Hokuto no Ken (Ken le Survivant) est un shōnen manga scénarisé par Buronson et dessiné par Tetsuo Hara, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 1983 à 1988.
L’histoire se déroule dans un futur post-apocalyptique où Kenshirō, héritier du Hokuto Shinken, un art martial ancestral meurtrier, erre dans un monde ravagé par la guerre nucléaire. Il affronte des gangs de pillards, des tyrans et ses propres frères adoptifs pour protéger les innocents et retrouver sa bien-aimée Yuria.
La série a durablement influencé le manga d’action par sa violence graphique, ses combats intenses et ses thèmes de fraternité, de sacrifice et de rédemption. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Gunnm (Yukito Kishiro, 1990)

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Dans un monde post-apocalyptique dominé par Zalem, cité flottante réservée à une élite, Gally, une cyborg amnésique, est reconstituée par le docteur Ido à partir de débris trouvés dans une décharge. Comme Kenshirō, elle maîtrise un art martial redoutable : le Panzer Kunst. Sa quête identitaire la pousse à affronter des adversaires dans un univers impitoyable où la frontière entre humanité et machine s’efface.
Yukito Kishiro mêle cyberpunk et questionnements existentiels sur ce qui définit l’être humain. Les combats, d’une fluidité remarquable, rappellent la nervosité de Hokuto no Ken, tandis que l’atmosphère de désolation sociale fait écho au désert nucléaire de Buronson.
Gunnm a inspiré le film Alita: Battle Angel produit par James Cameron et reste une référence incontournable du seinen de science-fiction. Une lecture essentielle pour qui a aimé la brutalité poétique et le cadre dévasté de l’épopée de Kenshirō.
2. Fire Punch (Tatsuki Fujimoto, 2016)

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Agni possède un pouvoir de régénération qui le condamne à brûler éternellement après qu’un soldat l’a enflammé. Dans un monde glacé par une sorcière, il poursuit une vengeance dévorante, corps calciné et esprit fracturé. Tatsuki Fujimoto, futur auteur de Chainsaw Man, livre ici un récit nihiliste et viscéral où les thèmes du sacrifice et de la souffrance résonnent avec l’univers de Hokuto no Ken.
La violence graphique et les pulsions meurtrières du protagoniste évoquent la rage sourde de Kenshirō face à l’injustice. Toutefois, Fujimoto subvertit les codes du héros vengeur par une narration imprévisible et des virages narratifs déconcertants.
Le désespoir post-apocalyptique, l’ultra-violence assumée et la quête d’un sens dans un monde absurde font de Fire Punch un héritier spirituel tourmenté de l’épopée de Buronson. Un seinen brut, dérangeant, qui refuse tout compromis avec son lecteur·ice.
3. Kengan Ashura (Yabako Sandrovich & Daromeon, 2012)

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Depuis des siècles, les grandes entreprises japonaises règlent leurs différends commerciaux par des combats clandestins à mains nues : les matchs Kengan. Ohma Tokita, combattant au passé mystérieux, devient le champion d’un conglomérat et enchaîne les affrontements contre des adversaires aux styles martiaux variés.
Le scénariste Yabako Sandrovich, lui-même pratiquant d’arts martiaux, et le dessinateur Daromeon livrent des combats d’une intensité rare. Chaque coup, chaque technique est décomposé avec une précision qui rappelle les duels de Hokuto no Ken. La loi du plus fort règne dans cet univers où seule la puissance physique tranche les conflits.
Si Kenshirō incarnait le justicier solitaire, Ohma représente le guerrier obsédé par la victoire. Les amateurs de baston pure, de corps à corps sanglants et de tension martiale trouveront dans Kengan Ashura un défouloir graphique et addictif.
4. L’Attaque des Titans (Hajime Isayama, 2009)

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L’humanité survit derrière trois murs concentriques pour se protéger des Titans, créatures humanoïdes dévoreuses d’hommes. Eren Jäger, témoin du massacre de sa mère, jure d’exterminer ces monstres jusqu’au dernier. Hajime Isayama construit un récit où oppression et quête de liberté s’entremêlent dans une spirale de violence et de révélations.
Comme dans Hokuto no Ken, le protagoniste porte un trauma fondateur qui alimente sa rage et sa détermination. L’auteur s’est d’ailleurs inspiré de Buronson pour créer une atmosphère de menace permanente et des personnages prêts au sacrifice ultime.
Les combats contre les Titans, spectaculaires et meurtriers, génèrent la même tension que les duels de Kenshirō. Au fil des arcs, le manichéisme initial se fissure, révélant des antagonistes nuancés et un cycle de haine sans fin. Un phénomène mondial qui a redéfini le shōnen contemporain.
5. Dorohedoro (Q Hayashida, 2000)

