Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Slam Dunk » de Takehiko Inoue ?

Que lire après « Slam Dunk » de Takehiko Inoue ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Slam Dunk est un manga écrit et dessiné par Takehiko Inoue, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump entre octobre 1990 et juin 1996, et compilé en 31 volumes. Considéré comme le manga de sport le plus vendu de l’histoire avec plus de 170 millions d’exemplaires en circulation, il raconte l’ascension de Hanamichi Sakuragi, lycéen bagarreur, dans l’équipe de basket-ball du lycée Shōhoku. Il a durablement contribué à populariser le basket-ball au Japon.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques pistes.


1. Real (Takehiko Inoue, 1999)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Après Slam Dunk, Takehiko Inoue revient au basket-ball sous un angle inattendu : celui du handicap. Real, prépublié dans le Young Jump depuis 1999, suit trois jeunes hommes — un lycéen renvoyé rongé par la culpabilité, un ancien sprinteur amputé d’une jambe et un ex-capitaine de basket devenu paraplégique — dont les destins convergent autour du basket en fauteuil roulant.

Là où Slam Dunk misait sur l’énergie du shōnen, Real opère dans un registre seinen, plus sombre et plus intime. Le manga a reçu le Prix d’excellence du Japan Media Arts Festival en 2001 et compte plus de 16 millions d’exemplaires en circulation. Pour qui a aimé le regard d’Inoue sur le basket, Real en offre le prolongement le plus naturel — et le plus douloureux.


2. Haikyu!! Les As du volley (Haruichi Furudate, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Shōyō Hinata, collégien de petite taille, rêve de volley-ball depuis qu’il a vu le légendaire « Petit Géant » briller aux Nationales. À son entrée au lycée Karasuno, il découvre que son rival de toujours, le passeur prodige Tobio Kageyama, est désormais son coéquipier. Le duo improbable va devoir apprendre à jouer ensemble s’il veut mener Karasuno jusqu’au tournoi national.

Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2012 à 2020 et compilé en 45 volumes, Haikyu!! s’est écoulé à plus de 75 millions d’exemplaires. Son sens du rythme lors des matchs, sa galerie de personnages secondaires tous singuliers et son traitement nuancé de la rivalité en font, sur un terrain de volley, l’héritier le plus direct de Slam Dunk.


3. Kuroko’s Basket (Tadatoshi Fujimaki, 2008)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Au collège Teikō, cinq joueurs de génie sont connus sous le nom de « Génération des Miracles ». Mais un sixième membre, presque invisible, a joué un rôle clé dans leurs victoires : Tetsuya Kuroko. Au lycée Seirin, il s’allie à Taiga Kagami, un joueur au physique imposant revenu des États-Unis, pour affronter et surpasser chacun de ses anciens coéquipiers.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 2008 à 2014, Kuroko’s Basket compte 30 volumes et environ 27 millions d’exemplaires tirés. Si Slam Dunk ancre son récit dans un réalisme rigoureux, Kuroko’s Basket assume pleinement la dimension spectaculaire du shōnen : chaque joueur dispose de techniques quasi surnaturelles. C’est un manga de basket rapide, volontiers excessif, aux antipodes de l’approche d’Inoue — mais dont l’efficacité narrative ne faiblit jamais sur 30 volumes.


4. Dream Team (Takeshi Hinata, 2003)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Sora Kurumatani n’a qu’un mètre cinquante, mais il refuse catégoriquement que sa taille décide de son avenir. À son arrivée au lycée Kuzuryū, il tombe sur un club de basket qui n’est qu’un repaire de délinquants sans la moindre envie de jouer. Il devra tout reconstruire : l’équipe, la motivation collective et sa propre crédibilité face à un handicap physique que personne ne lui laisse oublier.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis 2003, Dream Team (Ahiru no Sora) tranche par sa tonalité réaliste et âpre. Les défaites y sont fréquentes, les progrès lents, et l’adversité ne se limite pas au terrain. Avec plus de 24 millions de copies écoulées, ce manga offre un contrepoint net à Slam Dunk : ici, la victoire n’est jamais acquise, et chaque pas en avant se paie comptant.


