Romantic Killer est un manga écrit et illustré par Wataru Momose, prépublié sur la plateforme Shōnen Jump+ de juillet 2019 à juin 2020 et compilé en quatre volumes chez Shūeisha. L’histoire suit Anzu Hoshino, une lycéenne passionnée de jeux vidéo, de chocolat et de son chat, dont le quotidien bascule lorsqu’un sorcier du nom de Riri la prive de ses trois passions pour la forcer à vivre une romance digne d’un otome game.
Parodie affectueuse des codes du shōjo et du harem inversé, la série mêle humour corrosif, personnages attachants et déconstruction des clichés amoureux. Une adaptation animée produite par le studio Domerica a été diffusée sur Netflix en octobre 2022. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Otome Game (Satoru Yamaguchi & Nami Hidaka, 2017)

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Comme dans Romantic Killer, une héroïne se retrouve piégée dans les mécanismes d’un jeu de drague pour filles — mais ici, le piège prend la forme d’une réincarnation.
Après un accident mortel, une lycéenne otaku renaît dans la peau de Katarina Claes, la vilaine d’un otome game intitulé Fortune Lover, à l’âge de huit ans. Consciente que toutes les routes mènent à son exil ou à sa mort une fois ses quinze ans atteints, elle déploie des stratagèmes pour déjouer le scénario programmé.
Là où Anzu subissait les manipulations de Riri, Katarina tente de réécrire les règles du jeu de l’intérieur. Son côté naïf et sa bienveillance involontaire séduisent peu à peu l’ensemble du casting, hommes comme femmes, et transforment le harem inversé en une comédie romantique débordante de tendresse et d’autodérision.
2. Si je suis la Vilaine, autant mater le Boss final (Sarasa Nagase & Anko Yuzu, 2018)

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Dans la lignée d’Otome Game et de Romantic Killer, ce manga confronte son héroïne aux codes rigides d’un jeu de séduction dont elle refuse le destin tout tracé.
Aileen, fille de duc, réalise qu’elle vit dans un otome game après que son fiancé, le prince Cédric, a rompu leurs fiançailles en public. Consciente du sort funeste réservé à la « vilaine » de l’histoire, elle choisit une stratégie audacieuse : séduire le boss final, le roi-démon Claude, demi-frère de Cédric.
L’énergie et le caractère bien trempé d’Aileen rappellent la détermination d’Anzu face à l’absurdité de sa situation. Bouclée en quatre volumes seulement, la série va droit au but avec un rythme soutenu, une romance sincère et un humour qui repose sur le décalage entre les attentes du genre et les initiatives imprévisibles de son héroïne.
3. Kiss him, not me ! (Junko, 2013)

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Kiss him, not me ! partage avec Romantic Killer un même regard amusé et tendre sur les passions otaku mises à l’épreuve de la romance.
Kae Serinuma est une lycéenne fujoshi qui préfère imaginer des romances entre garçons plutôt que d’en vivre une elle-même. Lorsqu’un choc émotionnel — la mort de son personnage d’anime préféré — provoque chez elle une perte de poids spectaculaire, quatre beaux garçons et une fille de son lycée se mettent à lui faire la cour.
Comme Anzu, Kae ne demandait rien : elle voulait simplement vivre sa passion en paix. Le manga, récompensé par le 40ᵉ Prix Kōdansha en catégorie shōjo, tire sa force d’une héroïne qui refuse de renoncer à son identité pour correspondre aux attentes des autres.
En quatorze tomes, Junko construit une comédie de harem inversé qui interroge le regard porté sur le corps et les goûts féminins.
4. Monthly Girls’ Nozaki-kun (Izumi Tsubaki, 2011)

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Ce yonkoma publié sur Gangan Online constitue l’un des meilleurs pendants comiques au ton parodique de Romantic Killer.
Chiyo Sakura, lycéenne amoureuse de son camarade Umetarō Nozaki, tente de lui déclarer ses sentiments — mais celui-ci, mangaka de shōjo sous pseudonyme, la prend pour une fan et l’embauche comme assistante. La mécanique comique repose sur un malentendu fondateur, exactement comme la prémisse de Romantic Killer repose sur l’intervention forcée de Riri.
Autour de ce duo, une galerie de personnages hauts en couleur — chacun devenu source d’inspiration involontaire pour le manga fictif Let’s Fall in Love — alimente des gags qui décortiquent avec une grande justesse les codes et les clichés de la romance manga.
La série, adaptée en anime par le studio Doga Kobo en 2014, séduit par son écriture acérée et sa tendresse constante envers le genre qu’elle parodie.
5. Otaku Otaku (Fujita, 2014)

