Fire Force (Enen no Shōbōtai) est un shōnen manga écrit et dessiné par Atsushi Ōkubo, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de 2015 à 2022 et compilé en 34 volumes.
La série suit Shinra Kusakabe, jeune recrue de la 8ᵉ brigade spéciale des pompiers, dans un monde où des êtres humains entrent en combustion spontanée et se transforment en torches vivantes.
Entre combats pyrokinétiques, mystères cosmiques et humour débridé, la série mêle action nerveuse et réflexion sur la folie, la foi et la nature de la réalité. Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques mangas du même acabit.
1. Soul Eater (Atsushi Ōkubo, 2004)

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Avant Fire Force, Ōkubo a donné naissance à Soul Eater, un shōnen en 25 volumes publié dans le Monthly Shōnen Gangan de Square Enix. Dans l’académie Shibusen, fondée par Maître Mange-Mort, des binômes composés d’un meister et d’une arme démoniaque à forme humaine traquent des âmes corrompues. Pour atteindre le rang suprême de Death Scythe, chaque arme doit ingérer 99 âmes humaines et une âme de sorcière.
Les deux séries partagent bien plus qu’un auteur : un même univers, comme l’a révélé la fin de Fire Force. On retrouve le style graphique anguleux d’Ōkubo, son esthétique gothique inspirée de Tim Burton, et sa capacité à basculer de l’humour loufoque à une noirceur oppressante. Le thème de la folie, déjà central dans Soul Eater, irrigue toute la mythologie de Fire Force. Pour qui a aimé l’un, l’autre constitue un prolongement naturel.
2. Gachiakuta (Kei Urana, 2022)

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Gachiakuta est la série la plus directement liée à Fire Force. Son autrice, Kei Urana, a travaillé comme assistante d’Atsushi Ōkubo pendant la publication de Fire Force dans le Weekly Shōnen Magazine — le même magazine où Gachiakuta a débuté une semaine après la fin de la série de son mentor. Ōkubo l’a publiquement désignée comme sa « successeure légitime ».
Dans un monde divisé entre cités flottantes et bidonvilles, le jeune Rudo est accusé à tort d’un crime et jeté dans l’Abîme, une décharge gigantesque peuplée de créatures monstrueuses nées des déchets. Le système de combat repose sur les Jinki, des objets abandonnés qui prennent vie grâce aux émotions humaines — un concept qui fait écho à la puissance des flammes liées à la volonté dans Fire Force. Le trait nerveux et charbonneux d’Urana rappelle celui de son maître, avec une identité graphique propre, plus brute et dystopique.
3. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 2018 à 2024 et compilé en 30 volumes, Jujutsu Kaisen suit Yūji Itadori, un lycéen qui devient l’hôte involontaire de Ryōmen Sukuna, un esprit maudit d’une puissance colossale. Recruté par une société secrète d’exorcistes, il apprend à maîtriser l’énergie maudite pour affronter des fléaux nés des émotions négatives de l’humanité.
Comme Fire Force, la série confronte son héros à une entité parasite logée dans son propre corps et bâtit un système de pouvoirs rigoureux où la stratégie compte autant que la force brute. L’ambiguïté morale imprègne chaque arc : personne ne détient la vérité absolue, et les victoires se paient au prix fort. Le ton oscille entre horreur, humour noir et scènes d’action d’une intensité redoutable — un cocktail que les lecteur·ices de Fire Force reconnaîtront sans peine.
4. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

