Slam Dunk est un manga écrit et dessiné par Takehiko Inoue, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de l’éditeur Shūeisha entre 1990 et 1996 et compilé en 31 volumes.
L’histoire suit Hanamichi Sakuragi, un lycéen délinquant sans expérience du basket-ball qui, par amour pour une fille, intègre l’équipe de son lycée et se découvre une passion dévorante pour ce sport.
Avec plus de 170 millions d’exemplaires écoulés, Slam Dunk demeure le manga de sport le plus vendu de l’histoire. Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Real (Takehiko Inoue, 1999)

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Après Slam Dunk, Takehiko Inoue a poursuivi son travail sur le basket-ball sous un angle radicalement différent. Real, prépublié dans le Young Jump depuis 1999, suit le destin croisé de trois jeunes hommes liés par le handicap et la passion du jeu : Tomomi Nomiya, rongé par la culpabilité après un accident de moto ; Kiyoharu Togawa, amputé d’une jambe à cause d’un ostéosarcome ; et Hisanobu Takahashi, ancienne star du basket lycéen devenu paraplégique.
Là où Slam Dunk célébrait la fougue de la jeunesse, Real ausculte la reconstruction et la résilience. Le ton est plus grave, le rythme plus contemplatif, et le dessin d’Inoue atteint ici une maturité saisissante. Le basket en fauteuil roulant sert de fil conducteur à un récit qui interroge avec justesse le regard de la société japonaise sur le handicap. Un prolongement naturel pour quiconque souhaite retrouver la patte d’Inoue, cette fois dans un registre seinen d’une profondeur émotionnelle considérable.
2. Deep 3 (Mitsuhiro Mizuno & Ryōsuke Tobimatsu, 2021)

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Prépublié dans le Big Comic de Shōgakukan depuis 2021, Deep 3 met en scène Damian Kawai, un jeune métis japonais dont le rêve absolu est d’intégrer la NBO, équivalent fictif de la NBA. Joueur prometteur, Damian se retrouve frappé par le « yips » : un trouble neurologique qui paralyse ses bras dès qu’il s’approche du panier. Déclaré incurable, ce handicap le contraint à réinventer son jeu de fond en comble.
Le scénariste Mitsuhiro Mizuno, lui-même ancien basketteur et journaliste sportif, insuffle un réalisme quasi documentaire à ce récit d’ascension. Le dessin de Ryōsuke Tobimatsu, incisif et précis dans les postures des joueurs, restitue l’intensité de chaque action sur le parquet. Là où Slam Dunk montrait un novice découvrir le basket, Deep 3 dépeint un prodige contraint de se reconstruire — un miroir inversé mais tout aussi stimulant.
3. Kuroko’s Basket (Tadatoshi Fujimaki, 2008)

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Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2008 à 2014 et compilé en 30 tomes, Kuroko’s Basket prend le contrepied du héros flamboyant. Tetsuya Kuroko est chétif, presque invisible, mais c’est cette discrétion qui fait de lui un passeur redoutable. Ancien « sixième homme fantôme » de la légendaire Génération des Miracles au collège Teikō, il rejoint le modeste lycée Seirin aux côtés de Taiga Kagami, un attaquant revenu des États-Unis.
Le duo « ombre et lumière » formé par Kuroko et Kagami fonctionne comme un moteur narratif efficace : chaque match contre un ancien membre de la Génération des Miracles constitue un palier de difficulté et un affrontement psychologique. Si Slam Dunk s’ancre dans un réalisme rigoureux, Kuroko’s Basket assume ses libertés shōnen avec des capacités qui frôlent le surnaturel. C’est la défense du collectif face au génie individuel qui rapproche les deux séries, portée ici par un rythme effréné et des retournements constants.
4. Haikyū!! – Les As du Volley (Haruichi Furudate, 2012)

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Sérialisé dans le Weekly Shōnen Jump de 2012 à 2020 et bouclé en 45 tomes, Haikyū!! s’impose comme l’héritier le plus évident de Slam Dunk — transposé sur un terrain de volley-ball. Shōyō Hinata, lycéen d’à peine 1,63 m, compense sa petite taille par une détente phénoménale et une énergie inépuisable. Au lycée Karasuno, il doit composer avec Tobio Kageyama, passeur de génie aussi arrogant que talentueux, d’abord rival puis coéquipier indispensable.
Haruichi Furudate excelle dans l’art de donner une épaisseur propre à chaque personnage, y compris les adversaires. Les matchs, découpés avec un sens du tempo implacable, transmettent aussi bien la tension tactique que l’émotion brute des instants décisifs. Comme Slam Dunk, Haikyū!! a eu un impact concret sur la pratique du sport au Japon et s’est conclu sur un épilogue qui suit ses héros bien après le lycée — un écho au souffle narratif d’Inoue.
5. Ao Ashi (Yūgo Kobayashi, 2015)