5. Deep 3 (Mitsuhiro Mizuno & Ryōsuke Tobimatsu, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Prépublié dans le Big Comic de Shōgakukan depuis 2021, Deep 3 met en scène Damian Kawai, un jeune métis japonais dont le rêve absolu est d’intégrer la NBO, équivalent fictif de la NBA. Joueur prometteur, Damian se retrouve frappé par le « yips » : un trouble neurologique qui paralyse ses bras dès qu’il s’approche du panier. Déclaré incurable, ce handicap le contraint à réinventer son jeu de fond en comble.

Le scénariste Mitsuhiro Mizuno, lui-même ancien basketteur et journaliste sportif, insuffle un réalisme quasi documentaire à ce récit d’ascension. Le dessin de Ryōsuke Tobimatsu, incisif et précis dans les postures des joueurs, restitue l’intensité de chaque action sur le parquet. Là où Slam Dunk montrait un novice découvrir le basket, Deep 3 dépeint un prodige contraint de se reconstruire — un miroir inversé mais tout aussi stimulant.


6. Ashita no Joe (Asao Takamori & Tetsuya Chiba, 1968)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Joe Yabuki, orphelin de quinze ans, échoue dans un bidonville de Tokyo. Bagarreur et insoumis, il attire l’attention de Danpei Tange, un ancien boxeur alcoolique qui voit en lui un potentiel hors norme. Commence alors un long parcours vers le ring professionnel, qui fera de Joe une légende de la boxe et du manga.

Sérialisé dans le Weekly Shōnen Magazine de 1968 à 1973, Ashita no Joe s’est vendu à plus de 16 millions d’exemplaires et reste l’un des mangas les plus influents jamais publiés. La mort d’un personnage secondaire, le rival Rikiishi, a provoqué de véritables funérailles organisées par les lecteurs — un fait sans précédent. Œuvre fondatrice du manga sportif, c’est aussi un récit de lutte sociale, ancré dans le Japon pauvre de l’après-guerre, dont l’héritage irrigue la quasi-totalité des titres de cette liste.


7. Ippo (George Morikawa, 1989)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ippo Makunouchi, adolescent timide et fils de pêcheur, subit chaque jour les brimades de ses camarades. Un jour, le boxeur professionnel Mamoru Takamura le sauve d’une correction et l’emmène au gymnase Kamogawa. Ippo découvre la boxe — et surtout, la réponse à une question qui va guider toute sa vie : « Qu’est-ce que ça veut dire, être fort ? »

En publication depuis octobre 1989 dans le Weekly Shōnen Magazine, Ippo (Hajime no Ippo) dépasse aujourd’hui les 145 volumes et les 100 millions d’exemplaires vendus. George Morikawa, lui-même propriétaire d’une salle de boxe, reproduit les combats avec une rigueur technique rare. Mais la force du manga tient aussi à sa construction : chaque adversaire d’Ippo a sa propre trajectoire, ses propres failles, et les affrontements n’en prennent que plus de poids.


8. Eyeshield 21 (Riichirō Inagaki & Yusuke Murata, 2002)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Sena Kobayakawa est chétif, craintif et habitué à servir de coursier aux brutes de son lycée. Des années de fuite lui ont donné une vitesse de course exceptionnelle, repérée par Yōichi Hiruma, le quarterback diabolique des Deimon Devil Bats. Sena devient, sous le masque d’Eyeshield 21, l’arme secrète de l’équipe de football américain du lycée.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 2002 à 2009 et compilé en 37 volumes, Eyeshield 21 a su populariser un sport quasi inconnu au Japon — le nombre de jeunes joueurs de football américain a presque quadruplé après sa publication. Inagaki signe un scénario inventif où la stratégie occupe autant de place que l’effort physique, et Murata — futur dessinateur de One-Punch Man — donne aux scènes d’action une lisibilité et un dynamisme hors du commun.


