Kuroko’s Basket (Kuroko no Basuke) est un shōnen manga écrit et dessiné par Tadatoshi Fujimaki, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de décembre 2008 à septembre 2014 et compilé en trente tomes.
La série suit Tetsuya Kuroko, sixième joueur fantôme de la légendaire « Génération des Miracles » du collège Teikō, et Taiga Kagami, lycéen revenu des États-Unis, tous deux déterminés à hisser l’équipe de basket-ball du lycée Seirin au sommet du championnat japonais.
Avec plus de 27 millions d’exemplaires écoulés et une adaptation en anime par le studio Production I.G, la série s’est imposée comme un pilier du manga sportif des années 2010. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Slam Dunk (Takehiko Inoue, 1990)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Impossible d’évoquer le basket en manga sans mentionner Slam Dunk, la série qui a popularisé ce sport au Japon au point de booster les inscriptions en club à travers tout le pays. On y suit Hanamichi Sakuragi, lycéen bagarreur et novice absolu, qui rejoint l’équipe du lycée Shōhoku pour impressionner une fille.
Là où Kuroko’s Basket mise sur des capacités quasi surnaturelles, Slam Dunk ancre sa narration dans un réalisme exigeant : la progression de Sakuragi se construit brique par brique, du rebond au tir en suspension. Le dessin de Takehiko Inoue, inspiré de matchs NBA réels, gagne en précision au fil des 31 tomes jusqu’à atteindre une maîtrise graphique redoutable.
Le film The First Slam Dunk (2022) a confirmé l’empreinte indélébile de cette série sur la culture populaire japonaise. Avec plus de 170 millions d’exemplaires vendus, c’est tout simplement le manga de sport le plus diffusé de l’histoire.
2. Real (Takehiko Inoue, 1999)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Après Slam Dunk, Takehiko Inoue est revenu au basket-ball par un angle radicalement différent : celui du handicap et du handi-basket. Real, prépublié dans le Young Jump depuis 1999, entrelace les destins de trois jeunes hommes.
Tomomi Nomiya, exclu de son lycée après un accident de moto qui a coûté l’usage de ses jambes à sa passagère ; Kiyoharu Togawa, ancien sprinter amputé d’une jambe, reconverti en joueur de basket en fauteuil roulant ; et Hisanobu Takahashi, ex-capitaine de basket devenu paraplégique.
La série, classée seinen, délaisse les envolées du shōnen pour un ton grave et introspectif. Là où Kuroko’s Basket célèbre le dépassement de soi sur le parquet, Real interroge ce que signifie se relever quand le corps impose ses limites. Le trait d’Inoue, d’une sobriété émouvante, restitue chaque effort physique avec une intensité rare. Seize tomes publiés à ce jour, à un rythme lent, mais chacun pèse lourd.
3. Blue Box (Kōji Miura, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump depuis avril 2021, Blue Box (Ao no Hako) mêle avec finesse romance lycéenne et pratique sportive. Taiki Inomata, joueur de badminton, est secrètement épris de Chinatsu Kano, basketteuse de talent qui s’entraîne chaque matin dans le même gymnase que lui. Un concours de circonstances les amène à cohabiter sous le même toit, ce qui précipite la dynamique sentimentale sans jamais abandonner la dimension sportive.
La série se distingue de Kuroko’s Basket par sa tonalité douce et son rythme apaisé : ici, pas de capacités surhumaines ni de rivalités féroces, mais des personnages qui progressent dans leur discipline et découvrent peu à peu qui ils sont. Le dessin de Kōji Miura, tendre et lumineux, sert à merveille cette atmosphère. Adaptée en anime par le studio Telecom Animation Film sur Netflix en 2024, Blue Box a dépassé les 5 millions d’exemplaires en circulation.
4. Dream Team (Takeshi Hinata, 2003)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Publié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis décembre 2003 sous le titre original Ahiru no Sora, Dream Team suit Sora Kurumatani, un lycéen haut d’à peine un mètre cinquante, fermement résolu à pratiquer le basket-ball malgré ce handicap physique. Au lycée Kuzuryū, il découvre un club peuplé de têtes brûlées peu motivées par le sport.
La série se démarque par son refus du miracle narratif : Sora ne devient pas soudainement un prodige, et son équipe accumule les défaites avant de grappiller ses premières victoires. Ce réalisme cru tranche avec les retournements flamboyants de Kuroko’s Basket. Là où Kuroko et Kagami enchaînent les prouesses, Sora doit composer avec ses limites et celles de coéquipiers cabossés par la vie.
