After est une série de romans écrite par Anna Todd, publiée à partir de 2014 aux États-Unis et de 2015 en France (Hugo & Cie). Née sur la plateforme Wattpad sous la forme d’une fanfiction inspirée du groupe One Direction, la saga retrace l’histoire d’amour tumultueuse entre Tessa Young, étudiante modèle, et Hardin Scott, bad boy britannique dont on ne sait jamais s’il faut le fuir ou l’embrasser. Plus de douze millions d’exemplaires vendus dans le monde, des traductions en trente-cinq langues et une adaptation cinématographique en quatre volets pour Paramount : le phénomène a dépassé de loin le cadre de Wattpad.
Si vous avez tourné la dernière page et que vous vous demandez quoi lire ensuite, voici neuf romances new adult taillées dans le même tissu.
1. Beautiful – Tome 1 : Beautiful Disaster (Jamie McGuire, 2011)

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Abby Abernathy veut repartir de zéro. Nouveau campus, nouveaux cardigans, nouvelle vie : elle compte bien laisser le Kansas — et ce qu’elle y a fait — loin derrière elle. Mais ses résolutions ne tiennent pas longtemps face à Travis « Mad Dog » Maddox, étudiant couvert de tatouages qui passe ses nuits à remporter des combats clandestins et ses journées à collectionner les conquêtes. Quand Travis lui propose un pari — si elle perd, elle emménage chez lui pendant un mois —, Abby, joueuse dans l’âme, accepte. Ce qu’il ignore, c’est qu’elle a plus d’un tour dans son jeu.
Tout repose sur le pari, et sur ce qui se passe quand personne ne veut s’avouer vaincu. Abby et Travis se provoquent, se rapprochent, battent en retraite, puis recommencent — avec une obstination qui finit par ressembler à autre chose que de l’entêtement. Le roman, autoédité avant d’être repris par Simon & Schuster, a été adapté au cinéma en 2023. On retrouve ici la même mécanique qu’entre Tessa et Hardin — deux personnes que tout oppose, incapables de se quitter et incapables de rester ensemble — poussée un cran plus loin par le passé de joueuse d’Abby, qui ajoute une vraie carte cachée à l’intrigue.
2. Off-Campus – Tome 1 : The Deal (Elle Kennedy, 2015)

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Hannah Wells est une étudiante brillante, dotée d’un vrai talent pour le chant, mais paralysée dès qu’il s’agit de séduction — un blocage dont les raisons, profondes et douloureuses, ne se livrent que par fragments. Garrett Graham, capitaine de l’équipe de hockey de l’université, a un problème autrement plus prosaïque : sa moyenne en philosophie menace de l’éjecter de l’équipe. Leur accord est limpide — elle lui donne des cours, il l’aide à attirer l’attention du quarterback dont elle est secrètement éprise. Ce genre de marché ne se termine jamais comme prévu.
The Deal tient son équilibre entre légèreté et gravité sans jamais basculer d’un côté ni de l’autre. Les échanges entre Hannah et Garrett ont un mordant qui ne faiblit pas, mais le roman ne recule pas devant les sujets lourds et les traite avec justesse. Leur relation se construit sans coup de foudre artificiel : ils apprennent d’abord à se connaître, puis à se faire confiance, puis à admettre l’évidence. Un schéma de fake dating devenu classique du genre — mais ici, on comprend pourquoi il a fait école.
3. À contre-sens – Tome 1 : Noah (Mercedes Ron, 2017)

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D’abord publié en espagnol sur Wattpad sous le titre Culpa mía avant d’être adapté en film sur Prime Video, ce roman pose un décor familier — la famille recomposée — puis le charge de suffisamment de tension pour qu’on oublie de l’avoir déjà croisé ailleurs. Noah, dix-sept ans, est arrachée à ses amis et à son petit copain quand sa mère s’installe en Californie, dans la villa de son nouveau mari millionnaire. Le fils dudit mari, Nick, est tout ce qu’elle déteste : arrogant, imprévisible, accro aux courses automobiles clandestines et aux mauvaises fréquentations. Elle est sa demi-sœur par alliance. Il ne veut pas d’elle sous son toit. L’antipathie est mutuelle, immédiate — et vouée, bien sûr, à se transformer en tout autre chose.
L’interdit est le moteur de l’intrigue : Noah et Nick n’ont pas le droit de s’aimer, et c’est cette impossibilité même qui rend chaque rapprochement plus intense. La double narration donne accès aux pensées des deux protagonistes — ce qu’ils se disent, ce qu’ils se taisent, et l’écart souvent considérable entre les deux. Mercedes Ron y ajoute une couche de secrets familiaux et de courses nocturnes qui donnent au récit un rythme proche de celui d’un film d’action, le tout porté par un duo qui se déteste à voix haute et s’attire en silence.
4. Les Héritiers – Tome 1 : La Princesse de papier (Erin Watt, 2016)

