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Que lire après Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian ?

Que lire après « Tara Duncan » de Sophie Audouin-Mamikonian ?

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Tara Duncan est une série de romans de fantasy pour la jeunesse créée par Sophie Audouin-Mamikonian. Le premier tome, Les Sortceliers, paraît en 2003 aux éditions du Seuil. On y suit les péripéties de Tara’tylanhnem Duncan, une adolescente dotée de pouvoirs magiques considérables, entre la Terre et AutreMonde, une planète où coexistent sortceliers (des sorciers capables de lier les sorts), Vampyrs, dragons, elfes et démons. Au fil de douze tomes publiés jusqu’en 2014, Tara affronte le redoutable Magister, hérite — bien malgré elle — du trône de l’Empire d’Omois, et peut compter sur des alliés hauts en couleur : Cal le voleur malicieux, Robin l’elfe archer, Moineau la timide qui se transforme en Bête, Fabrice le Terrien dépassé par les événements, et Fafnir, une naine qui déteste la magie avec une constance admirable. Vendue à plusieurs millions d’exemplaires et traduite dans une vingtaine de langues, la série a aussi été adaptée en dessin animé sur M6.

Si vous avez dévoré les aventures de Tara et que vous vous demandez quoi lire ensuite, voici d’autres récits de fantasy dans lesquels de jeunes protagonistes se découvrent des pouvoirs insoupçonnés et des responsabilités qu’ils n’avaient pas franchement demandées. Tous les titres présentés ici s’adressent à une tranche d’âge comparable à celle de Tara Duncan, généralement conseillée à partir de 9-10 ans selon les éditions.


1. Dan et Célia : Les jumeaux d’AutreMonde – Tome 1 : L’impossible mission (Sophie Audouin-Mamikonian, 2016)

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La suite logique pour quiconque refuse de quitter AutreMonde. Dan et Célia sont les enfants de Tara Duncan et de Caliban Dal Salan. Ils ont treize ans, ont grandi sur Terre et n’ont — contre toute attente — pas hérité des pouvoirs phénoménaux de leur mère : leur magie est plus faible que celle de la plupart des sortceliers de leur âge. Dan, téméraire jusqu’à l’imprudence, se fait kidnapper pour prouver sa valeur. Célia, sa jumelle timide et introvertie, n’a d’autre choix que de partir à sa recherche, accompagnée de Luck, un demi-vampyr rejeté par les deux camps dont il est issu, et de Dred, un jeune dragon rouge aussi impulsif que loyal.

L’affaire se complique vite : les enfants de l’ancien roi des démons ne sont pas étrangers à l’enlèvement, et un complot menace la paix entre les planètes. Les héros doivent compenser par la ruse et le courage ce qui leur manque en puissance magique — un renversement bienvenu par rapport à Tara, qui disposait de pouvoirs quasi illimités. On retrouve aussi les fameuses notes de bas de page pleines d’ironie, où l’autrice interpelle directement ses lecteurs pour expliquer les subtilités d’AutreMonde.

Ce premier tome peut se lire sans avoir terminé l’intégralité de la saga Tara Duncan, grâce à un système d’annotations qui remet les néophytes à niveau. Mais il ravira surtout celles et ceux qui veulent prolonger l’aventure dans un univers qu’ils connaissent déjà par cœur.

Âge conseillé : à partir de 10-11 ans selon les libraires, dans la lignée directe de Tara Duncan.


2. Oksa Pollock – Tome 1 : L’Inespérée (Anne Plichota et Cendrine Wolf, 2010)

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Oksa Pollock a treize ans, vient d’emménager à Londres et rêve secrètement de devenir ninja — un projet de carrière légèrement compromis le jour où son bureau prend feu sans raison apparente. Elle découvre alors qu’elle possède des dons surnaturels (télékinésie, boules de feu, lévitation) et que sa famille entière lui a caché un secret monumental : les Pollock viennent d’Édéfia, un monde invisible dont ils ont été chassés cinquante-sept ans plus tôt. Oksa est leur « Inespérée », c’est-à-dire la seule personne capable de rouvrir le passage vers cette terre perdue.

