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Que lire après « Killing Stalking » de Koogi ?

Que lire après « Killing Stalking » de Koogi ?

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Killing Stalking est un manhwa écrit et illustré par Koogi, publié en ligne par Lezhin Comics entre 2016 et 2019. Ce thriller psychologique suit Yoon Bum, un jeune homme instable qui s’introduit chez Oh Sangwoo, l’objet de son obsession — pour découvrir que celui-ci est un tueur en série. Le manhwa a remporté le grand prix du deuxième concours mondial de bandes dessinées Lezhin et a largement débordé la sphère BL pour devenir un phénomène international.

Si vous cherchez quoi lire après l’avoir terminé, voici quelques titres dans la même veine.


1. In These Words (Guilt|Pleasure, 2012)

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Asano Katsuya, psychiatre formé aux États-Unis et spécialiste du profilage criminel, est recruté par la police de Tokyo pour dresser le portrait psychologique d’un tueur en série. Après trois ans et douze victimes, le suspect, Shinohara Keiji, est enfin arrêté — mais il refuse de parler à quiconque d’autre qu’Asano. Dès le début des interrogatoires, le psychiatre est hanté par des cauchemars d’une brutalité inouïe, où un homme au visage dissimulé le torture et prétend l’aimer.

Le duo Guilt|Pleasure (Kichiku Neko au scénario, Toga Q au dessin) s’éloigne ici du BL traditionnel par une structure narrative à double fond : la frontière entre le réel et l’hallucination se dérobe à chaque chapitre, et le lecteur finit par douter autant qu’Asano lui-même. Qui manipule l’autre — le psychiatre ou son patient ? Ce jeu de miroir rappelle directement la dynamique entre Yoon Bum et Sangwoo dans Killing Stalking.


2. Bâtard (Carnby Kim & Youngchan Hwang, 2014)

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Jin vit seul avec son père, P.-D.G. d’une grande entreprise et figure respectée de tous. Derrière cette façade se cache un tueur en série — et Jin, depuis des années, lui sert d’appât contre son gré. Le garçon, fragile et doté d’un œil de verre, attire les futures victimes avant de les livrer à son père. Tout change le jour où une camarade de classe s’intéresse à lui et, sans le savoir, met en péril l’équilibre morbide qui le maintient en vie.

Ce webtoon coréen, publié en France par Ki-oon, repose sur un huis clos familial où la relation père-fils est le moteur de la terreur. Comme dans Killing Stalking, le danger ne vient pas de l’extérieur mais de la personne la plus proche — celle avec qui l’on partage un toit, un quotidien, un secret. Le récit avance à un rythme serré, porté par des retournements nets et par le tiraillement constant de Jin, partagé entre la soumission et la volonté de s’en sortir.


3. Sweet Home (Carnby Kim & Youngchan Hwang, 2017)

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Hyeon-Su, lycéen reclus et suicidaire, s’installe dans un vieil immeuble après la mort de sa famille. Son quotidien vole en éclats quand les habitants commencent à se transformer en monstres — des créatures nées de leurs désirs les plus enfouis, chacune incarnation d’une obsession portée jusqu’à la rupture. Les survivants se barricadent, tandis qu’Hyeon-Su découvre que lui-même subit une transformation progressive. La série, adaptée en drama par Netflix, compte parmi les webtoons coréens les plus lus à l’international.

Deuxième collaboration de Carnby Kim et Youngchan Hwang après Bâtard, Sweet Home dépasse le récit de survie. Ce qui hante chaque chapitre, c’est la monstruosité intérieure : peut-on résister à ce que l’on porte en soi ? L’écho avec Killing Stalking tient aussi aux trajectoires inversées des protagonistes — là où Hyeon-Su, anti-héros misanthrope, redécouvre un instinct de protection envers autrui, Yoon Bum, lui, s’enfonce dans la dépendance et perd pied.


4. Litchi Hikari Club (Usamaru Furuya, 2005)

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Neuf collégiens en uniforme fondent le Hikari Club dans un entrepôt abandonné. Sous l’autorité tyrannique de Zéra, le groupe se mue en culte à tendance fasciste, obsédé par l’idée d’une beauté parfaite. Leur projet : construire Litchi, un robot doté d’intelligence artificielle, chargé de kidnapper de jeunes filles jugées dignes de leurs critères. Mais les rivalités internes — jalousie, trahison, luttes de pouvoir entre Zéra et Tamiya, le fondateur originel du club — finissent par dévorer le groupe de l’intérieur.

Adapté d’une pièce du Tokyo Grand Guignol de 1985, ce manga d’Usamaru Furuya relève du ero-guro assumé : la cruauté y est théâtralisée, la sexualité déviante, l’esthétique volontairement macabre. Tout est pensé comme une représentation scénique, et c’est cette distance — le spectacle plutôt que le réalisme — qui rend le malaise si singulier. On retrouve ici la même mécanique d’emprise et d’obéissance aveugle à un leader destructeur que dans Killing Stalking, transposée dans un cadre collectif où la soumission au groupe remplace l’amour.


5. Dead Tube (Mikoto Yamaguchi & Touta Kitakawa, 2014)

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Tomohiro Machiya, lycéen et membre du club de cinéma, est approché par Mai Mashiro, la fille la plus en vue de son lycée, qui lui demande de la filmer pendant deux jours. La demande paraît inoffensive — jusqu’à ce que Mashiro commette un meurtre face à l’objectif. Machiya se retrouve alors happé par Dead Tube, une plateforme vidéo clandestine où les participants rivalisent de sauvagerie pour obtenir des vues — et où le·la perdant·e endosse la responsabilité pénale de tous les crimes filmés par les autres.

Ce seinen publié par Delcourt/Tonkam est une satire brutale du voyeurisme numérique. Le manga ne recule devant rien — gore, sexe, provocations en cascade — et c’est précisément cette surenchère qui constitue son propos : il place le lecteur dans la position exacte qu’il dénonce, celle du spectateur qui ne détourne pas les yeux. Killing Stalking a posé à son propre lectorat un défi similaire : où s’arrête la lecture critique, où commence la complaisance ?