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Derrière le pseudonyme Erin Watt se cachent deux romancières — Elle Kennedy et Jen Frederick. Leur héroïne, Ella Harper, a dix-sept ans, plus de mère, et enchaînait les petits boulots pour survivre quand Callum Royal a débarqué dans sa vie pour la propulser dans son manoir. Du jour au lendemain, Ella passe de la précarité au luxe le plus extravagant. Le hic : les cinq fils de Callum — Gideon, Reed, Easton, Sawyer et Sebastian — la considèrent comme une intruse et comptent bien le lui faire savoir.
Reed, le plus hostile du lot, est aussi celui qui occupe le plus les pensées d’Ella. Leur guerre ouverte — insultes, humiliations et coups bas dans un lycée de riches où les Royal font la loi — est le cœur du roman. Mais Ella n’est pas du genre à courber l’échine, et ses reparties assurent au récit ses meilleurs moments. On pense à Gossip Girl avec le volume poussé à fond : les secrets de famille pullulent, les retournements tombent à intervalles réguliers, et chaque chapitre se termine de façon à rendre la pause physiquement difficile.
5. Campus Drivers – Tome 1 : Supermad (C.S. Quill, 2020)

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Lane O’Neill a fondé avec ses meilleurs amis une application de VTC réservée aux étudiants du campus : les Campus Drivers. Quatre beaux gosses, des voitures de collection, une clientèle conquise. Lane a toutefois une règle absolue dans sa vie privée : il ne s’attache à personne. Quand il découvre Lois Hogan effondrée dans le couloir de son immeuble après s’être fait larguer par son copain, il commet l’erreur de lui proposer un hébergement temporaire. Le temporaire, ici, a tendance à durer.
Le clin d’œil aux prénoms — Lois et Lane, comme dans Superman — est assumé dès le départ et filé avec malice tout au long du récit. C’est d’ailleurs ce qui caractérise le roman dans son ensemble : un humour omniprésent, des vannes qui fusent, et un ton qui ne se prend jamais trop au sérieux. La relation entre les deux protagonistes évolue de la cohabitation forcée à l’amitié, puis de l’amitié à un terrain nettement plus miné. Quant à Lewis, Donovan, Adam et Carter — les autres membres de la bande —, ils ont assez de relief pour porter les tomes suivants, et c’est précisément ce qu’ils font.
6. Marked Men – Tome 1 : Rule (Jay Crownover, 2012)

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Le milieu du tatouage et du rock n’est pas un simple décor dans ce roman : il en est l’atmosphère. Jay Crownover connaît cet univers de l’intérieur, et cela se sent dans les lieux, les dialogues, les soirées, les aiguilles qui vrombissent au salon. Au centre de tout ça : Shaw Landon, fille de bonne famille, secrètement amoureuse de Rule Archer depuis des années. Problème : Rule est tatoueur, percé de partout, arbore des cheveux d’une couleur différente chaque semaine et voit en elle la petite amie de son frère jumeau Remy, décédé dans un accident de voiture. Tout les sépare en apparence — elle en études de médecine, lui sur une moto, elle en cardigan, lui en cuir — mais un soir, il suffit d’une jupe courte et de quelques cocktails pour que les certitudes cèdent.
La relation entre Shaw et Rule se nourrit d’un deuil familial non résolu, de non-dits accumulés depuis des années et d’une attirance longtemps refoulée. Le récit alterne les points de vue, ce qui révèle l’écart entre ce que chacun croit savoir de l’autre et la réalité. Chaque tome de la série est consacré à un ami différent du groupe — un format qui assure des retrouvailles régulières avec les personnages des volumes précédents.
7. Wait for You – Tome 1 : Jeu de patience (Jennifer L. Armentrout, 2013)