Les points communs avec Tara Duncan sautent aux yeux : une adolescente ordinaire propulsée dans un destin extraordinaire, une grand-mère excentrique (l’irrésistible Dragomira), un ennemi juré (le Félon Orthon McGraw, professeur de maths — le mal incarné, donc) et tout un bestiaire de créatures venues d’Édéfia. Parmi elles, les Foldingots — de petits êtres serviteurs au vocabulaire involontairement comique — et les Devinailles, des oiseaux capables de prédire l’avenir. La série, qui compte huit tomes, a été récompensée par le Prix Ados 2012 et traduite dans vingt-sept langues.

Oksa doit jongler entre sa vie de collégienne — devoirs, amitiés, premiers émois — et son rôle de Jeune Gracieuse (titre donné à l’héritière du trône d’Édéfia). Le duo d’autrices, Anne Plichota et Cendrine Wolf, toutes deux bibliothécaires à Strasbourg, a d’abord autoédité le premier tome avant que le bouche-à-oreille des jeunes lecteurs n’en fasse un phénomène éditorial.

Âge conseillé : à partir de 10 ans (« dès 13 ans » par la Fnac en grand format, « dès 10 ans » sur d’autres éditions — les avis convergent autour de 10-13 ans).


3. Gardiens des Cités perdues (Shannon Messenger, 2012)

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Sophie Foster a douze ans, une mémoire photographique et un problème plutôt encombrant : elle entend les pensées des gens. Le jour où un certain Fitz — un elfe, rien que ça — lui révèle qu’elle n’est pas humaine, sa vie bascule. Sophie rejoint les Cités perdues, le monde secret des elfes, et intègre l’école de Foxfire où elle apprend à maîtriser ses pouvoirs de Télépathe (lecture des pensées), d’Instillatrice (capacité à projeter des émotions dans l’esprit d’autrui) et bien d’autres talents que même ses professeurs peinent à expliquer. Mais une question la hante : pourquoi a-t-elle été cachée parmi les humains pendant douze ans ?

La série (neuf tomes principaux parus à ce jour, saga toujours en cours) fourmille de complots, de sociétés secrètes — le Cygne Noir, les Invisibles — et de créatures fantastiques, dont la magnifique alicorne Silveny (une licorne ailée, pour faire simple). Shannon Messenger a vendu plus de sept millions d’exemplaires dans le monde, et une adaptation cinématographique est en préparation chez Warner Bros.

Chaque tome relance les enjeux et creuse les relations entre les personnages : les alliances se recomposent, les secrets de famille éclatent, et la rivalité amoureuse entre Fitz et Keefe pour le cœur de Sophie alimente des débats passionnés chez les fans. En version française (traduite par Mathilde Tamae-Bouhon), les termes propres à l’univers elfique sont fidèlement repris — on parle bien de Foxfire, de Télépathe et de Bronte.

Âge conseillé : à partir de 9-10 ans (Fnac : « dès 9 ans » en poche ; Cultura : « dès 12 ans » ; les lecteurs s’accordent sur un spectre de 9 à 14 ans).


4. Harry Potter – Tome 1 : Harry Potter à l’école des sorciers (J.K. Rowling, 1997)

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Faut-il encore présenter Harry Potter ? Probablement pas — mais au cas où vous seriez passé·e entre les mailles du filet : Harry est un orphelin de onze ans, élevé par les Dursley (un couple aussi affectueux qu’une porte de placard, ce qui tombe bien puisque c’est précisément là qu’ils le font dormir). Le jour de ses onze ans, un demi-géant nommé Hagrid débarque pour lui annoncer qu’il est sorcier et qu’une place l’attend à Poudlard, l’école de sorcellerie. S’ensuivent sept tomes (et une saga en huit films) de duels magiques, de Quidditch (un sport aérien sur balais volants), de Moldus (les personnes dépourvues de pouvoirs magiques) et d’un certain mage noir dont on préfère taire le nom.