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Là où Romantic Killer met en scène une lycéenne contrainte de se confronter à l’amour, Otaku Otaku suit des adultes qui choisissent d’essayer — sans garantie de succès.
Narumi, fujoshi secrète, et Hirotaka, gamer impassible, sont amis d’enfance et collègues de bureau. Après des retrouvailles arrosées, ils décident de tenter une relation amoureuse fondée sur leur passion commune : la culture geek.
Le manga partage avec Romantic Killer cette idée que les centres d’intérêt jugés « peu romantiques » — jeux vidéo, anime, cosplay — ne sont pas un obstacle à l’amour mais peuvent en devenir le ciment.
Publié à l’origine sur Pixiv avant d’être repéré par l’éditeur Ichijinsha, le titre a dépassé les dix millions d’exemplaires et a été adapté en anime par le studio A-1 Pictures en 2018. En onze tomes, Fujita livre une comédie sentimentale à l’humour référentiel et au ton chaleureux.
6. My Love Story with Yamada-kun at Lv999 (Mashiro, 2019)

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Ce manga prolonge le lien entre jeux vidéo et romance amorcé dans Romantic Killer, mais dans un registre plus sentimental.
Akane, étudiante fraîchement larguée par son petit ami, se réfugie dans le MMORPG qu’ils partageaient. Elle y croise Yamada, lycéen pro-gamer aussi talentueux en jeu que maladroit dans ses relations humaines.
Leur rapprochement — d’abord virtuel, puis réel lors d’événements hors ligne — rappelle la manière dont Anzu finit par s’attacher aux garçons que Riri place sur sa route, malgré elle. Mashiro réussit à mêler vocabulaire et culture du gaming en ligne à une romance à combustion lente, où chaque pas vers l’autre se mérite.
Lauréat du Grand Prix Tsutaya Comic Award 2022 et adapté en anime par le studio Madhouse en 2023, le titre a su conquérir un large public qui dépasse largement la sphère des joueurs.
7. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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Si Romantic Killer parodie les otome games et le harem inversé, Kaguya-sama: Love is War s’attaque à la mécanique même de la déclaration amoureuse.
Au sein du bureau des élèves de la prestigieuse académie Shūchiin, Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane sont éperdument épris l’un de l’autre, mais aucun ne veut craquer en premier. Leur fierté transforme chaque interaction quotidienne — partage de parapluie, choix d’un film, envoi d’un message — en duel psychologique.
L’humour, comme chez Wataru Momose, naît du décalage entre l’intensité des enjeux perçus par les protagonistes et la banalité des situations. Publié dans le Weekly Young Jump et conclu en 2022 après vingt-huit tomes, le manga d’Aka Akasaka a franchi les vingt-quatre millions d’exemplaires en circulation et a été adapté en plusieurs saisons d’anime par le studio A-1 Pictures.
Une comédie romantique redoutable d’intelligence et de drôlerie.
8. Héroïne malgré moi (Fuyu Amakura, 2019)

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Pour clore cette sélection, un shōjo court et efficace qui partage avec Romantic Killer le thème de l’héroïne en décalage avec le rôle qu’on attend d’elle.
Shūko, lycéenne ceinture noire de judo et pratiquante de lutte, rêve de troquer son image de combattante contre celle d’une adolescente « ordinaire » et de connaître sa première histoire d’amour. Mais dès la rentrée, elle croise Serizawa, un garçon séduisant qui attire les ennuis et lui propose un marché : devenir sa garde du corps en échange de son aide pour qu’elle se rapproche de sa féminité assumée.
L’inversion des rôles — c’est l’héroïne qui protège — fait écho au refus d’Anzu de se conformer au scénario romantique imposé par Riri. En quatre tomes prépubliés dans le magazine Dessert de Kōdansha, Fuyu Amakura signe une romance lycéenne à la fois drôle, tendre et dépourvue de temps mort.