My Hero Academia, shōnen manga écrit et dessiné par Kōhei Horikoshi, a été prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de juillet 2014 à août 2024 et compte 42 tomes.
Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir nommé « Alter », Izuku Midoriya, né sans pouvoir, hérite du One For All transmis par son idole All Might et intègre la prestigieuse académie Yuei pour devenir super-héros.
La série, qui a dépassé les 100 millions d’exemplaires en circulation, a durablement renouvelé les codes du shōnen d’action. Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques mangas du même acabit.
1. Kaiju n°8 (Naoya Matsumoto, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Kafka Hibino a 32 ans et nettoie les cadavres de kaijus — des monstres géants qui menacent le Japon. Enfant, il avait juré à son amie Mina Ashiro de rejoindre les Forces de Défense, mais ses échecs répétés à l’examen d’entrée l’ont relégué au rang de simple nettoyeur. Sa vie bascule le jour où un parasite s’introduit dans son corps et le métamorphose en Kaiju n°8, une entité d’une puissance colossale.
Comme Izuku Midoriya dans My Hero Academia, Kafka est un protagoniste sous-estimé, trop vieux et trop ordinaire pour le rôle auquel il aspire. Mais sa connaissance intime des monstres et sa détermination lui confèrent un avantage décisif. La série de Naoya Matsumoto séduit par ses combats spectaculaires, son humour bien dosé et un héros adulte dont la maturité tranche avec les lycéens habituels du genre shōnen.
2. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Yūji Itadori, lycéen doté d’une force physique hors norme, avale un doigt du redoutable démon Ryōmen Sukuna pour sauver ses camarades. Désormais hôte du fléau le plus craint de l’histoire, il rejoint l’école d’exorcisme de Tōkyō sous la tutelle de Satoru Gojō pour apprendre à maîtriser l’énergie occulte et traquer les fragments restants de Sukuna.
Jujutsu Kaisen partage avec My Hero Academia la structure d’un récit scolaire où de jeunes combattants apprennent à se surpasser face à des menaces toujours plus redoutables. Mais là où Kōhei Horikoshi mise sur l’héroïsme lumineux, Gege Akutami adopte un ton bien plus sombre : la mort frappe sans prévenir, l’ambiguïté morale imprègne chaque personnage et les retournements narratifs défient les attentes du lectorat. Avec plus de 100 millions d’exemplaires écoulés, la série s’est imposée comme l’un des shōnen les plus influents de sa génération.
3. Mashle (Hajime Komoto, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Dans un monde où la magie gouverne tous les aspects de la société, Mash Burnedead est un paria : né sans le moindre pouvoir, il compense par une force physique absurde et un appétit insatiable pour les choux à la crème. Lorsque son secret est découvert, il n’a d’autre choix que d’intégrer la prestigieuse académie Easton — une école de sorcellerie qui évoque sans détour l’univers de Harry Potter — et d’y décrocher le titre d’Élu Divin à la seule force de ses poings.
Le parallèle avec My Hero Academia saute aux yeux : Mash, comme Izuku, est dépourvu de ce que son monde considère comme essentiel. Mais là où Horikoshi traite ce postulat avec gravité, Hajime Komoto choisit la parodie et le burlesque. Mashle détourne les conventions du shōnen nekketsu et du récit de magie scolaire grâce à un humour absurde, hérité aussi bien de One-Punch Man que de Mob Psycho 100.
4. Undead Unluck (Yoshifumi Totsuka, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Fūko Izumo porte la malchance : quiconque touche sa peau subit un malheur proportionnel à la durée du contact. Résolue à en finir, elle croise la route d’Andy, un immortel qui espère se servir de cette malédiction pour enfin mourir. Ce duo improbable se retrouve confronté à l’Union, une organisation secrète dont chaque membre possède un pouvoir de « négation » — annulation d’un concept fondamental comme la mort, la chance ou le mouvement.
