Prépublié dans le magazine Monthly GFantasy de Square Enix entre octobre 2011 et mars 2021, Horimiya est un manga écrit par HERO et dessiné par Daisuke Hagiwara, adapté du webcomic Hori-san to Miyamura-kun.
En 16 volumes, cette comédie romantique dépeint le quotidien de Kyōko Hori, lycéenne populaire qui se mue en femme au foyer dévouée une fois rentrée chez elle, et d’Izumi Miyamura, garçon effacé en classe qui dissimule piercings et tatouages. Lorsque chacun découvre la face cachée de l’autre, une relation tendre et sincère se noue entre eux.
Salué pour son traitement sensible des apparences trompeuses et la justesse de ses personnages secondaires, le manga a connu deux saisons d’adaptation animée par le studio CloverWorks. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Skip & Loafer (Misaki Takamatsu, 2018)

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Mitsumi Iwakura, lycéenne sérieuse et candide, quitte sa campagne d’Ishikawa pour intégrer un prestigieux établissement de Tokyo, avec l’ambition d’entrer à l’université de Tōdai et de devenir fonctionnaire. Dès son premier jour, elle croise le chemin de Sōsuke Shima, camarade décontracté et charismatique dont le sourire facile cache des fêlures plus profondes.
Là où Horimiya déconstruit les masques sociaux d’un duo de lycéens, Skip & Loafer reprend ce même fil conducteur en mettant l’accent sur le décalage entre l’image projetée et la personnalité réelle de chaque membre d’un groupe d’amis qui s’étoffe au fil des tomes. Lauréat du 47e Prix du manga Kōdansha en 2023, ce seinen publié dans le Monthly Afternoon se distingue par sa fraîcheur, son humour sans cynisme et une galerie de personnages dont chacun possède sa propre trajectoire — y compris sur des sujets comme l’identité de genre, abordés avec une discrétion admirable.
2. Bloom (Saka Mikami, 2021)

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Dans une banlieue japonaise, deux lycées voisins se vouent une hostilité tenace : Chidori, établissement public pour garçons réputé pour ses cancres, et Kikyō, institution privée pour filles de bonne famille. Rintarō Tsumugi, élève de Chidori à la carrure imposante mais au tempérament timide, fait la connaissance de Kaoruko Waguri, cliente régulière de la pâtisserie familiale et étudiante à Kikyō. Leur rapprochement défie les préjugés de classe qui séparent leurs deux établissements.
La parenté avec Horimiya est évidente : Rintarō, jugé sur son apparence de délinquant alors qu’il est doux et réservé, rappelle Miyamura et son décalage entre l’image perçue et la réalité. Prépublié sur Magazine Pocket (Kōdansha) et porté par un dessin à la fois nerveux et élégant, Bloom a été adapté en anime par le studio CloverWorks — le même que celui d’Horimiya — durant l’été 2025, soulignant une filiation assumée entre les deux séries.
3. Insomniaques (Makoto Ojiro, 2019)

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Ganta Nakami, lycéen insomniaque et irascible, découvre un jour Isaki Magari endormie dans l’ancien observatoire astronomique de leur établissement. Insomniaque elle aussi, mais bien plus sociable, elle lui propose de partager ce refuge secret pour grappiller du sommeil en journée. Leur pacte nocturne se transforme peu à peu en complicité, puis en sentiments.
Prépublié dans le Weekly Big Comic Spirits (Shōgakukan), ce seinen en 14 volumes achevé en 2025 mêle romance et réflexion sensible sur l’anxiété, la maladie et la peur de l’avenir. Makoto Ojiro excelle dans les séquences muettes et contemplatives, où le simple battement de cœur de l’un suffit à apaiser l’autre — une intimité douce qui rappelle la tendresse sans éclat de voix entre Hori et Miyamura.
Adapté en anime (Liden Films, 2023) et en film live-action la même année, Insomniaques prolonge cette idée qu’un lien fondé sur une vulnérabilité partagée peut transformer un quotidien morose.
4. Ton visage au clair de lune (Mika Yamamori, 2020)

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Yoi possède des traits fins, un corps svelte et une voix au timbre grave : tout le lycée la surnomme « le Prince », oubliant qu’elle est une fille. Si elle apprécie de se sentir utile, ce rôle imposé la prive de la féminité qu’elle aimerait revendiquer. Sa route croise celle d’Ichimura, beau garçon populaire et héritier fortuné, qui devient le premier à la regarder telle qu’elle est.
Ce shōjo prépublié dans le magazine Dessert (Kōdansha) aborde avec tact le thème de l’androgynie et du poids des apparences sur la construction de soi à l’adolescence. L’écho avec Horimiya est limpide : comme Miyamura caché derrière ses lunettes, Yoi subit une perception figée qui ne correspond pas à sa nature profonde.
Mika Yamamori, déjà reconnue pour Daytime Shooting Star, signe ici un récit au trait délicat où les personnages laissent tomber leurs masques l’un devant l’autre, avec une lenteur et une pudeur qui font la grâce de cette série.
5. Blue Box (Kōji Miura, 2021)