9. Ping Pong (Taiyō Matsumoto, 1996)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Peko et Smile sont amis d’enfance et membres du club de tennis de table du lycée Katase. Peko, extraverti et sûr de ses dons, fanfaronne à longueur de journée. Smile, taciturne et réservé, dissimule un talent redoutable derrière une apparente indifférence. Le championnat inter-lycées va bouleverser leur amitié et obliger chacun à se confronter à ses propres limites.

Publié dans le Big Comic Spirits entre 1996 et 1997, Ping Pong ne compte que cinq volumes, mais sa densité est considérable. Taiyō Matsumoto, lauréat d’un Eisner Award pour Tekkonkinkreet, reprend les codes du manga sportif — le talent contre le travail, le favori contre l’outsider — pour les retourner et poser une question plus crue : que fait la compétition à une amitié ? Son trait vif et anguleux, à rebours des conventions du genre, restitue la vitesse des échanges avec une nervosité qui sied parfaitement au tennis de table.


10. Ascension (Shin’ichi Sakamoto, 2007)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Buntarō Mori, lycéen renfermé et solitaire, n’a jamais trouvé sa place nulle part. Défié par un camarade de classe, il escalade un bâtiment du lycée — et se sent vivant pour la première fois. La découverte de l’alpinisme va révéler en lui un don brut et une fièvre dévorante, qui le pousseront jusqu’aux parois les plus dangereuses du monde.

Prépublié dans le Weekly Young Jump de 2007 à 2011, Ascension (Kokou no Hito) est un seinen en 17 volumes inspiré du roman de Jirō Nitta, récompensé par le Prix d’excellence du Japan Media Arts Festival en 2010. Shin’ichi Sakamoto signe des planches d’une force graphique rare : les parois rocheuses, les ciels d’altitude et l’isolement du grimpeur sont rendus avec un soin qui justifie à lui seul la lecture. Derrière le sport, le manga suit l’obsession d’un homme incapable de vivre autrement qu’en marge — sans jamais la glorifier.


11. Ao Ashi (Yūgo Kobayashi, 2015)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ashito Aoi, collégien de la campagne d’Ehime, est un footballeur aux dispositions immenses mais au tempérament difficile. Repéré par Tatsuya Fukuda, entraîneur de l’équipe jeune du Tokyo City Esperion FC, il rejoint la capitale pour tenter d’intégrer l’un des meilleurs centres de formation du pays — où le talent seul ne suffit plus.

Prépublié dans le Big Comic Spirits de 2015 à 2025, Ao Ashi totalise 40 volumes et plus de 23 millions d’exemplaires en circulation. Ce seinen aborde le football sous un angle réaliste et tactique : jeu de position, lecture du terrain, formation en club professionnel — le manga ne se contente pas de montrer des buts, il explique comment et pourquoi ils se construisent. C’est, dans le registre du football, ce que Slam Dunk était pour le basket : un récit où la compréhension du sport nourrit l’émotion au lieu de la remplacer.


12. Blue Lock (Muneyuki Kaneshiro & Yusuke Nomura, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Après l’élimination du Japon en Coupe du monde 2018, la Fédération japonaise de football lance un programme radical : enfermer 300 lycéens attaquants dans un centre nommé Blue Lock, sous la direction de l’intransigeant Jinpachi Ego. L’objectif : forger un buteur égoïste de classe mondiale. Yoichi Isagi, attaquant sans atout physique évident parmi ces 300 recrues, devra compter sur autre chose pour survivre à cette sélection impitoyable.

Sérialisé dans le Weekly Shōnen Magazine depuis août 2018, Blue Lock compte plus de 50 millions d’exemplaires en circulation et a remporté le 45e Prix du manga Kōdansha. Son postulat provocateur — l’égoïsme comme moteur de la réussite — prend le contre-pied de tous les mangas sportifs fondés sur l’esprit d’équipe. La tension ne retombe jamais, et le ton, à mi-chemin entre le manga de sport et le survival, donne à chaque élimination un poids réel.