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Que lire après « Spy x Family » de Tatsuya Endo ?

Que lire après « Spy × Family » de Tatsuya Endo ?

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Spy × Family est un manga écrit et dessiné par Tatsuya Endō, prépublié depuis mars 2019 sur la plateforme Shōnen Jump+ de Shūeisha et édité en français par Kurokawa. La série met en scène l’espion Twilight, contraint de fonder une famille factice pour infiltrer une école aristocratique : il adopte Anya, une fillette télépathe, et épouse Yor, une tueuse à gages. Chacun ignore les secrets des deux autres — sauf Anya, qui lit dans les pensées et se garde bien de le révéler.

Si vous cherchez quoi lire une fois les tomes de la famille Forger épuisés, voici d’autres mangas qui jouent sur le même terrain — espionnage, doubles vies, familles improbables, secrets à protéger.


1. Sakamoto Days (Yûto Suzuki, 2020)

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Tarô Sakamoto était le tueur à gages le plus redouté du Japon. Un jour, il tombe amoureux, se marie, a une fille — et s’empâte. Reconverti en gérant de supérette, il a promis à sa femme Aoi de ne plus jamais tuer. Mais le monde du crime ne l’entend pas de cette oreille : quand Shin, un jeune assassin doté de télépathie, débarque dans sa boutique avec ordre de le recruter ou de l’éliminer, le passé de Sakamoto lui revient en pleine figure.

Le ressort comique tient au contraste entre la bonhomie rondouillarde de Sakamoto et sa létalité intacte : il neutralise des tueurs professionnels à coups de bouteilles de sauce soja et de rouleaux de sopalin. Ce shōnen, publié dans le Weekly Shōnen Jump, enchaîne des scènes d’action où Yûto Suzuki compose ses combats comme des séquences de film hongkongais — l’environnement immédiat (rayon conserves, parking de supérette, escalator) devient l’arme principale. Les lecteur·ice·s de Spy × Family retrouveront ici la même friction entre vie domestique et violence qui resurgit à chaque coin de rayon.


2. Mission: Yozakura Family (Hitsuji Gondaira, 2019)

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Taiyô Asano est un lycéen d’une timidité maladive : la seule personne avec qui il parvient à parler normalement est son amie d’enfance, Mutsumi Yozakura. Il découvre un jour que celle-ci appartient à la dixième génération d’une lignée d’espions d’élite. Pour la protéger — et échapper à Kyôichirô, l’aîné de la fratrie, aussi surprotecteur que létal —, Taiyô épouse Mutsumi et intègre le clan. En parallèle, il tente d’élucider les circonstances de la mort de ses parents.

Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2019 à 2025 (29 tomes), ce shōnen est une affaire de famille surdimensionnée : chaque Yozakura possède une spécialité — piratage, armement, poisons, force brute —, et la maison familiale elle-même est truffée de pièges. Là où Spy × Family joue sur le quiproquo (personne ne sait qui est qui), Mission: Yozakura Family joue sur la surenchère : tout le monde sait tout, et la moindre sortie scolaire vire à l’opération commando.


3. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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Au bureau des élèves de la prestigieuse académie Shûchiin, Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane sont fous l’un de l’autre — mais ni l’un ni l’autre ne veut se déclarer en premier. Ce serait, à leurs yeux, un aveu de faiblesse. S’engage alors une guerre psychologique où chaque geste du quotidien — partager un repas, prêter un parapluie, choisir un film — devient un champ de bataille stratégique.

Ce seinen, prépublié dans le Weekly Young Jump et achevé en 2022 (28 tomes), ne se contente pas longtemps de sa prémisse. Au fil des volumes, Aka Akasaka creuse chacun de ses personnages — y compris les secondaires, comme Yû Ishigami, dont l’arc narratif compte parmi les plus douloureux du manga. L’orgueil, la vulnérabilité et la peur du rejet y occupent une place centrale, sans que l’humour disparaisse. On retrouve ici le même goût pour les plans élaborés et les quiproquos calculés que dans Spy × Family, mais dans une arène sentimentale où c’est l’ego, et non une couverture d’espion, qu’il faut protéger.


4. Hinamatsuri (Masao Ôtake, 2010)

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Yoshifumi Nitta, jeune yakuza méticuleux et collectionneur de vases, voit un soir un objet ovale s’écraser dans son salon. À l’intérieur : Hina, une fillette au visage impassible dotée de pouvoirs télékinésiques redoutables. Sans trop comprendre comment, Nitta se retrouve à l’héberger, puis à la nourrir, puis à l’inscrire au collège — bref, à jouer les pères de substitution pour une gamine capable de raser un immeuble d’un froncement de sourcils.

Prépublié dans les magazines Fellows! puis Harta et achevé en 2020 (19 tomes, édité en français par Meian), Hinamatsuri est une comédie absurde dont le timing — silences, ruptures de ton, chutes à froid — est l’un des grands plaisirs de lecture. Mais le manga réserve aussi des moments d’émotion franche, en particulier autour du personnage d’Anzu, une autre fillette aux pouvoirs surnaturels qui, livrée à elle-même, connaît la rue, la faim et la solidarité des sans-abri. Là où Spy × Family construit sa famille par nécessité tactique, Hinamatsuri la construit par accident — et la tendresse qui en découle est d’autant plus désarmante.


