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Que lire après « Jujutsu Kaisen » de Gege Akutami ?

Que lire après « Jujutsu Kaisen » de Gege Akutami ?

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Jujutsu Kaisen est un shōnen manga écrit et dessiné par Gege Akutami, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de l’éditeur Shūeisha entre mars 2018 et septembre 2024. Compilée en 28 volumes, la série suit le parcours de Yūji Itadori, un lycéen qui intègre l’école d’exorcisme de Tokyo après avoir ingéré un doigt du fléau surpuissant Ryōmen Sukuna. Elle s’est imposée comme l’un des phénomènes majeurs du manga contemporain.

Si vous cherchez quoi lire après le dernier volume, voici quelques suggestions qui devraient vous occuper un moment.


1. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Dans un monde où les démons naissent des peurs humaines, Denji, un adolescent criblé de dettes, fusionne avec son chien-démon Pochita pour devenir Chainsaw Man, un hybride doté de tronçonneuses rétractables. Recruté par une division gouvernementale de chasseurs de démons, il est jeté dans une guerre de factions où personne n’est fiable et où la mort frappe sans hiérarchie.

Avec Chainsaw Man, Tatsuki Fujimoto — déjà remarqué pour Fire Punch — casse les habitudes du shōnen : humour noir, références cinématographiques assumées (Tarantino, Sam Raimi, Fujimoto ne s’en cache pas), violence graphique sans concession. Le récit change de direction à chaque arc, tue ses personnages sans préavis, et tire sa force d’un décalage cruel : Denji veut juste manger correctement et être aimé, mais le monde autour de lui n’a rien à offrir d’aussi simple. Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump puis sur Shōnen Jump+, la série dépasse les 35 millions d’exemplaires en circulation.


2. Hell’s Paradise (Yūji Kaku, 2018)

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Gabimaru, surnommé « le Vide », est un ninja assassin condamné à mort qu’aucune exécution ne parvient à tuer. L’exécutrice Sagiri Yamada Asaemon lui offre une chance de survie : retrouver l’élixir d’immortalité sur Shinsenkyo, une île surnaturelle d’où personne n’est jamais revenu vivant. Plusieurs condamnés à mort, chacun escorté par un bourreau, sont envoyés dans la même mission.

Souvent associé à Chainsaw Man et Jujutsu Kaisen au sein du « dark trio » du Shōnen Jump, Hell’s Paradise change de décor — le Japon de l’époque Edo — et installe une atmosphère de survival-horror imprégnée de mythologie taoïste. Le système de combat repose sur le Tao, une énergie vitale aux propriétés Yin et Yang. Série achevée en 13 volumes, Hell’s Paradise a le mérite d’un récit bouclé : chaque arc resserre l’étau, les alliances entre criminels et bourreaux se nouent et se défont au fil des épreuves, et la conclusion ne laisse aucun fil en suspens.


3. Kagurabachi (Takeru Hokazono, 2023)

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Chihiro Rokuhira a grandi auprès de son père Kunishige, forgeron légendaire dont les six katanas enchantés ont mis fin à une guerre. Lorsqu’un groupe de sorciers assassine Kunishige et dérobe les lames, Chihiro jure de se venger à l’aide d’un septième sabre que son père lui avait confié.

Première série de Takeru Hokazono, né en 2000 et lauréat du 100e prix Tezuka pour son one-shot Enten, Kagurabachi est devenu un phénomène viral avant même la publication de son premier chapitre. La série a dépassé les 3 millions d’exemplaires en circulation et a remporté le Next Manga Award 2024 dans la catégorie manga papier.

L’auteur, fan revendiqué de Naruto et de Chainsaw Man, a aussi cité Quentin Tarantino et Christopher Nolan parmi ses influences — et cela se voit : le découpage est sec, les scènes d’action frappent comme des plans de cinéma, et les silences entre deux coups de sabre pèsent autant que les coups eux-mêmes.


4. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

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Deux lycéens que tout oppose font un pari : Momo Ayase, qui croit aux fantômes, se rend sur un site d’observation d’ovnis, tandis que Ken Takakura, passionné d’extraterrestres, visite un tunnel hanté. Résultat : les deux ont raison. Fantômes et aliens existent bel et bien, et le duo se retrouve doté de pouvoirs surnaturels, pris dans des situations aussi périlleuses qu’absurdes.

Ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Chainsaw Man et de Yūji Kaku sur Hell’s Paradise, Yukinobu Tatsu a retenu les leçons de ses deux mentors — et y a ajouté une dose de folie bien à lui. Dandadan est une comédie d’action en roue libre où le folklore japonais percute la science-fiction la plus débridée, prépubliée sur Shōnen Jump+.

La série a remporté le 71e prix Shōgakukan en 2026 et bénéficie d’une adaptation en anime par le studio Science Saru. D’un chapitre à l’autre, le manga passe d’un gag scatologique à une déclaration d’amour poignante sans que la transition ne sonne faux — c’est sa plus grande réussite.


5. Hunter × Hunter (Yoshihiro Togashi, 1998)

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Gon Freecss, un garçon de douze ans, quitte son île natale pour devenir Hunter — un titre d’élite qui donne accès aux missions les plus dangereuses, aux zones interdites et aux secrets les mieux gardés du monde. Son objectif premier : retrouver son père Ging, lui-même Hunter légendaire, qui l’a abandonné à la naissance.

Œuvre majeure de Yoshihiro Togashi, déjà auteur de YuYu Hakusho, Hunter × Hunter est le manga dont Gege Akutami revendique le plus ouvertement l’influence. Le système de Nen — six catégories, des conditions de pouvoir que le combattant fixe lui-même au prix de contraintes parfois mortelles — n’a toujours pas d’équivalent pour sa rigueur et sa profondeur.

Les arcs Yorknew City et Chimera Ants montrent un Togashi prêt à abandonner les recettes du shōnen pour basculer dans le thriller politique ou la fable morale, quitte à dérouter son lectorat. La série, toujours en cours malgré des pauses de publication chroniques, reste la référence que chaque nouveau manga de combat doit affronter.


6. Gokurakugai (Yūto Sano, 2022)

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Dans le quartier populaire de Gokurakugai, Tao et Alma tiennent un « bureau des résolutions » — en apparence, une agence de petits boulots. En réalité, le duo traque les magas, des monstres nés de cadavres ressuscités qui hantent les ruelles sombres du quartier. Alma, mi-humain mi-maga, se bat contre les siens — une ambiguïté qui nourrit toute la dynamique de la série.

Premier manga de Yūto Sano, prépublié dans le Jump Square (six volumes parus au Japon), Gokurakugai a été nommé au Next Manga Awards 2023 et a figuré dans la sélection des meilleures recommandations des libraires japonais en 2024.

Le manga repose d’abord sur son couple de protagonistes — Tao, impassible et redoutable, Alma, exubérant et imprévisible — et sur l’atmosphère du quartier lui-même, chaleureux le jour, hostile dès la nuit tombée. Le trait de Sano passe sans effort du comique à la brutalité, et les combats contre les magas frappent avec une violence physique qui rappelle les meilleurs passages de Jujutsu Kaisen.


7. Nue’s Exorcist (Kōta Kawae, 2023)

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Depuis l’enfance, Gakurō Yajima perçoit les esprits — un don qu’il tient pour une malédiction depuis que son père est mort sous ses yeux dans des circonstances surnaturelles. Arrivé au lycée, il découvre une salle scellée où vit Nue, un esprit féminin d’une puissance considérable. Un contrat se noue entre eux : Gakurō prête son corps de médium à Nue, qui lui confère en retour la force de combattre les esprits maléfiques.

Prépubliée dans le Weekly Shōnen Jump depuis mai 2023, la série de Kōta Kawae a dominé le sondage « Manga We Want to See Animated » lors de l’AnimeJapan 2025. Des auteurs de light novels comme Ryōgo Narita (Durarara!!) et Tappei Nagatsuki (Re:Zero) s’en sont déclarés fans publiquement. Nue’s Exorcist puise dans la tradition des onmyōji (exorcistes japonais), mais refuse le manichéisme habituel : les esprits ont leurs propres lois, leurs propres ambitions, et la frontière entre protecteur et prédateur dépend souvent du point de vue.


8. Tōgen Anki – La légende du sang maudit (Yura Urushibara, 2020)

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Shiki Ichinose est un adolescent impulsif qui ignore tout de ses origines — jusqu’au jour où un assassin s’en prend à lui et à son père adoptif Tsuyoshi, ancien chasseur du clan Momotarō. Shiki découvre alors qu’il porte en lui le sang des Oni, les démons de la mythologie japonaise, et se retrouve enrôlé de force dans un conflit ancestral.

