Fruits Basket est un shôjo manga de Natsuki Takaya, prépublié au Japon entre 1998 et 2006 dans le magazine Hana to Yume, puis édité en 23 tomes par Hakusensha. Traduit en français par Delcourt, il a remporté le prix Kôdansha en 2001 et demeure l’un des shôjo les plus vendus au Japon.
L’histoire suit Tohru Honda, une lycéenne orpheline recueillie par la famille Sôma, dont certains membres sont frappés par une malédiction les transformant en animaux du zodiaque chinois. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Fruits Basket Another (Natsuki Takaya, 2015)

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Pour celles et ceux qui ne peuvent se résoudre à quitter l’univers des Sôma, Fruits Basket Another constitue le prolongement naturel de la série originale. Ce spin-off en quatre tomes se déroule plusieurs années après la levée de la malédiction et met en scène Sawa Mitoma, une lycéenne timide au parcours difficile, qui intègre le lycée Kaibara — celui-là même où Tohru et ses amis ont fait leurs études.
Au fil des pages, Sawa croise la descendance des personnages bien connus : Hajime, fils de Kyo et Tohru, ou encore Mutsuki, fils de Yuki. Natsuki Takaya conserve sa patte graphique épurée et sa capacité à dépeindre les fragilités psychologiques.
Si l’intrigue se révèle moins dense que celle du manga originel, la série séduit par son atmosphère nostalgique et par le plaisir de retrouver, en filigrane, le devenir des anciens protagonistes. Un hommage affectueux à l’héritage de Fruits Basket.
2. Le Pacte des yôkai (Yuki Midorikawa, 2005)

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Le Pacte des yôkai (ou Natsume Yuujinchou) présente une parenté thématique évidente avec Fruits Basket : un adolescent orphelin, rejeté et incompris, apprend à tisser des liens d’amitié avec des êtres surnaturels.
Natsume Takashi possède la faculté de voir les yôkai, ces esprits du folklore japonais, capacité héritée de sa grand-mère Reiko. Cette dernière lui a légué un carnet contenant les noms de nombreux esprits qu’elle avait soumis. Accompagné de Madara, un yôkai puissant coincé dans l’apparence d’un chat porte-bonheur, Natsume décide de restituer leur nom aux esprits liés au carnet.
Yuki Midorikawa développe un récit empreint de mélancolie et de poésie, où chaque rencontre avec un yôkai devient l’occasion d’aborder la solitude, le deuil ou le pardon. L’ambiance contemplative, souvent comparée à celle du film Le Voyage de Chihiro, ravira les lecteur·ices en quête d’une lecture apaisante.
3. A Sign of Affection (Suu Morishita, 2019)

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A Sign of Affection se distingue par son héroïne, Yuki, une étudiante sourde de naissance. Un jour, dans le train, elle croise Itsuomi, un jeune homme trilingue et globe-trotter, qui ignore tout de la langue des signes. Leur rencontre fortuite devient le point de départ d’une romance délicate, où la communication non verbale joue un rôle central.
Le duo d’autrices Suu Morishita (Makino au scénario, Nachiyan au dessin) aborde avec finesse le quotidien d’une personne malentendante dans un monde inadapté, sans jamais tomber dans le misérabilisme. Chaque geste, chaque regard acquiert une intensité particulière, rappelant cette façon qu’avait Natsuki Takaya de transmettre l’émotion par les silences.
La douceur de la narration, la bienveillance des personnages secondaires et la progression lente mais sincère des sentiments font de ce titre une lecture réconfortante pour quiconque a aimé Fruits Basket.
4. Ton visage au clair de lune (Mika Yamamori, 2020)

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Mika Yamamori, connue pour Daytime Shooting Star, revient avec une romance lycéenne aux accents singuliers. Yoi possède des traits androgynes, une voix grave et une allure chevaleresque : tout le monde la surnomme « le Prince », oubliant qu’elle est une fille. Sa route croise celle d’Ichimura, l’autre « Prince » du lycée, riche héritier au charisme magnétique.
Derrière leurs façades assurées se cachent des fêlures intimes que la mangaka dévoile avec subtilité. Le trait de Yamamori atteint ici une élégance remarquable, chaque case semblant issue d’un magazine de mode.
Si la question de l’androgynie reste en retrait par rapport à ce que l’on pouvait espérer, l’histoire séduit par sa capacité à montrer deux adolescents apprenant à tomber les masques. Une lecture tout en délicatesse, à mi-chemin entre la romance classique et la réflexion sur l’image de soi.
5. Orange (Ichigo Takano, 2012)

