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Que lire après « Caraval » de Stephanie Garber ?

Que lire après « Caraval » de Stephanie Garber ?

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Publié en 2017, Caraval est le premier roman de Stephanie Garber et le premier tome d’une trilogie de fantasy young adult devenue best-seller du New York Times. On y suit Scarlett Dragna, retenue captive par un père tyrannique, qui reçoit enfin une invitation du mystérieux Légende pour participer au jeu Caraval — un spectacle itinérant fait de magie et d’illusion. Quand sa sœur Donatella est enlevée dès leur arrivée sur l’île des Songes, Scarlett n’a que cinq nuits pour la retrouver, avec l’aide de l’énigmatique Julian. Le roman a séduit un très large public grâce à son univers où rien n’est ce qu’il semble être, sa tension permanente entre rêve et réalité, et des personnages dont on ne sait jamais tout à fait s’il faut les aimer ou les fuir.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le premier tome (ou la trilogie entière), voici quelques recommandations du même genre.


1. Il était une fois un cœur brisé (Stephanie Garber, 2021)

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Spin-off de Caraval qui peut tout à fait se lire de façon indépendante, Il était une fois un cœur brisé nous plonge dans le quotidien d’Évangéline Fox, une jeune femme qui a toujours cru aux fins heureuses — jusqu’à ce que l’homme de sa vie s’apprête à en épouser une autre. Désespérée, elle conclut un marché dangereux avec Jacks, le Prince de Cœur, un immortel charismatique et manipulateur qui lui réclame trois baisers en échange de son aide. Ce qui ressemblait à un accord simple se révèle vite être un piège bien plus vaste qu’elle ne l’imaginait.

Là où Caraval convoquait l’atmosphère d’un jeu de piste féerique, ce nouveau cycle emprunte la structure du conte de fées empoisonné. Évangéline, naïve mais tenace, évolue dans un univers où chaque promesse a un coût et où les personnages les plus charmeurs sont souvent les plus létaux. La relation entre Évangéline et Jacks — mi-alliance, mi-duel — repose sur une tension constante : impossible de savoir si le Prince de Cœur la protège ou se sert d’elle.

C’est le prolongement naturel de Caraval pour qui veut retrouver l’univers de Stephanie Garber, mais avec une héroïne différente, un ton plus proche du conte, et un antagoniste dont les motivations restent opaques jusqu’au bout.


2. Hôtel Magnifique (Emily J. Taylor, 2022)

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Deux sœurs orphelines. Un lieu légendaire qui se matérialise dans leur ville. La promesse d’un emploi au sein d’un établissement aussi somptueux qu’étrange. Oui, la parenté avec Caraval est assumée — et non, ce n’est pas un défaut. Quand Jani et sa sœur Rosa se font embaucher à l’Hôtel Magnifique, un hôtel magique qui se déplace chaque nuit vers une nouvelle destination, elles découvrent un monde de fêtes extravagantes et de magie à chaque étage. Mais Rosa disparaît rapidement, et Jani comprend que l’harmonie des lieux n’est qu’une façade derrière laquelle règne le sinistre Alastair, maître de l’hôtel.

Le roman repose sur un huis clos à double fond. L’Hôtel Magnifique est à la fois un lieu de merveilles — chaque chambre recèle son propre prodige — et une prison dorée dont les employés, appelés Invocateurs, paient un tribut que les clients ignorent. Avec pour seul allié Val, le portier qui semble en savoir bien plus qu’il ne veut le dire, Jani mène une enquête à haut risque pour retrouver sa sœur.


3. Le Cirque des rêves (Erin Morgenstern, 2011)

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Il arrive sans prévenir. Aucune affiche, aucune annonce. Un matin, il n’était pas là ; le soir, ses chapiteaux noir et blanc se dressent sous les étoiles. Bienvenue au Cirque des rêves, ouvert uniquement la nuit, où chaque tente abrite une expérience sensorielle hors du commun. Mais derrière ce spectacle se joue un duel secret entre deux jeunes illusionnistes, Célia Bowen et Marco Alisdair, formés depuis l’enfance par des mentors excentriques pour s’affronter dans une compétition dont ni l’un ni l’autre ne connaît les règles — ni l’issue fatale.

Souvent cité comme l’ancêtre spirituel de Caraval, le roman d’Erin Morgenstern partage avec lui un lieu hors du commun, une compétition aux enjeux opaques, deux protagonistes dont la rivalité se mue en histoire d’amour. Ce qui fait la singularité du Cirque des rêves, c’est sa construction non linéaire — l’intrigue navigue entre 1884 et 1903 — et une atmosphère si enveloppante qu’on en oublie qu’on tient un livre entre les mains. Le cirque, avec ses dédales de nuages et son jardin de glace, finit par exister aussi concrètement dans l’esprit du lecteur·ice que dans celui des personnages.