Les deux séries partagent une architecture similaire : un·e adolescent·e découvre un monde magique parallèle, fréquente une école hors du commun et affronte un antagoniste récurrent. Sophie Audouin-Mamikonian a d’ailleurs souvent raconté que son manuscrit, rédigé bien avant la publication de Harry Potter, n’avait été accepté par les éditeurs français qu’après le succès planétaire du sorcier à lunettes. C’est Harry Potter qui, en prouvant l’existence d’un immense lectorat pour la fantasy jeunesse, a poussé les maisons d’édition françaises à ouvrir leurs portes à ce genre littéraire.

Si, par un heureux hasard, vous n’avez pas encore lu Harry Potter, sachez que l’édition française (traduite par Jean-François Ménard) a fait un travail remarquable d’adaptation : Poudlard pour Hogwarts, Moldu pour Muggle, le Chemin de Traverse pour Diagon Alley, Rogue pour Snape… Autant de choix devenus indissociables de l’expérience de lecture en français.

Âge conseillé : à partir de 8-9 ans pour le premier tome, la série gagnant en maturité au fil des volumes (les éditeurs indiquent souvent « dès 9 ans » en poche, « dès 11 ans » pour les tomes ultérieurs).


5. Magic Charly – Tome 1 : L’apprenti (Audrey Alwett, 2019)

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Charly Vernier vit à Aix-en-Provence, possède un chat aux capacités suspectes et ignore tout de l’existence des magiciers — jusqu’au jour où sa grand-mère, Dame Mélisse, réapparaît après cinq années d’absence, la mémoire entièrement effacée. Pour la sauver (et accessoirement survivre lui-même), Charly doit devenir apprenti magicier sous la tutelle de Maître Lin et affronter le Cavalier, un pilleur d’âmes nettement moins sympathique que son titre ne le laisse supposer.

L’univers d’Audrey Alwett ne ressemble à aucun autre : beignets de prédiction, grimoires volants dotés de personnalité (et souvent d’un sale caractère), serpillières enchantées, théières perpétuelles qui choisissent votre thé selon votre humeur… La trilogie Magic Charly (trois tomes publiés chez Gallimard Jeunesse) a reçu le Prix La Voix des Blogs 2020 et le Prix Ados Auteurs Rennes 2021. L’autrice, également connue pour la série BD Princesse Sara, revendique ouvertement l’influence de Terry Pratchett, J.K. Rowling et Miyazaki — et cela se ressent dans le mélange de fantaisie débridée et de noirceur inattendue.

Car sous la féerie, l’intrigue aborde des thèmes plus sombres : dans le monde des magiciers, les souvenirs servent de monnaie d’échange, et ceux qui en vendent trop perdent leur personnalité. Charly, héros généreux et un peu maladroit, compense son retard en sorcellerie par une obstination sans faille.

Âge conseillé : à partir de 10-11 ans (Gallimard Jeunesse indique « de 11 à 13 ans » en Folio Junior et « de 12 à 18 ans » en grand format ; la Fnac classe le broché « dès 13 ans »).


6. Amari – Tome 1 : Amari et le Bureau des affaires surnaturelles (B. B. Alston, 2021)

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Amari Peters, douze ans, vit avec sa mère dans un quartier modeste et refuse de croire que son grand frère Quinton — son modèle, son héros — a disparu pour toujours. Quand elle découvre dans le placard de Quinton une mystérieuse invitation à rejoindre le Bureau des affaires surnaturelles, elle n’hésite pas une seconde. La voilà accueillie par un ascenseur parlant (et condescendant), une dragon-garou — c’est-à-dire une créature mi-humaine mi-dragon, capable de changer de forme — nommée Elsie, et tout un univers où yétis, magiciens et créatures surnaturelles coexistent à l’insu des humains ordinaires.

