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Que lire après « Wistoria » de Fujino Ômori et Toshi Aoi ?

Que lire après « Wistoria » de Fujino Ômori et Toshi Aoi ?

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Wistoria: Wand and Sword est un manga de fantasy signé Fujino Ômori (scénario) et Toshi Aoi (dessin), prépublié dans le Bessatsu Shônen Magazine de Kôdansha depuis décembre 2020. On y suit Will Serfort, un jeune homme incapable d’utiliser la magie dans un monde où celle-ci régit tout, qui intègre l’Académie de magie de Regarden avec pour seule arme son épée et une promesse d’enfance à tenir. La série a fait l’objet d’une adaptation en anime diffusée à l’été 2024.

Si vous cherchez d’autres lectures du même genre, voici quelques pistes.


1. Mashle (Hajime Kômoto, 2020)

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Dans un monde où la magie détermine le rang social de chacun, Mash Burnedead vit caché dans la forêt avec son père adoptif. Dépourvu du moindre pouvoir magique — ce qui, ici, est passible de mort —, il compense par une force physique absurde acquise au fil d’un entraînement quotidien obsessionnel. Lorsque son existence est découverte, il n’a d’autre choix que d’intégrer une académie de sorciers et d’y viser le titre suprême d’Élu divin.

La prémisse est quasi identique à celle de Wistoria — un protagoniste sans magie dans une institution élitiste —, mais le traitement est aux antipodes. Là où Wistoria joue la carte du drame épique, Mashle verse dans la parodie franche. Les clins d’œil à Harry Potter sont assumés, le dessin volontairement simplifié de Kômoto sert un humour physique imparable, et Mash résout chaque épreuve magique par la force brute avec un flegme qui ne se dément jamais. La série, achevée en 18 tomes, tient sa promesse comique jusqu’à la dernière page.


2. Black Clover (Yûki Tabata, 2015)

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Asta et Yuno, deux orphelins du Royaume de Clover, partagent un même rêve : devenir Empereur-Mage. Yuno possède des aptitudes magiques exceptionnelles ; Asta, lui, n’a strictement aucun pouvoir. Le jour de la remise des grimoires, Asta reçoit pourtant un mystérieux livre à cinq trèfles qui lui confère la capacité d’annuler toute magie — un pouvoir paradoxal qui fait de ce garçon sans talent le rival le plus inattendu de l’élite.

Le rapprochement avec Wistoria s’impose — orphelin privé de magie, rivalité fraternelle, ascension dans un ordre de chevaliers —, mais Tabata opère à une tout autre échelle. Son récit se déploie sur plus de 35 tomes et construit un univers de high fantasy structuré autour de neuf compagnies de Chevaliers-Mages, chacune dotée de son identité et de ses rivalités internes. Souvent rapprochée de Naruto, la série s’en écarte par l’énergie brute de ses affrontements : Tabata est l’un des mangakas les plus efficaces de sa génération pour chorégraphier un combat lisible à pleine vitesse.


3. Reign of the Seven Spellblades (Bokuto Uno et Sakae Esuno, 2018)

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À l’Académie de magie de Kimberly, la rentrée est un événement à haut risque : en moyenne, vingt pour cent des élèves n’en sortent pas vivants au terme de leurs sept années d’études. Oliver Horn, un jeune homme aussi habile à la baguette qu’à l’épée, y fait la rencontre de Nanao Hibiya, une samouraï venue d’un pays lointain, avec qui il forme une alliance de survie.

L’école de magie périlleuse et le duo épée-sorcellerie évoquent directement Wistoria, mais le ton est ici bien plus noir. Kimberly est un lieu où des professeurs mènent des expériences interdites sur leurs propres élèves, où la politique interne tue autant que les créatures des souterrains. L’univers, inspiré d’une Europe médiévale alternative, tient davantage du thriller académique que du shônen classique. La série a été classée première du guide Kono Light Novel ga Sugoi! en 2020 — une reconnaissance rare pour un titre de dark fantasy scolaire — et a donné lieu à un anime produit par J.C.Staff en 2023.