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Trois règles régissent la vie d’Avery Morgansten : ne jamais ôter son bracelet, être ponctuelle, ne pas attirer l’attention. À dix-neuf ans, elle a quitté le Texas pour une petite université de Virginie-Occidentale dans l’espoir de s’éloigner d’un événement survenu cinq ans plus tôt — un traumatisme qu’elle tient à distance par la routine et le silence. Puis Cameron Hamilton entre dans le décor. Grand, drôle, propriétaire d’une tortue prénommée Raphaël, et d’une patience proprement déraisonnable, Cam est le genre de voisin de palier qui n’a pas le mot « non » dans son vocabulaire.
Le titre français résume l’affaire : Cam poursuit Avery avec une constance qui confine à l’entêtement, à coups de cookies faits maison et de sourires auxquels il est difficile de résister. Elle, de son côté, oppose un mur que chaque attention supplémentaire fissure un peu plus. Le roman prend au sérieux le traumatisme de son héroïne — il ne s’agit pas d’un simple ressort dramatique qu’on évacue en deux chapitres — tout en ménageant des respirations grâce à l’entourage, notamment Jacob, ami fidèle aux répliques impayables. La progression est lente, volontaire, et c’est justement cette lenteur qui rend le dénouement satisfaisant.
8. Thoughtless – Tome 1 : Indécise (S.C. Stephens, 2009)

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Kiera file le parfait amour avec Denny, son petit ami adorable et dévoué. Quand il décroche le poste de ses rêves, elle le suit jusqu’à Seattle, où ils s’installent en colocation avec Kellan Kyle, chanteur d’un groupe de rock local, coureur invétéré et, accessoirement, meilleur ami de Denny. Kiera devient serveuse au Pete’s, le bar où Kellan se produit chaque soir. Et puis Denny part deux mois pour le travail. Kellan est là. Kiera est seule. Ce qui arrive ensuite n’a rien de surprenant sur le papier — mais le triangle amoureux qui en découle est l’un des plus éprouvants du genre.
Le titre français est un euphémisme : Kiera ne se contente pas d’être indécise, elle élève l’hésitation au rang de discipline olympique. Entre le compagnon stable et le rockeur incandescent, elle oscille, recule, avance, puis recommence — sur plus de cinq cents pages. On pourra lui en vouloir (c’est même fortement probable), mais c’est cette tension permanente, ce refus de trancher, qui rend le livre impossible à poser. Kellan Kyle est devenu un personnage culte de la new romance : sous ses airs de tombeur, il se révèle d’une vulnérabilité qui donne envie de le secouer autant que de le protéger. Celles et ceux qui ont survécu aux allers-retours de Tessa et Hardin sont suffisamment aguerri·es pour affronter ceux de Kiera — mais qu’on ne dise pas qu’on n’a pas prévenu.
9. Callie & Kayden – Tome 1 : Coïncidence (Jessica Sorensen, 2012)

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Le jour de ses douze ans, Callie a vécu l’impensable. Six ans plus tard, elle entre à l’université avec la ferme intention de se reconstruire, loin de sa famille et de ses souvenirs. Elle se lie d’amitié avec Seth, à qui elle finit par confier son secret, et retrouve par hasard Kayden, un ancien camarade de lycée. Ce que Callie ignore, c’est que Kayden porte lui aussi des cicatrices — au sens propre : battu par son père depuis l’enfance, il a frôlé le pire une nuit où, par la coïncidence qui donne son titre au roman, c’est Callie qui l’a sauvé.
Leur rapprochement est le fil conducteur du récit, et Jessica Sorensen le construit avec une particularité qui mérite d’être signalée : chaque chapitre du point de vue de Callie s’ouvre sur un objectif personnel à accomplir — une petite mission qu’elle se fixe pour reprendre pied, qui rythme sa reconstruction et donne au roman une structure à part. L’entourage compte pour beaucoup : Seth apporte l’énergie et la bienveillance, Luke (le meilleur ami de Kayden) un ancrage fiable. Le livre aborde frontalement des sujets difficiles — violences familiales, agression sexuelle — sans s’y complaire ni en faire un spectacle. Ce qui domine, c’est l’idée qu’on peut aller mieux, à condition de ne pas le faire seul·e.