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Que lire après « Grand Blue » de Kenji Inoue et Kimitake Yoshioka ?

Que lire après « Grand Blue » de Kenji Inoue et Kimitake Yoshioka ?

Grand Blue est un seinen manga écrit par Kenji Inoue et illustré par Kimitake Yoshioka, prépublié dans le magazine Good! Afternoon de Kōdansha depuis avril 2014.

La série suit Iori Kitahara, étudiant en première année qui emménage chez son oncle, propriétaire d’un magasin de plongée sur la péninsule d’Izu. Plutôt que la vie universitaire idyllique qu’il espérait, il se retrouve embarqué dans les beuveries délirantes du club de plongée Peek-a-Boo, dont les membres passent davantage de temps à boire et à se dévêtir qu’à pratiquer la plongée sous-marine.

Nommé pour le 41ᵉ Prix du manga Kōdansha et adapté en anime ainsi qu’en film live, Grand Blue s’est imposé comme une référence de la comédie manga. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.


1. TenPuru (Kimitake Yoshioka, 2018)

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Qui de mieux que Kimitake Yoshioka lui-même pour prolonger le plaisir après Grand Blue ? Avec TenPuru, le dessinateur livre son premier manga en solo, publié depuis septembre 2018 sur la plateforme Comic Days de Kōdansha.

Akemitsu Akagami, issu d’une lignée de coureurs de jupons notoires, décide de devenir moine pour échapper à sa réputation familiale. Son plan déraille lorsqu’il découvre que le temple censé accueillir sa vie d’ascèse est en réalité un couvent géré par six sœurs.

On retrouve ici la patte graphique caractéristique de l’artiste : expressions faciales exagérées, timing comique impeccable et situations embarrassantes à répétition. La cohabitation entre ce héros tourmenté par ses pulsions et ces jeunes femmes aux personnalités affirmées génère un enchaînement de quiproquos savoureux. Les amateurs de Grand Blue reconnaîtront le même sens de l’absurde et du fanservice décomplexé.


2. Uzaki-chan Wants to Hang Out! (Take, 2017)

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Publié depuis décembre 2017 dans le magazine Monthly Dragon Age, Uzaki-chan Wants to Hang Out! de Take met en scène Shin’ichi Sakurai, étudiant introverti qui aspire à la tranquillité. Ses plans sont constamment contrariés par Hana Uzaki, sa cadette au tempérament espiègle qui ne supporte pas de le voir seul.

Cette dynamique rappelle celle de Grand Blue : un protagoniste qui souhaite mener une vie paisible mais se retrouve sans cesse perturbé par son entourage. L’humour repose sur le contraste entre le caractère taciturne de Sakurai et l’énergie débordante d’Uzaki, dont les taquineries incessantes masquent des sentiments naissants. La série excelle dans les situations de gêne mutuelle et les malentendus récurrents.

Adaptée en deux saisons d’anime, elle séduit les lecteur·ice·s qui apprécient les comédies romantiques légères où la tension amoureuse se construit progressivement à travers l’humour quotidien.


3. Girlfriend, Girlfriend (Hiroyuki, 2020)

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Hiroyuki, déjà connu pour Aho Girl, pousse la comédie romantique dans ses retranchements avec Girlfriend, Girlfriend, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine entre mars 2020 et mai 2023.

Naoya Mukai, lycéen droit et sincère, sort enfin avec Saki, son amie d’enfance. Lorsque Nagisa se déclare à lui, il refuse de mentir et propose une solution impensable : sortir avec les deux. Cette prémisse absurde génère un enchaînement de situations grotesques où l’honnêteté maladive du héros provoque chaos et embarras. Comme dans Grand Blue, l’auteur ne recule devant aucune exagération pour arracher le rire.

Les personnages secondaires, notamment Rika la streameuse et Shino la timide, amplifient le désordre sentimental. Le manga ne prétend jamais au réalisme et assume pleinement son statut de comédie déjantée. Pour celleux qui recherchent un humour décomplexé et des réactions surjouées, cette série constitue un prolongement idéal.


4. Leçons de vie avec grand frère Uramichi (Gaku Kuze, 2017)

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Créé par Gaku Kuze et prépublié depuis mai 2017 sur la plateforme Comic Pool d’Ichijinsha, Leçons de vie avec grand frère Uramichi propose une comédie noire grinçante.

Uramichi Omota, 31 ans, ancien gymnaste professionnel, anime le segment d’exercices d’une émission pour enfants. Derrière son sourire de façade, il laisse régulièrement échapper des réflexions désabusées sur la vie adulte devant les bambins médusés.

L’humour repose sur le décalage entre l’univers enfantin de l’émission et le cynisme de son présentateur déprimé. Ses collègues – les mascotes Usao et Kumao, le chanteur Iketeru – partagent son mal-être existentiel. Ce contraste entre apparence joyeuse et réalité amère évoque les moments où les personnages de Grand Blue révèlent leurs angoisses derrière leurs beuveries.

