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Que lire après « Kengan Ashura » de Yabako Sandrovich et Daromeon ?

Que lire après « Kengan Ashura » de Yabako Sandrovich et Daromeon ?

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Kengan Ashura est un shōnen manga scénarisé par Yabako Sandrovich et dessiné par Daromeon, prépublié dans le magazine Ura Sunday entre avril 2012 et août 2018 et compilé en 27 tomes. Publié en France par Meian depuis 2021, le manga met en scène Ohma Tokita, surnommé « Ashura », dans l’univers des combats Kengan — des duels à mains nues par lesquels de puissantes entreprises règlent leurs différends commerciaux.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Kengan Omega (Yabako Sandrovich et Daromeon, 2019)

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Suite directe de Kengan Ashura, Kengan Omega se déroule deux ans après le Tournoi d’Extermination. Deux nouveaux protagonistes prennent le relais : Kôga Narushima, un jeune bagarreur qui veut se faire une place dans les combats Kengan, et Ryûki Gaoh, un combattant solitaire au passé opaque. Le fil conducteur de cette seconde série est l’affrontement entre l’Association Kengan et le Rengoku, une organisation rivale de combats clandestins.

Les figures de la première série — Ohma Tokita en tête — réapparaissent aux côtés d’une nouvelle génération d’adversaires. Toujours en cours de publication chez Meian, la série conserve la même intensité graphique et le même soin dans la chorégraphie des combats. C’est le prolongement immédiat pour quiconque a apprécié Kengan Ashura.


2. Baki the Grappler (Keisuke Itagaki, 1991)

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Baki the Grappler suit l’ascension de Baki Hanma, un adolescent aux capacités physiques hors normes dont l’unique objectif est de surpasser son père, Yujiro Hanma, surnommé « l’Ogre » et considéré comme la créature la plus forte du monde. La série inaugure une saga fleuve de plus de 140 tomes répartis sur six séries successives, publiées depuis 1991 au Japon.

Chez Keisuke Itagaki, la violence et la puissance physique n’ont aucun plafond. Les combats sont viscéraux, souvent absurdes dans leur démesure, et les adversaires issus de toutes les disciplines — karaté, jiu-jitsu, boxe, combat de rue sans règle aucune. Disponible en France chez Meian en Perfect Edition, c’est le pendant le plus évident de Kengan Ashura pour les amateur·ice·s de tournois et de surenchère martiale.


3. Tough (Tetsuya Saruwatari, 1994)

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Tough, initialement intitulé Tough – Dur à cuire, est un manga seinen prépublié dans le Young Jump de Shūeisha à partir de 1994. Il raconte le parcours de Kiichi Miyazawa, un jeune voyou qui rêve de devenir acteur de films d’action et s’entraîne aux côtés de son père, ancien lutteur et catcheur professionnel, héritier du style martial fictif Nadashinkageryu. La série compte trois volets, dont le second, Free Fight – New Tough, plonge Kiichi dans l’univers des combats clandestins appelés « Dark Fighting ».

Tetsuya Saruwatari se documente avec une rigueur obsessionnelle : il assiste à plusieurs matchs de MMA par mois pour nourrir ses scènes de combat, et cela se voit. Tough possède une précision anatomique et technique rare dans le genre — chaque prise, chaque frappe a un fondement martial identifiable. La série, longtemps publiée par Tonkam, fait l’objet d’une réédition en tomes doubles chez Delcourt/Tonkam depuis 2025.


4. Coq de combat (Akio Tanaka et Izō Hashimoto, 1998)

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Coq de combat (Shamo en version originale) tranche radicalement avec les manga de combat traditionnels par la noirceur de son protagoniste. Ryô Narushima, lycéen prometteur, assassine ses parents à l’âge de seize ans. Placé en maison de correction, il y subit humiliations, passages à tabac et viols avant de rencontrer Kenji Kurokawa, un détenu politique expert en karaté, qui lui transmet les rudiments du combat. Une fois libéré, Ryô dérive entre prostitution, milieu du crime et compétitions de free fight.

Le manga, publié en France par Delcourt, tient autant du récit d’arts martiaux que de la satire sociale. La violence y est crue et systémique : meurtres, dopage, toxicomanie. Le parcours de Ryô sert de prétexte à une critique acide de la société du spectacle et de ses structures de pouvoir. Un titre âpre, destiné à un public averti, qui ne cherche ni à plaire ni à rassurer.


5. Holyland (Kōji Mori, 2000)

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Holyland suit Yû Kamishiro, un lycéen décroché, harcelé et sans repères, qui développe une aptitude inattendue pour le combat de rue après avoir appris seul les bases de la boxe dans sa chambre. Ses sorties nocturnes dans les rues de Shimokita, où il affronte des voyous, lui valent le surnom de « chasseur de gangs ». Cette violence n’est pas gratuite : elle constitue pour Yû le seul moyen de se sentir exister et de trouver sa place dans le monde — son « Holyland ».