Avec 50 tomes au compteur et plus de 24 millions d’exemplaires en circulation, Dream Team constitue un récit au long cours où la persévérance prime sur le talent brut.
5. Haikyu!! – Les As du volley (Haruichi Furudate, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Changement de terrain mais pas de philosophie : Haikyu!!, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de février 2012 à juillet 2020, transpose au volley-ball la recette de Kuroko’s Basket. Shōyō Hinata, petit gabarit gorgé d’énergie, rejoint le lycée Karasuno pour y retrouver — à sa grande stupeur — son rival Tobio Kageyama, passeur aussi brillant qu’autoritaire.
Le duo rappelle la complémentarité entre Kuroko et Kagami, mais Haruichi Furudate met davantage l’accent sur la mécanique collective : chaque membre de l’équipe bénéficie d’un arc de développement soigné. Les matchs, découpés avec un sens du rythme remarquable, restent lisibles malgré la complexité tactique du volley. Compilée en 45 tomes et adaptée en anime par le studio Production I.G — le même que Kuroko’s Basket —, la série s’est conclue par deux films au cinéma en 2024 et 2025. Un passage de relais idéal pour qui a aimé l’adrénaline des matchs inter-lycées.
6. Blue Lock (Muneyuki Kaneshiro & Yusuke Nomura, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis août 2018, Blue Lock prend le contre-pied de tous les mangas de sport traditionnels : ici, l’égoïsme devient le moteur de la performance.
Après l’élimination du Japon en Coupe du monde 2018, la fédération japonaise de football lance un programme radical : enfermer 300 jeunes attaquants lycéens dans un complexe clos où chacun devra éliminer ses concurrents pour devenir l’avant-centre ultime. Yoichi Isagi, joueur ordinaire mais doté d’un sens aigu de l’analyse, se retrouve pris dans cet engrenage.
Là où Kuroko’s Basket exalte la complémentarité entre ombre et lumière, Blue Lock dynamite l’esprit d’équipe et pousse la logique de compétition jusqu’à l’extrême, dans un registre proche du battle royale. Lauréat du 45e Prix du manga Kōdansha en 2021, la série dépasse les 50 millions d’exemplaires en circulation.
7. Ao Ashi (Yūgo Kobayashi, 2015)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Prépublié dans le Big Comic Spirits de janvier 2015 à juin 2025, Ao Ashi raconte le parcours d’Ashito Aoi, collégien au tempérament impulsif, repéré par un recruteur du Tokyo City Esperion FC et propulsé dans le monde exigeant des centres de formation professionnels.
La série se distingue par son approche tactique et réaliste du football : systèmes de jeu, positionnements, lectures de l’espace sont décortiqués avec une précision qui rappelle les analyses d’un vrai coach. Ashito, d’abord attaquant individualiste, doit apprendre à lire le jeu et à se mettre au service du collectif — un cheminement qui n’est pas sans évoquer la prise de conscience de certains membres de la « Génération des Miracles » dans Kuroko’s Basket.
Lauréat du 65e Prix Shōgakukan, Ao Ashi est salué comme l’un des meilleurs mangas de sport de sa décennie, avec 40 tomes au total et plus de 12 millions d’exemplaires en circulation.
8. Eyeshield 21 (Riichirō Inagaki & Yūsuke Murata, 2002)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Scénarisé par Riichirō Inagaki et dessiné par Yūsuke Murata (futur illustrateur de One-Punch Man), Eyeshield 21 a été prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de juillet 2002 à juin 2009. Le récit suit Sena Kobayakawa, lycéen chétif et craintif, dont les années passées à servir de larbin lui ont forgé des jambes d’une rapidité hors norme. Recruté de force par le diabolique quarterback Yōichi Hiruma, il devient le running back masqué des Deimon Devil Bats, avec pour objectif le Christmas Bowl.
Comme dans Kuroko’s Basket, le héros compense son apparence frêle par un talent caché, et l’équipe se construit membre après membre. Mais Eyeshield 21 se distingue par son humour corrosif et sa galerie de personnages excentriques. Les 37 tomes de la série ont contribué à quadrupler le nombre de jeunes pratiquants de football américain au Japon — un effet miroir à celui de Slam Dunk pour le basket.