4. DanMachi : La Légende des Familias (Fujino Ômori, 2013)

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Bell Cranel est un jeune aventurier qui tente de survivre dans le Donjon, un immense labyrinthe souterrain situé sous la ville d’Orario. Seul membre de la Familia de la déesse Hestia, il part de tout en bas de l’échelle. Mais une rencontre avec la légendaire épéiste Ais Wallenstein éveille en lui un talent latent : une capacité de progression fulgurante qui va bouleverser l’équilibre des forces à Orario.

C’est l’autre grande série de Fujino Ômori, et la parenté avec Wistoria ne se limite pas à la signature : on retrouve la même obstination du héros sans atout face à un système de rangs implacable, le même goût pour les retournements émotionnels au cœur des combats. Le cadre change radicalement — ici un univers inspiré des JRPG, où des dieux grecs, nordiques et japonais cohabitent parmi les mortels —, mais l’écriture d’Ômori est reconnaissable d’une série à l’autre. Avec plus de 17 millions d’exemplaires en circulation, cinq saisons d’anime et une galaxie de spin-offs (Sword Oratoria, Familia Chronicle, Astrea Record), DanMachi s’est imposé comme l’une des franchises majeures du light novel depuis les années 2010.


5. My Hero Academia (Kôhei Horikoshi, 2014)

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Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir appelé « Alter », Izuku Midoriya fait partie de la minorité qui n’en a aucun. Son rêve de devenir héros professionnel semble irréalisable — jusqu’au jour où il croise la route d’All Might, le héros numéro un surnommé « Symbole de la Paix », qui lui transmet son propre Alter. Izuku intègre alors le prestigieux lycée Yuei pour apprendre à maîtriser ce pouvoir qui menace de détruire son corps à chaque utilisation.

La parenté structurelle avec Wistoria est nette — le garçon sans pouvoir, l’académie d’élite, la volonté de prouver sa valeur —, mais Horikoshi emmène son récit dans une direction qui lui est propre. Fan déclaré de Spider-Man et des comics américains, il greffe les codes du super-héros occidental sur le squelette du shônen manga, et invente un système de pouvoirs d’une variété redoutable : chaque Alter impose ses contraintes, ses angles morts, ses usages tactiques. Le manga, achevé en 42 tomes à l’été 2024, a dépassé les 100 millions d’exemplaires — et Masashi Kishimoto lui-même l’a publiquement désigné comme le successeur de Naruto.


6. The Irregular at Magic High School (Tsutomu Satô, 2011)

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En 2095, la magie est devenue une technologie à part entière, enseignée dans des lycées spécialisés. Tatsuya Shiba intègre le Premier Lycée de Magie du Japon, mais ses résultats aux tests pratiques le relèguent dans la filière inférieure (« Course 2 »), tandis que sa sœur Miyuki, prodige reconnue, rejoint l’élite. Ce que l’institution ignore, c’est que Tatsuya possède des compétences non conventionnelles qui échappent à tous les critères d’évaluation standard.

Ce que la série partage avec Wistoria tient en une question : que se passe-t-il quand un système de classement est incapable de mesurer la vraie valeur d’un individu ? Tatsuya, comme Will Serfort, est catalogué comme médiocre par une institution rigide. Mais le light novel de Satô pousse la logique plus loin : la magie y est abordée comme une science dure — avec ses équations, ses protocoles et ses implications militaires. Initialement publié en web novel entre 2008 et 2011 avant d’être repris par Dengeki Bunko, le récit s’étend sur 32 volumes et deux séries de suites. L’anime, produit par Madhouse puis 8-Bit, compte deux saisons et un film.


7. Magi (Shinobu Ohtaka, 2009)

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Librement inspiré des Mille et Une Nuits, Magi suit Aladdin, un jeune garçon accompagné d’un djinn nommé Ugo, et Alibaba, un aventurier fauché. Ensemble, ils pénètrent dans des donjons apparus mystérieusement à travers le monde — des structures colossales gorgées de trésors et de pièges. Aladdin découvre bientôt qu’il est un Magi, un magicien d’exception destiné à choisir un roi capable de guider l’humanité.