Kōji Mori, ami proche du regretté Kentarō Miura, signe avec ce seinen en 18 tomes un récit sur la dépression, le harcèlement et la reconstruction de soi. Ici, les coups laissent des traces — physiques et psychologiques — et personne n’en sort indemne. Publié en France par Vega-Dupuis depuis 2023, Holyland est le choix le plus juste pour qui veut un manga de combat sans esbroufe, au plus près du réel.


6. Valkyrie Apocalypse (Shinya Umemura, Takumi Fukui et Ajichika, 2017)

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Dans Valkyrie Apocalypse, les divinités de toutes les mythologies décrètent l’anéantissement de l’humanité. Brunehilde, aînée des treize sœurs Valkyries, leur oppose un défi : le Ragnarök, un tournoi en treize duels où treize dieux affronteront treize champions humains tirés de l’Histoire. Par le principe du Volund, chaque Valkyrie fusionne avec un combattant mortel pour devenir une arme capable de blesser les dieux.

Le casting brasse sans complexe mythologie et histoire : Adam, Lü Bu, Jack l’Éventreur, Sasaki Kojirō ou Nikola Tesla croisent le fer avec Zeus, Poséidon, Shiva et Hadès. Chaque duel revisite la biographie du champion humain et le mythe de son adversaire divin. Publié en France par Ki-oon, le manga séduit par ses scènes de combat démesurées et son sens du cadrage théâtral, même si la structure répétitive du tournoi en constitue la limite principale.


7. Ippo (George Morikawa, 1989)

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Ippo (Hajime no Ippo), publié depuis 1989 et fort de plus de 137 tomes, est une institution du manga de sport au Japon. Le récit suit Ippo Makunouchi, lycéen timide élevé par sa mère dans une famille de pêcheurs, qui découvre la boxe anglaise grâce à Mamoru Takamura, un boxeur professionnel. Admis au club du coach Kamogawa, Ippo entame une ascension méthodique vers le titre de champion du Japon.

George Morikawa est lui-même propriétaire d’une salle de boxe professionnelle, et cette proximité avec le milieu se ressent à chaque match. Les rounds sont découpés avec une crédibilité technique qui fait la réputation de la série, et la tension ne cesse de monter jusqu’aux dernières reprises. Publié en France par Kurokawa en plusieurs « saisons », Ippo est la recommandation idéale pour qui apprécie dans Kengan Ashura la montée en puissance et la charge émotionnelle des duels décisifs.


8. Gamaran (Yōsuke Nakamaru, 2009)

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Gamaran transpose l’esprit du tournoi dans le Japon de l’ère Edo. Le fief Unabara, surnommé « l’Antre des Démons », est le théâtre d’une compétition entre trente et une écoles d’arts martiaux : le fils du seigneur qui présentera le combattant le plus fort deviendra son successeur. Gama, quatorze ans à peine, représente seul l’école Ôgame pour le compte de Naoyoshi, vingt-huitième fils du seigneur et bâtard méprisé par ses frères.

Ce qui fait tenir Gamaran sur 22 tomes, c’est la diversité des disciplines représentées — sabre, naginata, lance, taijutsu, tir à l’arc — et la lisibilité des duels : chaque technique est décomposée, chaque échange est nerveux et souvent mortel. Publié en France par Kana, le manga dispose aussi d’une suite, Gamaran : Le Tournoi ultime, qui reprend l’action deux ans plus tard. Un shōnen direct et efficace, taillé pour les amateur·ice·s de combats à l’arme blanche.


9. Hinomaru Sumo (Kawada, 2014)

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Consacrer un shōnen nekketsu au sumo : le choix surprend, mais Hinomaru Sumo le justifie dès les premiers chapitres. Hinomaru Ushio, petit de taille (1,60 m) mais doté d’une force explosive, intègre le modeste club de sumo du lycée Ôdachi avec l’ambition d’atteindre le grade suprême de yokozuna. La première partie du récit couvre le sumo lycéen ; la seconde bascule dans le monde professionnel et ses enjeux tout autres.

Kawada, ancien assistant de Tadatoshi Fujimaki (Kuroko’s Basket), rend le sumo parfaitement lisible : règles, prises et traditions sont intégrées au fil des matchs sans jamais peser sur le rythme. Le manga, complet en 28 tomes chez Glénat, tire sa force d’un protagoniste dont le désavantage physique rend chaque victoire plus intense — et chaque défaite plus cruelle.