Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Shaman King » de Hiroyuki Takei ?

Que lire après « Shaman King » de Hiroyuki Takei ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Shaman King est un shōnen manga écrit et dessiné par Hiroyuki Takei, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump entre 1998 et 2004. On y suit Yoh Asakura, un jeune shaman désinvolte qui participe au Shaman Fight, un tournoi millénaire où les chamans du monde entier s’affrontent pour obtenir le titre de Shaman King et le contrôle du Great Spirit.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Shaman King : Flowers (Hiroyuki Takei, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Suite directe de Shaman King, Shaman King : Flowers se déroule quatorze ans après le Shaman Fight et place sous les projecteurs Hana Asakura, le fils de Yoh et Anna. Contrairement à son père, Hana est impétueux et ne comprend pas pourquoi il devrait perpétuer l’héritage familial. Son quotidien bascule lorsque deux membres éloignés de la branche d’Asakura, Yohane et Luca, surgissent pour revendiquer la suprématie du clan.

Publié dans le Jump X entre 2012 et 2014, ce manga met aussi en scène la nouvelle génération — dont Tao Men, fils de Ren et Jeanne — et annonce le tournoi du Flower of Maize. Avec le retour d’Alumi, fiancée de Hana et itako à l’image d’Anna, Takei prolonge son univers tout en renouvelant ses enjeux. Pour quiconque souhaite retrouver l’atmosphère de la série originale, c’est le prolongement le plus naturel.


2. Shaman King : The Super Star (Hiroyuki Takei, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Publié à l’occasion des vingt ans de la franchise, Shaman King : The Super Star reprend le fil narratif là où Flowers s’était interrompu. Le récit s’articule autour d’Alumi, qui se fait appeler « Anna la 3ᵉ itako », et de sa mission à Nagano pour percer le secret d’un mystérieux coffre-fort. En parallèle, l’esprit Death Zero — une entité au potentiel redoutable — pourrait bien bouleverser le destin de Hana.

Sérialisé dans le Shōnen Magazine Edge puis sur la plateforme Magazine Pocket de Kōdansha jusqu’en novembre 2024, ce manga approfondit la mythologie de l’univers tout en élargissant le cercle des personnages. Les lecteur·ice·s retrouveront le trait caractéristique de Takei et son goût prononcé pour les transformations spectaculaires. Cette suite constitue la conclusion de la saga Shaman King dans son ensemble, et s’adresse avant tout à celles et ceux qui veulent connaître le fin mot de l’histoire.


3. Bleach (Tite Kubo, 2001)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ichigo Kurosaki, lycéen capable de voir les fantômes, hérite par accident des pouvoirs d’une Shinigami nommée Rukia Kuchiki. Devenu faucheur d’âmes, il doit protéger les vivants des Hollows, des esprits maléfiques qui dévorent les âmes humaines. Le premier arc, centré sur la Soul Society et ses treize divisions militaires, reste le sommet de la série : les alliances s’y retournent sans cesse, et chaque nouveau capitaine redistribue les cartes.

Compilé en 74 tomes (Weekly Shōnen Jump, 2001-2016), Bleach a dépassé les 130 millions d’exemplaires vendus. Le dernier arc, Thousand-Year Blood War, a fait l’objet d’une adaptation animée entre 2022 et 2024. Le design des personnages, très épuré, est la signature de Tite Kubo ; quant aux combats, ils reposent sur un système d’armes libérées — les Zanpakutō — dont chaque forme reflète la personnalité de son porteur.


4. Yu Yu Hakusho (Yoshihiro Togashi, 1990)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yusuke Urameshi, adolescent bagarreur de quatorze ans, meurt après avoir sauvé un enfant d’un accident de voiture. Son sacrifice surprend les autorités de l’autre monde, qui lui offrent une seconde chance : revenir à la vie à condition de devenir détective du monde des esprits. Sa mission — traquer démons et apparitions parmi les humains — ne tarde pas à le dépasser.

En 19 tomes (Weekly Shōnen Jump, 1990-1994), Yu Yu Hakusho s’est écoulé à plus de 50 millions d’exemplaires et a reçu le prix Shōgakukan en 1993. Le récit mue à vue d’œil : parti d’enquêtes paranormales à petite échelle, Togashi bifurque vers des arcs de tournois martiaux d’une intensité croissante. Le quatuor formé par Yusuke, Kuwabara, Kurama et Hiei — quatre tempéraments incompatibles contraints de coopérer — donne à chaque arc sa dynamique propre.


5. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yuji Itadori, lycéen à la force physique hors norme, avale un doigt maudit de Ryomen Sukuna, le roi des fléaux. Désormais hôte de cette entité démoniaque, il intègre l’école d’exorcisme de Tokyo sous la tutelle de Satoru Gojo pour apprendre à canaliser l’énergie occulte et combattre les esprits maudits.