Yura Urushibara inverse la perspective du conte de Momotarō — l’une des légendes les plus connues du Japon — et place son héros du côté des Oni, habituellement réduits au rôle d’ennemis à abattre. Les descendants Oni convertissent leur sang en armes — lames, fouets, armures — selon une mécanique de combat brute qui colle au tempérament impulsif de Shiki. Ce renversement du mythe fondateur donne au récit une tension permanente : le héros appartient au camp que le lecteur a appris à considérer comme le mal.

Prépubliée dans le Weekly Shōnen Champion d’Akita Shoten, la série compte 28 volumes au Japon et a été adaptée en anime par le studio Hibari depuis 2025.


9. Dark Gathering (Kenichi Kondō, 2019)

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Keitarō Gentōga est un étudiant qui attire involontairement les esprits. Après un incident traumatique, il tente de réintégrer la société comme tuteur. Sa première élève, Yayoi Hōzuki — une fillette au QI supérieur à 160 capable de voir les morts —, le force à l’accompagner dans des lieux hantés. Son objectif : collecter des esprits puissants pour retrouver celui qui a emporté sa mère.

Kenichi Kondō, ancien assistant de Katsura Hoshino sur D.Gray-man, construit un récit d’horreur ancré dans les légendes urbaines japonaises et les lieux réputés maudits (shinrei supotto). Le ton est double : les scènes de vie quotidienne jouent la comédie de situation — Keitarō, terrorisé, traîné de force par une fillette imperturbable —, puis l’horreur surgit sans transition et sans filtre. Ce va-et-vient entre le comique et l’effroi donne au manga son rythme propre — on rit, puis on ne rit plus du tout, et le basculement tient à une seule case. L’adaptation en anime par le studio OLM, diffusée en 2023, a élargi son audience à l’international.


10. Tokyo Ghoul (Sui Ishida, 2011)

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Ken Kaneki, étudiant discret, survit à une attaque de goule — une créature d’apparence humaine qui se nourrit de chair humaine. Opéré en urgence avec les organes de son agresseuse, il se transforme en hybride mi-humain mi-goule, contraint de vivre entre deux mondes qui se vouent une haine implacable.

Tokyo Ghoul pose un dilemme sans issue : pour survivre, Kaneki doit se nourrir de chair humaine — c’est-à-dire devenir ce qu’il redoute. Les deux séries (Tokyo Ghoul puis Tokyo Ghoul:re), achevées en 30 volumes au total, forment un récit complet sur l’altérité, la violence institutionnelle et l’impossibilité de la coexistence. Le parallèle avec Jujutsu Kaisen est immédiat : un protagoniste habité par une entité hostile, une frontière poreuse entre le héros et le monstre, et un monde où les institutions censées protéger les civils sont aussi dangereuses que les menaces elles-mêmes.


11. Choujin X (Sui Ishida, 2021)

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En 1998, des êtres surhumains appelés « choujin » ont bouleversé l’ordre mondial. Cinquante ans plus tard, les lycéens Tokio Kurohara et Azuma Higashi voient leur quotidien fracassé par un crash aérien lié aux choujin. Face à une menace mortelle, les deux amis d’enfance font le choix de devenir eux-mêmes des choujin — une décision aux conséquences irréversibles.

Après le succès de Tokyo Ghoul, Sui Ishida revient avec une série plus expérimentale, publiée de manière irrégulière sur Tonari no Young Jump. Le rythme est plus libre, le ton parfois volontairement absurde — un personnage se bat à coups de poulet rôti, un autre se transforme en avion —, mais le fond reste grave : qu’est-ce qui sépare un choujin héroïque d’un choujin criminel, quand tous tirent leur pouvoir de la même source ? Ishida ne donne pas de réponse simple, et c’est précisément ce qui rend chaque affrontement imprévisible.


12. Gachiakuta (Kei Urana, 2022)

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Rudo vit dans un bidonville séparé des beaux quartiers par de hauts murs. Accusé à tort du meurtre de son père adoptif, il est condamné à mort et jeté dans une gigantesque décharge souterraine peuplée de monstres-ordures. Pour survivre et obtenir justice, il devra maîtriser un pouvoir singulier : celui de « forger l’âme » des objets abandonnés pour en faire des armes.

