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Que lire après « Switch Girl!! » de Natsumi Aida ?

Que lire après « Switch Girl!! » de Natsumi Aida ?

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Switch Girl!! est un shōjo manga de Natsumi Aida, prépublié dans le magazine Margaret de Shūeisha entre 2006 et 2014, et compilé en 25 tomes. Publié en France par Delcourt, il suit Nika Tamiya, lycéenne populaire et impeccable en public, qui se métamorphose en fille débraillée et négligée une fois rentrée chez elle — jusqu’au jour où son voisin Arata découvre cette double vie.

Double jeu, héroïnes qui ne se laissent pas faire, humour à froid : voici des mangas qui partagent l’ADN de la série.


1. Ugly Princess (Natsumi Aida, 2014)

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Ugly Princess, prépublié dans Margaret et compilé en 7 tomes chez Akata, est la série que Natsumi Aida a lancée juste après Switch Girl!!. Elle y suit Mito Meguro, collégienne au physique ingrat, harcelée par ses camarades. Mito trouve du réconfort dans les jeux de rôle romantiques qu’elle partage avec ses amies Maru et Haru, et nourrit un amour secret pour Kunimatsu, l’un des beaux garçons de sa classe.

On retrouve ici l’humour caractéristique de Natsumi Aida, mais le ton se fait plus âpre. La série aborde frontalement le poids des apparences et le harcèlement scolaire à l’adolescence. L’évolution de Mito — du collège au lycée — inscrit le récit dans la durée d’un vrai apprentissage : l’héroïne ne se contente pas de trouver l’amour, elle apprend d’abord à occuper l’espace sans s’excuser d’exister.


2. Horimiya (HERO et Daisuke Hagiwara, 2011)

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Adapté du webcomic Hori-san to Miyamura-kun de HERO, Horimiya est une comédie romantique en 16 tomes publiée en France par nobi nobi!. Hori, lycéenne sociable et à la mode, se transforme en ménagère dès la sortie des cours pour s’occuper de son petit frère Sōta. Miyamura, quant à lui, passe pour un garçon effacé et lunetteux au lycée, alors qu’il arbore piercings et tatouages en dehors de l’établissement.

Le principe est le même que dans Switch Girl!! : deux personnages qui cachent une facette d’eux-mêmes finissent par se découvrir mutuellement. Mais là où Natsumi Aida mise sur l’humour décalé, Horimiya privilégie la tendresse et la complicité quotidienne — les scènes les plus réussies sont souvent les plus banales (un repas, un trajet à pied, une après-midi pluvieuse). La série s’appuie aussi sur un large cercle d’amis — Tōru, Yuki, Remi — dont chacun a droit à son propre arc sans que le rythme en pâtisse.


3. Maid Sama! (Hiro Fujiwara, 2006)

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Compilé en 18 tomes (Pika Édition en France) après une prépublication dans le magazine LaLa de Hakusensha, Maid Sama! repose sur le même principe de double vie que Switch Girl!!. Misaki Ayuzawa, présidente du conseil des élèves au lycée Seika — ancien établissement pour garçons —, mène ses camarades masculins à la baguette. Mais le soir, elle troque son autorité pour un tablier de soubrette au Maid Latte, un maid café où elle travaille en secret pour aider sa famille endettée.

Tout bascule quand Takumi Usui, le garçon le plus populaire du lycée, découvre son petit boulot. La dynamique entre les deux protagonistes — elle, orgueilleuse et combative ; lui, désinvolte et taquin — fournit l’essentiel du carburant comique et romantique. Usui a le profil du « garçon parfait » si courant dans le shōjo, mais Fujiwara le rend suffisamment imprévisible pour qu’il échappe au cliché. La série a reçu le prix du meilleur shōjo aux Japan Expo Awards 2011.


4. Lovely Complex (Aya Nakahara, 2001)

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Publié dans le Bessatsu Margaret de Shūeisha et édité en France par Delcourt en 17 tomes, Lovely Complex doit presque tout à son duo comique. Risa Koizumi, lycéenne d’Osaka qui culmine à 1,70 m, et Atsushi Ōtani, garçon à peine haut de 1,56 m, forment malgré eux le « duo de comiques » de leur classe — un surnom tiré du célèbre tandem humoristique All Hanshin Kyojin.

Tous deux complexés par leur taille, ils peinent à séduire. Leur alliance stratégique pour conquérir chacun l’élu·e de leur cœur se retourne contre eux quand Risa réalise que ses sentiments ont changé de cible. Le manga joue constamment sur le décalage entre la fierté des personnages et leur vulnérabilité réelle ; les dialogues, truffés d’argot du Kansai, donnent aux échanges un rythme et une verve que la traduction française restitue bien.


5. Fight Girl (Izumi Tsubaki, 2008)

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Sous son titre original Oresama Teacher, ce shōjo en 29 tomes (Delcourt en France) ressemble davantage à un manga de délinquants qu’à une romance lycéenne. Mafuyu Kurosaki, ancienne cheffe de bande, se fait renvoyer de son lycée à la suite d’une bagarre. Elle intègre alors l’établissement privé Midorigaoka avec la ferme intention de devenir une lycéenne modèle — promesse faite à sa mère.

