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Que lire après Les Carnets de l'Apothicaire de Natsu Hyūga ?

Que lire après « Les Carnets de l’Apothicaire » de Natsu Hyūga ?

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Les Carnets de l’Apothicaire est un manga adapté du light novel de Natsu Hyūga, prépublié dans le Monthly Big Gangan de Square Enix depuis mai 2017. On y suit Mao Mao, 17 ans, apprentie apothicaire vendue comme servante au quartier des femmes du palais impérial. Ses connaissances en poisons et en herbes médicinales lui permettent de résoudre des affaires que personne d’autre ne sait élucider — et la placent au centre des intrigues de la cour.

Si vous avez dévoré cette série et cherchez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations dans la même veine.


1. Remède Impérial – L’étrange médecin de la cour (Tohru Himuka, 2018)

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Dans l’empire des Fleurs de lune, on ne soigne les maux qu’avec des prières et des décoctions hasardeuses. Koyô, une femme passionnée de chirurgie — pratique considérée comme barbare dans ce pays très religieux —, croise la route du prince héritier Keiun après une embuscade. Elle suture la plaie de son bras droit, gagne sa confiance, et le voilà qui l’entraîne à la cour impériale.

Là où Mao Mao résout des énigmes, Koyô se consacre aux soins eux-mêmes : fabriquer ses propres instruments, étudier les maladies, convaincre une cour hostile que la médecine vaut mieux que la superstition. Le décalage entre son obsession déclarée pour les muscles et les codes rigides du palais produit aussi de vrais moments de comédie. La parenté avec les Carnets est évidente, mais Remède Impérial trace sa propre voie — plus ancrée dans la science, moins dans l’enquête.


2. La Gardienne des concubines (Aki Shikimi & Shiori Hiromoto, 2020)

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Yuran a 28 ans, c’est la meilleure négociante de la capitale, et le mariage ne l’intéresse pas. L’empereur en décide autrement : il la somme d’épouser Kogetsu Haku, un jeune chancelier, et de prendre en charge le bien-être des concubines du palais. Du jour au lendemain, elle atterrit dans un harem où missives empoisonnées et tentatives d’assassinat font partie du quotidien.

Pas d’ingénue ici : Yuran est une femme adulte, aguerrie par des années de négoce. Son flair commercial est sa meilleure défense face aux machinations du harem. Les enjeux politiques prennent nettement le pas sur la romance. Quant à la relation entre Yuran et son mystérieux époux, elle avance à coups de non-dits et de secrets que chaque tome force à la surface.


3. Le Palais des assassins (Tabasa Iori, 2021)

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Karin est la fille de Ô Ko, le fonctionnaire le plus redouté de l’empire — un homme corrompu et cruel dont on murmure qu’il démembre ses victimes. Élevée dans l’art de l’assassinat, Karin ne rêve pourtant que d’une chose : se faire des amies. Elle intègre le quartier des femmes de la cité impériale comme apprentie servante, mais la réputation paternelle la précède et fait d’elle une paria.

Un soir de tempête, un garçon lui offre son parapluie avant de disparaître. Ce garçon s’avère être l’empereur lui-même, un enfant fragile que beaucoup veulent voir mort. Karin jure alors de le protéger dans l’ombre grâce à ses talents de combattante. La série tient tout entière sur cette contradiction : une tueuse redoutable qui ne sait pas comment aborder ses collègues, un humour pince-sans-rire qui côtoie des enjeux de vie ou de mort, et un ton nettement plus sombre que celui des Carnets.


4. La Servante de l’Empereur (Ichiha Hiiragi & Haruki Yoshimura, 2021)

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L’empire de Koen est dirigé par un enfant de cinq ans, et la noblesse se livre à une féroce course au pouvoir. Linfa, 17 ans, fille aînée du clan Ryu, est désignée par son père comme candidate aux fiançailles impériales. Pour lui, elle n’est qu’un pion politique ; pour elle, le mariage est hors de question. Son esprit vif et son franc-parler n’entrent pas dans le moule que les hommes de son rang attendent.

Au palais, Soren, le régent à la réputation sulfureuse, lui propose une alternative : devenir la gouvernante du petit empereur plutôt que son épouse. Linfa accepte, et le piège se referme : cinq clans rivaux s’affrontent pour le contrôle de l’enfant, et elle, avec sa franchise abrupte, doit survivre dans un monde où chaque mot pèse. Cette friction entre le tempérament de l’héroïne et les codes de la cour donne à la série un ressort à la fois comique et dramatique.


5. Nina du royaume aux étoiles (Rikachi, 2019)

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Nina est une orpheline de 15 ans qui survit dans les rues déguisée en garçon. Repérée pour ses yeux d’un bleu profond — identiques à ceux de la princesse Alisha, disparue dans un accident —, elle est achetée par le prince Azur et contrainte de prendre l’identité de la défunte. Elle a trois mois pour apprendre à se comporter comme une princesse avant d’être envoyée épouser le prince héritier de Galgada, un royaume rival.