Lauréate du Next Manga Award 2017, la série a été adaptée en anime en 2021 et conquiert les trentenaires qui se reconnaissent dans ce portrait acide de la vie professionnelle.


5. Hinamatsuri (Masao Ohtake, 2010)

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Prépublié dans le magazine Harta (anciennement Fellows!) d’Enterbrain entre juin 2010 et juillet 2020, Hinamatsuri de Masao Ohtake raconte la cohabitation improbable entre Yoshifumi Nitta, jeune yakuza méticuleux et collectionneur de vases, et Hina, fillette aux pouvoirs télékinétiques surgit de nulle part.

L’humour naît du choc entre l’univers criminel de Nitta et l’indifférence totale de Hina, qui préfère manger des œufs de saumon plutôt que d’utiliser ses capacités à bon escient. La série multiplie les personnages secondaires mémorables : Anzu, autre télépathe devenue sans-abri puis fille adoptive exemplaire, et Hitomi, collégienne trop compétente malgré elle.

Comme Grand Blue, le manga alterne gags absurdes et moments d’émotion inattendue. Le quotidien détraqué de ces personnages, leurs échecs répétés et leurs rares victoires touchent autant qu’ils font rire. Nommé pour le 52ᵉ Prix Seiun, Hinamatsuri a été adapté en anime par le studio feel. en 2018.


6. Asobi Asobase (Rin Suzukawa, 2015)

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Lancé en juin 2015 sur le webzine Young Animal Densi de Hakusensha avant de rejoindre le magazine Young Animal, Asobi Asobase de Rin Suzukawa suit trois collégiennes qui fondent le « Cercle des joueurs », un club non officiel où elles tuent le temps avec des jeux et des défis absurdes.

Hanako, Olivia et Kasumi forment un trio déjanté dont les interactions dégénèrent systématiquement. L’apparence soignée des illustrations contraste avec les grimaces grotesques des personnages dès que la situation dérape. Ce décalage visuel rappelle les métamorphoses faciales de Grand Blue lorsque l’alcool fait son effet.

L’anime de 2018, produit par le studio Lerche, a particulièrement marqué les esprits par son générique de fin volontairement dissonant. Pour les lecteur·ice·s qui apprécient un humour surréaliste où de jolies lycéennes se livrent à des bêtises dépourvues de dignité, Asobi Asobase s’impose comme une recommandation évidente.


7. Coma héroïque dans un autre monde (Hotondoshindeiru, 2018)

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Prépublié depuis juin 2018 sur la plateforme ComicWalker de Kadokawa, Coma héroïque dans un autre monde de Hotondoshindeiru détourne les codes de l’isekai avec malice.

Un homme se réveille d’un coma de 17 ans et affirme avoir passé ce temps dans un monde médiéval-fantastique du nom de Granbahamal. Son neveu Takafumi l’héberge et découvre que cet oncle, fan inconditionnel de Sega et décalé sur 17 ans d’évolution technologique, possède de véritables pouvoirs magiques. Les flashbacks sur ses aventures révèlent un héros pathétique, régulièrement pris pour un monstre à cause de son physique ingrat, incapable de saisir les sentiments des femmes qui l’entouraient.

La série parodie les conventions du genre isekai tout en rendant hommage à la culture vidéoludique des années 1990. Comme les protagonistes de Grand Blue, l’oncle fait preuve d’une incompétence sociale spectaculaire qui génère des situations comiques. Adaptée en anime en 2022-2023, la série a noué un partenariat officiel avec Sega.


8. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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Lancé en mai 2015 dans le magazine Miracle Jump de Shūeisha avant de rejoindre le Weekly Young Jump, Kaguya-sama: Love is War d’Aka Akasaka s’est achevé en novembre 2022 après 28 volumes. La série met en scène Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane, vice-présidente et président du conseil des élèves de la prestigieuse académie Shūchiin.

Tous deux éprouvent des sentiments réciproques mais refusent de se déclarer en premier, considérant que celui qui avoue son amour se soumet à l’autre. Chaque chapitre devient une bataille d’esprit où stratégies et contre-stratégies s’enchaînent pour forcer l’adversaire à craquer.

Malgré cette prémisse compétitive, la série développe ses personnages avec finesse et alterne intelligemment comédie et émotion. La rigueur des joutes psychologiques contraste avec les moments où l’orgueil des protagonistes cède face à leurs sentiments sincères.

Récompensé par le 65ᵉ Prix du manga Shogakukan et adapté en trois saisons d’anime par A-1 Pictures, ce manga séduira les lecteur·ice·s qui aiment voir des personnages brillants perdre leurs moyens face à l’amour.

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