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Que lire après « Soul Eater » d'Atsushi Ōkubo ?

Que lire après « Soul Eater » d’Atsushi Ōkubo ?

Soul Eater est un shōnen manga écrit et dessiné par Atsushi Ōkubo, prépublié dans le magazine Monthly Shōnen Gangan de Square Enix entre mai 2004 et août 2013, puis compilé en 25 volumes.

Le récit suit les élèves de l’institut Shibusen, une académie de faucheurs d’âmes où des binômes composés d’un meister et d’une arme démoniaque affrontent des entités corrompues dans un univers gothique imprégné de folie et d’humour macabre.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Fire Force (Atsushi Ōkubo, 2015)

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Suite logique pour tout lecteur·ice de Soul Eater, Fire Force est la seconde série d’Ōkubo, conçue selon ses propres mots comme un miroir inversé de la précédente. Là où Soul Eater gravitait autour de la lune et de la démence, Fire Force place le soleil et la valeur de la vie au centre de son intrigue. Dans un Tokyo ravagé par des cas de combustion humaine spontanée, le jeune Shinra Kusakabe intègre la 8e brigade des pompiers spéciaux pour élucider le mystère de ses propres pouvoirs pyrokinétiques.

On retrouve la patte graphique inimitable d’Ōkubo — dynamisme des combats, expressions de folie sur les visages, chara-designs excentriques — au service d’un récit qui questionne la religion institutionnelle et les structures de pouvoir. Les 34 volumes de la série s’inscrivent en outre dans le même univers narratif que Soul Eater, une révélation qui confère aux deux séries une dimension supplémentaire.


2. Noragami (Adachitoka, 2010)

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Noragami met en scène Yato, un dieu mineur du panthéon shinto tombé dans l’oubli, qui accepte n’importe quelle mission contre cinq yens dans l’espoir de se bâtir un sanctuaire. Sa route croise celle d’Hiyori Iki, une lycéenne dont l’âme se détache du corps depuis qu’elle l’a sauvé d’un accident. Ensemble, accompagnés du shinki Yukine, ils affrontent des ayakashi — esprits malfaisants nourris par les émotions négatives des humains et de la société.

Comme dans Soul Eater, le système de partenariat arme/combattant structure les relations entre les personnages et alimente les tensions dramatiques. Le duo Adachitoka tisse un récit de 27 volumes où l’humour côtoie une noirceur croissante, entre rivalités divines, trahisons et profondes remises en question existentielles. L’esthétique ésotérique et le mélange d’action nerveuse et de mélancolie rappellent directement l’atmosphère de l’institut Shibusen.


3. The Witch and the Beast (Kousuke Satake, 2017)

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Guideau, une jeune femme sauvage aux crocs apparents, et Ashaf, un homme posé qui porte un cercueil sur le dos, sillonnent un monde d’inspiration européenne à la recherche de sorcières. La première a été maudite par l’une d’elles et cherche à rompre le sortilège ; le second, agent d’une mystérieuse organisation, l’accompagne dans cette traque. Chaque arc narratif confronte le duo à une nouvelle forme de magie corrompue, selon une structure en épisodes semi-indépendants qui rappelle les premières missions de chasse aux âmes de Soul Eater.

L’atmosphère dark fantasy et steampunk, soutenue par un dessin minutieux et des compositions parfois proches de Kentaro Miura, instaure une tension permanente. Le récit, prépublié dans le Young Magazine the 3rd de Kōdansha, adopte un ton plus adulte que Soul Eater mais partage avec lui le goût des antagonistes sorcières ambiguës et des alliances improbables.


4. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Yuji Itadori, lycéen à la force physique hors norme, avale un doigt du démon millénaire Ryōmen Sukuna pour sauver ses camarades, et se retrouve condamné à mort par l’organisation des exorcistes. Son sursis repose sur une condition : ingérer les dix-neuf doigts restants pour anéantir le fléau de l’intérieur. Il intègre alors l’école d’exorcisme de Tōkyō sous la tutelle de l’énigmatique Satoru Gojō.

Le parallèle avec Soul Eater est net : une académie spécialisée, des entités nées des émotions négatives humaines et un héros qui héberge en lui une puissance monstrueuse. Gege Akutami pousse la dark fantasy vers une violence graphique plus crue et un système de pouvoirs complexe fondé sur l’énergie occulte. Les arcs les plus sombres — en particulier celui de Shibuya — atteignent une intensité narrative qui évoque les passages les plus graves de la bataille contre le kishin Asura.


5. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

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Momo Ayase croit aux fantômes mais pas aux extraterrestres ; Ken Takakura, alias Okarun, défend la thèse inverse. Pour trancher leur désaccord, chacun se rend dans un lieu censé prouver les convictions de l’autre — et tous deux découvrent qu’ils avaient raison. S’ensuit une course effrénée contre des yōkai tirés du folklore nippon et des aliens aux motivations grotesques, le tout porté par une énergie graphique démente.

Ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Chainsaw Man, Yukinobu Tatsu maîtrise l’art des ruptures de ton : l’horreur pure cède la place à la comédie romantique en l’espace d’une page, puis revient frapper sans prévenir. Ce mélange d’humour irrévérencieux, d’action survoltée et de surnaturel débridé fait écho à l’esprit déjanté d’Ōkubo. Le traitement des antagonistes — souvent des esprits au passé tragique — ajoute une dimension émotionnelle inattendue derrière le chaos apparent.


6. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, un adolescent écrasé par les dettes de son père défunt, survit grâce à la chasse aux démons aux côtés de Pochita, un chien-démon-tronçonneuse. Trahi et laissé pour mort par des yakuzas, il fusionne avec Pochita et renaît sous la forme hybride de Chainsaw Man, avant d’être recruté par la division de la Sécurité publique. Ses motivations restent d’une simplicité désarmante : manger à sa faim, dormir dans un lit et se rapprocher d’une femme.

Tatsuki Fujimoto dynamite les conventions du shōnen avec un antihéros dépourvu d’idéaux et un univers où chaque démon incarne une peur humaine — de la plus banale à la plus existentielle. La brutalité graphique, les retournements imprévisibles et les références cinématographiques (du Massacre à la tronçonneuse à Jin-Roh) dessinent un manga aussi viscéral qu’émotionnel. Les amateurs de l’humour noir et de l’esthétique macabre de Soul Eater trouveront ici un prolongement radical de cette sensibilité.


7. Kemono Incidents (Shō Aimoto, 2016)

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Depuis des temps immémoriaux, des créatures de légende appelées kemono vivent dissimulées parmi les humains. Kabané, un garçon mi-goule mi-humain abandonné par ses parents, mène une existence isolée dans un village reculé jusqu’à ce qu’un détective de Tōkyō, Kohachi Inugami, vienne enquêter sur des morts animales suspectes. Repéré pour ses capacités hors norme, Kabané rejoint l’agence d’Inugami et côtoie d’autres jeunes hybrides — descendant de yuki-onna, de kitsune ou de tanuki.

La série, prépubliée dans Jump SQ, puise dans le folklore yōkai japonais pour bâtir un récit d’enquêtes surnaturelles ponctué de combats. Le thème du sang-mêlé rejeté par les deux camps, la quête d’identité du protagoniste et la galerie de créatures à mi-chemin entre le monstrueux et l’humain rappellent l’approche d’Ōkubo dans Soul Eater, où la frontière entre le bien et le mal reste constamment floue.


8. Black Torch (Tsuyoshi Takaki, 2016)

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Jirō Azuma, héritier d’une lignée de ninjas et doté du pouvoir de communiquer avec les animaux, recueille un chat noir blessé qui se révèle être Ragō, un mononoke d’une puissance colossale. Mortellement blessé lors d’une attaque, Jirō est sauvé par Ragō qui fusionne avec lui — ce qui fait naître le premier hybride humain-mononoke. Le duo intègre ensuite l’unité Black Torch, une section secrète d’exorcistes chargée de réguler les esprits hostiles.

En seulement cinq volumes, Tsuyoshi Takaki condense un shōnen nerveux où ninjas, démons et exorcistes s’affrontent sans répit. Le principe d’un protagoniste qui héberge une entité surnaturelle dans son corps, tiraillé entre le monde humain et celui des esprits, fait directement écho à la dynamique meister/arme de Soul Eater. La série constitue une lecture courte mais efficace, idéale pour qui cherche un récit d’action surnaturelle condensé et bien mené.


9. Les Mémoires de Vanitas (Jun Mochizuki, 2015)

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Dans un Paris de la fin du XIXe siècle où dirigeables et engrenages côtoient le surnaturel, les vampires sont frappés par un mal mystérieux qui altère leur « nom profond » et les rend incontrôlables. Noé, un jeune vampire archiviste capable de lire les souvenirs par le sang, arrive dans la capitale à la recherche du légendaire grimoire de Vanitas. Il tombe sur son détenteur actuel : un humain présomptueux et énigmatique, autoproclamé médecin des vampires.

Jun Mochizuki, déjà reconnue pour Pandora Hearts, déploie un univers steampunk gothique d’une élégance graphique saisissante. La relation ambivalente entre Noé et Vanitas — faite de méfiance, d’admiration et de dépendance — n’est pas sans rappeler la complexité des duos meister/arme de Soul Eater. Le récit tisse complots politiques, lore vampirique et psychologie torturée dans un cadre parisien qui séduira quiconque apprécie les atmosphères sombres et soignées.

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