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Que lire après « Konosuba » de Natsume Akatsuki et Masahito Watari ?

Que lire après « Konosuba » de Natsume Akatsuki et Masahito Watari ?

Konosuba : Sois béni monde merveilleux ! est un manga isekai parodique adapté du light novel de Natsume Akatsuki, avec des illustrations de Masahito Watari.

Prépublié dans le magazine Monthly Dragon Age depuis 2014, le récit suit Kazuma Satô, un otaku réincarné dans un monde fantasy aux côtés d’une déesse incompétente, d’une magicienne obsédée par les explosions et d’une paladin masochiste.

Cette comédie décalée détourne les conventions du genre heroic fantasy avec un humour absurde et des personnages volontairement dysfonctionnels. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Coma héroïque dans un autre monde (Hotondoshindeiru, 2018)

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Ce manga renverse la formule classique de l’isekai : au lieu de suivre un héros dans un monde parallèle, on accompagne un quadragénaire qui revient de son séjour dans un univers fantasy après dix-sept ans de coma.

L’oncle de Takafumi a acquis des pouvoirs magiques à Granbahamal, mais son séjour fut tout sauf glorieux. Considéré comme hideux par les habitants du monde parallèle — qui le prenaient pour un orque — et doté d’une inaptitude sociale chronique, il a accumulé les malentendus et les situations humiliantes.

De retour au Japon moderne, ce fan absolu de Sega découvre deux décennies de progrès technologiques tout en racontant ses mésaventures par flashbacks. Comme Konosuba, ce titre moque les clichés du genre avec un protagoniste pathétique dont les aventures tournent systématiquement au fiasco. L’humour repose sur le décalage entre les attentes du lecteur et la réalité pitoyable des souvenirs de l’oncle.


2. The Eminence in Shadow (Daisuke Aizawa & Anri Sakano, 2018)

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Cid Kagenou rêve de devenir une « éminence de l’ombre » : un personnage surpuissant qui tire les ficelles depuis les coulisses sans jamais apparaître au grand jour. Réincarné dans un monde fantasy, il crée de toutes pièces une organisation secrète et invente une conspiration maléfique pour se donner un rôle de héros occulte.

Le comique surgit d’un paradoxe savoureux : les mensonges absurdes de Cid correspondent par pur hasard à une réalité qu’il ignore totalement. Ses subordonnées le vénèrent comme un génie stratégique alors qu’il navigue à l’aveugle, persuadé que tout le monde joue le jeu de son délire.

Le second degré fonctionne à plein régime, rappelant l’auto-dérision de Konosuba. Là où Kazuma subit les catastrophes provoquées par son équipe, Cid provoque involontairement des victoires qu’il ne comprend pas. Les deux titres partagent cette jubilation à détourner les codes de l’isekai héroïque.


3. The Dungeon of Black Company (Youhei Yasumura, 2016)

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Kinji Ninomiya a tout réussi : fortune immobilière, appartement luxueux et vie de rentier à vingt-quatre ans. Un portail le projette dans le monde d’Amouria où il devient… esclave d’une compagnie minière aux pratiques exploitatives.

Horaires interminables, conditions misérables, dettes écrasantes : Kinji tombe au bas de l’échelle sociale. Dépourvu de pouvoirs spéciaux, il doit ruser pour gravir les échelons et retrouver sa stabilité financière.

Le manga fonctionne comme une satire acerbe du monde du travail japonais, camouflée sous les atours de la fantasy. Contrairement aux héros isekai surpuissants, Kinji n’a que son intelligence et son absence totale de scrupules pour s’en sortir. L’humour grinçant et le protagoniste détestable rappellent la vision démystifiée de l’heroic fantasy propre à Konosuba, où le rêve de l’aventure épique se heurte à la réalité triviale de la survie quotidienne.


4. Cautious Hero (Light Tuchihi & Koyuki, 2018)

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La déesse Ristarte doit sauver Geaburande, un monde classé en difficulté extrême. Elle invoque Seiya Ryûgûin, un héros aux statistiques exceptionnelles.

Problème : Seiya souffre d’une prudence pathologique. Il achète trois armures (une à porter, une de rechange, une de secours pour la rechange), s’entraîne pendant des semaines avant d’affronter le moindre slime et utilise ses attaques les plus dévastatrices contre les ennemis les plus faibles.

