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Que lire après « Pandora Hearts » de Jun Mochizuki ?

Que lire après « Pandora Hearts » de Jun Mochizuki ?

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Pandora Hearts est un manga écrit et dessiné par Jun Mochizuki, prépublié entre 2006 et 2015 dans le magazine GFantasy de Square Enix et compilé en 24 tomes. On y suit les aventures d’Oz Vessalius, héritier d’une grande famille ducale, précipité dans l’Abysse — une dimension cauchemardesque peuplée de créatures appelées Chains — lors de sa cérémonie de passage à l’âge adulte.

Librement inspirée d’Alice au pays des merveilles et de De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, la série construit une intrigue à tiroirs où complots centenaires, fausses identités et loyautés à double fond s’imbriquent jusqu’à un dénouement qui remet en cause tout ce que le lecteur croyait acquis.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Les Mémoires de Vanitas (Jun Mochizuki, 2015)

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Œuvre suivante de Jun Mochizuki, Les Mémoires de Vanitas se situe dans un Paris de la fin du XIXe siècle où vampires et humains coexistent dans un équilibre fragile. Le récit suit Noé, un jeune vampire en quête du légendaire grimoire de Vanitas, et Vanitas lui-même, un humain au passé opaque qui se donne pour mission de sauver les vampires d’une mystérieuse malédiction qui corrompt leur nom véritable — c’est-à-dire l’essence même de leur existence.

Mochizuki reprend ici ce qu’elle maîtrise le mieux : des personnages dont les intentions profondes restent longtemps indéchiffrables, un duo central qui oscille entre confiance et méfiance, et une narration qui sème des indices dès les premiers chapitres pour ne les résoudre que bien plus tard. L’univers steampunk et gothique, peuplé de dirigeables, de bals masqués et de souterrains parisiens, puise abondamment dans la littérature occidentale — des contes de fées aux mythes vampiriques. Prépubliée dans le Gangan Joker de Square Enix, la série est éditée en France par Ki-oon.


2. Black Butler (Yana Toboso, 2006)

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Dans l’Angleterre victorienne, le comte Ciel Phantomhive, orphelin de treize ans à la tête de l’empire commercial de sa famille, sert aussi de « limier de la reine », un enquêteur chargé des affaires les plus sordides du royaume. À ses côtés, Sebastian Michaelis, majordome d’une perfection surnaturelle, est en réalité un démon lié à Ciel par un pacte faustien : sa protection et sa servitude en échange de l’âme du garçon, une fois la vengeance accomplie.

Prépublié dans le Monthly GFantasy — le même magazine que Pandora Hearts —, Black Butler fonctionne par arcs narratifs à la fois autonomes et interconnectés, qui plongent tour à tour Ciel dans un milieu distinct : un cirque itinérant, un pensionnat pour aristocrates, un paquebot de luxe. Ce format permet à Yana Toboso de renouveler sans cesse le décor et les enjeux, sans perdre de vue le fil rouge de la série — le secret derrière l’incendie du manoir Phantomhive et la véritable nature de Ciel. La série dépasse les 35 millions d’exemplaires vendus. En France, le manga est édité par Kana dans sa collection « Dark Kana ».


3. D.Gray-man (Katsura Hoshino, 2004)

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D.Gray-man prend place dans un XIXe siècle fictif où Allen Walker, jeune exorciste au bras gauche parasité par une arme divine appelée « Innocence », intègre la Congrégation de l’Ombre pour lutter contre les Akuma — des machines démoniaques créées à partir d’âmes humaines par le Comte Millénaire. Allen porte en lui, à son insu, la mémoire du « Quatorzième », un traître au sein du clan ennemi, ce qui fait de lui un personnage aussi indispensable que suspect aux yeux de ses propres alliés.

C’est cette ambiguïté qui donne à la série sa tension particulière : la Congrégation elle-même n’est pas exempte de zones d’ombre, et l’apparente justesse de la cause défendue par les exorcistes se fissure au fil des tomes. Katsura Hoshino est par ailleurs saluée pour son esthétique gothique très personnelle, où les designs de personnages — à la fois élégants et inquiétants — ont été comparés aux travaux d’artistes occidentaux comme Chris Bachalo. Prépublié à l’origine dans le Weekly Shōnen Jump en 2004, puis transféré vers le Jump Square en raison des problèmes de santé chroniques de l’autrice, D.Gray-man totalise 29 tomes à ce jour. La série est éditée en France par Glénat.