Mais la promesse ne tient pas une semaine : elle retrouve Takaomi Saeki, son professeur principal, qui s’avère être un ami d’enfance au tempérament sadique. Pour protéger son identité sans refuser ses ordres, Mafuyu enfile un masque de lapin et endosse le rôle de justicière du lycée sous le nom de « Super Lapinou ». Là où la plupart des shōjos placent la romance au centre, Fight Girl fait de l’action et des gags sa colonne vertébrale, et la question amoureuse n’affleure que par touches.


6. Wolf Girl & Black Prince (Ayuko Hatta, 2011)

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Paru entre 2011 et 2016 dans le Bessatsu Margaret de Shūeisha et compilé en 16 tomes (Kurokawa en France), Wolf Girl & Black Prince part d’un mensonge qui dérape. Erika Shinohara, lycéenne mythomane, invente de toutes pièces l’existence d’un copain pour impressionner ses camarades. Acculée, elle photographie un bel inconnu dans la rue et le présente comme tel — sauf que ce garçon n’est autre que Kyōya Sata, un élève de son lycée.

Kyōya accepte de jouer le jeu, mais à une condition : qu’Erika devienne « son chien ». Sous ses airs de prince charmant, le garçon est froid, moqueur et volontiers cruel. Ce point de départ inconfortable est précisément ce qui fait l’intérêt de la série : la relation ne suit pas la trajectoire classique du shōjo. Erika gagne en assurance, refuse peu à peu de se soumettre, tandis que Kyōya — dont le passé familial éclaire la dureté — apprend à baisser la garde. L’évolution est lente, mais elle sonne juste.


7. Skip Beat! (Yoshiki Nakamura, 2002)

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Série au long cours prépubliée dans Hana to Yume (Hakusensha) depuis 2002 et toujours en cours avec plus de 50 tomes, Skip Beat! est publié en France par Casterman (collection Sakka). Kyōko Mogami a tout sacrifié pour aider son ami d’enfance Shōtarō Fuwa à percer dans la chanson, avant de découvrir qu’il ne la considérait que comme une domestique. Humiliée, elle jure de le surpasser et rejoint l’agence concurrente, la LME, où elle croise la route de Ren Tsuruga, l’acteur le plus en vue du Japon.

Ce qui rend Skip Beat! singulier, c’est que Kyōko refuse catégoriquement de retomber amoureuse. Sa motivation initiale — la vengeance pure — se transforme au fil des arcs en une véritable passion pour le métier d’actrice. Chaque nouveau rôle (publicité, série télévisée, film d’époque) devient un défi technique et émotionnel que Nakamura détaille avec un soin qui rend le monde du spectacle japonais aussi concret que les couloirs du lycée dans d’autres shōjos.


8. Dengeki Daisy (Kyōsuke Motomi, 2007)

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Récompensé du prix du meilleur shōjo aux Japan Expo Awards 2012, Dengeki Daisy a été prépublié dans le Betsucomi de Shōgakukan entre 2007 et 2013, puis compilé en 16 tomes (Kazé en France). Après la mort de son frère Sōichirō, Teru Kurebayashi se retrouve sans famille. Son unique réconfort : un téléphone portable grâce auquel elle échange des messages avec un certain « Daisy », protecteur anonyme.

Au lycée, après avoir cassé une fenêtre, Teru est réduite au rôle de « larbin » de Tasuku Kurosaki, le gardien de l’établissement. Que Kurosaki et Daisy soient la même personne, on le devine très tôt — le suspense ne porte pas sur l’identité du protecteur, mais sur le passé trouble qui lie cet homme au frère défunt. À mesure que ce passé se dévoile, la série bifurque vers le thriller informatique : un virus, un complot, des enjeux qui dépassent largement le cadre scolaire.


9. Otomen (Aya Kanno, 2006)

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Dernier titre de cette sélection, Otomen a été prépublié dans le Bessatsu Hana to Yume de Hakusensha entre 2006 et 2012, puis compilé en 18 tomes (Akata/Delcourt en France). Le terme « otomen » — contraction d’otome (jeune fille) et de men (homme) — désigne un garçon doté d’une sensibilité dite féminine. Asuka Masamune incarne la virilité absolue : champion de kendo et de judo, il impressionne ses camarades et plaît à toutes les filles du lycée.

En réalité, Asuka est passionné de shōjo manga, de couture et de cuisine. Il refoule ces goûts pour ne pas blesser sa mère, traumatisée depuis que son père a quitté le foyer pour changer de sexe. Les choses se corsent lorsqu’il tombe amoureux de Ryō Miyakozuka, au tempérament de garçon manqué, tandis que son ami Jūta Tachibana, auteur secret de shōjo mangas, s’inspire de leur couple pour sa série. Chaque personnage dément à sa manière l’idée qu’il existerait une bonne façon d’être un garçon ou une fille — et Kanno fait passer ce propos sans jamais quitter le registre de la comédie.