Red Eyes Sword: Akame ga Kill! est un manga de dark fantasy écrit par Takahiro et dessiné par Tetsuya Tashiro, prépublié dans le magazine Gangan Joker (Square Enix) entre mars 2010 et décembre 2016, puis compilé en 15 volumes.
Le récit suit Tatsumi, un jeune villageois qui rejoint Night Raid, un groupe d’assassins en lutte contre un Empire corrompu. La série est réputée pour sa violence sans concession, ses personnages exposés à une mort constante et son traitement sans filtre des rapports de pouvoir.
Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Red Eyes Sword – Akame ga Kill! Zero (Takahiro & Kei Toru, 2013)

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Le prolongement le plus naturel pour quiconque a terminé la série principale. Ce préquel, publié dans le Monthly Big Gangan entre 2013 et 2019 (10 volumes), remonte aux origines d’Akame, achetée enfant par l’Empire et formée au sein de l’unité d’élite des Sept.
Le récit dévoile la manière dont elle et sa sœur Kurome ont été endoctrinées pour tuer sur ordre, persuadées que chaque cible éliminée rendait le peuple heureux. On y retrouve la même brutalité que dans Akame ga Kill!, mais le point de vue est inversé : le lecteur·ice suit cette fois les agents de l’Empire, ce qui éclaire d’un jour nouveau les motivations des antagonistes de la série mère.
La relation fracturée entre les deux sœurs constitue le cœur émotionnel du manga et donne tout son poids au conflit qui les oppose par la suite.
2. Blue Eyes Sword – Hinowa ga Crush! (Takahiro & Strelka, 2017)

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Suite directe d’Akame ga Kill!, cette série se déplace sur l’île de Wakoku, un territoire déchiré par une guerre civile centenaire entre vingt-quatre nations. L’héroïne, Hinowa, s’enrôle dans l’armée du royaume de Soukai pour mettre fin au conflit. Akame apparaît dès le premier volume, marquée par la malédiction contractée lors du dénouement de la série originale, et prête main-forte à cette nouvelle génération de combattantes.
L’écriture de Takahiro conserve ses mécaniques narratives habituelles — morts soudaines, retournements politiques, cruauté systémique des puissants — dans un cadre d’inspiration japonaise féodale. Malgré une annulation prématurée en 2022 pour ventes insuffisantes (8 volumes au total), la série prolonge l’univers avec cohérence et séduira celles et ceux qui veulent retrouver la plume incisive du scénariste dans un décor renouvelé.
3. Hell’s Paradise (Yûji Kaku, 2018)

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Gabimaru, ninja condamné à mort qu’aucun supplice ne parvient à tuer, se voit proposer un marché : retrouver l’élixir d’immortalité sur l’île mystérieuse de Shinsenkyo en échange de sa grâce. Il y est envoyé aux côtés d’autres criminels, chacun escorté par un bourreau du clan Yamada Asaemon. L’île, d’apparence paradisiaque, se révèle peuplée de créatures monstrueuses mêlées à une flore dévorante.
Publié sur le Shōnen Jump+ de 2018 à 2021 (13 volumes), le manga de Yûji Kaku — ancien assistant de Tatsuki Fujimoto — partage avec Akame ga Kill! un sens aigu de la mise en danger permanente : aucun personnage ne bénéficie d’une armure scénaristique. Le système de combat, fondé sur le concept taoïste du Tao, ajoute une dimension philosophique aux affrontements, où la recherche d’équilibre intérieur conditionne la puissance.
4. The Kingdoms of Ruin (Yoruhashi, 2019)

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Dans un monde où sorcières et humains cohabitaient, les avancées technologiques ont rendu la magie obsolète. L’Empire de Redia lance alors une purge systématique. Adonis, jeune apprenti de la Sorcière des Glaces Chloé Morgan, assiste impuissant à l’exécution publique de sa mentore. Emprisonné pendant dix ans, il est libéré par Doroka, une jeune sorcière, et entame une campagne de destruction contre l’humanité entière.
Publié dans le Monthly Comic Garden (Mag Garden) depuis 2019, ce manga de Yoruhashi rappelle Akame ga Kill! par son protagoniste mu par une rage viscérale et par l’opposition frontale entre un individu et un système oppressif. Le contraste entre armures mécaniques et incantations magiques nourrit des affrontements spectaculaires, tandis que la frontière entre justice et vengeance aveugle demeure volontairement trouble tout au long du récit.
5. Ragna Crimson (Daiki Kobayashi, 2017)