4. Fullmetal Alchemist (Hiromu Arakawa, 2001)

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Edward et Alphonse Elric, deux frères alchimistes, ont bravé l’interdit absolu de leur discipline — la transmutation humaine — pour tenter de ramener leur mère à la vie. Le prix payé est effroyable : Edward perd un bras et une jambe ; Alphonse perd son corps entier — Edward réussit in extremis à sceller son âme dans une armure de métal. Devenu alchimiste d’État, Edward entraîne Alphonse dans une quête à travers le pays d’Amestris pour trouver la pierre philosophale, seul espoir de retrouver leurs corps d’origine.

Mais la quête des frères Elric n’est que la porte d’entrée vers un récit bien plus vaste. Derrière leur recherche se dévoile peu à peu une conspiration d’échelle nationale, qui implique l’armée, le gouvernement et des êtres artificiels nommés Homonculus. Hiromu Arakawa fait tenir ensemble l’intime — le lien fraternel, le deuil d’une mère — et le politique — la guerre, la manipulation des peuples, l’obéissance aveugle — sans jamais sacrifier l’un à l’autre. Prépublié entre 2001 et 2010 dans le Monthly Shōnen Gangan de Square Enix, le manga s’est écoulé à plus de 70 millions d’exemplaires. Il est édité en France par Kurokawa.


5. Bungô Stray Dogs (Kafka Asagiri, 2012)

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Atsushi Nakajima, orphelin chassé de son foyer et sans ressources, repêche dans une rivière un homme qui tentait de mettre fin à ses jours — un certain Dazai Osamu, membre de l’Agence de détectives armés, une organisation qui emploie des individus dotés de pouvoirs surnaturels pour résoudre des affaires hors de portée de la police. Atsushi découvre bientôt qu’il possède lui aussi un pouvoir, et se voit happé par un conflit entre l’Agence et la Mafia Portuaire.

Chaque personnage de Bungô Stray Dogs porte le nom d’un écrivain réel — Osamu Dazai, Ryūnosuke Akutagawa, Fyodor Dostoïevski, Francis Scott Fitzgerald — et son pouvoir est nommé d’après une œuvre de cet auteur. Mais la série ne se contente pas d’un clin d’œil de surface : les personnalités et les trajectoires des personnages font écho, de façon souvent décalée, à celles de leurs modèles littéraires. Dazai, par exemple, affiche une obsession pour le suicide qui renvoie directement à la biographie de l’écrivain dont il porte le nom. Écrit par Kafka Asagiri et dessiné par Sango Harukawa, ce manga seinen est prépublié depuis 2012 dans le magazine Young Ace de Kadokawa. Il est édité en France par Ototo.


6. Tsubasa Reservoir Chronicle (CLAMP, 2003)

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Shaolan et Sakura, amis d’enfance dans le royaume de Clow, sont séparés de la pire des manières lorsque Sakura perd ses souvenirs, dispersés à travers les dimensions sous forme de plumes. Pour la sauver, Shaolan entreprend un périple entre les mondes, accompagné du magicien Fai, du ninja Kurogane et de la créature Mokona. Le prix de ce voyage, fixé par la sorcière Yûko, est cruel : même si Shaolan retrouve chaque plume, Sakura ne se souviendra jamais de lui.

Prépubliée entre 2003 et 2009 dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha et compilée en 28 tomes, cette série du collectif CLAMP se lit en parallèle avec xxxHOLiC, dont certains événements s’éclairent mutuellement d’un manga à l’autre. Le récit, d’abord lumineux — des mondes colorés, des quêtes courtes dans chaque dimension —, change radicalement de registre dans sa seconde moitié : les identités des protagonistes se révèlent bien plus troubles que prévu, et la notion même de « clone » et d’« original » devient un ressort narratif central. La série est éditée en France par Pika Édition.


7. Noragami (Adachitoka, 2010)

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Yato est un dieu mineur, sans temple ni fidèles, qui accepte n’importe quelle mission — retrouver un chat perdu, exaucer un vœu modeste — contre cinq yens. Sa vie de divinité désargentée bascule lorsque Hiyori Iki, une lycéenne, se fait renverser par un bus alors qu’elle tente de le sauver : son âme acquiert dès lors la capacité de quitter son corps à tout moment. Hiyori exige de Yato qu’il la guérisse, et tous deux se lient à Yukine, un esprit adolescent devenu l’arme sacrée du dieu.