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Prépublié dans le Big Comic Spirits de 2015 à 2025 et compilé en 40 tomes, Ao Ashi suit Ashito Aoi, un collégien de la préfecture d’Ehime au talent brut pour le football mais au tempérament incontrôlable. Repéré par Tatsuya Fukuda, directeur des U18 du Tokyo Esperion FC, Ashito quitte sa province pour intégrer le centre de formation d’un grand club professionnel. Loin d’être un récit de triomphe linéaire, Ao Ashi place l’accent sur l’apprentissage tactique, les remises en question et la lente maturation de son héros.
Lauréat du 65e Prix Shōgakukan, le manga se distingue par son approche presque pédagogique du jeu : positions, déplacements sans ballon et lecture du terrain sont disséqués avec un souci de vraisemblance rare. Slam Dunk montrait un novice apprendre les fondamentaux du basket ; Ao Ashi pousse cette logique dans le cadre exigeant de la formation professionnelle, où le talent seul ne suffit jamais.
6. Be Blues! (Motoyuki Tanaka, 2011)

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Publié dans le Weekly Shōnen Sunday de 2011 à 2022 et compilé en 49 tomes, Be Blues! retrace le parcours de Ryū Ichijō, jeune prodige du football japonais dont l’ambition est de porter un jour le maillot de l’équipe nationale. Tout semble à sa portée, jusqu’au jour où un accident le percute de plein fouet et l’oblige à subir deux années de rééducation intensive. Le manga révèle alors son essence : celle d’une reconstruction opiniâtre.
Récompensé par le 60e Prix Shōgakukan, Be Blues! partage avec Slam Dunk cette capacité à articuler la passion sportive et les épreuves de la vie. L’ombre de Mitsuru Adachi (Touch, Cross Game) plane sur le récit, entre tendresse, humour discret et coups de théâtre qui bouleversent la trajectoire attendue. Pour celles et ceux qui ont vibré devant le parcours semé d’embûches de Hanamichi Sakuragi, Ryū Ichijō incarne le même refus de céder face à l’adversité.
7. Ace of Diamond (Yuji Terajima, 2006)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine à partir de 2006, Ace of Diamond suit Eijun Sawamura, un lanceur au caractère volcanique qui intègre le prestigieux lycée Seidō après avoir été repéré pour son bras atypique. Loin d’être accueilli en héros, Eijun doit se battre pour arracher sa place de titulaire face à des coéquipiers tout aussi ambitieux, dans un environnement où la hiérarchie et la discipline ne laissent rien au hasard.
Yuji Terajima, lui-même ancien lanceur au lycée, apporte un réalisme technique de premier plan à la représentation du baseball. Comme Slam Dunk, le manga traite sans complaisance le thème de l’échec : les défaites sont cuisantes, irréversibles, et nourrissent la progression des personnages avec autant de force que les victoires. Les dynamiques de groupe au sein d’une équipe pléthorique rappellent la galerie de Shōhoku, avec cette même tension entre ego individuel et cohésion collective.
8. Blue Lock (Muneyuki Kaneshiro & Yūsuke Nomura, 2018)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis 2018, Blue Lock renverse les codes du manga de football avec une prémisse provocatrice : après l’élimination du Japon en Coupe du monde, l’Union japonaise de football enferme 300 attaquants lycéens dans un centre de formation impitoyable. L’objectif du coach Jinpachi Ego est radical — forger l’attaquant le plus égoïste du pays, capable de porter seul l’équipe nationale.
Muneyuki Kaneshiro structure son récit comme un thriller à élimination, où chaque match peut signifier la fin du rêve. Là où Slam Dunk et la plupart des mangas sportifs exaltent l’esprit d’équipe, Blue Lock interroge la place de l’individualisme dans un sport collectif. Le dessin nerveux de Yūsuke Nomura amplifie la tension de chaque confrontation. Avec plus de 50 millions d’exemplaires écoulés, la série a trouvé un ton singulier qui divise autant qu’il fédère — ce qui, pour un manga de sport, est un signe de vitalité.
9. Medalist (Tsurumaikada, 2020)

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Prépublié dans le Monthly Afternoon de Kōdansha depuis 2020, Medalist s’éloigne des terrains de sport collectif pour se poser sur la glace d’une patinoire. Inori Yuitsuka, 11 ans, rêve de devenir championne olympique de patinage artistique, mais personne ne croit en elle. Tsukasa Akeuraji, ancien patineur dont la carrière s’est brisée trop tôt, reconnaît en elle le feu qu’il portait jadis et décide de devenir son entraîneur.
Lauréat du Prix Shōgakukan 2023 et du Prix Kōdansha 2024, Medalist repose sur un duo d’écorchés magnifiques : deux individus que le monde a rejetés et qui se relèvent ensemble. Le trait de Tsurumaikada restitue avec grâce la fluidité des mouvements sur la glace, mais sait aussi se déformer pour traduire l’intensité émotionnelle des instants clés. Pour les amateurs et amatrices de Slam Dunk, le parallèle se joue dans la relation mentor-élève, le poids du doute et cette certitude têtue que l’obstination peut primer sur le talent pur.