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L’humanité survit sous la menace de dragons surpuissants. Ragna, chasseur de dragons médiocre, forme un duo avec la prodige Leonica. Lorsqu’une vision de l’avenir lui révèle la mort de sa partenaire, son double temporel lui transmet des souvenirs et un pouvoir colossal pour inverser le cours des événements. Il s’allie alors à Crimson, un ancien monarque dragon dissident, pour anéantir les Lignées ailées qui gouvernent les dragons.
Publié dans le Gangan Joker — le même magazine qu’Akame ga Kill! — depuis 2017, ce manga de Daiki Kobayashi partage avec la série de Takahiro un goût prononcé pour les retournements brutaux et les combats où la survie n’est jamais garantie. La montée en puissance du héros, loin d’être progressive, s’opère d’un coup, ce qui déplace l’enjeu : la question n’est pas de savoir s’il est assez fort, mais s’il saura protéger ceux qui comptent.
6. The Witch and the Beast (Kousuke Satake, 2016)

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Guideau, une jeune femme aux crocs acérés et au regard bestial, parcourt le monde aux côtés d’Ashaf, un homme posé qui transporte un cercueil sur son dos. Leur objectif : traquer les sorcières, êtres redoutés dont la simple présence engendre malédictions et catastrophes.
Publiée depuis 2016 chez Kōdansha (d’abord dans le Young Magazine the 3rd, puis dans le Monthly Young Magazine), la série déploie un univers gothique teinté de steampunk où chaque arc suit une structure d’enquête.
On y retrouve le même rapport ambigu à la violence que dans Akame ga Kill! : Guideau et Ashaf ne sont ni des héros ni des justiciers, mais des individus mus par une vendetta personnelle, prêts à éliminer quiconque se dresse sur leur route. Le trait de Kousuke Satake, parfois comparé à celui de Kentaro Miura, confère aux scènes de combat une intensité graphique saisissante.
7. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, adolescent misérable enchaîné aux dettes de son père défunt, survit grâce à Pochita, un petit démon-tronçonneuse, avec lequel il élimine des démons à la chaîne. Après avoir été trahi et laissé pour mort, il fusionne avec Pochita et devient Chainsaw Man, un hybride mi-humain mi-démon recruté par une division gouvernementale de chasseurs de démons.
Publié dans le Weekly Shōnen Jump puis sur le Shōnen Jump+ depuis 2018, le manga de Tatsuki Fujimoto partage avec Akame ga Kill! une brutalité narrative décomplexée : les personnages meurent sans préavis, les alliances se défont en un chapitre, et le protagoniste est manipulé par des forces qui le dépassent.
Mais là où Takahiro mise sur la tragédie héroïque, Fujimoto injecte un humour absurde et une mélancolie sourde qui donnent au récit une tonalité singulière, entre horreur gore et émotion brute.
8. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Yûji Itadori, lycéen doté d’une force physique hors norme, avale un doigt maudit de Sukuna, le roi des fléaux, pour sauver ses camarades. Devenu l’hôte du démon le plus redouté, il intègre l’école d’exorcisme de Tokyo sous la tutelle de Satoru Gojo.
Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2018 à 2024 (28 volumes), Jujutsu Kaisen de Gege Akutami partage avec Akame ga Kill! un refus catégorique de l’armure scénaristique. Les personnages chers au lectorat tombent sans distinction de rang ni de popularité, et le manga ne recule devant aucune conséquence narrative.
Le système d’énergie occulte et les techniques inversées structurent des affrontements tactiques exigeants. La noirceur croissante du récit, notamment à partir de l’arc de Shibuya, rapproche les deux séries dans leur volonté de ne rien épargner à leurs protagonistes.
9. Gachiakuta (Kei Urana & Hideyoshi Andou, 2022)

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Rudo vit dans les bidonvilles d’une cité flottante où les nantis jettent leurs déchets dans l’Abîme, une décharge immense peuplée de monstres nés d’objets abandonnés. Accusé à tort du meurtre de son père adoptif, il est précipité dans ce gouffre. Pour survivre, il rejoint les Nettoyeurs et éveille un pouvoir rare : celui de redonner une âme aux objets rejetés et de les transformer en armes.
Publié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis 2022, ce manga de Kei Urana — ancienne assistante d’Atsushi Ōkubo (Soul Eater, Fire Force) — rappelle Akame ga Kill! par sa dénonciation frontale d’un système de classes impitoyable et par un protagoniste animé par la soif de justice. L’esthétique, nourrie par les graffitis de Hideyoshi Andou, imprime au manga une identité visuelle abrasive, à la croisée du punk et de la dark fantasy.