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Publié sur la plateforme Shōnen Jump+, Dandadan met en scène deux lycéens aux convictions opposées : Momo Ayase croit aux fantômes mais pas aux extraterrestres, tandis que Ken Takakura soutient l’inverse. Leur pari pour déterminer qui a raison les précipite dans un tourbillon de batailles contre des yōkai et des créatures venues de l’espace.
Avant de lancer sa propre série, Yukinobu Tatsu a été assistant de Tatsuki Fujimoto (Chainsaw Man) et de Yūji Kaku (Hell’s Paradise). Son style graphique hérite de cette double école : des cadrages cinématographiques, un sens du mouvement hors norme et des ruptures de ton permanentes entre comédie romantique, horreur viscérale et action spectaculaire. Les lecteur·ices de Fire Force retrouveront cette même énergie débridée, cette capacité à passer du rire au frisson en l’espace d’une seule page.
5. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, un adolescent écrasé par la misère et les dettes, fusionne avec son chien-démon Pochita pour devenir Chainsaw Man, un hybride mi-humain mi-démon recruté par la Sécurité publique. Dans un monde où les démons naissent des peurs humaines, il se retrouve pris dans des jeux de pouvoir qui le dépassent, manipulé par sa supérieure, l’énigmatique Makima.
La parenté avec Fire Force se dessine à plusieurs niveaux : un héros marginal doté d’un pouvoir destructeur lié à son propre corps, des combats ultra-violents et une narration qui refuse le manichéisme. Mais là où Ōkubo travaille la mythologie et le mystère cosmique, Fujimoto pousse le cynisme et l’humour noir à leur paroxysme. La première partie (11 volumes dans le Weekly Shōnen Jump) reste un condensé de brutalité et d’émotion brute, salué par le 66ᵉ prix Shōgakukan en 2021.
6. Kaiju N°8 (Naoya Matsumoto, 2020)

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Kafka Hibino, trentenaire employé d’une société de nettoyage de cadavres de kaijus, rêve depuis l’enfance d’intégrer les Forces de Défense japonaises. Après qu’un parasite mystérieux a pénétré son organisme, il acquiert la capacité de se transformer en kaiju humanoïde — et se retrouve classé comme menace « Kaiju N°8 » par l’armée qu’il aspirait à rejoindre.
Le parallèle avec Fire Force saute aux yeux : un protagoniste qui devient ce qu’il est censé combattre, une structure militaire hiérarchisée et des affrontements titanesques entre humains et créatures monstrueuses. Sérialisé sur le Shōnen Jump+ et achevé en 2025 après 16 volumes, le manga de Naoya Matsumoto se distingue aussi par son héros adulte, plus mûr et moins archétypal que la moyenne du genre, ce qui lui confère un souffle à part dans le paysage shōnen contemporain.
7. Undead Unluck (Yoshifumi Totsuka, 2020)

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Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2020 à 2025 (27 volumes), Undead Unluck suit Fūko Izumo, une jeune femme dont le contact cutané déclenche un malheur sur quiconque la touche, et Andy, un immortel qui cherche à mourir grâce à cette malédiction. Ensemble, ils affrontent l’Union, une organisation secrète de « Négateurs » — des individus dotés du pouvoir d’annuler un concept précis (la chance, la mort, la vérité…).
Le système de pouvoirs, fondé sur la négation de lois fondamentales, rappelle la rigueur avec laquelle Ōkubo construit ses générations de pyrokinésistes dans Fire Force. L’ambiance oscille entre comédie déjantée et enjeux cosmiques : l’intrigue monte en puissance jusqu’à remettre en cause les règles mêmes de l’univers. Pour les amateur·ices de shōnen inventifs qui ne se contentent pas des formules éprouvées, Undead Unluck représente une lecture de choix.
8. Hell’s Paradise (Yûji Kaku, 2018)

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Publié sur le Shōnen Jump+ de 2018 à 2021 (13 volumes), Hell’s Paradise suit Gabimaru le Vide, assassin ninja condamné à mort mais impossible à exécuter. Sa seule chance de salut : retrouver l’élixir d’immortalité sur l’île surnaturelle de Shinsenkyo pour le compte du shōgun. Accompagné de la bourreau Sagiri, il affronte d’autres condamnés et les créatures terrifiantes qui peuplent ce territoire.
Yūji Kaku, ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Fire Punch, livre un récit dense où violence graphique, philosophie taoïste et drame humain cohabitent sans temps mort. Comme dans Fire Force, les protagonistes sont contraints de coopérer malgré des intérêts divergents, et la frontière entre le monstrueux et l’humain s’estompe au fil de l’intrigue. Yukinobu Tatsu (Dandadan) figurait d’ailleurs parmi les assistants de Kaku sur cette série.