Autour de Célia et Marco gravite tout un monde : les Rêveurs (des passionnés qui suivent le cirque dans chacun de ses déplacements), le jeune Bailey, et l’horloger Herr Thiessen. Un roman à savourer lentement — ce qui tombe bien, car on vous servira du chocolat chaud sous les chapiteaux.


4. Le Peuple de l’air – Tome 1 : Le Prince cruel (Holly Black, 2018)

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Changement de registre. Ici, pas de spectacle féerique ni d’illusions chatoyantes : bienvenue à la Haute Cour de Domelfe, dans le royaume de Terrafæ, où les Fæs sont sublimes, immortels et profondément cruels. Jude Duarte, humaine enlevée au monde des mortels alors qu’elle était enfant, a grandi parmi eux avec ses sœurs Vivienne et Taryn. Mais être mortelle dans un monde de Fæs, c’est être une cible permanente — surtout quand le prince Cardan, le plus jeune héritier de la couronne, semble déterminé à lui rendre la vie impossible.

Ce qui fait la force de ce premier tome, c’est le refus du manichéisme. Jude n’est pas une héroïne douce et conciliante : elle est ambitieuse, rusée, parfois impitoyable. Le monde de Terrafæ, avec ses intrigues de cour et ses complots en cascade, fonctionne comme un échiquier politique où les Fæs — qui ne peuvent pas mentir — ont élevé la manipulation au rang d’art majeur. La relation entre Jude et Cardan, construite sur la haine et la fascination, a fait les beaux jours du BookTok pour de bonnes raisons.

L’univers est nettement plus sombre et politique que celui de Caraval, mais on y retrouve le même plaisir : des retournements de situation en rafale, et l’impossibilité totale de deviner de quel côté chaque personnage finira par tomber.


5. Sorcery of Thorns (Margaret Rogerson, 2019)

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Dans le royaume d’Austermeer, les livres sont vivants. Les grimoires murmurent sur leurs étagères, se débattent sous leurs chaînes de fer, et peuvent — si on les provoque — se transformer en monstres d’encre et de cuir. Élisabeth, enfant trouvée élevée dans la Grande Bibliothèque d’Estive, rêve de devenir gardienne pour protéger le monde de ces ouvrages dangereux. Mais quand un acte de sabotage libère le grimoire le plus redoutable de la collection, c’est elle qu’on accuse. Contrainte de rejoindre la capitale pour être jugée, elle se retrouve sous la garde du sorcier Nathaniel Thorn et de son mystérieux serviteur démoniaque, Silas.

Ce qui porte le livre, c’est son trio de personnages et le rythme soutenu du récit. Élisabeth, surnommée « petite terreur », a la naïveté désarmante de quelqu’un qui découvre le monde — avec une épée à la main et une opinion très arrêtée sur les sorciers. Nathaniel dissimule ses blessures derrière un humour mordant. Leur alliance forcée se transforme progressivement en quelque chose de plus tendre, sur fond de conspiration vieille de plusieurs siècles. Pour quiconque a déjà rêvé de passer la nuit dans une bibliothèque magique (et de s’en sortir vivant·e), Sorcery of Thorns est une évidence.


6. Belladonna (Adalyn Grace, 2022)

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On dit qu’il suffit de cinq baies de belladone pour tuer quelqu’un. Signa Farrow, 19 ans et orpheline depuis le berceau, le sait mieux que personne : tous ses tuteurs successifs ont connu une fin prématurée. Quand elle rejoint les Hawthorne, ses derniers parents en vie, dans le domaine de l’Épineuse, elle découvre une famille en miettes — un père noyé dans le deuil et les fêtes, un fils qui s’efforce de sauver les apparences, et une fille, Bliss, frappée par une maladie inexpliquée. Quand le spectre de la défunte maîtresse de maison apparaît, persuadé d’avoir été empoisonné, Signa comprend qu’il faut agir vite.

Son meilleur allié ? La Mort en personne — une présence d’ombres, fascinante et redoutable, qui rôde autour de Signa depuis toujours. Car la jeune femme a un don singulier : elle ne peut pas mourir. Leur alliance pour démasquer l’empoisonneur s’accompagne d’une alchimie inattendue, à mi-chemin entre le whodunit victorien et la romance gothique. On baigne ici dans une ambiance de manoir plein de recoins et de secrets, où le poison circule aussi sûrement que les rumeurs. Si Caraval jouait avec l’illusion, Belladonna joue avec la mort — et l’une comme l’autre ne préviennent pas avant de frapper. Idéal pour une lecture d’automne, un plaid sur les genoux et un œil sur la porte.


