Love Hina de Ken Akamatsu, publié dans le Weekly Shōnen Magazine entre 1998 et 2001, suit les mésaventures de Keitarō Urashima, un étudiant maladroit devenu gérant d’une résidence de jeunes femmes, alors qu’il tente d’intégrer la prestigieuse université de Tōdai pour honorer une promesse d’enfance.
Récompensé par le Prix du manga Kōdansha en 2001, ce manga en 14 volumes a contribué à populariser le genre harem en France et reste une référence en matière de comédie romantique à rebondissements. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Goddess Café Terrace (Kōji Seo, 2021)

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Hayato Kasukabe, étudiant à l’université de Tōdai, revient dans sa ville natale de Miura après le décès de sa grand-mère pour fermer le café familial. Il découvre alors que cinq jeunes femmes au tempérament bien trempé vivent sur place et comptent bien le convaincre de maintenir l’établissement en activité.
Le parallèle avec Love Hina saute aux yeux : un protagoniste lié à Tōdai se retrouve propulsé dans une cohabitation forcée avec plusieurs filles aux personnalités contrastées, dans un cadre qu’il doit gérer malgré lui. Kōji Seo, déjà connu pour Suzuka et Fuuka, signe ici sa première incursion dans le harem pur, avec un ton plus léger et un décor balnéaire séduisant.
La série, prépubliée dans le Weekly Shōnen Magazine et terminée en 2025 après 22 volumes, assume pleinement ses codes ecchi et son humour de situation.
2. The Quintessential Quintuplets (Negi Haruba, 2017)

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Fūtarō Uesugi, lycéen brillant mais désargenté, accepte un poste de tuteur pour cinq sœurs jumelles — Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki Nakano — aussi belles qu’allergiques aux études. Dès le premier chapitre, un flash-forward révèle que Fūtarō épousera l’une d’entre elles, sans dévoiler laquelle. Ce mystère filé sur 14 volumes constitue le moteur narratif de la série.
Comme dans Love Hina, le héros doit gagner la confiance de jeunes femmes qui le considèrent d’abord comme un intrus, et le cadre scolaire sert de terrain à des quiproquos sentimentaux. Ken Akamatsu lui-même, en tant que juge du Prix Kōdansha 2019, a salué cette série comme l’aboutissement de la comédie romantique harem.
Negi Haruba, dont le pseudonyme rend hommage à Negima! d’Akamatsu, boucle ici un récit précis et maîtrisé, porté par un art du faux-semblant redoutable.
3. We Never Learn (Taishi Tsutsui, 2017)

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Nariyuki Yuiga, lycéen issu d’un milieu modeste, ambitionne de décrocher une bourse d’excellence. La condition imposée par son établissement : servir de tuteur à trois génies scolaires qui souhaitent étudier dans des domaines où elles sont totalement incompétentes.
La mécanique rappelle Love Hina par sa configuration — un garçon studieux entouré de filles aux caractères variés — et par l’importance accordée aux enjeux académiques comme toile de fond romantique. Prépubliée dans le Weekly Shōnen Jump de 2017 à 2020, la série se distingue par sa conclusion en cinq routes parallèles, chacune consacrée à l’une des héroïnes, un choix narratif qui tranche avec l’archétype du harem à gagnante prédéterminée.
En 21 volumes, Taishi Tsutsui propose un récit à la douceur constante, où le comique de situation prime sur le fan service.
4. A Couple of Cuckoos (Miki Yoshikawa, 2020)

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Nagi Umino, lycéen studieux, apprend un jour qu’il a été échangé à la naissance avec Erika Amano, une influenceuse exubérante. Pour resserrer les liens entre les deux familles, leurs parents respectifs décident de les fiancer. Problème : Nagi est déjà épris d’Hiro, première de sa classe.
Ce postulat improbable — un quiproquo familial qui contraint à la cohabitation — rappelle la mécanique de Love Hina, où les circonstances seules jettent le héros au milieu de ses futures prétendantes. Miki Yoshikawa, ancienne assistante d’Hiro Mashima et créatrice de Yamada-kun and the Seven Witches, manie avec aisance le harem à triangle inversé.
Prépubliée dans le Weekly Shōnen Magazine depuis 2020, la série dépasse les 30 volumes et développe des thèmes liés à la filiation et à l’identité, derrière ses apparences de rom-com légère.
5. Rent-A-Girlfriend (Reiji Miyajima, 2017)

