Nisekoi est un manga écrit et dessiné par Naoshi Komi, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de Shūeisha entre novembre 2011 et août 2016, puis compilé en vingt-cinq tomes. On y suit Raku Ichijô, héritier d’un clan yakuza, contraint de feindre une relation amoureuse avec Chitoge Kirisaki, fille du chef d’un gang rival, pour éviter une guerre entre leurs organisations. En parallèle, Raku tente de retrouver celle à qui il a fait une promesse d’enfance, seul indice : un pendentif dont elle possède la clé. La version française est publiée par Kazé.
Si vous cherchez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions qui devraient vous occuper un moment.
1. The Quintessential Quintuplets (Negi Haruba, 2017)

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Fûtarô Uesugi, lycéen brillant mais sans le sou, décroche un emploi de tuteur pour cinq sœurs quintuplées — Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano — toutes allergiques aux études. Dès la première page, un flash-forward montre le mariage de Fûtarô avec l’une des cinq sœurs, sans révéler laquelle. Tout le récit se lit alors comme une enquête sentimentale, où chaque geste et chaque regard devient un indice potentiel.
L’intérêt tient à la façon dont Negi Haruba fait évoluer les sœurs Nakano. Ce qui ressemble d’abord à une galerie d’archétypes se fissure tome après tome : la sœur froide s’adoucit, la sœur effacée prend de l’assurance, et les alliances se redistribuent. Comme Nisekoi, la série repose sur un mystère central — non pas « qui a la clé ? » mais « qui est la mariée ? ». Quatorze tomes. Prix du meilleur shōnen au 43e Prix du manga Kōdansha (2019). Publié en France par Pika Édition.
2. We Never Learn (Taishi Tsutsui, 2017)

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Nariyuki Yuiga, élève modèle issu d’une famille modeste, doit remplir une condition pour obtenir sa bourse : faire réussir Fumino Furuhashi, première de la classe en lettres, et Rizu Ogata, génie des sciences, précisément dans la matière où chacune est nulle. Uruka Takemoto, sportive douée mais faible en anglais, rejoint vite le groupe. Le prétexte scolaire fonctionne comme dans Nisekoi : il force la proximité quotidienne entre des personnages qui, sans cela, n’auraient aucune raison de se côtoyer.
Taishi Tsutsui, ancien assistant de Naoshi Komi sur Nisekoi, connaît les rouages du genre et ne s’en cache pas. Il en pousse même la logique jusqu’au bout : les derniers tomes proposent plusieurs fins alternatives, une par héroïne, comme si l’auteur refusait de trancher là où Komi avait dû le faire. Le geste est à la fois un hommage et un contre-pied. Vingt-et-un volumes, publiés en France par Kazé (désormais sous le label Crunchyroll).
3. Romio vs Juliet (Yōsuke Kaneda, 2015)

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À l’académie Dahlia, pensionnat situé entre la nation de Touwa et la principauté de West, deux factions d’élèves se vouent une hostilité de chaque instant : les Black Doggy et les White Cats. Romio Inuzuka, chef des Black Doggy, est secrètement amoureux de Juliet Persia, leader des White Cats. Lors d’un duel, il lui déclare ses sentiments — et elle accepte. Le couple se forme dès le premier chapitre : l’enjeu n’est pas la déclaration, mais la survie du secret.
C’est ce qui sépare cette série de Nisekoi, où la relation reste en suspens pendant vingt-cinq tomes. Ici, Yōsuke Kaneda choisit la voie inverse : la romance existe, il faut la protéger. Librement inspiré de la pièce de Shakespeare, le manga transpose Roméo et Juliette dans un cadre scolaire où chaque personnage secondaire — allié ou obstacle — a sa propre raison de défendre ou de saboter le statu quo, et où les bagarres entre dortoirs ponctuent les quiproquos amoureux. Seize tomes, publiés en France par Pika Édition.
4. A Couple of Cuckoos (Miki Yoshikawa, 2020)

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Nagi Umino et Erika Amano découvrent à seize ans qu’ils ont été échangés à la naissance. Lui est un élève studieux, fils adoptif d’un couple de restaurateurs ; elle, fille d’un riche homme d’affaires. Leurs familles, biologiques et adoptives, décident de les fiancer pour préserver les liens — un arrangement que ni l’un ni l’autre n’a demandé. D’autant que Nagi est déjà épris de Hiro Segawa, la meilleure élève de sa classe. Contraints de cohabiter sous le même toit, les deux adolescents concluent un pacte de non-agression sentimentale dont on devine qu’il ne tiendra pas longtemps.
Miki Yoshikawa, déjà connue pour Yamada-kun & the 7 Witches et Drôles de Racailles, revient à la comédie romantique à quiproquos mais y ajoute un ancrage contemporain : Erika est influenceuse sur les réseaux sociaux, et une partie de la narration passe par ses posts et ses selfies, ce qui donne au manga un ton différent du harem scolaire classique. Série en cours au Japon, publiée en France par Pika Édition.
5. Yamada-kun & the 7 Witches (Miki Yoshikawa, 2012)