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Naho, lycéenne de seize ans, reçoit un matin une lettre signée d’elle-même, dix ans plus tard. Cette Naho du futur, rongée par les remords, lui enjoint de modifier certains événements afin d’éviter un drame irréparable. Au cœur de ces instructions : Kakeru, un nouvel élève dont l’arrivée va bouleverser le groupe d’amis de Naho.
Ichigo Takano aborde frontalement les thèmes du deuil, de la culpabilité et du suicide adolescent, sans jamais sombrer dans le mélodrame. La force du récit réside dans la solidarité indéfectible de la bande d’amis, prêts à tout pour sauver l’un des leurs.
On retrouve cette chaleur humaine propre à Fruits Basket, cette conviction que l’entraide et la bienveillance peuvent infléchir le cours d’une vie. Un shôjo poignant, dont les sept tomes laissent une empreinte durable.
6. My Happy Marriage (Rito Kohsaka, 2018)

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Ce manga, adapté d’un light novel d’Akumi Agitogi, transpose les codes de Cendrillon dans un Japon de l’ère Taishô teinté de surnaturel. Miyo Saimori, issue d’une lignée de nobles dotés de pouvoirs spirituels, n’a hérité d’aucun don. Maltraitée par sa belle-mère et méprisée par sa demi-sœur, elle est envoyée épouser Kiyoka Kudô, chef d’un clan réputé impitoyable.
Contre toute attente, cette union arrangée devient le creuset d’une rédemption mutuelle. Rito Kohsaka livre des planches d’une finesse remarquable, où chaque expression trahit la vulnérabilité des protagonistes.
L’évolution de Miyo, qui apprend à s’estimer après des années d’humiliation, rappelle le parcours de Tohru auprès des Sôma. Un récit à la fois romantique et empreint de gravité, porté par une atmosphère visuelle somptueuse.
7. The Ancient Magus Bride (Koré Yamazaki, 2013)

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Chise Hatori, quinze ans, orpheline et désespérée, se vend aux enchères occultes. Elle est achetée par Elias Ainsworth, un mage à la tête de crâne animal, qui lui annonce qu’elle deviendra à la fois son apprentie et son épouse. Ce point de départ troublant ouvre sur un récit d’une densité narrative et visuelle hors du commun.
Koré Yamazaki puise dans le folklore britannique — fées, dragons, esprits sylvestres — pour bâtir un univers foisonnant. La relation entre Chise et Elias, aussi étrange soit-elle, repose sur un apprentissage réciproque : elle lui enseigne l’humanité, il lui redonne goût à la vie.
Comme dans Fruits Basket, le récit interroge ce que signifie « avoir une famille » et comment l’on guérit de ses blessures passées. Un manga à la croisée du seinen et du shôjo, d’une sensibilité peu commune.
8. Yona, Princesse de l’Aube (Mizuho Kusanagi, 2009)

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Yona, princesse du royaume de Kôka, mène une existence insouciante jusqu’à la nuit de ses seize ans, où elle assiste au meurtre de son père par Soo-won, son cousin bien-aimé. Contrainte à l’exil avec Hak, son garde du corps, elle entreprend de retrouver les quatre guerriers-dragons légendaires pour reconquérir son trône.
Mizuho Kusanagi signe une fresque épique où la romance côtoie les intrigues politiques et les combats. Mais le véritable attrait du manga réside dans la transformation de Yona : de princesse naïve, elle devient une combattante résolue, capable de tirer à l’arc et de défendre les opprimés.
La galerie de personnages, tour à tour drôles et émouvants, rappelle la chaleur de la bande de Tohru. Un shôjo d’aventure qui transcende les codes du genre, pour un récit d’une ampleur rare.