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Kazuya Kinoshita, étudiant largué par sa petite amie, loue les services de Chizuru Mizuhara via une application de « petite amie de location ». Ce qui devait être une parenthèse se transforme en imbroglio sentimental lorsque leurs vies personnelles s’entremêlent.
Là où Love Hina jouait sur les malentendus dans un huis clos, Rent-A-Girlfriend transpose cette logique dans un cadre plus contemporain, avec un protagoniste dont la maladresse émotionnelle n’a rien à envier à Keitarō. La série, prépubliée dans le Weekly Shōnen Magazine depuis 2017, dépasse les 44 volumes et a engendré plusieurs saisons d’anime.
Le manga assume un rythme lent, centré sur l’évolution psychologique de Kazuya, et multiplie les personnages féminins — Ruka, Sumi, Mami — selon une structure harem classique, tout en posant la question de la frontière entre sentiments sincères et relations transactionnelles.
6. Girlfriend, Girlfriend (Hiroyuki, 2020)

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Naoya Mukai, lycéen au tempérament frontal, sort enfin avec Saki, son amie d’enfance qu’il courtise depuis des années. Mais lorsque Nagisa, une camarade de classe, se déclare à son tour, Naoya prend une décision impensable : il demande à Saki la permission de sortir avec les deux en même temps.
Ce postulat absurde, assumé dès la première page, inscrit la série dans une logique de comédie pure qui évoque l’énergie burlesque des meilleurs passages de Love Hina. Hiroyuki, l’auteur d’Aho Girl, a déclaré avoir conçu cette histoire par frustration devant les harems où une seule fille peut l’emporter.
Le résultat, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de 2020 à 2023 en 16 volumes, est un enchaînement de situations grotesques et hilarantes, porté par un protagoniste actif et transparent — l’exact opposé du héros indécis habituel du genre.
7. 2.5 Dimensional Seduction (Yū Hashimoto, 2019)

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Masamune Okumura, président du club de manga de son lycée, voue un amour exclusif à Liliel, un personnage fictif en 2D. Son univers bascule lorsque Lilysa Amano, passionnée de cosplay, rejoint le club et incarne Liliel avec une précision troublante. Okumura devient son photographe attitré, et la frontière entre fiction et réalité commence à vaciller.
Le lien avec Love Hina tient ici au portrait de l’otaku confronté au réel : comme Keitarō devait composer avec des colocataires imprévues, Okumura voit ses certitudes s’effondrer au contact de jeunes femmes bien réelles. Prépubliée sur Shōnen Jump+ de 2019 à 2025, la série — recommandée par Eiichirō Oda — mêle compétitions de cosplay et romance ecchi. Le manga développe un harem progressif autour du club, tout en célébrant la culture geek avec une sincérité désarmante.
8. Les 100 petites amies qui t’aiiiment à en mourir (Rikito Nakamura et Yukiko Nozawa, 2019)

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Rentarō Aijō, recalé par 100 filles au collège, reçoit la visite du dieu de l’amour, qui lui annonce qu’il rencontrera au lycée cent âmes sœurs. Le piège : si l’une d’elles n’est pas aimée en retour, elle mourra. Là où Love Hina et ses héritiers posent la question « laquelle choisir ? », ce manga dynamite la convention en répondant « toutes ».
La série, prépubliée dans le Weekly Young Jump depuis 2019, fonctionne comme une parodie méthodique du genre harem : chaque nouvelle petite amie incarne un archétype poussé à l’absurde — la tsundere, la scientifique folle, la mère de famille, la narcissique.
Scénarisé par Rikito Nakamura et dessiné par Yukiko Nozawa, ce seinen de 24 volumes accumule les personnages sans jamais perdre son élan comique, grâce à un protagoniste proactif qui gère son harem grandissant avec un sérieux imperturbable.