GTO (Great Teacher Onizuka) est un shōnen manga de Tōru Fujisawa, prépublié entre 1997 et 2002 dans le Weekly Shōnen Magazine et compilé en 25 tomes chez Kōdansha.
La série suit Eikichi Onizuka, ancien chef de gang de 22 ans devenu professeur au collège Kissho, où ses méthodes anticonformistes et son sens de la justice bousculent l’institution scolaire.
Cocktail d’humour corrosif, de scènes d’action et de réflexions sur le mal-être de la jeunesse, le manga a dépassé les 50 millions d’exemplaires vendus et remporté le prix Kōdansha en 1998. Si vous vous demandez quoi lire après avoir terminé les aventures d’Onizuka, voici quelques suggestions du même acabit.
1. GTO: Paradise Lost (Tōru Fujisawa, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Deux ans après la fin de GTO, Onizuka enseigne toujours à l’école Kissho, mais hérite cette fois d’une classe de lycéens stars du show-business. Idoles, acteurs juniors et chanteurs de boys band composent un groupe d’élèves aux problèmes inédits, bien loin de ceux du collège. En parallèle, un arc carcéral nous montre Onizuka emprisonné au pénitencier de Wangan, narrateur de sa propre chute.
Classé seinen, GTO: Paradise Lost traite de sujets plus adultes que son prédécesseur : dérives technologiques, coulisses impitoyables du divertissement japonais, place des aînés dans la société. On y retrouve malgré tout l’ADN de la série mère — l’équilibre entre gravité et burlesque, les personnages récurrents comme Ryuji ou Uchiyamada — et le plaisir intact de voir Onizuka bousculer l’ordre établi à coups de leçons de vie.
2. GTO: Young GTO (Tōru Fujisawa, 1990)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Avant de devenir le professeur le plus célèbre du manga, Eikichi Onizuka était un lycéen bagarreur de Shōnan, inséparable de son acolyte Ryuji Danma. Ensemble, ils forment l’Onibaku Combi, un duo redouté pour sa force brute mais obsédé par un objectif bien moins glorieux : perdre leur virginité. Publié sous le titre original Shōnan Jun’ai Gumi, ce préquel en 31 tomes retrace les années de jeunesse tumultueuses du futur enseignant.
Le manga permet de comprendre ce qui a forgé le caractère d’Onizuka et pourquoi il porte en lui cette empathie instinctive envers les élèves en difficulté. Le ton est plus cru et le dessin de Fujisawa encore en construction sur les premiers volumes, mais la progression graphique accompagne celle des personnages. Pour quiconque souhaite saisir les origines du Great Teacher, c’est un passage essentiel.
3. Wind Breaker (Satoru Nii, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Haruka Sakura, lycéen solitaire et tête brûlée, rejoint le lycée Fûrin, réputé pour accueillir les pires délinquants du pays. Il y débarque avec la ferme intention de gravir la hiérarchie à coups de poing. Mais il découvre que les élèves de Fûrin, regroupés sous le nom de Bōfūrin, ne sont pas de simples voyous : ils protègent les habitants du quartier et se battent contre les gangs extérieurs.
Ce renversement de perspective — des délinquants érigés en gardiens de la paix — rappelle la manière dont Onizuka, dans GTO, démontrait que les apparences ne disent rien de la valeur d’un individu. Le dessin de Satoru Nii, nerveux et percutant, donne un poids physique aux affrontements. Avec plus de 8 millions d’exemplaires en circulation et une adaptation animée en deux saisons, Wind Breaker s’est imposé comme une référence contemporaine du furyō manga.
4. Crows (Hiroshi Takahashi, 1990)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Le lycée Suzuran, surnommé « l’école des corbeaux », est l’un des établissements les plus violents du Japon. Aucun élève n’a jamais réussi à en prendre le contrôle total. C’est dans ce chaos que débarque Bōya Harumichi, un nouvel élève au charisme brut et à la force redoutable, bien décidé à se hisser au sommet. Sur 26 tomes, Hiroshi Takahashi déroule l’ascension de ce personnage à la fois comique et héroïque à travers deux années scolaires.
Crows est le pilier fondateur du genre furyō, celui qui a codifié les codes repris par des séries comme GTO ou Tokyo Revengers. On y retrouve le même sens de l’honneur, la même loyauté entre compagnons et les mêmes affrontements physiques qui servent de révélateur moral. Longtemps inédit en France, le manga est enfin publié chez Kana depuis juin 2025 dans une édition en 22 volumes, assortie de bonus et de stickers métallisés tirés de l’édition anniversaire japonaise.
