Les 5 meilleurs livres de Goethe

Les 5 meilleurs livres de Goethe

Johann Wolfgang Goethe, né le 28 août 1749 à Francfort et mort le 22 mars 1832 à Weimar, est un romancier, dramaturge, poète, théoricien de l’art et homme d’État allemand.


1. Les souffrances du jeune Werther

Les Souffrances du jeune Werther Johann Wolfgang von Goethe

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Manifeste exalté de l’impétueuse jeunesse, Les Souffrances du jeune Werther est le roman qui donna ses lettres de noblesse à Goethe. Le succès de cette œuvre parue en 1774 fut étonnant pour l’époque et le personnage de Werther devint le symbole d’une génération entière.

Quête d’absolu, transcendance de l’amour, lyrisme de la douleur… il s’agit bien là d’un des plus célèbres textes fondateurs du Romantisme. Werther, perché sur le pic solitaire de la passion qu’il éprouve pour Charlotte, est en proie au vertige. L’objet de son désir n’est autre que la fiancée de son meilleur ami, mais la pureté de son âme ne saurait tolérer l’idée même d’une trahison.

Goethe ne se contente pas de mettre en scène un terrible dilemme, il livre une analyse extrêmement fine des tourments intérieurs de son personnage qui finira par se donner la mort. Mais le suicide de Werther n’est pas seulement la réaction suprême à un amour impossible, il résulte également d’un terrible constat d’échec : l’humain ne peut atteindre l’absolu, la souffrance est une fatalité à laquelle aucun être sensible ne peut se soustraire. Une œuvre qui met en lumière la cruauté de l’existence, qui inflige à l’innocence son macabre cortège de désillusions.


2. Faust

Faust Johann Wolfgang von Goethe

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

MÉPHISTOPHÉLÈS : – Je veux ici m’attacher à ton service, obéir sans fin ni cesse à ton moindre signe ; mais, quand nous nous reverrons là-dessous, tu devras me rendre la pareille.

FAUST – Le dessous ne m’inquiète guère ; mets d’abord en pièces ce monde-ci, et l’autre peut arriver ensuite. Mes plaisirs jaillissent de cette terre, et ce soleil éclaire mes peines ; que je m’affranchisse une fois de ces dernières, arrive après ce que pourra. Je n’en veux point apprendre davantage. Peu m’importe que, dans l’avenir, on aime ou haïsse, et que ces sphères aient aussi un dessus et un dessous.

MÉPHISTOPHÉLÈS – Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu’aucun homme n’a pu même encore entrevoir.

« Sa traduction de « Faust » lui* avait valu, du demi-dieu de Weimar, une lettre qu’il gardait précieusement et qui contenait ces mots : « Je ne me suis jamais mieux compris qu’en vous lisant. » Ce n’était pas là une vaine formule complimenteuse. Le style de Gérard était une lampe qui apportait la lumière dans les ténèbres de la pensée et du mot. Avec lui, l’allemand, sans rien perdre de sa couleur ni de sa profondeur, devenait français par la clarté. » Gérard de Nerval.


3. Les affinités électives

Les affinités électives Johann Wolfgang von Goethe

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ou l’histoire d’une régulation sentimentale. Édouard et Charlotte sont riches, ils mènent en un vaste domaine une existence raisonnée qui tend à la conservation de leur bonheur. Sur le désir d’Édouard, ils dérogent à leurs principes en accueillant son ami, le Capitaine, homme aux talents inemployés. S’interrogeant sur les affinités électives chères aux sciences naturelles, le trio s’en applique certains principes ; devenus A, B et C, ils se convainquent de la nécessité d’un D.

Or, la nièce de Charlotte, Odile, s’étiole en pension. Goethe déclara avoir voulu « au sujet d’un conflit moral […] ramener à ses origines spirituelles une parabole chimique », la raison et la pensée portant la marque d’une « nécessité obscure et passionnée ». La démonstration d’une telle fatalité s’appuie sur le rigoureux canevas du récit.

Ses éléments, par-delà l’analyse systématique de l’évolution des inclinations des personnages, obéissent à de subtiles interrelations. Ainsi les transformations du paysage déterminées par les travaux d’aménagement du domaine soulignent-elles des processus qui modèlent les personnages là même où ils pensent agir sur le monde.


4. Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister

Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister Johann Wolfgang von Goethe

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Le plus célèbre des romans allemands est « un roman de formation », qui conduit le héros jusqu’à la fin de sa jeunesse. On suit le personnage dans ses égarements enthousiastes, avec un humour souriant. C’est aussi l’histoire d’une vocation théâtrale ; au centre, se trouve l’ombre de Shakespeare. A chaque étape, le jeune homme est sous le charme d’une femme : le monde, l’amour et l’art lui permettent de se trouver lui-même.

En Allemagne, ce livre est devenu la référence de toute réflexion sur le genre romanesque. Mais c’est aussi une fiction moderne : de Proust à Musil et Thomas Mann, le XXe siècle triomphera dans les romans sur l’art, où se mêlent l’aventure amoureuse, la genèse d’un caractère, la philosophie de l’existence.


5. Le divan

Le divan Johann Wolfgang von Goethe

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ce sont les poésies d’un vieil homme : Goethe a soixante-cinq ans quand il compose les premières, il n’a pas loin de quatre-vingts ans quand paraissent les dernières. On louait la vivacité, la spontanéité de ses poésies de jeunesse : celles des dernières années n’ont pas moins de pétulance ; il s’y est introduit seulement un élément nouveau qu’on peut, selon le cas, qualifier de réflexion, de retour sur soi-même, de distance ou de renoncement..

error: Contenu protégé