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Que lire après « Hunter x Hunter » de Yoshihiro Togashi ?

Que lire après « Hunter × Hunter » de Yoshihiro Togashi ?

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Hunter × Hunter est un manga écrit et dessiné par Yoshihiro Togashi, prépublié depuis mars 1998 dans le Weekly Shōnen Jump (Shūeisha) et édité en français par Kana. On y suit Gon Freecss, un garçon de douze ans qui se lance dans l’examen des Hunters pour retrouver son père, Jin. Entre son système de Nen (chaque pouvoir est défini par ses limites autant que par sa puissance), des antagonistes auxquels il est difficile de donner tort et des arcs capables de virer du récit d’aventure au thriller politique sans prévenir, le manga s’est imposé comme une référence : plus de 84 millions d’exemplaires vendus.

Si vous cherchez quoi lire ensuite (ou pendant l’une de ses fameuses pauses), voici quelques recommandations.


1. Yu Yu Hakusho (Yoshihiro Togashi, 1990)

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Avant Hunter × Hunter, Togashi a créé Yu Yu Hakusho, publié dans le Weekly Shōnen Jump de 1990 à 1994 en 19 volumes. Yûsuke Urameshi, voyou de quatorze ans, meurt après avoir sauvé un enfant d’un accident de voiture. Le Roi Enma, pris de court — cette mort n’était pas prévue —, lui offre une chance de ressusciter à condition de devenir Détective du Monde des Esprits.

Les premiers tomes suivent la mécanique du shōnen de tournoi : Yûsuke affronte des adversaires de plus en plus redoutables aux côtés de Kuwabara, Kurama et Hiei, jusqu’au Tournoi des Ténèbres. Mais c’est l’arc de Sensui qui change la donne. L’antagoniste, ancien détective devenu nihiliste après avoir assisté aux atrocités commises par les humains, préfigure les grands ennemis de Hunter × Hunter — Méruem en tête.

C’est aussi là que Togashi a rodé ce qui deviendra sa marque : des pouvoirs régis par des contraintes strictes et des revirements de ton sans préavis, du gag au tragique en l’espace d’un chapitre.


2. Level E (Yoshihiro Togashi, 1995)

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Publié à un rythme mensuel dans le Weekly Shōnen Jump entre 1995 et 1997, Level E tient en trois volumes seulement. Yukitaka Tsutsui, un lycéen, emménage seul dans un appartement et y trouve un inconnu qui se prétend extraterrestre et amnésique. Il s’agit du prince de la planète Dogra : un être d’une intelligence redoutable dont le passe-temps favori consiste à orchestrer des situations absurdes pour son seul amusement, au détriment de tous ceux qui l’entourent.

Chaque arc tient en quelques chapitres et change de registre : le premier relève du thriller paranoïaque, un autre transforme des collégiens en héros d’un RPG grandeur nature piloté par le prince, un troisième vire à l’horreur biologique. Togashi a écrit l’intégralité de la série sans assistant, et le résultat ressemble à ce qu’il ferait s’il n’avait de comptes à rendre à personne — ce qui est précisément le cas.

Pour qui connaît Hunter × Hunter, le prince Baka est une figure familière : même intelligence retorse, même plaisir à manipuler les règles du jeu, même imprévisibilité. Un Hisoka comique, si l’on veut.


3. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump entre 2018 et 2024 (30 volumes, édité en français par Ki-oon), Jujutsu Kaisen suit Yuji Itadori, un lycéen qui avale un doigt du démon millénaire Ryômen Sukuna pour sauver ses camarades. L’organisation des exorcistes le condamne à mort, puis lui accorde un sursis : retrouver et ingérer les vingt autres doigts pour éliminer Sukuna de manière définitive.

Sous la tutelle de Satoru Gojo, Yuji intègre l’Institut d’exorcisme de Tôkyô aux côtés de Megumi Fushiguro et Nobara Kugisaki. Chaque technique de combat obéit à des conditions d’activation et des restrictions qui en déterminent la puissance — un principe directement hérité du Nen, qu’Akutami a cité en référence.

À partir de l’arc de Shibuya, le récit bascule. Akutami tue, mutile et brise ses personnages sans filet de sécurité narratif — la même absence de garantie qui fait la tension des meilleurs arcs de Togashi.


4. JoJo’s Bizarre Adventure (Hirohiko Araki, 1987)

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Publié depuis 1987, d’abord dans le Weekly Shōnen Jump puis dans l’Ultra Jump, JoJo’s Bizarre Adventure (édité en français par Delcourt/Tonkam) se compose de neuf parties, chacune centrée sur un membre différent de la lignée Joestar — de l’Angleterre victorienne de Phantom Blood au Hawaï contemporain de The JOJOLands.

C’est à partir de Stardust Crusaders (partie 3) que la série introduit les Stands, des entités liées à leur utilisateur. Chaque Stand possède un pouvoir précis assorti de contraintes : une portée limitée, un temps d’activation, une condition à remplir. Le combat ne se gagne jamais par la seule puissance ; il faut identifier le fonctionnement du Stand adverse et retourner ses règles contre lui. Togashi a reconnu l’influence directe de ce système sur la conception du Nen.

