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Que lire après « Übel Blatt » d'Etorōji Shiono ?

Que lire après « Übel Blatt » d’Etorōji Shiono ?

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Übel Blatt est un manga de dark fantasy écrit et dessiné par Etorōji Shiono, prépublié au Japon de 2004 à 2019 dans le Young Gangan et le Monthly Big Gangan de Square Enix, puis compilé en 24 volumes. On y suit Koinzell — en réalité Ascheriit, l’un des quatorze guerriers envoyés jadis pour repousser Wischtech, l’empire ennemi — dans sa quête de vengeance contre les « Sept Héros » qui l’ont trahi et ont usurpé la gloire des véritables sauveurs de l’empire de Szaaland.

Lauréat du Japan Expo Award 2008 dans la catégorie seinen, le manga a été édité en France par Ki-oon et y a rencontré un vrai succès commercial. Si vous cherchez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques titres dans le même registre.


1. Berserk (Kentaro Miura, 1989)

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Berserk raconte le périple de Guts, mercenaire solitaire marqué d’un sceau maudit qui attire les créatures démoniaques. Dans un univers de dark fantasy inspiré de l’Europe médiévale, il poursuit une vendetta contre Griffith, ancien camarade d’armes devenu un être quasi divin après avoir sacrifié ses compagnons lors d’un rituel apocalyptique. Tout le récit gravite autour de cette relation — l’un forgé par la souffrance, l’autre par l’ambition — et de ce qu’elle a irrémédiablement détruit.

Prépublié depuis 1989 dans le Young Animal de Hakusensha, Berserk a imposé un nouveau standard pour le seinen de dark fantasy. Le dessin de Miura, d’une précision hors norme, donne aux scènes de bataille une violence presque physique, mais sait aussi se faire silencieux et vulnérable. Après le décès de l’auteur en 2021, la série se poursuit sous la supervision de son ami Kōji Mori et du Studio Gaga. Avec plus de 70 millions d’exemplaires vendus, c’est la parenté la plus évidente avec Übel Blatt — trahison, vengeance, dark fantasy médiévale, héros solitaire.


2. Claymore (Norihiro Yagi, 2001)

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Dans un monde infesté de Yoma, des monstres anthropophages, une organisation secrète crée des guerrières hybrides mi-humaines mi-démons pour les traquer. Reconnaissables à leurs yeux argentés et à l’épée colossale sur leur dos, ces combattantes — surnommées « Claymores » par la population — sont autant craintes que sollicitées. Le récit suit Clare, guerrière de rang modeste, dans sa quête pour venger Teresa, la plus puissante de toutes, abattue par une Claymore qui a cédé à sa nature démoniaque.

Norihiro Yagi bâtit un système de pouvoir strict — classement hiérarchique, limites physiologiques, seuil de transformation irréversible — qui fait de chaque affrontement un pari sur l’humanité restante des héroïnes. La série, prépubliée dans le Monthly Shōnen Jump puis dans Jump Square jusqu’en 2014 et compilée en 27 volumes, surprend aussi par l’absence quasi totale de personnages masculins au premier plan, ce qui tranche avec les conventions du genre.


3. The Arms Peddler (Kyōichi Nanatsuki & Night Owl, 2010)

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Souvent présenté comme le successeur spirituel d’Übel Blatt — les deux titres partagent le même magazine, le Young Gangan de Square Enix —, The Arms Peddler prend place dans un décor post-apocalyptique où règnent bandits, nécromanciens et créatures surnaturelles. Sona Yuki, un jeune garçon dont la famille a été massacrée par des brigands, est recueilli par Garami, une marchande d’armes redoutable et opaque, qui lui impose un pacte : il restera son esclave jusqu’au remboursement d’une dette de cent pièces d’or.

Le duo arpente des terres dévastées dans un registre qui évoque autant le western que l’épouvante. Le dessinateur Night Owl (Joong-gi Park, artiste sud-coréen) signe des planches au noir dense et aux décors chargés, qui ancrent l’atmosphère de désolation. La série, compilée en sept volumes, est en hiatus depuis 2017 en raison de problèmes de santé de l’illustrateur ; aucune annulation n’a été officialisée.


4. Le Nouvel Angyo Onshi (Youn In-wan & Yang Kyung-il, 2001)

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Écrit et dessiné par deux auteurs sud-coréens publiés au Japon chez Shōgakukan, Le Nouvel Angyo Onshi puise dans le folklore coréen et les traditions historiques de la péninsule. Après la chute de l’empire de Jushin, Mun-Su, ancien général et dernier Angyo Onshi — agent secret itinérant chargé de punir les gouverneurs corrompus —, parcourt un pays livré aux despotes et aux pillards. Armé d’un médaillon magique, le mahai, il peut invoquer des armées de soldats fantômes.

