Rent-a-Girlfriend (Kanojo, Okarishimasu) est un manga écrit et dessiné par Reiji Miyajima, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha depuis juillet 2017.
La série suit Kazuya Kinoshita, un étudiant fraîchement largué qui, pour combler sa solitude, fait appel à une application de « location de petite amie » et rencontre Chizuru Mizuhara. Ce qui devait être une prestation éphémère se transforme en un enchaînement de quiproquos, de mensonges entretenus devant les proches et de sentiments confus.
Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Girlfriend, Girlfriend (Hiroyuki, 2020)

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Là où Rent-a-Girlfriend tisse une romance sur fond de faux-semblants, Girlfriend, Girlfriend (Kanojo mo Kanojo) embrasse l’absurde avec une franchise déconcertante. Naoya Mukai, lycéen éperdument honnête, obtient enfin le cœur de Saki, son amie d’enfance. Mais lorsqu’une autre élève, Nagisa, lui déclare sa flamme, il fait un choix improbable : demander à Saki l’autorisation de sortir avec les deux.
Le récit ne prétend jamais au réalisme et assume son ton parodique, s’éloignant du mélodrame pour privilégier l’humour outrancier. Les situations grotesques s’enchaînent sans temps mort, portées par un protagoniste dont la candeur désarme.
Pour qui a apprécié les complications sentimentales de Kazuya, cette comédie décomplexée prolonge le plaisir tout en inversant les codes : ici, pas de secret, seulement l’art délicat de jongler entre deux relations au grand jour.
2. A Couple of Cuckoos (Miki Yoshikawa, 2020)

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A Couple of Cuckoos (Kakkō no Iinazuke) repose sur un postulat familier aux amateurs de romances alambiquées : Nagi Umino, brillant lycéen, apprend qu’il a été échangé à la naissance avec Erika Amano, fille d’une famille fortunée. Pour préserver les liens affectifs des deux foyers, leurs parents respectifs organisent un mariage arrangé entre les adolescents.
Le titre emprunte au coucou, oiseau qui dépose ses œufs dans le nid d’autrui, métaphore des origines brouillées des protagonistes. Miki Yoshikawa, connue pour Yamada-kun and the Seven Witches, insuffle à ce récit son sens du rythme et du quiproquo.
Comme dans Rent-a-Girlfriend, la question de l’identité amoureuse se heurte aux attentes familiales, mais le ton demeure léger, porté par des personnages attachants et des rebondissements sentimentaux à répétition.
3. Goddesses Café Terrace (Kōji Seo, 2021)

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Premier harem assumé de Kōji Seo, auteur de Suzuka et Fuuka, Goddesses Café Terrace (Megami no Café Terrace) transpose la formule du manga romantique dans un cadre balnéaire. Hayato Kasukabe, étudiant à l’université de Tokyo, hérite du café délabré de sa défunte grand-mère. Il découvre que cinq jeunes femmes y résident et considèrent l’établissement comme leur foyer.
Obligé de cohabiter avec ce quintette aux personnalités disparates, Hayato oscille entre exaspération et attendrissement. Là où Rent-a-Girlfriend centre l’intrigue sur une relation à deux faces, Goddesses Café Terrace multiplie les prétendantes et les situations cocasses.
Le récit gagne en légèreté ce qu’il perd en tension dramatique, avec des passages ecchi plus prononcés et un humour souvent burlesque qui séduira celles et ceux en quête de détente estivale.
4. Les 100 petites amies qui t’aiiiment à en mourir (Rikito Nakamura & Yukiko Nozawa, 2019)

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Ce titre au nom interminable, Kimi no koto ga Dai Dai Dai Dai Daisuki na Hyaku-nin no Kanojo, pousse la logique du harem jusqu’à l’éclatement parodique. Rentaro Aijo, rejeté cent fois de suite, apprend du Dieu de l’Amour qu’une erreur divine lui destine cent âmes sœurs. Pire : chaque prétendante ignorée subira un sort funeste.
Le héros se retrouve donc contraint d’aimer sincèrement et équitablement un nombre croissant de jeunes femmes aux profils extravagants. Le manga détourne avec jubilation les conventions du genre, accumulant les archétypes pour mieux les dynamiter.
Là où Kazuya peine à gérer deux ou trois relations factices, Rentaro doit en honorer des dizaines sans faillir. L’écriture de Rikito Nakamura joue sur l’excès et le quatrième mur, tandis que Yukiko Nozawa signe des illustrations expressives et rythmées.
5. TenPuru (Kimitake Yoshioka, 2018)