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Caïman, un homme affublé d’une tête de lézard suite à un sortilège, traque les mages responsables de sa transformation dans Hole, un bidonville crasseux où ces sorciers viennent tester leurs pouvoirs sur des cobayes humains. Aidé de Nikaido, tenancière d’un restaurant de gyozas et redoutable combattante, il mord littéralement ses victimes pour identifier son bourreau.
Q Hayashida crée un univers chaotique où violence gore et humour noir cohabitent dans une esthétique post-industrielle singulière. L’amnésie de Caïman fait écho à celle de Gally dans Gunnm, mais la tonalité oscille entre horreur et burlesque.
Comme Kenshirō, le protagoniste navigue dans un monde sans pitié où la survie exige force et détermination. Le dessin, à la fois dense et organique, retranscrit la brutalité des affrontements et l’étrangeté de cet univers. Une lecture déstabilisante, impossible à classer, pour les amateurs d’atmosphères glauques et décalées.
6. Akira (Katsuhiro Otomo, 1982)

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Néo-Tokyo, 2019. Trente-huit ans après qu’une explosion mystérieuse a ravagé la capitale japonaise, des gangs de motards sillonnent une mégalopole corrompue. Kaneda et Tetsuo, deux amis d’enfance, se retrouvent mêlés à des expériences militaires sur des enfants aux pouvoirs psychiques dévastateurs.
Katsuhiro Otomo a directement inspiré Tetsuo Hara pour le cadre post-apocalyptique de Hokuto no Ken. Les deux auteurs partagent une vision sombre de l’humanité, rongée par la violence et l’abus de pouvoir. Le trait hyperréaliste d’Otomo, ses décors urbains titanesques et ses séquences d’action cinématographiques ont révolutionné le manga et influencé la culture mondiale, de Matrix à Stranger Things.
Akira demeure la pierre angulaire du cyberpunk japonais et une référence absolue pour quiconque souhaite comprendre les racines esthétiques et thématiques de l’apocalypse selon Buronson.
7. Jagaaan (Muneyuki Kaneshiro & Kensuke Nishida, 2017)

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Shintarō Jagasaki est un policier de quartier que tout le monde méprise. Derrière son sourire forcé se cachent des pulsions meurtrières qu’il fantasme en mimant des coups de feu imaginaires. Après une pluie de grenouilles démoniaques, certains humains se transforment en monstres incarnant leurs désirs refoulés. Jagasaki, lui, acquiert le pouvoir de changer son bras en arme à feu.
Muneyuki Kaneshiro, également scénariste de Blue Lock, sonde les recoins les plus sombres de la psyché humaine. La violence extrême et les métamorphoses corporelles rappellent Parasite de Hitoshi Iwaaki, mais avec une dimension satirique sur la société japonaise.
Comme dans Hokuto no Ken, le héros doit composer avec une nature monstrueuse pour affronter des adversaires encore plus abjects. Les dessins de Kensuke Nishida atteignent un niveau de précision graphique comparable à Gantz ou Berserk.
8. Gantz (Hiroya Oku, 2000)

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Kei Kurono et son ami Masaru meurent écrasés par un métro après avoir secouru un sans-abri. Ils se réveillent dans un appartement où une sphère noire baptisée Gantz leur ordonne de chasser des extraterrestres dissimulés parmi les humains. Équipés de combinaisons high-tech et d’armes futuristes, ils participent à un jeu de mort dont les règles restent opaques.
Hiroya Oku mêle science-fiction, horreur et critique sociale dans un récit où la violence atteint des sommets graphiques. Les combats, titanesques et sanglants, évoquent l’intensité des duels de Kenshirō, mais dans un contexte contemporain et absurde.
La série interroge la nature humaine face à la mort, au pouvoir et à la tentation du mal. Gantz a été comparé à Battle Royale pour son atmosphère oppressante et son refus de tout manichéisme. Un seinen brutal qui repousse les limites du supportable.
9. Berserk (Kentaro Miura, 1989)

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Guts, mercenaire solitaire armé d’une épée démesurée, erre dans un monde médiéval infesté de démons. Marqué par une enfance atroce et trahi par Griffith, son ancien compagnon devenu entité maléfique, il poursuit une vengeance implacable contre les forces du mal.
Kentaro Miura cite explicitement Hokuto no Ken parmi ses influences majeures, aux côtés de Devilman de Go Nagai. Guts partage avec Kenshirō la stature du guerrier solitaire au passé tragique, la rage comme moteur et la protection des faibles comme éthique.
Le dessin de Miura, d’une minutie hallucinante, atteint des sommets dans la représentation de l’horreur et de la beauté. Les thèmes de la lutte contre le destin, du sacrifice et de la part d’ombre en chacun traversent cette fresque épique.
Berserk a influencé L’Attaque des Titans, Dark Souls et des générations de créateurs. Le monument absolu de la dark fantasy.