Le manga, lauréat du Prix Kōdansha du meilleur shōjo en 2022, installe un triangle amoureux entre Nina, l’énigmatique Azur et l’imprévisible prince Sett. Mais derrière la romance, les alliances se nouent et se défont, et la vie de Nina est menacée à mesure qu’elle s’approche de la vérité sur la mort d’Alisha. Le trait fin de Rikachi donne à cette intrigue à tiroirs une élégance visuelle qui renforce la tension — on est ici dans du shōjo politique au plein sens du terme.


6. Jaadugar – La légende de Fatima (Tomato Soup, 2021)

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Empire mongol, XIIIe siècle. Sitara, jeune esclave perse au service d’une famille de savants, perd tout lorsque les troupes mongoles ravagent sa cité. Sa maîtresse Fatima meurt dans le chaos ; Sitara reprend son nom et jure de se venger. Son unique arme : le savoir — sciences, théologie, livres sauvés des flammes.

Sa route croise celle de Töregene, sixième épouse de l’empereur Ögedeï, une femme aux sentiments ambigus envers l’empire. Leur alliance clandestine va les conduire au cœur des luttes de succession mongoles. Librement adapté de la vie d’une figure historique réelle, ce josei quitte les palais chinois ou japonais habituels pour un cadre perse et mongol rare en manga. Le trait rond de Tomato Soup, héritier direct du style d’Osamu Tezuka, contraste avec la dureté du récit et la richesse des motifs inspirés d’enluminures perses.


7. My Happy Marriage (Akumi Agitogi & Rito Kohsaka, 2018)

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Dans un Japon alternatif de l’ère Taishō, certaines familles nobles sont dotées de pouvoirs surnaturels. Miyo Saimori, elle, n’en possède aucun. Traitée comme une servante par sa belle-mère et sa demi-sœur, privée de tout amour familial, elle est envoyée épouser Kiyoka Kudô, chef d’un clan réputé pour sa froideur et sa cruauté. Miyo s’attend au pire — et découvre un homme bien différent des rumeurs.

Les premiers tomes sont avant tout une romance — très lente, très douce — où l’on suit Miyo qui réapprend, geste après geste, qu’elle a le droit d’exister. Des années de maltraitance familiale l’ont vidée de toute estime de soi, et le simple fait d’accepter un compliment lui demande un effort immense. Puis l’intrigue bascule : les dons surnaturels de Miyo, enfouis jusque-là, se réveillent et attirent des ennemis autrement plus dangereux que sa belle-famille. Le récit gagne en tension sans perdre sa douceur, quelque part entre le conte et le drame intime.


8. Shirayuki aux cheveux rouges (Sorata Akiduki, 2006)

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Shirayuki, herboriste de métier, possède une chevelure d’un rouge vif — une couleur si rare qu’elle attire la convoitise du prince Raji, bien décidé à faire d’elle sa concubine. Elle refuse ce sort, s’enfuit dans le royaume voisin de Clariness, où elle fait la connaissance de Zen, un garçon aux allures de vagabond qui se révèle être le second prince du pays. Déterminée à ne rien devoir à personne, Shirayuki passe le concours pour devenir pharmacienne royale.

Publié depuis 2006 dans le magazine LaLa de Hakusensha et adapté en anime par le studio Bones, ce shōjo place le métier de son héroïne au premier plan. Shirayuki est pharmacienne avant d’être amoureuse : elle étudie les plantes, gravit les échelons par ses compétences, se bat pour être prise au sérieux. La romance avec Zen existe, mais elle ne dicte jamais le parcours de Shirayuki. Les intrigues politiques entre royaumes voisins et un solide casting secondaire achèvent d’en faire un shōjo qui vieillit remarquablement bien, vingt ans après ses débuts.


9. Le Pavillon des hommes (Fumi Yoshinaga, 2004)

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Japon, époque Edo. Une mystérieuse épidémie, la « variole du Tengu », a décimé la population masculine au point de la réduire au quart de celle des femmes. Les rôles se sont inversés : les femmes gouvernent et le titre de shōgun est désormais porté par une femme. Au château d’Edo, un pavillon abrite les huit cents plus beaux hommes du pays, tous au service de la dirigeante suprême.

Ce josei en 19 tomes — lauréat du Grand Prix du prix culturel Osamu Tezuka en 2009 — reprend l’histoire du shogunat Tokugawa de bout en bout et la réinvente à travers cette uchronie féministe. Fumi Yoshinaga ne se contente pas d’inverser les genres : elle interroge les mécanismes du pouvoir, le poids des traditions et la persistance du sexisme, même dans une société dirigée par des femmes. La rigueur historique est impressionnante, la réflexion politique l’est tout autant — et les deux tiennent ensemble du premier au dernier volume sans faiblir.