Le scénario de Youn In-wan revisite des contes coréens, japonais et chinois, tandis que le trait de Yang Kyung-il donne aux combats ampleur et clarté. Mun-Su est un anti-héros retors, tantôt cynique et calculateur, tantôt habité par un idéal de justice hérité d’un royaume défunt. Compilée en 17 volumes et achevée en 2007, la série a été rééditée en 2019 sous forme de webtoon colorisé, sous le titre anglophone Blade of the Phantom Master.


5. L’Habitant de l’Infini (Hiroaki Samura, 1993)

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Manji, samouraï errant à l’ère Edo, porte en lui des vers sacrés (kessen-chū) qui régénèrent ses blessures et le rendent immortel. Pour racheter les cent innocents qu’il a tués sur ordre d’un seigneur corrompu, il accepte de sabrer mille scélérats. Il croise la route de Rin, une adolescente déterminée à venger le meurtre de ses parents par Anotsu Kagehisa, chef de l’école rivale Ittō-ryū, et lui offre sa protection.

Le trait d’Hiroaki Samura frappe d’emblée : encre de Chine, crayon, collage, dans un style brut et nerveux, très éloigné des conventions graphiques du manga. L’auteur brouille aussi les repères temporels — coiffures punk, argot contemporain, armes fantaisistes — au sein d’un Japon féodal. Il qualifie lui-même le résultat de « neo jidaigeki », un chambara délibérément anachronique. La série a été prépubliée dans le Monthly Afternoon de Kōdansha de 1993 à 2012 et compilée en 30 volumes.


6. Devilman (Gō Nagai, 1972)

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Akira Fudō, lycéen effacé, apprend de son ami Ryō Asuka que les démons, anciens maîtres de la Terre, sont sur le point de se réveiller. Pour combattre la menace, il fusionne avec le démon Amon et devient Devilman : la puissance d’un démon, le cœur d’un humain. Ce qui s’amorce comme un récit d’affrontements surnaturels bascule, dans sa dernière partie, en une parabole féroce sur l’intolérance et la violence de masse — l’humanité, prise de panique, se retourne contre elle-même avec une sauvagerie qui surpasse celle des démons.

Kentaro Miura citait Devilman comme inspiration majeure pour Berserk, et l’influence est flagrante : trahison métaphysique, spirale de désespoir, apocalypse. Paru en 1972-1973 dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha et compilé en cinq volumes, le manga conserve intact l’impact de son final — l’un des plus noirs de l’histoire du médium. Un nouveau public l’a découvert grâce à l’adaptation Devilman Crybaby de Masaaki Yuasa, diffusée sur Netflix en 2018.


7. Hellsing (Kōta Hirano, 1997)

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En Angleterre, l’organisation Hellsing, fondée par les descendants d’Abraham Van Helsing, protège la Couronne contre les menaces surnaturelles. Son atout principal est Alucard, un vampire surpuissant lié par un pacte de sang à Sir Integra Fairbrook Wingates Hellsing, jeune héritière à la tête de l’ordre. Le récit oppose cette faction à deux ennemis : la Section XIII Iscariote du Vatican et Millennium, une organisation nazie qui a levé une armée de vampires.

Kōta Hirano ne fait pas dans la demi-mesure. Son style graphique assume l’outrance et la provocation ; les affrontements montent en puissance jusqu’à un assaut sur Londres d’une ampleur délirante. Alucard, tour à tour sardonique et terrifiant, oscille entre le gentleman victorien et la bête de guerre — c’est l’un des personnages les plus mémorables du manga de dark fantasy, et l’un des plus jouissifs à suivre. La série, prépubliée de 1997 à 2008 dans le Young King Ours, tient en dix volumes.


8. Ragna Crimson (Daiki Kobayashi, 2017)

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Les dragons règnent en prédateurs suprêmes, et Ragna est un chasseur médiocre qui combat aux côtés de Leonica, une prodige à peine adolescente. Son « moi » futur lui transmet des visions de la mort de Leonica — et, avec elles, des pouvoirs considérables. Ragna s’allie alors à Crimson, un dragon renégat qui a trahi les siens, pour abattre les monarques draconiques qui asservissent l’humanité.