Le manga totalise 30 tomes (Weekly Shōnen Jump, 2018-2024) et 100 millions d’exemplaires en circulation. Gege Akutami a reconnu l’influence directe de Yu Yu Hakusho sur son travail. Ce qui singularise Jujutsu Kaisen, c’est son refus de protéger ses personnages : l’auteur les sacrifie sans préavis, y compris parmi les favoris du lectorat. Chaque affrontement peut réellement coûter la vie à un protagoniste, et le lecteur apprend vite à ne tenir aucune survie pour acquise.


6. Soul Eater (Atsushi Ōkubo, 2004)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

À Death City, une métropole gothique dominée par le Shinigami en personne, de jeunes meisters (combattants) forment des duos avec des partenaires capables de se transformer en armes. Maka Albarn et sa faux démoniaque Soul Eater doivent récolter 99 âmes humaines corrompues et une âme de sorcière pour que Soul devienne l’arme ultime du dieu de la mort.

Publié entre 2004 et 2013 dans le Monthly Shōnen Gangan (25 tomes), Soul Eater s’est vendu à près de 20 millions d’exemplaires. On reconnaît Soul Eater à sa direction artistique avant tout le reste : décors asymétriques, perspectives volontairement tordues, soleil ricaneur au-dessus de la ville — tout l’univers visuel emprunte à Halloween et au cinéma d’horreur. Le système de combat, lui, repose sur la résonance entre meister et arme : si la confiance du duo vacille, la puissance s’effondre avec elle.


7. D.Gray-man (Katsura Hoshino, 2004)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans une Europe du XIXe siècle fictive, baignée d’esthétique victorienne, Allen Walker est un jeune exorciste de la Congrégation de l’Ombre. Armé de son Innocence — une substance divine capable de détruire les Akuma, des machines démoniaques créées à partir d’âmes humaines — il affronte le Comte Millénaire et ses Descendants de Noé dans une guerre sainte séculaire.

Le manga compte 29 tomes (prépublié depuis 2004 dans le Weekly Shōnen Jump puis le Jump Square) et a connu de nombreuses interruptions liées à la santé de son autrice. Récompensé par le prix du meilleur manga au Grand Prix Animeland en 2007, D.Gray-man impose d’emblée un ton sombre, presque oppressant : les alliés d’un chapitre deviennent les ennemis du suivant, et les motivations de chacun se révèlent rarement aussi nettes qu’elles en avaient l’air. L’intrigue, volontairement sinueuse, sème des indices sur des dizaines de chapitres avant de les faire converger.


8. Blue Exorcist (Kazue Kato, 2009)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Rin Okumura apprend brutalement qu’il est le fils de Satan lorsque son père adoptif, le célèbre exorciste Shirō Fujimoto, périt pour le protéger. Résolu à abattre son propre père, Rin intègre l’académie de la Croix-Vraie, une école dédiée à la formation d’exorcistes, où il doit dissimuler ses origines infernales à ses camarades et apprendre à maîtriser les flammes bleues héritées de Satan.

33 tomes ont paru depuis 2009 dans le Jump Square. Kazue Kato a déclaré s’être inspirée à l’origine d’un conte des frères Grimm ; elle a ensuite greffé sur cette base des références bibliques et démonologiques foisonnantes (Samaël, Lucifer, Méphisto, Azazel), intégrées dans un cadre shōnen accessible. La tension du récit tient pour beaucoup à l’opposition entre les frères jumeaux Rin et Yukio : l’un impulsif et brûlé par ses pouvoirs, l’autre méthodique et rongé par leur absence.


9. Noragami (Adachitoka, 2010)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yato est un dieu mineur sans sanctuaire ni fidèles, qui propose ses services pour cinq yens — du ménage à l’élimination de démons. Sa rencontre avec Hiyori Iki, une lycéenne dont l’âme se détache régulièrement de son corps après un accident, et Yukine, un esprit errant devenu son arme divine, va forcer cette divinité oubliée à remettre en question sa propre existence.

Achevé en 27 tomes (Monthly Shōnen Magazine, 2010-2024), Noragami a été adapté en deux saisons d’anime par le studio Bones. La prémisse fait sourire, mais le récit bascule vite dans un registre bien plus âpre : l’oubli y équivaut à la mort. Dans cet univers, un dieu que plus personne ne prie cesse tout simplement d’exister. La mythologie shintō est revisitée de manière rigoureuse — les relations entre dieux et esprits porteurs de noms obéissent à des règles précises, et ce sont ces règles, une fois enfreintes, qui engendrent les situations les plus cruelles.


10. Twin Star Exorcists (Yoshiaki Sukeno, 2013)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Rokuro Enmado, un garçon hanté par un massacre dont il est le seul survivant, et Benio Adashino, une exorciste prodige, sont désignés comme les « Étoiles Jumelles » : selon une prophétie, leur union engendrera le Miko, l’exorciste suprême capable d’éradiquer les Kegare, des entités maléfiques issues des péchés de l’humanité.