L’originalité tient au point de vue narratif : le lecteur·ice suit Ristarte, exaspérée par son protégé, plutôt que le héros lui-même. Cette perspective décalée donne une vision extérieure du protagoniste « surpuissant », tournant en ridicule les conventions du genre. Comme dans Konosuba, la déesse incarne la frustration du spectateur face à un héros qui refuse de jouer son rôle attendu. Les gags reposent sur cette tension entre l’archétype du sauveur et son incarnation dysfonctionnelle.


5. No Longer Allowed in Another World (Hiroshi Noda & Takahiro Wakamatsu, 2019)

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En 1948, un écrivain mélancolique surnommé « Sensei » — inspiré de l’auteur Osamu Dazai — tente de se suicider avec sa compagne Sacchan. Un camion les percute avant l’acte et propulse Sensei dans un monde fantasy.

Là-bas, une prêtresse elfe l’invoque comme héros pour combattre le seigneur des ténèbres. Sa réaction ? Ignorer sa mission et chercher un endroit approprié pour mourir. Le manga fonctionne comme une comédie noire où chaque tentative de suicide échoue par accident, transformant malgré lui le protagoniste dépressif en sauveur involontaire.

Le titre joue sur le roman La Déchéance d’un homme et détourne les codes de l’isekai : au lieu d’un adolescent enthousiaste, le héros est un adulte nihiliste des années Showa. Comme Kazuma dans Konosuba, Sensei refuse le rôle qu’on lui impose, mais son rejet atteint ici des proportions existentielles.


6. Hero Skill : Achats en ligne (Ren Eguchi & K Akagishi, 2017)

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Tsuyoshi Mukoda se retrouve invoqué par erreur dans un monde fantasy avec trois autres héros. Sa compétence ? « Achats en ligne » : il peut commander des produits sur un site marchand japonais depuis cet univers parallèle.

Jugé inutile, il quitte le château pour devenir cuisinier ambulant. Sa cuisine terrestre attire un Fenrir affamé qui devient son protecteur en échange de trois repas quotidiens.

Le manga se distingue par son approche gastronomique et tranche-de-vie : pas de quête épique ni de combats grandioses, mais la préparation de plats japonais avec des ingrédients de l’autre monde. La compétence ridicule de Mukoda rappelle l’absurdité de Konosuba : au lieu de pouvoirs héroïques, les protagonistes doivent composer avec des capacités décalées. L’humour naît de ce contraste entre les attentes du genre et la réalité prosaïque d’un cuisinier gâtant sa bestiole géante.


7. La Sorcière invincible tueuse de slimes depuis 300 ans (Kisetsu Morita & Yusuke Shiba, 2017)

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Azusa Aizawa meurt d’épuisement professionnel dans notre monde et se réincarne en sorcière immortelle. Son nouveau crédo : ne plus jamais travailler.

Pendant trois siècles, elle mène une existence paisible dans une maison de campagne, gagnant sa vie en éliminant quelques slimes chaque jour. Cette routine l’amène, sans qu’elle s’en rende compte, au niveau maximal. Sa réputation de puissance attire dragons, démons et aventuriers à sa porte, perturbant sa tranquillité.

Le manga fonctionne comme un isekai « feel-good » où l’héroïne refuse activement le rôle héroïque qu’on veut lui imposer. Azusa constitue un pendant féminin de Kazuma : les deux personnages privilégient le confort quotidien à l’aventure épique. L’humour découle de l’afflux constant de visiteurs envahissants qui transforment sa retraite solitaire en maisonnée chaotique.


8. Kuma Kuma Kuma Bear (Kumanano & Sergei, 2018)

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Yuna, quinze ans, vit recluse dans un appartement qu’elle finance par le trading boursier. Sa seule passion : un MMORPG en réalité virtuelle. Un jour, une mise à jour lui attribue un équipement surpuissant mais humiliant : un costume d’ours rose. Refusant de porter cet accoutrement ridicule, elle se retrouve projetée dans le monde du jeu, habillée de la tenue honteuse.

Le kigurumi oursons lui confère des pouvoirs démesurés, mais au prix de sa dignité. Le manga joue sur le décalage entre l’apparence mignonne de l’héroïne et sa force brute. Comme Konosuba, le récit adopte un ton léger et détourne les codes de l’isekai surpuissant : Yuna domine ses adversaires, mais doit assumer son allure grotesque. L’humour repose sur les réactions incrédules des habitants du monde fantasy face à cette aventurière déguisée en peluche géante.

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