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Que lire après « Romantic Killer » de Wataru Momose ?

Que lire après « Romantic Killer » de Wataru Momose ?

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Romantic Killer est un manga de Wataru Momose prépublié sur le Shōnen Jump+ de Shūeisha entre juillet 2019 et juin 2020, compilé en quatre volumes. On y suit Anzu Hoshino, une lycéenne dont les trois passions — les jeux vidéo, le chocolat et son chat Momohiki — lui sont confisquées par Riri, un magicien bien décidé à la forcer dans une romance digne d’un otome game. Parodie des codes du shōjo doublée d’une comédie romantique, la série a fait l’objet d’une adaptation anime diffusée sur Netflix en octobre 2022.

Si vous cherchez quoi lire après, voici quelques recommandations dans la même veine.


1. Kiss Him, Not Me! (Junko, 2013)

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Kae Serinuma est une lycéenne ronde et discrète, mais surtout une fujoshi convaincue : elle préfère imaginer des romances entre garçons plutôt que d’en vivre une elle-même. Lorsque la mort de son personnage d’anime favori la plonge dans un choc si violent qu’elle en perd tout appétit pendant une semaine, elle revient au lycée métamorphosée — et soudain courtisée par quatre garçons et une fille.

Le ressort comique tient au décalage permanent entre les attentes des prétendants et celles de Kae, qui ne rêve que de les voir tomber amoureux les uns des autres. Là où un harem inversé classique placerait l’héroïne au centre d’un dilemme sentimental, Kae refuse purement et simplement d’y participer. Récompensée par le 40ᵉ Prix du manga Kōdansha en 2016, la série compte quatorze volumes publiés en France par Delcourt/Tonkam.


2. Otome Game (Satoru Yamaguchi et Nami Hidaka, 2017)

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Après sa mort accidentelle, une lycéenne japonaise se réincarne dans le corps de Catarina Claes, l’aristocrate antagoniste d’un jeu de drague (otome game) auquel elle jouait dans sa vie précédente. Problème : dans le scénario du jeu, toutes les routes mènent Catarina soit à l’exil, soit à la mort. À huit ans à peine, elle entreprend donc de déjouer chacun de ces destins funestes.

Catarina n’a aucune conscience du charme qu’elle exerce : à force de gentillesse et de gaucherie, elle séduit tout le monde — garçons comme filles — sans jamais comprendre pourquoi on s’intéresse à elle. Adapté d’un light novel de Satoru Yamaguchi et mis en images par Nami Hidaka, ce manga publié en France par Delcourt/Tonkam offre le même plaisir que Romantic Killer : celui de voir une héroïne décalée dérégler, par sa seule présence, une mécanique sentimentale conçue pour la piéger.


3. Host Club – Le lycée de la séduction (Bisco Hatori, 2002)

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Haruhi Fujioka, lycéenne boursière dans le très huppé lycée Cerisiers et Orchidées, pousse un jour la porte de la salle de musique nᵒ 3 et tombe sur le cercle d’hôtes : six garçons riches et séduisants qui offrent compagnie aux étudiantes fortunées de l’établissement. Après avoir brisé un vase à huit millions de yens, Haruhi n’a d’autre choix que de rejoindre le club — déguisée en garçon — pour rembourser sa dette.

Bisco Hatori prend un à un les archétypes du shōjo — le prince charmant, le beau ténébreux, les jumeaux espiègles, le garçon viril et silencieux — et les retourne contre le genre lui-même. Le résultat est d’abord hilarant, puis surprend : au fil des dix-huit volumes, l’ironie cède du terrain à l’émotion, et les personnages acquièrent une épaisseur inattendue derrière leurs rôles de façade. Publiée en France par Panini, la série a été adaptée en anime par le studio Bones en 2006 — un anime qui, vingt ans après, continue de figurer dans les recommandations de tout amateur de shōjo.


4. Skip Beat! (Yoshiki Nakamura, 2002)

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Kyôko Mogami a tout sacrifié pour Shô Fuwa, son ami d’enfance devenu chanteur à succès : elle a quitté sa ville natale, cumulé les petits boulots et vécu dans son ombre. Le jour où elle découvre qu’il ne la considère que comme une domestique corvéable, sa dévotion se transforme en rage froide : elle intègre l’agence LME, rivale de celle de Shô, bien décidée à le surpasser dans le monde du spectacle.

