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Que lire après « Kaiju n°8 » de Naoya Matsumoto ?

Que lire après « Kaiju n°8 » de Naoya Matsumoto ?

Kaiju n°8 est un shōnen manga écrit et dessiné par Naoya Matsumoto, prépublié de juillet 2020 à juillet 2025 dans le magazine en ligne Shōnen Jump+ de Shūeisha.

La série suit Kafka Hibino, un employé de 32 ans travaillant pour une entreprise de nettoyage de cadavres de kaijus, qui se retrouve transformé en créature hybride mi-humaine, mi-kaiju après qu’un parasite a fusionné avec son corps. Désormais classé comme le dangereux « Kaiju n°8 », il tente malgré tout de réaliser son rêve d’enfance : intégrer les Forces de Défense anti-Kaiju aux côtés de son amie Mina Ashiro.

Le manga, salué pour son mélange d’action spectaculaire, d’humour et de protagoniste atypique, s’est écoulé à plus de 20 millions d’exemplaires. Une adaptation en anime par le studio Production I.G a été diffusée en 2024. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Kaijû Defense Force (Junya Inoue, 2020)

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Kaijû Defense Force partage avec Kaiju n°8 une prémisse évidente : l’humanité fait face à des monstres gigantesques et seule une force militaire spécialisée peut l’en protéger. Cependant, Junya Inoue, connu pour Btooom!, adopte une approche résolument réaliste et militaire.

L’histoire débute lorsqu’un tsunami dévastateur frappe le Japon, prélude à l’émergence de kaijus dans les profondeurs océaniques. Au cœur du récit, Konoé Sakimori, jeune diplômée de l’Académie de défense nationale, se retrouve en première ligne lors de l’attaque d’un paquebot de luxe.

Là où Kaiju n°8 mise sur la transformation et l’humour, Kaijû Defense Force privilégie la stratégie tactique, les mechas et l’armement lourd. Le trait méticuleux d’Inoue restitue avec précision les équipements des Forces japonaises d’autodéfense. Les amateur·ice·s de récits de survie militaire y trouveront une tension palpable et une atmosphère oppressante qui complètent parfaitement l’approche plus légère de Matsumoto.


2. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

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Avant de lancer Dandadan, Yukinobu Tatsu a travaillé comme assistant auprès de Tatsuki Fujimoto sur Chainsaw Man et de Yūji Kaku sur Hell’s Paradise. Cette double filiation transparaît dans son style : un rythme effréné, un humour décalé et des scènes d’action explosives.

Le manga suit Momo Ayase, une lycéenne qui croit aux fantômes, et Ken Takakura (surnommé Okarun), un passionné d’ufologie. Leur pari pour prouver l’existence de leur obsession respective les entraîne dans un tourbillon où extraterrestres et esprits vengeurs cohabitent.

Comme Kafka Hibino, Okarun se retrouve affublé de pouvoirs qu’il ne maîtrise pas et doit apprendre à les contrôler tout en protégeant ses proches. Dandadan partage avec Kaiju n°8 cette capacité à mêler séquences burlesques et moments émouvants, le tout porté par un dessin dynamique aux compositions audacieuses. Le studio Science Saru a adapté la série en anime dès 2024.


3. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Chainsaw Man constitue l’un des phénomènes éditoriaux les plus retentissants de ces dernières années, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés. Denji, adolescent misérable criblé de dettes, survit en chassant des démons avec son chien-démon Pochita.

Après une trahison mortelle, il fusionne avec Pochita et devient un hybride mi-humain, mi-démon, doté de tronçonneuses jaillissant de son corps. Le parallèle avec Kafka est frappant : tous deux sont des protagonistes ordinaires propulsés dans un rôle de monstre malgré eux.

Cependant, Tatsuki Fujimoto pousse le curseur vers un registre plus sombre et nihiliste, où les désirs de Denji — manger correctement, avoir une petite amie — se heurtent à la cruauté du monde. Le manga subvertit les codes du shōnen avec un humour noir corrosif et des retournements brutaux. Les lecteur·ice·s de Kaiju n°8 apprécieront cette déconstruction du héros surpuissant et l’intensité émotionnelle qui en découle.


4. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Jujutsu Kaisen s’est imposé comme le manga le plus vendu au Japon en 2021, 2022 et 2024, totalisant plus de 100 millions d’exemplaires. Yūji Itadori, lycéen à la force physique hors norme, avale un doigt maudit appartenant au démon Ryōmen Sukuna pour sauver ses amis.

Ce geste le condamne à devenir le réceptacle d’une entité démoniaque, surveillé par l’école d’exorcisme de Tokyo. Comme Kafka, Yūji doit prouver sa valeur malgré la menace qu’il représente.

Gege Akutami déploie un système de combat inventif, où l’énergie occulte et les techniques maudites rivalisent d’ingéniosité. Le manga aborde des thèmes d’ambiguïté morale, de sacrifice et de la frontière ténue entre bien et mal. L’adaptation par le studio MAPPA a propulsé la série vers une reconnaissance internationale. Les lecteur·ice·s séduit·e·s par l’atmosphère d’organisation secrète et les combats stratégiques de Kaiju n°8 retrouveront ici une intensité comparable.


