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Que lire après « Yona, princesse de l'aube » de Mizuho Kusanagi ?

Que lire après « Yona, princesse de l’aube » de Mizuho Kusanagi ?

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Yona, princesse de l’aube (Akatsuki no Yona) est un shōjo manga écrit et dessiné par Mizuho Kusanagi, prépublié de 2009 à 2025 dans le magazine Hana to Yume de Hakusensha. On y suit Yona, princesse du royaume de Kôka, contrainte à l’exil après l’assassinat de son père par son cousin Soo-Won. Accompagnée de son garde du corps Hak, elle part en quête des quatre guerriers-dragons légendaires pour reconquérir son trône. Le manga compte 47 tomes et a fait l’objet d’une adaptation animée par le studio Pierrot en 2014.

Voici quelques idées si vous êtes à la recherche de lectures similaires.


1. Shirayuki aux cheveux rouges (Sorata Akizuki, 2006)

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Shirayuki est une jeune herboriste dont la chevelure rouge vif attire la convoitise du prince Raji, qui veut en faire sa concubine. Bien décidée à échapper à ce sort, elle fuit son royaume et croise la route de Zen, second prince du pays voisin de Clarines. Leur amitié évolue peu à peu vers la romance, tandis que Shirayuki s’efforce de devenir pharmacienne royale par ses propres mérites — non par faveur princière.

Ce shōjo publié dans le magazine LaLa de Hakusensha avance sans se presser : les intrigues de cour se nouent en arrière-plan, la romance progresse par petits gestes plutôt que par grandes déclarations, et les enjeux restent à hauteur humaine. Le rapprochement avec Yona est immédiat — héroïne à la chevelure flamboyante, cadre pseudo-médiéval, personnages secondaires auxquels on s’attache vite — mais le registre diffère : là où Yona bascule dans l’épopée guerrière, Shirayuki reste un récit de cour, plus calme et plus intime.


2. The Heroic Legend of Arslân (Hiromu Arakawa, 2013)

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Adaptation en manga des romans de Yoshiki Tanaka publiés dès 1986, cette série met en scène Arslân, jeune prince du royaume de Parse, dans un univers inspiré de la Perse antique. Lors de sa première bataille à 14 ans, son armée est anéantie par une trahison et son père, le roi Andragoras, est capturé. Arslân doit fuir avec le loyal général Daryûn pour rassembler des alliés et reprendre son royaume.

La grande différence avec Yona tient à l’échelle. Là où Yona suit un petit groupe de compagnons, Arslân déploie des fronts de guerre entiers, des sièges de forteresses et des batailles rangées entre armées de plusieurs milliers d’hommes. Hiromu Arakawa, à qui l’on doit Fullmetal Alchemist, apporte un trait nerveux et un sens du découpage redoutable, taillés pour ce type de récit militaire. Les enjeux moraux — esclavage, fanatisme religieux, légitimité du pouvoir — s’intègrent aux batailles plutôt qu’ils ne les interrompent, ce qui donne au récit une densité rare dans le genre.


3. L’Arcane de l’aube (Rei Toma, 2009)

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Nakaba, princesse du royaume de Sennan, est envoyée dans le pays rival de Belquat pour un mariage politique censé sceller la paix. Son époux, le prince César, la rejette d’emblée à cause de sa chevelure rousse — signe de basse extraction dans cette société où les puissants portent les cheveux noirs. Seul Loki, son serviteur demi-humain, lui reste fidèle.

Le vrai moteur de la série, c’est son système de castes : humains et demi-humains coexistent dans une hiérarchie rigide, et Nakaba, qui découvre un pouvoir lié au temps (l’Arcane), se retrouve au cœur de luttes de succession où ce clivage pèse autant que les rivalités dynastiques. La série, achevée en 13 tomes et lauréate du Prix Mangawa 2012 (catégorie shōjo), va droit au but — un format ramassé qui convient bien à qui sort des 47 tomes de Yona et cherche une intrigue similaire (princesse, conflits dynastiques, romance contrariée) sans se lancer dans une autre série fleuve.


4. Nina du royaume aux étoiles (Rikachi, 2019)

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Nina est une orpheline des bidonvilles qui se déguise en garçon pour survivre. Repérée pour ses yeux bleus, extrêmement rares dans ce royaume, elle est achetée par le prince Azur et sommée de se faire passer pour la princesse Alisha, disparue dans un accident. Elle a trois mois pour apprendre à incarner cette princesse avant un mariage arrangé avec le prince héritier du pays voisin.

Lauréat du 46e Prix du manga Kōdansha (catégorie shōjo) en 2022, ce josei publié dans Be Love emprunte un schéma éprouvé — l’usurpatrice malgré elle — mais le renouvelle par le tempérament de Nina, franche et rétive, qui détonne dans l’univers feutré de la cour. Le triangle amoureux entre Nina, Azur et le prince Seth tient en haleine parce que chaque relation a des conséquences diplomatiques concrètes : ce ne sont pas seulement des sentiments, ce sont des alliances qui vacillent. Une dynamique que les lecteurs de Yona connaissent bien.


5. La Princesse et la Bête (Yū Tomofuji, 2015)

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Salifie est la 99e jeune femme offerte en sacrifice au roi des démons. Mais là où les 98 précédentes suppliaient ou tremblaient, elle reste parfaitement calme — elle n’a ni foyer ni famille, et la mort ne lui fait pas peur. Intrigué, le roi décide de l’épargner et d’en faire son épouse, un choix qui provoque un séisme diplomatique entre le monde des démons et celui des humains.