Le problème ? Amari se voit attribuer un talent de magicienne — or dans ce monde, les magiciens sont considérés comme les ennemis du Bureau. Elle doit donc prouver sa valeur tout en essuyant les préjugés de ses camarades, qui voient en elle une menace. B. B. Alston, dont c’est le premier roman, aborde avec justesse les thèmes du racisme, du classisme et du harcèlement scolaire — mais le tout reste d’abord un roman d’aventure, plein de poursuites, de fausses pistes et de confrontations. Le final réserve d’ailleurs un retournement de situation que peu de lecteurs voient venir.

La trilogie Amari (traduite en français par Sidonie Van Den Dries chez Bayard Jeunesse) s’est hissée en tête des ventes du New York Times et a été publiée dans plus de trente pays.

Âge conseillé : à partir de 9-10 ans (Cultura indique « dès 12 ans », certains lecteurs estiment qu’il convient dès 8-9 ans ; la version française est publiée par Bayard Jeunesse sans indication restrictive).


7. La Quête d’Ewilan – Tome 1 : D’un monde à l’autre (Pierre Bottero, 2003)

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Camille est une adolescente surdouée de treize ans dont la vie se résume au collège et à des parents adoptifs distants — jusqu’au jour où, en traversant une route, elle se retrouve propulsée dans l’univers de Gwendalavir. Là-bas, on la reconnaît sous le nom d’Ewilan et les Ts’liches, des créatures insectoïdes redoutables, tentent immédiatement de la tuer. Accompagnée de son fidèle ami Salim (qui ne manque jamais une occasion de plaisanter, même en situation critique), Ewilan découvre qu’elle possède un don prodigieux : le Dessin, un pouvoir lié à l’Imagination qui lui permet de faire surgir dans la réalité ce qu’elle conçoit mentalement — un pont, une arme, une protection.

Pierre Bottero (1964-2009) est l’un des piliers de la fantasy française pour la jeunesse. Sa trilogie La Quête d’Ewilan, suivie de Les Mondes d’Ewilan et du Pacte des Marchombres (centré sur le personnage d’Ellana, une marchombre — une guerrière formée à l’art de l’ombre, du silence et de l’acrobatie), s’est vendue à plus de deux millions d’exemplaires. La trilogie a d’ailleurs été adaptée en série d’animation, diffusée sur FranceTV depuis février 2026.

Comme Tara Duncan, La Quête d’Ewilan repose sur le passage entre deux mondes et sur une héroïne qui doit apprivoiser des pouvoirs immenses. Mais Bottero prend le temps de décrire les paysages de Gwendalavir avec un soin qui donne envie de s’y promener, et ses personnages ne sont jamais des héros d’un seul bloc : ils doutent, ils ont peur, ils s’émerveillent, ils se trompent. Là où Tara Duncan mise avant tout sur l’humour et le rythme, La Quête d’Ewilan s’autorise des pauses pour réfléchir à la liberté, à la violence et à ce que signifie grandir trop vite.

Âge conseillé : à partir de 9-10 ans (Fnac : « dès 9 ans » en poche ; Cultura : « dès 12 ans » ; les libraires situent généralement le lectorat entre 10 et 14 ans).


8. Percy Jackson – Tome 1 : Le Voleur de foudre (Rick Riordan, 2005)

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Percy Jackson a douze ans, souffre de dyslexie et de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité), et se fait renvoyer de tous ses établissements scolaires avec une régularité impressionnante. Quand sa professeure de maths se transforme en Furie (un monstre de la mythologie grecque) et tente de le tuer, il commence à se douter que quelque chose cloche. La vérité : son père n’est autre que Poséidon, dieu grec de la mer, et Percy est un Sang-Mêlé — mi-humain, mi-divin. Réfugié à la Colonie des Sang-Mêlé, un camp protégé pour les enfants de dieux, il se voit accusé par Zeus d’avoir volé l’éclair primitif et dispose de quelques jours pour le retrouver, flanqué de Grover (un satyre végétarien, mi-homme mi-bouc) et d’Annabeth (fille d’Athéna, stratège redoutable).