Wistoria et Magi partagent le goût des donjons, des hiérarchies magiques et de l’aventure au sens premier du terme. Mais la série d’Ohtaka bifurque vers un terrain rare pour un shônen : au fil de 37 tomes, elle passe de l’aventure picaresque à la fresque géopolitique, aborde les mécanismes de l’esclavage, du commerce des armes et de la propagande. Le manga a remporté le 59ᵉ Prix Shôgakukan en 2014. Peu de shônens peuvent se vanter d’avoir ouvert sur un conte de lampe magique et fermé sur un débat géoéconomique entre empires — c’est précisément ce qui rend Magi difficile à classer, et difficile à oublier.


8. Solo Leveling (Chugong et DUBU, 2018)

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Sung Jinwoo est un Chasseur de rang E — le plus faible qui soit — dans un monde où des portails dimensionnels déversent régulièrement des monstres sur Terre. Lors d’un raid catastrophique dans un donjon caché, il frôle la mort et se voit attribuer un système de progression unique : il est le seul être humain capable de « monter de niveau » comme dans un jeu vidéo. Du combattant le plus méprisé au guerrier le plus redoutable, sa métamorphose constitue le moteur du récit.

Si Wistoria fait de la montée en puissance un arc narratif patient, Solo Leveling en fait une mécanique addictive, presque compulsive. Ce manhwa coréen — adapté du web novel de Chugong, illustré par DUBU (Jang Sung-rak) pour le webtoon — mise tout sur le plaisir de voir son héros gravir les échelons, et le dessin en couleur de DUBU confère aux séquences de combat un souffle et une échelle que peu de webtoons ont égalés. L’adaptation anime a débuté en janvier 2024. Le décès de DUBU en juillet 2022, à 37 ans, a bouleversé la communauté des lecteur·ices : la série, achevée en 179 chapitres de webtoon, se lit aussi désormais comme un testament artistique.


9. Kagurabachi (Takeru Hokazono, 2023)

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Chihiro Rokuhira a grandi auprès de son père Kunishige, le plus célèbre forgeron du pays, artisan de six épées enchantées qui ont mis fin à une guerre dévastatrice. Lorsque des sorciers assassinent Kunishige pour s’emparer de ces lames, Chihiro jure de les retrouver. Armé d’une septième épée, la dernière forgée par son père, il se lance sur la piste de l’organisation criminelle Hishaku.

Wistoria met en scène un épéiste dans un monde de mages ; Kagurabachi radicalise cette tension. Ici, pas d’académie ni de camarades de classe : Chihiro est seul, mû par une colère froide, et la violence des affrontements est frontale. Première série de Hokazono dans le Weekly Shônen Jump — il avait remporté le Prix Tezuka en 2020 pour son one-shot Enten —, Kagurabachi a dépassé les 3 millions d’exemplaires en moins de deux ans de publication. Kôhei Horikoshi l’a saluée comme l’une des sorties les plus notables de Shûeisha. La première partie du récit s’est achevée en février 2026, et une adaptation anime a été annoncée.


10. Soul Eater (Atsushi Ôkubo, 2004)

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À Death City, l’Académie des Armes de la Mort forme des « meisters » et leurs partenaires — des humains capables de se métamorphoser en armes — à la traque des âmes corrompues. Maka Albarn et sa faux démoniaque Soul Eater doivent collecter 99 âmes humaines et 1 âme de sorcière pour que Soul devienne une Arme de la Mort, l’arme ultime du Shinigami. Aux côtés de Black☆Star et Death the Kid, ils affrontent des menaces qui dépassent de loin le cadre scolaire.

Comme Wistoria, Soul Eater place de jeunes protagonistes dans une institution fantastique où il faut progresser vite sous peine d’y laisser sa peau. Mais la comparaison s’arrête là, car la patte d’Ôkubo est inimitable : un univers graphique à la croisée du gothique, du pop art et du cartoon, nourri par l’esthétique de Tim Burton et le cinéma de David Lynch. Les décors sont asymétriques, les perspectives volontairement faussées, le soleil a un visage hilare — et ce parti pris visuel irrigue le récit tout entier, des gags jusqu’aux climax. Achevé en 25 tomes, le manga a dépassé les 20 millions d’exemplaires. Ôkubo a ensuite signé Fire Force, mais Soul Eater reste son titre le plus personnel.