La série s’étend sur 35 tomes (Jump Square, 2013-2024) et puise dans la tradition de l’onmyōdō, l’art japonais de l’exorcisme. Sa structure repose sur un tournoi mortel — les War Games — et sur une montée en puissance progressive des deux protagonistes, dont la force provient d’un héritage subi, non choisi. La relation entre Rokuro et Benio, d’abord franchement hostile, se transforme de tome en tome ; c’est elle, plus que les combats, qui donne envie de tourner les pages.


11. Mob Psycho 100 (ONE, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Shigeo Kageyama, surnommé « Mob », est un collégien effacé aux pouvoirs psychiques phénoménaux. Pour éviter que ses capacités ne deviennent incontrôlables, il refrène en permanence ses émotions et travaille comme assistant d’Arataka Reigen, un médium charlatan qui l’exploite sans vergogne. Mais lorsque le compteur émotionnel de Mob atteint 100 %, son pouvoir se déchaîne.

Sérialisé sur Ura Sunday de 2012 à 2017 (16 tomes), le manga a remporté le 62e prix Shōgakukan dans la catégorie shōnen. Le trait de ONE — volontairement rudimentaire, à mille lieues des standards du genre — est aussi celui de One-Punch Man. Mais sous ce dessin brut, Mob Psycho 100 pose une question simple mais rarement traitée dans le shōnen : à quoi bon des pouvoirs immenses si l’on ne sait pas parler aux gens ? Toute la série tient dans cet écart entre la surpuissance psychique de Mob et sa maladresse sociale — et c’est la seconde, pas la première, qui fait avancer le récit.


12. Fullmetal Alchemist (Hiromu Arakawa, 2001)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Edward et Alphonse Elric, deux frères alchimistes, ont tenté de ramener leur mère à la vie par une transmutation humaine interdite. Le rituel a échoué : Edward y a perdu un bras et une jambe, tandis qu’Alphonse a vu son corps entier disparaître, son âme scellée dans une armure. Devenus agents de l’État, ils parcourent le pays à la recherche de la Pierre philosophale pour retrouver ce qui leur a été pris.

27 tomes (Monthly Shōnen Gangan, 2001-2010), plus de 70 millions d’exemplaires vendus, deux adaptations animées (2003 et 2009). Fullmetal Alchemist tient à distance la plupart des shōnen par la rigueur de sa construction : chaque détail semé dans les premiers tomes — un nom, un lieu, un symbole — trouve sa place dans un dénouement où rien n’est laissé en suspens. Le système de magie, fondé sur le principe d’échange équivalent (on ne crée rien sans sacrifier quelque chose d’égale valeur), structure aussi bien les combats que les choix des personnages : chaque gain a un coût, et le récit ne l’oublie jamais.


13. Black Clover (Yūki Tabata, 2015)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Asta, un orphelin né sans la moindre capacité magique dans un monde où la magie régit tout, rêve de devenir Empereur-Mage. Lorsqu’il reçoit un mystérieux grimoire à cinq feuilles qui recèle un pouvoir d’anti-magie, il rejoint le Taureau Noir, la compagnie de chevaliers-mages la plus indisciplinée du royaume de Clover, aux côtés de son frère de cœur Yuno, un prodige de la magie.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump depuis 2015, Black Clover se poursuit dans le Jump GIGA pour ses derniers chapitres. La série a dépassé les 15 millions d’exemplaires vendus et a été adaptée en un anime de 170 épisodes. Asta reprend l’archétype du héros shōnen opiniâtre, mais le concept d’anti-magie renouvelle les rapports de force : face à des adversaires qui empilent les sortilèges, c’est celui qui n’a aucun pouvoir magique qui peut tous les annuler. La série assume un rythme effréné — les arcs s’enchaînent presque sans pause, et les temps de repos des personnages se comptent en pages plutôt qu’en chapitres.


14. MÄR (Nobuyuki Anzai, 2003)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ginta Toramizu, un collégien myope et rêveur, est transporté dans MÄR Heaven, un monde féerique qu’il visitait chaque nuit en rêve. Dans cet univers, il acquiert une force prodigieuse et découvre les ÄRM, des accessoires magiques aux pouvoirs variés. Il y rencontre Babbo, un ÄRM doté de parole et de volonté propre, et forme une équipe pour affronter l’Échiquier, une organisation qui menace MÄR Heaven.

Paru dans le Weekly Shōnen Sunday de 2003 à 2006 (15 tomes), MÄR est l’autre série phare de Nobuyuki Anzai, déjà connu pour Flame of Recca. Elle s’organise autour d’un tournoi — les War Games — dont la structure rappelle le Shaman Fight. L’univers, truffé de références aux contes occidentaux (« Märchen » signifie « conte de fées » en allemand), sert d’écrin à des combats où la puissance dépend moins de la force brute que de la capacité à imaginer de nouveaux usages pour son ÄRM.