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Akemitsu Akagami, hanté par des pulsions qu’il juge inconvenantes, décide de se faire moine pour échapper à la tentation. Il rejoint un temple bouddhiste avec l’espoir d’y mener une existence ascétique, loin de toute présence féminine.
Malheureusement pour lui, l’établissement s’est transformé en couvent accueillant plusieurs jeunes femmes, dont celle qui avait précisément déclenché son émoi. Kimitake Yoshioka, connu pour les dessins de Grand Blue, signe ici un récit où le comique naît du contraste entre élévation spirituelle et contingences charnelles.
L’humour potache rappelle les moments embarrassants de Kazuya face à ses dilemmes sentimentaux. TenPuru mêle habilement gags visuels et construction romantique, dans un cadre original qui renouvelle le prétexte de la cohabitation forcée.
6. Craque pour moi, Medaka ! (Ran Kuze, 2021)

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Mona Kawai règne sur son lycée : tous les garçons l’admirent, toutes les filles l’envient. Tous, sauf Medaka Kuroiwa, nouvel élève au regard fermé, qui l’ignore ostensiblement. Blessée dans son orgueil, Mona se donne pour mission de le faire craquer.
Ce qu’elle ignore, c’est que Medaka, moine en formation, s’est juré de ne jamais succomber aux attraits féminins. Le rapport de force inversé constitue le moteur comique du récit : c’est la jeune femme qui poursuit, tandis que le garçon se dérobe.
La dynamique évoque en miroir celle de Rent-a-Girlfriend, où Kazuya dissimule maladroitement ses sentiments. Ran Kuze exploite le décalage entre assurance affichée et vulnérabilité inavouée, faisant évoluer Mona d’une coquette calculatrice à une amoureuse sincère prise à son propre piège.
7. Uzaki-chan Wants to Hang Out! (Take, 2017)

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Shinichi Sakurai, étudiant solitaire au visage naturellement renfrogné, aspire à une existence tranquille. Hana Uzaki, sa cadette énergique et taquine, en a décidé autrement. Décidée à le sortir de sa torpeur, elle s’impose dans son quotidien avec une insistance joyeuse.
La série repose sur cette dynamique senpai-kohai décalée, où la petite cadette mène la danse. Contrairement à la mélancolie initiale de Kazuya, Sakurai affiche une résignation amusée face aux intrusions d’Uzaki.
Le récit évite les quiproquos familiaux pour privilégier les tranches de vie estudiantines, ponctuées de gags récurrents et de moments de complicité grandissante. Uzaki-chan séduit par sa légèreté et son refus de dramatiser outre mesure les sentiments naissants.
8. Arrête de me chauffer, Nagatoro (Nanashi, 2017)

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Naoto Hachiouji, lycéen introverti et dessinateur amateur, voit sa tranquillité bouleversée par Hayase Nagatoro, une première année espiègle qui prend un malin plaisir à le tourmenter. Les premières interactions flirtent avec la cruauté, avant que le récit ne révèle la tendresse dissimulée derrière les moqueries.
Ijiranaide, Nagatoro-san appartient au genre « teasing », où la taquinerie masque l’affection. Comme Chizuru face aux maladresses de Kazuya, Nagatoro oscille entre agacement et attachement croissant.
Le manga de Nanashi excelle dans l’expression faciale et le timing comique, avec des moments de gêne partagée qui évoquent les scènes embarrassantes de Rent-a-Girlfriend. La série a pris fin en 2024 après vingt volumes, concluant une romance longtemps tenue en suspens.
9. Sexy Cosplay Doll (Shinichi Fukuda, 2018)

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Wakana Gojo, adolescent réservé, rêve de devenir artisan de poupées hina traditionnelles. Un traumatisme d’enfance l’a conduit à cacher cette passion jugée « anormale » pour un garçon. Sa rencontre avec Marin Kitagawa, gyaru extravertie et passionnée de cosplay, bouleverse son quotidien. Elle lui demande de confectionner ses costumes, révélant ainsi ses talents de couturier.
Le manga célèbre les passions créatives et la complémentarité des caractères opposés. Là où Kazuya joue un rôle qui ne lui ressemble pas, Wakana apprend à assumer ce qu’il est vraiment grâce au regard bienveillant de Marin.
Shinichi Fukuda documente avec minutie la fabrication des costumes et le monde du cosplay, sans sacrifier la progression romantique. La série s’est achevée en mars 2025, couronnée par un succès critique et commercial international.