5. Tokyo Revengers (Ken Wakui, 2017)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
À 26 ans, Takemichi Hanagaki mène une existence terne de travailleur précaire. Lorsqu’il apprend que son ex-petite amie Hinata a été tuée dans un règlement de comptes du Tokyo Manji-kai, un saut temporel de douze ans le ramène à ses années de collège. Déterminé à modifier le cours des événements, il tente de gravir les échelons de ce gang pour en changer le destin de l’intérieur.
Ken Wakui — lui-même ancien délinquant — mêle la mécanique du retour dans le temps à l’univers brut des bandes de jeunes voyous japonais, une formule qui a séduit plus de 80 millions de lecteurs à travers le monde. Comme dans GTO, la série repose sur un protagoniste en apparence médiocre dont la ténacité et le sens moral finissent par transformer son entourage. Les thèmes de la rédemption, du regret et de la fraternité résonnent d’un manga à l’autre.
6. Assassination Classroom (Yūsei Matsui, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Au collège Kunugigaoka, la classe 3-E — surnommée « la classe des Épaves » — accueille les élèves les plus mal notés de l’établissement. Leur nouveau professeur principal, Koro-sensei, est une créature tentaculaire capable de se déplacer à Mach 20, responsable de la destruction partielle de la Lune et décidé à anéantir la Terre dans un an. Le gouvernement confie alors aux élèves une mission insolite : assassiner leur enseignant, avec une prime de 10 milliards de yens à la clé.
Derrière ce postulat absurde, Yūsei Matsui développe une réflexion sincère sur la pédagogie, la confiance en soi et la marginalisation scolaire. Koro-sensei partage avec Onizuka cette capacité à croire en des élèves que le système a rejetés, et à les révéler à eux-mêmes par des méthodes hors normes. Le décalage entre la mission létale et l’attachement croissant des élèves pour leur professeur confère à la série une tension émotionnelle constante sur ses 21 tomes.
7. OUT (Tatsuya Iguchi & Makoto Mizuta, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Tatsuya Iguchi, 17 ans, sort de la maison d’arrêt de Nagano avec une condition stricte : s’il cause le moindre problème, il y retourne. Déterminé à se reconstruire, il travaille dans le restaurant de yakiniku de sa tante à Tokyo. Mais son passé de chef de gang — on le surnommait « le Chien enragé de Komae » — le rattrape vite au contact des clans violents de l’ouest de Chiba.
Seinen dur et sans concessions, OUT s’inscrit dans la lignée directe de Crows et de Drop (dont il est un spin-off). Le scénario, fondé sur les souvenirs réels de Tatsuya Iguchi, donne au récit une authenticité rare dans le genre furyō. Là où GTO montrait un ancien voyou reconverti en professeur, OUT suit un jeune délinquant pris entre sa volonté de rédemption et la violence qui l’entoure. Le trait de Makoto Mizuta, brutal et réaliste, sert cette tension permanente entre réinsertion et rechute.
8. La voie du tablier (Kōsuke Ōno, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Tatsu, surnommé « l’Immortel », était le yakuza le plus redouté du Kantō. Il a pourtant tout quitté pour devenir mari au foyer et soutenir la carrière de son épouse Miku. Le manga suit son quotidien domestique — courses au supermarché, préparation de bentō, ménage méticuleux — avec le sérieux et l’intensité d’un professionnel du crime organisé.
Le ressort comique repose sur le contraste permanent entre l’apparence terrifiante de Tatsu et la banalité de ses activités. Cette recette rappelle la dualité d’Onizuka, dont l’allure de délinquant masquait un cœur généreux. La voie du tablier pousse cette logique dans un registre purement humoristique, sans arc narratif continu, au fil de saynètes courtes et efficaces. Récompensé par un Eisner Award dans la catégorie humour, le manga a connu des adaptations en anime, en drama et en film.
9. ReLIFE (YayoiSo, 2013)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac
Arata Kaizaki a 27 ans, aucun emploi stable et un CV plombé par une démission trois mois après sa première embauche. L’institut de recherche ReLIFE lui propose un marché : avaler une pilule qui lui rendra l’apparence de ses 17 ans et retourner au lycée pendant un an, en échange d’une prise en charge totale et d’une recommandation professionnelle. Arata accepte et se retrouve adulte parmi les adolescents.
Publié à l’origine comme web-manga en couleur sur la plateforme Comico, ReLIFE adopte un ton chaleureux et lumineux pour aborder la pression sociale, les échecs professionnels et la difficulté de trouver sa place. Le regard adulte d’Arata sur les drames adolescents crée un décalage à la fois drôle et touchant, très proche de celui d’Onizuka face à ses élèves. L’autrice YayoiSo, elle-même passée par un abandon de poste précoce, injecte dans son récit une sincérité autobiographique qui donne à la série sa justesse émotionnelle, portée sur 15 tomes par Ki-oon.