Kyôko n’est ni douce ni rêveuse : elle est féroce, imprévisible, hantée par de petits démons intérieurs qui se manifestent littéralement sur la page. Son apprentissage du métier d’actrice, ses rapports avec le mystérieux Ren Tsuruga et ses confrontations avec Shô s’étirent sur plus de cinquante volumes publiés chez Casterman. La série est toujours en cours, et la tension entre ses trois personnages centraux n’a toujours pas trouvé de résolution.


5. Maid Sama! (Hiro Fujiwara, 2006)

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Au lycée Seika, ancien établissement pour garçons où les effectifs masculins restent écrasants, Misaki Ayuzawa règne en présidente du conseil des élèves et ne laisse rien passer. Redoutée par les garçons, admirée par les filles, elle cache pourtant un secret : pour aider sa famille endettée depuis la disparition de son père, elle travaille comme serveuse au Maid Latte, un café où le personnel porte des tenues de soubrette.

Quand Usui Takumi, le garçon le plus populaire du lycée, découvre sa double vie, Misaki s’attend au pire — mais Usui se montre bien plus intrigué que moqueur. Leur relation progresse par à-coups, entre provocations et moments de franchise où chacun se livre sans l’avoir prévu. Misaki, comme Anzu dans Romantic Killer, n’a aucune envie qu’on lui impose une histoire d’amour — ce qui rend d’autant plus crédible celle qui finit par prendre forme. Dix-huit volumes, publiés en France par Pika Édition.


6. Divine Nanami (Julietta Suzuki, 2008)

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Abandonnée par son père criblé de dettes, la lycéenne Nanami Momozono se retrouve à la rue. Un homme étrange, Mikage, lui offre sa demeure — qui s’avère être un sanctuaire shinto. Il l’embrasse sur le front avant de disparaître et lui transmet sa marque de divinité : Nanami devient, sans l’avoir demandé, la nouvelle déesse de la Terre. Au sanctuaire l’attend Tomoé, un esprit-renard (kitsune) au caractère acerbe, qui refuse catégoriquement de servir une simple humaine.

L’opposition entre Nanami — obstinée, lucide sur ses propres limites — et Tomoé — ancien yōkai sanguinaire reconverti en serviteur malgré lui — porte les vingt-cinq volumes de la série, publiés en France par Delcourt. Au fil des arcs, le cadre s’ouvre au folklore japonais : assemblée des dieux à Izumo, royaume du seigneur Dragon, pays des Ténèbres. Le surnaturel n’est pas un arrière-plan ; c’est le terrain sur lequel se joue la question centrale du manga : un amour entre une mortelle et un yōkai est-il seulement possible ?


7. Fruits Basket (Natsuki Takaya, 1998)

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Tohru Honda, lycéenne de seize ans devenue orpheline après la mort de sa mère, vit sous une tente installée, sans le savoir, sur la propriété de la famille Sôma. Recueillie par Shiguré, Yuki et Kyô, elle découvre leur secret : treize membres du clan se transforment en animaux du zodiaque chinois — plus le chat — dès qu’une personne du sexe opposé les enlace ou qu’ils s’affaiblissent.

La prémisse est fantaisiste, mais le fond ne l’est pas. Chaque maudit porte des traumatismes liés à l’isolement, au rejet ou à l’emprise d’Akito, le chef de famille. Ce que Natsuki Takaya raconte, sous couvert de malédiction, c’est la difficulté d’aimer et d’être aimé quand on a grandi dans la honte de soi. Tohru ne « guérit » personne — elle offre simplement un espace où il devient possible de se montrer tel que l’on est. Récompensé par le Prix du manga Kōdansha 2001, le manga compte vingt-trois volumes publiés en France par Delcourt.


8. Horimiya (HERO et Daisuke Hagiwara, 2011)

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Au lycée, Kyôko Hori est une élève brillante et populaire, tandis qu’Izumi Miyamura passe pour un otaku effacé derrière ses grandes lunettes et ses longs cheveux. Hors de l’établissement, les rôles s’inversent : Hori se consacre aux tâches ménagères et à son petit frère Sôta en l’absence de ses parents ; Miyamura révèle piercings, tatouages et un tempérament bien plus vif.

Ce qui frappe dans Horimiya, c’est l’absence de jeu. Une fois leur vie privée mise en commun, Hori et Miyamura ne tournent pas autour du pot pendant des tomes entiers : ils se parlent, se taquinent, avancent. Adapté du webcomic de HERO par Daisuke Hagiwara, le manga accorde autant d’importance à ses personnages secondaires qu’à son couple principal — chacun porte ses propres zones d’ombre, ses propres non-dits. Dix-sept volumes chez nobi nobi!, et une adaptation anime par le studio CloverWorks en 2021.