Le génie de Rick Riordan — ancien professeur de collège au Texas — est d’avoir transposé la mythologie grecque dans l’Amérique contemporaine. Les dieux siègent au sommet de l’Empire State Building, les monstres rôdent dans les banlieues et le casino des Lotophages — ces créatures de l’Odyssée qui font tout oublier à ceux qui goûtent à leurs fruits — se trouve à Las Vegas (ce qui, au fond, n’est pas si éloigné de la réalité). Percy raconte lui-même ses mésaventures à la première personne, avec un ton pince-sans-rire qui rend la mythologie à la fois drôle et limpide : pas besoin d’avoir lu L’Iliade pour suivre. La série compte cinq tomes principaux, auxquels s’ajoutent les sagas dérivées Héros de l’Olympe et Les Travaux d’Apollon, ainsi qu’une adaptation en série télévisée sur Disney+.

La traduction française (par Mona de Pracontal) utilise les noms habituels de la mythologie en français — Poséidon (et non Neptune, sa version romaine), Athéna, Hadès — et adapte les termes inventés par Riordan : Sang-Mêlé, Colonie, éclair primitif.

Âge conseillé : à partir de 10 ans (la Fnac classe le broché « dès 13 ans », Cultura « dès 12 ans », mais de nombreux lecteurs et libraires le recommandent dès 10 ans, la narration à hauteur d’adolescent le rendant très accessible).


9. Le Livre des Étoiles – Tome 1 : Qadehar le Sorcier (Erik L’Homme, 2001)

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Guillemot de Troïl a douze ans et vit au Pays d’Ys, une île mystérieuse inspirée de la légende bretonne de la ville engloutie. L’île est nichée entre le Monde Certain (le nôtre) et le Monde Incertain, un territoire peuplé de monstres et de tribus imprévisibles. Ys a ceci de particulier qu’on y côtoie ordinateurs et salles de cinéma autant que chevaliers en armure et sorciers. Lorsque les dons de Guillemot pour la sorcellerie se manifestent, le puissant Maître Qadehar le prend comme apprenti et lui enseigne la magie des Graphèmes — des symboles liés aux étoiles que l’on trace et combine pour produire des sortilèges. Mais le Livre des Étoiles, grimoire renfermant les plus redoutables de ces sortilèges, a été dérobé, et une menace nommée l’Ombre plane sur Ys.

Erik L’Homme, né en 1967 à Grenoble, a voyagé du Pakistan à la Drôme avant de se lancer dans l’écriture. Sa trilogie, publiée entre 2001 et 2003 chez Gallimard Jeunesse (et vendue à plus de 700 000 exemplaires), est recommandée par l’Éducation nationale en classe de CM1-CM2 et de 6e — ce qui en dit long sur la qualité du récit. L’univers qu’il a bâti frappe par son originalité : Ys n’est ni un monde médiéval classique ni un décalque de notre réalité, mais un lieu hybride où les sorciers ont leurs guildes et leurs monastères tandis que les adolescents vont au collège et regardent la télévision.

L’un des plaisirs de cette trilogie réside dans le groupe d’amis de Guillemot : son cousin Romaric, qui se rêve chevalier, le musicien Gontrand, la douce Coralie et surtout l’intrépide Ambre, garçon manqué aux yeux bleu océan, qui ne rate jamais une occasion de faire rougir Guillemot. Leurs chamailleries, leurs coups de tête et leur loyauté indéfectible font de ce groupe l’un des plus attachants de la fantasy jeunesse française.

Âge conseillé : à partir de 9 ans (Gallimard Jeunesse indique « de 9 à 14 ans » ; Fnac : « dès 9 ans » en poche ; le titre est largement plébiscité entre 9 et 13 ans).