5. La Voie du tablier (Kôsuke Oono, 2018)

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Tatsu, surnommé le « Dragon Immortel », était un boss yakuza craint de tous les clans. Il a tout plaqué pour devenir mari au foyer et soutenir la carrière de son épouse, Miku. Désormais, il prépare des bentô, chasse les promotions au supermarché et participe à des ateliers de couture — mais son air patibulaire, ses cicatrices et son vocabulaire de voyou terrorisent son entourage : une simple commande de poulet grillé prend des airs de transaction illicite.

Ce seinen, prépublié sur Kurage Bunch et édité en français par Kana, repose sur un principe limpide : chaque tâche ménagère est exécutée avec la gravité d’une opération mafieuse. Le trait réaliste de Kôsuke Oono — visages durs, costumes noirs, regards perçants — amplifie le contraste avec les tabliers à fleurs et les recettes de pommes croquettes. Récompensé par l’Eisner Award de la meilleure série humoristique, La Voie du tablier fonctionne comme un miroir inversé de Spy × Family : plutôt qu’un espion qui joue au père de famille, c’est un criminel qui devient, pour de bon, un homme au foyer exemplaire.


6. Kakushigoto (Kôji Kumeta, 2015)

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Kakushi Gotô est un mangaka reconnu — pour ses titres grivois. Père célibataire, il refuse que sa fille Hime, dix ans, découvre la nature de son travail. Il se change sur le trajet vers l’atelier, prétend travailler « dans l’administration » et mobilise ses assistants pour maintenir le secret. Le titre lui-même est un triple jeu de mots entre « secret », « travail de dessin » et le nom du protagoniste.

Publié dans le Monthly Shōnen Magazine et achevé en 2020 (12 tomes, édité en français par Vega), Kakushigoto est signé par l’auteur de Sayonara Monsieur Désespoir. On y rit beaucoup — les gags sur l’industrie du manga sont féroces —, mais chaque chapitre est ponctué d’un flash-forward où Hime, à dix-huit ans, s’apprête à découvrir la vérité sur son père. Ces sauts dans le temps installent une ombre discrète sur chaque gag, et c’est ce double régime — humour au premier plan, mélancolie en sourdine — qui fait la singularité du manga. Pour qui a aimé la relation entre Loid et Anya, la complicité entre Kakushi et Hime offre un écho plus intime et plus fragile — celui d’un père prêt à se renier entièrement pour que sa fille ne rougisse jamais de lui.


7. Love of Kill (Fe, 2015)

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Chateau Dankworth est une chasseuse de primes taciturne au service de l’organisation Ritzland. Ryang-Ha Song est un tueur à gages insaisissable dont la tête est mise à prix. Lors de leur première confrontation, il prend le dessus — puis, au lieu de l’éliminer, il lui demande ses coordonnées. Dès lors, Ryang-Ha s’impose dans la vie professionnelle de Chateau : il lui livre des cibles sur un plateau, se rend indispensable, et ne laisse jamais deviner si son aide est sincère ou intéressée.

Ce shōjo d’action, prépublié dans le Monthly Comic Gene et achevé en 2023 (13 tomes, édité en français par Vega-Dupuis), construit sa tension sur ce que les personnages refusent de dire. Les passés de Chateau et Ryang-Ha sont liés — le récit prend son temps pour révéler comment et pourquoi, et chaque souvenir qui refait surface redéfinit la relation entre les deux protagonistes. L’ambiance est plus sombre que dans Spy × Family : ici, la double vie n’est pas un prétexte à l’humour mais une source de méfiance et de douleur, et la romance avance au rythme des secrets qui se lèvent un à un.


8. 008 : Apprenti espion (Syun Matsuena, 2018)

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Eight Akashi, lycéen déscolarisé et sans projet, reçoit un jour une lettre d’admission d’une école à laquelle il n’a jamais postulé. Il déchante vite : l’établissement est en réalité un centre de formation pour agents secrets, peuplé d’élèves déjà aguerris et de professeurs qui sont tous des espions d’élite en activité. Eight, lui, n’a aucune compétence particulière — ce qui ne lui vaut aucun traitement de faveur.

Signé par l’auteur de Kenichi, le disciple ultime, ce shōnen prépublié dans le Shōnen Sunday et édité en français par Kurokawa repose sur un schéma classique — le néophyte absolu face à des experts — mais soutenu par des épreuves inventives (infiltrations, survie en milieu hostile, combats à armes inégales) et un rythme qui ne faiblit pas. Les liens qu’Eight noue avec ses coéquipiers Ayame et Hideo donnent du relief aux missions, tandis que l’organisation rivale Dogra Magra pousse le récit vers des enjeux plus graves. Contrairement à Spy × Family, où l’académie Eden sert de décor aux manigances de Loid, 008 fait de l’école le cœur même du récit : ce n’est pas une couverture, c’est le champ de bataille.