Daiki Kobayashi articule chaque bataille autour d’un rapport de forces asymétrique : Ragna et Crimson sont presque toujours en infériorité, ce qui les contraint à des sacrifices tactiques permanents. Les combats sont spectaculaires mais jamais gratuits — chaque victoire a un prix. La série, prépubliée dans le Monthly Gangan Joker de Square Enix depuis mars 2017, a été adaptée en anime de 24 épisodes par le studio Silver Link, diffusé entre octobre 2023 et mars 2024.


9. The Heroic Legend of Arslân (Hiromu Arakawa, 2013)

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Adaptation en manga de la série de romans Arslân Senki de Yoshiki Tanaka (1986-2017), cette version est illustrée par Hiromu Arakawa, créatrice de Fullmetal Alchemist. Le prince Arslân, héritier du prospère royaume de Parse — inspiré de la Perse antique —, voit son pays s’effondrer lorsque l’armée de son père est anéantie par une coalition d’envahisseurs lusitaniens et de traîtres de l’intérieur. À quatorze ans, il doit fuir avec une poignée de fidèles et reconquérir son trône.

Le trait net et les compositions limpides d’Arakawa servent un récit militaire et politique ample : batailles de cavalerie, intrigues de cour, dilemmes moraux — la question de l’esclavage dans le royaume de Parse, la légitimité du pouvoir, les guerres de religion — s’entrelacent sans que le récit ne perde en clarté. La série, prépubliée dans le Bessatsu Shōnen Magazine de Kōdansha depuis 2013, est entrée dans sa phase de « bataille décisive finale » en 2023.


10. Vagabond (Takehiko Inoue, 1998)

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Adapté du roman Musashi d’Eiji Yoshikawa, Vagabond retrace la vie romancée de Miyamoto Musashi, le plus célèbre escrimeur de l’histoire japonaise. Après avoir survécu à la bataille de Sekigahara en 1600, le jeune Shinmen Takezō — encore sauvage, mû par une violence brute — entame une errance à travers le Japon, obsédé par un seul objectif : devenir le plus grand sabreur de son temps.

Prépublié dans le magazine Morning de Kōdansha depuis 1998, Vagabond est autant un récit d’arts martiaux qu’une méditation sur ce que signifie consacrer sa vie au sabre. Le dessin de Takehiko Inoue, réalisé à l’encre et au pinceau, atteint une maîtrise telle que chaque planche tient de l’estampe. La série, lauréate du Prix Kōdansha du manga en 2000 et du Prix culturel Osamu Tezuka en 2002, est en hiatus depuis 2015 après 37 volumes et plus de 82 millions d’exemplaires vendus.


11. Goblin Slayer (Kumo Kagyu & Kōsuke Kurose, 2016)

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Adapté de la série de light novels de Kumo Kagyu, le manga illustré par Kōsuke Kurose suit un aventurier obsessionnel, le Crève-Gobelins, qui se consacre exclusivement à l’extermination des gobelins. Là où les autres aventuriers convoitent gloire et primes face à des monstres puissants, lui traque méthodiquement ces créatures jugées insignifiantes — mais dont la férocité et la ruse déciment régulièrement les débutants imprudents.

L’univers, directement inspiré des jeux de rôle sur table, est hostile et sans pitié : les premiers chapitres, d’une brutalité sans détour, posent d’emblée le ton. Le Crève-Gobelins, dont on ne connaît jamais le vrai nom ni le visage sous son casque, incarne un héroïsme pragmatique et silencieux, aux antipodes du sauveur flamboyant. Sa méthode — préparation maniaque, improvisation tactique, refus de tout panache — fait tout l’intérêt du personnage. La série est prépubliée dans le Monthly Big Gangan de Square Enix depuis mai 2016.


12. Akame ga Kill! (Takahiro & Tetsuya Tashiro, 2010)

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Tatsumi, jeune villageois parti à la capitale impériale pour gagner de quoi sauver son village, découvre un empire rongé par la corruption et la cruauté. Recruté par Night Raid, un groupe d’assassins au service d’une armée révolutionnaire, il plonge dans une guerre civile où chaque membre du groupe manie un Teigu — une arme impériale aux pouvoirs surnaturels. Le titre fait référence à Akame, tueuse d’élite dont le sabre maudit tue au premier contact.

Prépublié dans le Gangan Joker de Square Enix de 2010 à 2016 et compilé en 15 volumes, Akame ga Kill! se signale par sa propension à éliminer sans ménagement des personnages principaux, ce qui lui a valu la comparaison avec Game of Thrones. Personne n’est à l’abri, pas même les figures auxquelles on s’est attaché·e. Takahiro (scénario) et Tetsuya Tashiro (dessin) maintiennent ainsi une tension constante : chaque combat peut être le dernier.