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Taiki Inomata, joueur de badminton déterminé mais modeste, s’entraîne chaque matin dans le gymnase du lycée Eimei aux côtés de Chinatsu Kano, la star de l’équipe féminine de basket, dont il est secrètement amoureux. Leur relation prend un tournant inattendu lorsque les parents de Chinatsu partent à l’étranger et qu’elle emménage chez la famille de Taiki.
Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump (Shūeisha), ce shōnen aux allures de shōjo a remporté le Prix global aux Next Manga Awards 2021. Comme Horimiya, Blue Box tire sa force de la cohabitation imprévue entre deux lycéens et de la tension douce-amère qui en découle : regards dérobés, gestes maladroits, proximité quotidienne qui fait évoluer les sentiments. Kōji Miura propose en parallèle un volet sportif sincère, où la volonté de se dépasser sur le terrain reflète l’élan amoureux, le tout sublimé par des doubles pages d’une élégance graphique remarquée par la critique.
6. A Sign of Affection (suu Morishita, 2019)

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Yuki, étudiante sourde de naissance, mène une vie rythmée par la langue des signes, les messages sur smartphone et ses amies. Dans un train, un touriste étranger lui demande son chemin ; paniquée, elle est tirée d’embarras par Itsuomi, jeune homme charismatique et polyglotte qui parle trois langues — mais pas la langue des signes japonaise. Leur attirance mutuelle se heurte alors à un défi de taille : trouver un langage commun quand les mots ne suffisent pas.
Écrit et dessiné par le duo suu Morishita (Makiro au scénario, Nachiyan au dessin), ce shōjo prépublié dans Dessert (Kōdansha) convoque la même émotion qu’Horimiya par sa capacité à dire beaucoup avec peu — silences éloquents, expressions furtives, gestes suspendus.
Le handicap de Yuki n’est jamais traité comme un ressort dramatique artificiel mais comme une donnée du quotidien, et le manga, lauréat du 11e Prix An An, séduit par sa manière de placer la communication au cœur du sentiment amoureux.
7. My Love Story with Yamada-kun at Lv999 (Mashiro, 2019)

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Akane, étudiante fraîchement larguée par son petit ami, retourne sur Forest of Savior, le jeu en ligne qu’ils pratiquaient ensemble, pour évacuer sa tristesse en massacrant des monstres de bas niveau. Elle y croise Yamada, joueur d’élite au visage impassible, pro-gamer localement célèbre, qui ne manifeste aucun intérêt pour ses états d’âme. Lors d’une convention, Akane le fait passer pour son copain afin de sauver la face devant son ex — point de départ d’un rapprochement progressif entre deux personnalités aux antipodes.
Prépublié sur la plateforme Ganma! et couronné du grand prix du Tsutaya Comic Award 2022, ce shōjo dessiné par Mashiro partage avec Horimiya le goût des contrastes de caractère et l’attention portée au groupe d’amis gravitant autour du couple principal. La dimension vidéoludique apporte un cadre original : le jeu en ligne devient un espace où les liens se tissent avant de se transposer dans la vie réelle, avec une justesse et un humour qui évitent la caricature.
8. Blue Flag (KAITO, 2017)

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En terminale, Taichi Ichinose, lycéen effacé et indécis, se retrouve dans la même classe que Tōma Mita, ami d’enfance populaire et capitaine du club de baseball, et Futaba Kuze, fille timide et maladroite amoureuse de Tōma. Lorsque Futaba demande à Taichi de l’aider à se rapprocher de ce dernier, un triangle sentimental se met en place — mais KAITO en dynamite les conventions en y intégrant une réflexion profonde sur l’identité sexuelle, les normes sociales et le regard porté sur l’amour sous toutes ses formes.
Prépublié sur Shōnen Jump+ (Shūeisha) et achevé en 8 volumes en 2020, Blue Flag va plus loin qu’Horimiya dans l’analyse des non-dits et des masques que chacun porte au lycée. Le dessin fin de KAITO, centré sur les expressions et les silences, accompagne un récit où aucun personnage n’est réduit à sa fonction narrative. Le dénouement, audacieux et discuté, a suscité un regain d’intérêt considérable auprès du lectorat LGBTQ+.