7. Heartless (Marissa Meyer, 2016)

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La Reine de Cœur n’a pas toujours hurlé « Qu’on leur coupe la tête ! ». Avant de devenir la tyrannique souveraine d’Alice au pays des merveilles, elle s’appelait Catherine et rêvait d’ouvrir la plus grande pâtisserie du royaume de Cœur, avec sa meilleure amie et servante Mary Ann. Problème : le Roi de Cœur veut l’épouser, ses parents ambitieux y voient une formidable promotion sociale, et Catherine, elle, a eu la mauvaise idée de tomber amoureuse de Badin, le bouffon de la cour.

Marissa Meyer, déjà connue pour ses Chroniques lunaires, signe ici une réécriture de conte d’une précision redoutable. Chaque élément de l’univers de Lewis Carroll — le Chat du Cheshire, le Chapelier, les roses blanches, la Simili-Tortue — trouve une origine narrative cohérente et souvent poignante. On sait, dès la première page, comment l’histoire se terminera. Tout l’art du roman consiste à nous faire espérer, malgré tout, que Catherine échappera à son destin — ce qui rend le dénouement d’autant plus dévastateur.

C’est peut-être le roman de cette liste qui s’éloigne le plus de Caraval par le ton, mais qui s’en rapproche le plus par l’idée fondatrice : un univers de conte familier, retourné comme un gant, où la fantaisie a un goût amer. On referme le livre le cœur serré — et avec une envie soudaine de macaron.


8. Lettres d’enchantement – Tome 1 : Divines Rivalités (Rebecca Ross, 2023)

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Après plusieurs siècles de sommeil, les dieux sont de nouveau en guerre. Dans la ville d’Oath, la jeune journaliste Iris Winnow tente de garder la tête hors de l’eau : son frère Forest a disparu au front, sa mère sombre dans l’alcool, et son poste au journal est menacé par Roman Kitt, son rival exaspérant. Pour seul exutoire, Iris rédige des lettres à son frère qu’elle glisse sous la porte de sa garde-robe — des lettres qui, mystérieusement, disparaissent. Plus mystérieusement encore, quelqu’un y répond. Et ce quelqu’un n’est autre que Roman.

Rebecca Ross a construit son roman sur un dispositif épistolaire malin : une machine à écrire magique relie les deux protagonistes à leur insu, et leurs échanges anonymes deviennent le cœur du récit. La rivalité professionnelle cède peu à peu la place à une intimité troublante, tandis qu’Iris part couvrir le conflit en tant que correspondante de guerre. Le contexte — une guerre divine aux accents de premier conflit mondial — donne au roman une gravité qui tranche avec la douceur de la romance.

Élu meilleur roman fantasy Young Adult 2023 aux Goodreads Choice Awards, Divines Rivalités partage avec Caraval le goût des identités masquées et des révélations qui changent tout. Mais là où Stephanie Garber mise sur le spectacle et le vertige, Rebecca Ross mise sur l’intime et le non-dit — avec la même efficacité.


9. Le Faiseur de rêves (Laini Taylor, 2017)

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Il est une ville, au centre du désert, dont le nom a été effacé de toutes les mémoires en une seule nuit. Lazlo Lestrange, orphelin recueilli par des moines, a cinq ans quand le souvenir de cette cité s’évapore. Frappé par ce mystère, il consacrera les quinze années suivantes à traquer les secrets de Désolation — la Cité oubliée — depuis la grande bibliothèque de Zosma. Quand une expédition surgit de nulle part pour recruter les meilleurs savants du continent, Lazlo saisit sa chance. Pendant ce temps, dans la citadelle flottante qui surplombe Désolation, une jeune fille à la peau bleue nommée Sarai — la Muse des cauchemars — s’introduit dans les rêves des habitants de la ville, hantée par un passé sanglant.

La grande réussite de Laini Taylor, c’est d’avoir construit un univers d’une générosité narrative folle : les Mésarthim (ces divinités à la peau bleue), les deux cœurs que possède chaque humain, la substance appelée « esprit », les papillons de Sarai… Chaque élément s’imbrique avec une cohérence qui force le respect. Lazlo, bibliothécaire passionné et rêveur obstiné, est un protagoniste d’une douceur rare dans le genre, aux antipodes des héros guerriers habituels. Là où Caraval donne envie d’entrer dans le jeu, Le Faiseur de rêves donne envie de ne jamais se réveiller — quitte à découvrir, au fil des pages, que certains rêves ont des dents.