Là où la plupart des shōnen longs finissent par s’essouffler, Araki repart de zéro à chaque partie : nouveau protagoniste, nouveau pays, nouveau genre. Diamond is Unbreakable est un thriller urbain, Steel Ball Run une course hippique à travers les États-Unis, JoJolion un mystère identitaire. On ne s’installe jamais dans une routine — et c’est exactement ce que l’on attend d’une série qui porte « bizarre » dans son titre.


5. World Trigger (Daisuke Ashihara, 2013)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump puis dans le Jump SQ., World Trigger (27 volumes en cours, édité en français par Kazé/Crunchyroll) se déroule dans la ville de Mikado. Un portail vers une dimension parallèle y a libéré des envahisseurs, les Neighbors. Pour les contenir, l’organisation Border recrute des agents équipés d’armes modulaires, les Triggers.

Osamu Mikumo, agent de classe C au talent limité, prend sous son aile Yûma Kuga, un élève transféré qui s’avère être lui-même un Neighbor. L’intérêt du manga tient avant tout dans les matchs de classement entre unités de Border : des combats en équipe où la victoire dépend du choix des Triggers, de la lecture du terrain et de la coordination entre coéquipiers. Ashihara refuse le schéma du héros surpuissant : Osamu reste faible et doit compenser par la tactique.

De tous les titres de cette liste, c’est celui qui pousse le plus loin la logique que Hunter × Hunter applique au combat : chaque affrontement est un problème collectif avant d’être un spectacle.


6. Fullmetal Alchemist (Hiromu Arakawa, 2001)

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Publié de 2001 à 2010 dans le Monthly Shōnen Gangan (27 volumes, édité en français par Kurokawa), Fullmetal Alchemist se déroule à Amestris, un pays dirigé par l’armée où l’alchimie fait office de science et d’arme. Edward et Alphonse Elric ont tenté une transmutation humaine interdite pour ramener leur mère à la vie. Edward y a perdu un bras et une jambe ; Alphonse, son corps entier — son âme est désormais prisonnière d’une armure.

Devenu Alchimiste d’État, Edward parcourt le pays avec son frère à la recherche de la pierre philosophale. Ce qui ressemble d’abord à une quête personnelle se transforme en intrigue politique : génocide du peuple ishbal, complot au sommet de l’État, existence des Homonculus — des êtres artificiels nommés d’après les sept péchés capitaux.

Ce qui place le manga à part, c’est l’épaisseur de ses personnages secondaires. Le colonel Mustang, rongé par son rôle dans le génocide d’Ishbal ; Scar, dont la vengeance aveugle se heurte peu à peu à la réalité ; Izumi Curtis, Riza Hawkeye : chacun a ses raisons d’agir, ses contradictions et un arc complet. Aucun ne sert de simple faire-valoir — un soin que l’on retrouve chez Togashi dans la manière dont il écrit un Léolio ou un Kurapika.


7. Made in Abyss (Akihito Tsukushi, 2012)

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Prépublié depuis 2012 dans le Web Comic Gamma (14 volumes en cours, édité en français par Ototo), Made in Abyss se situe dans la ville d’Orse, bâtie au bord d’un gouffre colossal : l’Abysse. Cette faille, divisée en strates de profondeur croissante, attire des aventuriers appelés caverniers. La descente est accessible ; c’est la remontée qui détruit. Selon la profondeur atteinte, elle provoque nausées, hémorragies, perte de sens, folie ou mort.

Rico, une jeune orpheline au rang de sifflet rouge, découvre le corps inanimé de Légu, un robot amnésique. Convaincue que sa mère, légendaire sifflet blanc disparue dans les profondeurs, est encore en vie, elle entame la descente avec lui. Nanachi, un être transformé par la malédiction de l’Abysse, les rejoindra.

Le trait rond et enfantin de Tsukushi accentue le décalage avec la violence du récit. Les conséquences physiques sont montrées sans détour, et le prix de chaque étape ne cesse d’augmenter. On pense à l’arc des Fourmis Chimères pour cette même trajectoire : un sentiment d’aventure qui cède la place, strate après strate, à quelque chose de bien plus âpre.


8. The Promised Neverland (Kaiu Shirai & Posuka Demizu, 2016)

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Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2016 à 2020 (20 volumes, édité en français par Kazé/Crunchyroll), The Promised Neverland s’ouvre à Grace Field House, un orphelinat idyllique où Emma, Norman et Ray grandissent sous l’attention de leur « Maman », Isabella. Un soir, les trois enfants découvrent ce que dissimule cette façade : l’orphelinat est une ferme d’élevage au service des démons qui gouvernent le monde, et les pensionnaires sont le bétail.

Le premier arc est un huis clos qui ne relâche jamais la pression. Sans pouvoirs ni armes, Emma et ses alliés n’ont que leur capacité de raisonnement pour identifier les mouchards d’Isabella, cartographier les issues et organiser la fuite — le tout sans éveiller les soupçons. Le rapport de force asymétrique (des enfants face à un système conçu pour les contrôler) rappelle les premières heures de l’examen des Hunters, où la survie dépend de ce que l’on comprend, pas de ce que l’on frappe.

Le tandem Shirai-Demizu fonctionne sur un écart délibéré entre fond et forme : l’intrigue, tendue et paranoïaque, est servie par un dessin au trait doux qui rend chaque révélation plus brutale.