Sous ses dehors comiques, Noragami s’assombrit considérablement à mesure que le passé de Yato refait surface. Il s’avère qu’il a été, pendant des siècles, un dieu de la calamité — un tueur au service de son « père », figure manipulatrice dont il cherche à s’affranchir. Le manga pose ainsi la question de savoir si un dieu peut se réinventer, renier ce pour quoi il a été créé, et mériter l’attachement de ceux qui l’entourent. Prépubliée entre 2010 et 2024 dans le Monthly Shōnen Magazine de Kōdansha, la série s’achève en 27 tomes. Elle a été adaptée en anime par le studio Bones. En France, le manga est édité par Pika Édition.


8. Deadman Wonderland (Jinsei Kataoka & Kazuma Kondou, 2007)

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Ganta Igarashi, collégien ordinaire, voit sa classe entière massacrée par une entité mystérieuse surnommée « l’Homme Rouge ». Accusé à tort du carnage, il est condamné à mort et envoyé à Deadman Wonderland, un pénitencier-parc d’attractions bâti sur les ruines de Tokyo après un séisme dévastateur. Dans cette prison, les détenus participent à des épreuves mortelles retransmises comme des spectacles, et doivent consommer régulièrement un bonbon-antidote pour neutraliser le poison injecté dans leur collier.

Ganta réalise qu’il possède un pouvoir singulier — le Branch of Sin, la capacité de manipuler son propre sang comme arme — et plonge malgré lui dans les duels clandestins du bloc G, réservé aux prisonniers dotés de ce même don. La série ne recule pas devant la violence graphique, mais le cœur de l’intrigue reste l’identité de l’Homme Rouge et sa relation avec Shiro, une jeune fille albinos que Ganta côtoie sans comprendre le rôle qu’elle joue réellement. Prépubliée entre 2007 et 2013 dans le Monthly Shōnen Ace, la série compte 13 tomes. Elle est éditée en France par Kana.


9. Karneval (Touya Mikanagi, 2007)

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Nai, garçon d’une candeur désarmante qui ignore à peu près tout du monde, part à la recherche de Karoku, l’homme qui l’a élevé et dont il ne possède qu’un bracelet pour seul indice. Sur sa route, il croise Gareki, un voleur au tempérament abrasif, aussi méfiant que Nai est confiant. Leur rencontre dans un manoir piégé les propulse dans la ligne de mire de « Circus », la plus puissante agence de défense nationale, chargée de combattre les Varuga — des créatures nées d’expériences génétiques menées par l’organisation secrète Kafka.

Prépubliée depuis 2007 dans le magazine josei Monthly Comic Zero Sum d’Ichijinsha et achevée en 2021 avec 28 tomes, la série de Touya Mikanagi repose sur un double ressort : d’un côté, une intrigue de fond sur les origines de Nai — qui n’est pas tout à fait humain — et les desseins réels de Kafka ; de l’autre, la dynamique entre Nai et Gareki, dont les tempéraments contraires évoluent au contact l’un de l’autre. Le tout est porté par un univers à mi-chemin entre science-fiction et fantastique, où les vaisseaux volants de Circus côtoient des forêts enchantées et des laboratoires souterrains. En France, Karneval est édité par Ki-oon.


10. Shadows House (So-ma-to, 2018)

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Dans un vaste manoir coupé du monde vit la famille Shadow : des aristocrates sans visage, entièrement noirs, qui émettent de la suie au gré de leurs émotions. Chacun d’eux est servi par une « poupée vivante » à l’apparence humaine, chargée de nettoyer cette suie et de jouer le rôle de leur « visage ». Le récit suit Emilico, poupée candide assignée à la mystérieuse Kate, et leur découverte progressive des sombres secrets du manoir.

Derrière son apparence de tranche de vie feutrée, Shadows House bascule peu à peu dans le thriller psychologique et l’horreur larvée. Le duo So-ma-to construit un univers où rien n’est ce qu’il paraît — un mécanisme narratif qui rappellera aux lecteur·ices de Pandora Hearts le goût de Mochizuki pour les vérités enfouies sous des couches de mensonges, dans un cadre victorien et gothique tout aussi oppressant.