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Ryû Yamada, cancre notoire, embrasse par accident Urara Shiraishi, première de la classe, et découvre qu’ils ont échangé de corps. Ce pouvoir n’est que le premier : le lycée abrite sept « sorcières », chacune dotée d’une capacité différente — séduction, télépathie, amnésie, prédiction, entre autres. Avec l’aide du club de recherches en phénomènes surnaturels, Yamada se lance dans une chasse aux sorcières où chaque baiser déclenche un nouveau pouvoir.
Là où Nisekoi reposait sur un mystère unique (la promesse d’enfance), Yamada-kun multiplie les arcs : chaque sorcière apporte son lot de révélations et de complications, et les règles changent à chaque cycle. L’histoire d’amour entre Yamada et Shiraishi reste le fil conducteur, mais elle progresse par à-coups, mise en péril par des pouvoirs d’effacement de mémoire qui renvoient les personnages à la case départ — une frustration narrative que les lecteur·ice·s de Nisekoi connaissent bien. Vingt-huit tomes, publiés en France par Delcourt/Tonkam.
6. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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À la prestigieuse académie Shûchiin, Miyuki Shirogane, président du bureau des élèves (BDE), et Kaguya Shinomiya, vice-présidente, sont amoureux l’un de l’autre. Mais tous deux estiment que le premier à se déclarer s’avouera vaincu. Chaque chapitre met en scène un affrontement feutré autour de situations ordinaires — partage de parapluie, choix d’un film, invitation à sortir — que les deux protagonistes transforment en duels stratégiques, ponctués de monologues intérieurs et de calculs à outrance.
Aka Akasaka a cité Death Note comme influence pour la construction de ces joutes, transposées ici dans un registre comique. Publié dans le Weekly Young Jump (et donc classé seinen, non shōnen), le manga s’adresse à un lectorat un peu plus âgé, ce qui se ressent à mi-parcours : le ton vire au sérieux, les personnages secondaires — Chika Fujiwara, Yû Ishigami, Miko Iino — gagnent en épaisseur, et le récit aborde l’écart social entre les élèves ou le poids des familles fortunées. Si Nisekoi gardait une légèreté constante, Kaguya-sama fait le pari inverse. Vingt-huit tomes, publiés en France par Pika Édition.
7. Rent-A-Girlfriend (Reiji Miyajima, 2017)

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Kazuya Kinoshita, étudiant fraîchement largué, loue les services d’une « petite amie de location » via une application. Il tombe sur Chizuru Mizuhara, étudiante qui finance ainsi ses études pour devenir actrice. Un mensonge devenu incontrôlable devant sa grand-mère oblige les deux protagonistes à maintenir l’illusion d’un couple sur la durée — un ressort que les lecteur·ice·s de Nisekoi reconnaîtront immédiatement.
La parenté s’arrête là. Reiji Miyajima prend le parti de rendre son protagoniste ouvertement pathétique : Kazuya est anxieux, possessif et souvent agaçant, aux antipodes d’un Raku Ichijô courtois et passif. Ce choix divise, mais il donne au manga une tension particulière — on ne sait jamais si Kazuya va se montrer à la hauteur ou s’enfoncer davantage. La série a dépassé les dix millions d’exemplaires au Japon et compte plus de quarante tomes. Publiée en France par Noeve Grafx.
8. Love Hina (Ken Akamatsu, 1998)

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Keitarô Urashima a échoué deux fois à l’examen d’entrée de Tôdai (l’université de Tokyo). Mis à la porte par ses parents, il se retrouve gérant de la pension Hinata, un foyer pour jeunes filles. Parmi les résidentes — Naru Narusegawa, Motoko Aoyama, Shinobu Maehara, Mitsune « Kitsune » Konno et Kaolla Su — se cache peut-être celle à qui il a promis, enfant, d’intégrer Tôdai ensemble. Même promesse oubliée que dans Nisekoi, même obsession pour un souvenir dont le visage s’est effacé.
Paru à la fin des années 1990, Love Hina a posé les fondations du harem manga moderne tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le protagoniste gauche et malchanceux, les quiproquos à répétition, la cohabitation forcée, le doute sur l’identité de la « fille de la promesse » — Ken Akamatsu a codifié ces mécanismes bien avant que Nisekoi ne les reprenne. Lire Love Hina, c’est remonter à la source. Quatorze tomes. Prix du manga Kōdansha (catégorie shōnen, 2001). Publié en France par Pika Édition.