personnages ni son lectorat quand les choses tournent mal. Le manga, publié dans le magazine Afternoon entre 2002 et 2012, est disponible en intégralité chez Kana (collection Big Kana) en 18 tomes.


8. GTO (Tōru Fujisawa, 1997)

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Eikichi Onizuka, 22 ans, « célibataire et libre comme l’air », ancien chef de gang bōsōzoku et terreur de la région de Shōnan, décide de devenir professeur. Nommé au collège Kisshō de Kichijōji, il hérite d’une classe ingérable : des élèves manipulateurs, des parents hostiles, une administration qui cherche à le faire tomber. Ses méthodes, totalement hétérodoxes — il dort dans le bureau du proviseur, met ses élèves au défi de le faire craquer — finissent pourtant par fonctionner là où les professeurs diplômés avaient échoué.

GTO est la suite directe de Young GTO (31 tomes), qui racontait les années lycée d’Onizuka et de son comparse Ryūji Danma. En 25 tomes prépubliés dans le Weekly Shōnen Magazine (1997-2002), Tōru Fujisawa aborde le harcèlement scolaire, le mal-être adolescent et la rigidité du système éducatif japonais, le tout porté par un protagoniste aussi grossier qu’attachant — un type qui résout les crises à coups de poing et de franchise, et à qui on pardonne tout précisément pour ça. Lauréat du Prix du manga Kōdansha 1998, publié chez Pika, le titre a été adapté en anime et en drama.


9. Rainbow (George Abe & Masasumi Kakizaki, 2002)

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Japon, 1955. Le pays peine à se relever de la guerre. Six adolescents — Anchan, Joe, Mario, Suppon, Baremoto et Biceps — sont incarcérés dans la maison de correction de Shio. L’établissement, réputé pour être un modèle de réinsertion, est en réalité un lieu de sévices où un gardien sadique et un médecin complice font régner la terreur. Dans leur cellule, les garçons trouvent un septième détenu, Chou-fleur, plus âgé, qui devient leur protecteur.

George Abe, qui s’est inspiré de son propre vécu pour le scénario, signe un récit âpre où les sept garçons n’ont pour s’en sortir que leur loyauté réciproque — et c’est à peu près tout. Le dessin de Masasumi Kakizaki, réaliste et sec, ne cherche pas à adoucir la brutalité carcérale ; quand un moment de répit survient, il n’en a que plus de poids. Publié dans le Weekly Young Sunday puis Big Comic Spirits (22 tomes, 2002-2010), Rainbow est disponible en France en édition Ultimate chez Crunchyroll (ex-Kazé).


10. Gangsta. (Kohske, 2011)

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Ergastulum est une ville fictive où la mafia, la police et les politiciens sont si imbriqués que la frontière entre loi et crime a cessé d’exister. Nicolas Brown, mercenaire sourd, et Worick Arcangelo, gigolo au passé trouble, y gèrent une agence de « services en tout genre » — un euphémisme pour des missions que la police ne peut pas ou ne veut pas remplir. Leur quotidien bascule lorsqu’ils croisent la route d’Alex, une prostituée en danger.

À cette toile de fond s’ajoutent les crépusculaires, des êtres dotés de capacités surhumaines mais condamnés par une dégénérescence fatale — et Nicolas est l’un d’eux. Kohske a bâti autour d’Ergastulum tout un système de familles mafieuses, de factions militaires et de crépusculaires qui s’affrontent sans répit — et dont les alliances bougent à chaque tome. Prépublié depuis 2011 dans le Monthly Comic @Bunch, le manga est publié chez Glénat. La parution reste irrégulière en raison de la santé fragile de l’autrice.