La série, achevée en 15 tomes chez Pika Édition, puise dans La Belle et la Bête et le mythe de Psyché. Sous la romance entre Salifie et le roi se glisse un sujet plus vaste : les préjugés réciproques entre humains et démons, que la cohabitation du couple met à nu des deux côtés. Le bestiaire anthropomorphe — majordome à tête d’Anubis, courtisans félins ou reptiliens — confère à chaque case un exotisme qu’aucune autre série de cette liste ne propose. Le rythme est plus paisible que celui de Yona, les combats rares, mais l’héroïne est du même bois : quelqu’un qui refuse le rôle qu’on lui assigne et impose ses propres termes.


6. Basara (Yumi Tamura, 1990)

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Dans un Japon post-apocalyptique du XXIVe siècle, retourné à un état néo-féodal, des jumeaux naissent dans un village opprimé : le garçon, Tatara, est désigné par la prophétie comme l’« enfant du destin ». Quand il est assassiné par les hommes du Roi Rouge, sa sœur Sarasa prend secrètement son identité et mène la révolte à sa place — alors même qu’elle tombe amoureuse, sans le savoir, de l’ennemi qu’elle a juré d’abattre.

C’est cette ironie tragique, digne d’un Roméo et Juliette transposé en temps de guerre civile, qui fait toute la force de Basara. La série a reçu le Prix Shōgakukan en 1993, s’est vendue à 15 millions d’exemplaires au Japon, et reste souvent citée comme la grande ancêtre du shōjo d’aventure politique — celle dont Yona a hérité l’ADN. Kana réédite la série en 2026 dans sa collection Star Edition : l’occasion de découvrir ou de redécouvrir un titre dont la puissance narrative n’a rien perdu en 35 ans.


7. Fushigi Yûgi (Yuu Watase, 1992)

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Miaka Yûki, collégienne japonaise, est aspirée avec son amie Yui dans un livre ancien intitulé Les Écrits des quatre dieux du ciel et de la terre. Projetée dans un monde qui évoque la Chine impériale, Miaka devient la prêtresse de Suzaku et doit rassembler sept guerriers célestes pour invoquer le dieu protecteur du royaume du Sud.

Difficile de ne pas penser à Yona : une jeune fille parcourt un pays en guerre pour réunir un à un des guerriers liés à une divinité — la trame est quasiment identique. Publié en 18 tomes dans le magazine Shōjo Comic de Shōgakukan, Fushigi Yûgi a dépassé les 20 millions d’exemplaires et a donné lieu à un anime de 52 épisodes (studio Pierrot) ainsi qu’à deux séries préquelles. Le ton est plus mélodramatique et la romance plus envahissante que dans Yona, mais la structure de quête initiatique est la même — et c’est précisément cette série qui l’a popularisée dans le shōjo des années 1990.


8. Les Carnets de l’apothicaire (Natsu Hyūga et Nekokurage, 2017)

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Mao Mao, 17 ans, est une jeune apothicaire du quartier des plaisirs, enlevée et vendue comme servante au palais impérial. Dans ce huis clos de la cour intérieure — un gynécée chinois coupé du monde extérieur —, elle met sa connaissance des poisons et des remèdes au service d’enquêtes criminelles que personne d’autre ne sait résoudre. Ses talents finissent par attirer l’attention de Jinshi, un haut fonctionnaire à la beauté troublante, qui la place au service direct d’une des favorites de l’empereur.

Le manga, dessiné par Nekokurage d’après le light novel de Natsu Hyūga (publié dès 2011), paraît dans le Monthly Big Gangan de Square Enix. Le registre est ici plus policier que guerrier : pas de batailles, mais des empoisonnements, des rivalités entre concubines et des manœuvres de couloir. Le lien avec Yona passe moins par l’intrigue que par le tempérament de l’héroïne — une jeune femme sans statut qui se fait une place dans un milieu hostile grâce à son seul savoir — et par la minutie avec laquelle Hyūga et Nekokurage reconstituent le quotidien d’une cour impériale chinoise : costumes, hiérarchie, pharmacopée, rituels.


9. Inuyasha (Rumiko Takahashi, 1996)

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Kagome Higurashi, lycéenne de 15 ans, tombe dans un puits sacré et se retrouve propulsée dans le Japon de l’ère Sengoku. Elle y libère Inuyasha, un demi-démon scellé à un arbre depuis cinquante ans, et brise accidentellement la Perle des quatre âmes en une multitude de fragments. Ensemble, ils parcourent le pays féodal pour récupérer chaque éclat avant que des démons ne s’en emparent.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Sunday de 1996 à 2008 et compilé en 56 tomes, Inuyasha est la série la plus longue de Rumiko Takahashi, lauréate du Grand Prix d’Angoulême 2019. Le récit alterne combats contre des démons tirés du folklore japonais et scènes plus calmes où la relation entre Kagome et Inuyasha avance par à-coups, compliquée par le souvenir de Kikyō, celle qui l’avait jadis scellé à cet arbre. Le parallèle avec Yona tient surtout au duo central : une jeune fille arrachée à sa vie ordinaire et un protecteur bourru dont les sentiments percent sous la rudesse — un schéma que Takahashi a contribué à fixer durablement dans l’imaginaire manga.