Comme dans My Hero Academia, les pouvoirs d’Undead Unluck sont régis par un système de règles précis qui nourrit la dimension stratégique des affrontements. Yoshifumi Totsuka va cependant plus loin : boucles temporelles, mécaniques méta-narratives et enjeux cosmiques structurent un récit aux ambitions considérables. Derrière l’humour déjanté et les combats échevelés se tisse une histoire d’amour sincère et une réflexion sur la valeur de l’existence.
5. Sakamoto Days (Yuto Suzuki, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Tarō Sakamoto était l’assassin le plus redouté du Japon. Puis il est tombé amoureux, s’est marié, a eu une fille — et a pris beaucoup de poids. Reconverti en gérant d’une supérette de quartier, il mène une vie paisible jusqu’au jour où Shin, un jeune tueur télépathe, débarque dans sa boutique et ramène avec lui les fantômes de son passé. Malgré son embonpoint, Sakamoto n’a rien perdu de ses réflexes ni de sa redoutable puissance.
Si My Hero Academia met en scène un héros adolescent en devenir, Sakamoto Days propose l’exact inverse : un combattant déjà au sommet, retiré du milieu, qui doit protéger sa famille tout en honorant une promesse faite à sa femme — ne plus jamais tuer. Yuto Suzuki livre une comédie d’action au rythme effréné, où les chorégraphies de combat rivalisent d’inventivité avec celles des meilleurs films du genre.
6. Spy x Family (Tatsuya Endo, 2019)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Dans un contexte de guerre froide entre deux nations fictives, l’espion le plus doué de sa génération reçoit une mission délicate : créer une fausse famille pour infiltrer l’école d’élite fréquentée par les enfants d’un dignitaire ennemi. Sous l’identité de Loid Forger, il adopte Anya, une fillette télépathe échappée d’un laboratoire, et épouse Yor, une tueuse à gages redoutable. Chacun ignore les secrets des deux autres — sauf Anya, qui lit dans les pensées de tous.
Le cadre scolaire et la galerie de personnages excentriques rappelleront les heures les plus légères de My Hero Academia, mais Spy x Family se distingue par sa tonalité : Tatsuya Endo privilégie la comédie de situation, l’émotion familiale et la satire sociale. Le trio Forger, dysfonctionnel et attachant, incarne avec justesse la question centrale du manga : peut-on bâtir de vrais liens sur des mensonges ?
7. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Momo Ayase croit aux fantômes ; Ken Takakura ne jure que par les extraterrestres. Pour départager leur désaccord, ces deux lycéens se lancent un pari : chacun se rend dans un lieu censé prouver la thèse de l’autre. Résultat : ils avaient tous les deux raison. Esprits vengeurs, aliens hostiles et yōkai surgis du folklore japonais se bousculent dans un récit qui mêle horreur, science-fiction et comédie romantique à un rythme effréné.
Ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Chainsaw Man, Yukinobu Tatsu a hérité de son mentor le goût des ruptures de ton et du dessin cinématographique. Là où My Hero Academia puise dans l’imaginaire des comics américains, Dandadan convoque les légendes urbaines japonaises et la culture ufologique pour forger un shōnen inclassable. Les personnages, à la fois drôles et émouvants, portent l’histoire avec une énergie communicative qui ne faiblit jamais.
8. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Denji, adolescent misérable criblé de dettes, survit en traquant des démons pour le compte de yakuzas. Lorsque ceux-ci le trahissent et le laissent pour mort, son chien-démon Pochita fusionne avec lui et le transforme en Chainsaw Man, un hybride mi-humain mi-démon armé de tronçonneuses. Recruté par la mystérieuse Makima au sein de la Sécurité publique, Denji découvre un monde où chaque démon incarne une peur humaine — et où la manipulation règne en maître.
Si My Hero Academia exalte les valeurs classiques du héros, Chainsaw Man les dynamite. Tatsuki Fujimoto signe un shōnen sombre, brutal et étonnamment émouvant, nourri de références au cinéma d’horreur occidental. Le récit refuse toute prévisibilité : les personnages meurent sans crier gare, les enjeux se renversent et le protagoniste, loin de tout idéalisme, ne souhaite rien de plus qu’une vie décente et un peu d’affection.