5. Choujin X (Sui Ishida, 2021)

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Après avoir conclu Tokyo Ghoul en 2018 dans un état d’épuisement créatif, Sui Ishida revient avec Choujin X, une série publiée à son propre rythme. Tokio Kurohara et Azuma Higashi, deux lycéens aux personnalités opposées, sont attaqués par un choujin — un surhumain aux pouvoirs extraordinaires.

Pour survivre, Tokio s’injecte un sérum qui le transforme lui-même en choujin, bouleversant sa relation avec son ami. Le parallèle avec Kaiju n°8 est évident : un protagoniste passif et ordinaire qui hérite d’un pouvoir qu’il n’a pas demandé.

Ishida approfondit les questionnements sur l’identité, la responsabilité et le coût psychologique de la transformation. Son trait, mélange de noirceur et d’humour macabre, donne vie à des créatures grotesques et fascinantes. Inspiré par le concept nietzschéen de l’Übermensch, Choujin X interroge ce que signifie dépasser sa condition humaine. Un récit mature qui résonnera auprès des lecteur·ice·s en quête de profondeur.


6. Hell’s Paradise (Yûji Kaku, 2018)

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Hell’s Paradise se déroule à l’époque d’Edo et suit Gabimaru, le plus redoutable assassin du clan Iwagakure, condamné à mort mais incapable de mourir. L’exécutrice Sagiri lui propose un marché : obtenir sa grâce en rapportant l’élixir d’immortalité depuis l’île mystérieuse de Shinsenkyo.

Le récit mêle action viscérale, horreur florale et réflexions sur l’équilibre entre les contraires. Yūji Kaku, dont Yukinobu Tatsu fut l’assistant, déploie un art graphique où la beauté végétale côtoie la violence la plus crue.

Le thème de la rédemption traverse toute la série : comme Kafka cherche à prouver son humanité, Gabimaru tente de retrouver sa femme et une vie paisible. Les duos de criminels et d’exécuteurs, contraints de coopérer, rappellent les dynamiques entre membres des Forces de Défense. L’adaptation en anime par MAPPA en 2023 a confirmé le statut culte de ce manga achevé en 13 tomes.


7. Tôgen Anki – La légende du sang maudit (Yura Urushibara, 2020)

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Tôgen Anki revisite le conte populaire de Momotarō, le garçon né d’une pêche qui chassa les Oni. Dans ce manga, leurs descendants respectifs poursuivent une guerre ancestrale.

Shiki Ichinose, adolescent turbulent, découvre qu’il possède du sang d’Oni et peut le modéliser en armes redoutables. Après l’assassinat de son père adoptif par le clan Momotarō, il jure de se venger.

Les combats, saturés d’hémoglobine, constituent la signature visuelle d’Urushibara, dont c’est la première série. Comme Kafka, Shiki est un personnage au sang chaud qui doit apprendre à maîtriser un pouvoir lié à sa nature profonde. Le manga partage avec Kaiju n°8 un rythme nerveux et une galerie de personnages charismatiques. La thématique du héros traqué par ceux qu’il devrait combattre — Kafka par les Forces de Défense, Shiki par les Momotarō — crée une tension similaire. L’adaptation en anime par Studio Hibari est diffusée depuis juillet 2025.


8. Gachiakuta (Kei Urana, 2022)

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Ancienne assistante d’Atsushi Ōkubo (Soul Eater, Fire Force), Kei Urana lance Gachiakuta en 2022.

Rudo vit dans les bidonvilles d’une cité flottante, récupérant les objets jetés par les riches. Accusé à tort du meurtre de son père adoptif, il est exilé dans l’Abîme, une décharge où les déchets engendrent des monstres. Pour survivre et se venger, il rejoint les Cleaners, des combattants qui affrontent ces créatures avec des « instruments vitaux » — des armes nées d’objets abandonnés.

L’esthétique graffiti, conçue par Andō Hideyoshi, confère au manga une identité visuelle saisissante. Comme Kaiju n°8, Gachiakuta questionne la valeur que la société accorde à ceux qu’elle rejette. Rudo et Kafka partagent une détermination farouche à prouver leur humanité face à un système qui les considère comme des rebuts. Le studio Bones a adapté la série en anime dès 2025, confirmant son potentiel fédérateur.


9. Dai Dark (Q Hayashida, 2019)

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Q Hayashida, créatrice du culte Dorohedoro, revient avec Dai Dark, un space opera macabre et burlesque.

Zaha Sanko, adolescent de 14 ans, possède des os capables d’exaucer n’importe quel souhait — ce qui fait de lui la cible de tous les malfrats de l’univers. Accompagné d’Avakian, un squelette-robot qui se porte comme un sac à dos, et de Shimada Death, une entité qui se nourrit de la mort, il traverse les ténèbres spatiales pour retrouver celui qui a maudit ses os.

Hayashida mélange science-fiction crasseuse et fantasy morbide avec un humour absurde omniprésent. Comme Kafka, Sanko est un protagoniste traqué à cause de ce qu’il est, pas de ce qu’il a fait. Le trait minutieux et les décors organiques de l’autrice créent un univers à nul autre pareil, où les vaisseaux ressemblent à des viscères et où la mort est une compagne quotidienne. Un antidote parfait pour celles et ceux qui cherchent l’étrangeté assumée après la relative accessibilité de Kaiju n°8.

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