Ancienne assistante d’Atsushi Ōkubo (Soul Eater, Fire Force) — qui l’a publiquement désignée comme sa successeuse —, Kei Urana signe un premier manga à l’identité graphique saisissante, imprégné de culture street art et de graffiti (les designs sont réalisés en collaboration avec Andō Hideyoshi). Adaptée en anime par le studio Bones depuis 2025, la série a aussi un fond politique à peine voilé : dans un monde où les puissants traitent les pauvres comme des déchets, le héros se bat littéralement avec ce que la société a mis au rebut.


13. Kaijin Fugeki – Kindled Spirits (Oh!great, 2024)

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Dans un futur lointain, des catastrophes surnaturelles appelées « Nocturnes » ravagent la Terre sous la forme de créatures colossales. Pour les repousser, de jeunes chamans nommés « fugeki » pratiquent des danses sacrées afin de canaliser l’énergie des dieux. Jin, un garçon qui vit dans la campagne japonaise, croise le chemin de Gao, un soldat britannique en fuite dont le vaisseau a causé la mort de sa mère.

Oh!great, auteur reconnu pour Tenjho Tenge, Air Gear et l’adaptation manga de Bakemonogatari, a longtemps été célébré pour son dessin et critiqué pour ses scénarios décousus. Kaijin Fugeki corrige le tir : l’univers est vaste, mais solidement charpenté. L’idée centrale — le combat passe par la danse rituelle — change tout : les affrontements ne reposent pas sur la force brute mais sur le rythme, la posture et la communion avec une divinité, ce qui donne aux scènes d’action une grâce chorégraphique inhabituelle dans un shōnen.

Prépubliée dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha, la série a été le nouveau titre le plus vendu de l’éditeur en 2024. La version française est publiée par Pika Édition depuis juin 2025.


14. Dorohedoro (Q Hayashida, 2000)

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Caïman est un homme amnésique à tête de reptile, immunisé contre la magie. Avec son amie Nikaido, propriétaire d’un restaurant de gyoza, il traque les mages qui passent depuis leur dimension pour utiliser les habitants du quartier de Hole comme cobayes de leurs expériences. Son but : retrouver le mage responsable de sa transformation. Sa méthode : lui fourrer la tête dans sa gueule de reptile pour interroger une mystérieuse figure qui vit au fond de sa gorge.

Manga culte au parcours éditorial mouvementé (trois magazines différents entre 2000 et 2018), Dorohedoro est l’œuvre intégrale de Q Hayashida, qui a travaillé seule, sans assistant·e. L’univers est crasseux, délibérément grotesque, souvent hilarant — et capable, au détour d’une page, d’une tendresse inattendue entre ses personnages de brutes. Achevée en 23 volumes et adaptée en anime par le studio MAPPA en 2020, la série a laissé une marque profonde sur les auteurs qui lui ont succédé — Tatsuki Fujimoto l’a citée comme une inspiration directe pour Chainsaw Man.


15. Bleach (Tite Kubo, 2001)

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Ichigo Kurosaki, un lycéen capable de voir les fantômes, hérite par accident des pouvoirs de Rukia Kuchiki, une Shinigami (dieu de la mort) chargée de protéger les vivants des esprits maléfiques appelés Hollows. Ce transfert interdit va entraîner Ichigo dans les intrigues de la Soul Society, le monde des âmes, puis dans des conflits qui engagent l’équilibre entre les vivants et les morts.

Membre des « Big Three » du Weekly Shōnen Jump aux côtés de One Piece et Naruto, Bleach a défini l’esthétique des shōnen des années 2000 : silhouettes élancées, poses iconiques, character design au service du charisme pur. Le Bankai — libération ultime du sabre d’un Shinigami — reste l’une des figures les plus emblématiques du genre. Achevée en 74 volumes, la série a connu un second souffle grâce à l’adaptation animée de son dernier arc, Thousand-Year Blood War.

Quiconque a lu Jujutsu Kaisen retrouvera ici une filiation évidente. Le goût de Gege Akutami pour les poses spectaculaires, les répliques laconiques et les combats où le style prime autant que la stratégie — tout cela doit beaucoup à Tite Kubo.