Demon Slayer (Kimetsu no Yaiba) est un manga écrit et dessiné par Koyoharu Gotōge, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de février 2016 à mai 2020 et rassemblé en 23 volumes.
On y suit Tanjirō Kamado, un adolescent du Japon de l’ère Taishō qui intègre le corps des pourfendeurs de démons après le massacre de sa famille et la transformation de sa sœur Nezuko en démon. Le manga totalise plus de 220 millions d’exemplaires en circulation dans le monde.
Si vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.
1. Kagurabachi (Takeru Hokazono, 2023)

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Dans un Japon où sabre et sorcellerie coexistent, Chihiro Rokuhira est le fils d’un forgeron légendaire qui a façonné six lames enchantées. Lorsque son père est assassiné par le Hishaku — une organisation de mages aux méthodes proches des yakuzas —, Chihiro hérite d’une septième épée et jure de récupérer les armes volées.
Première série de Takeru Hokazono, Kagurabachi s’est imposée dès ses débuts dans le Weekly Shōnen Jump comme l’un des shōnen les plus suivis de sa génération — le titre a même devancé Spy × Family et Dragon Ball Super au classement de Manga Plus. Le manga a remporté le Next Manga Awards 2024 et une adaptation anime par CygamesPictures a été annoncée.
C’est la recommandation la plus évidente de cette liste : même moteur narratif (un fils qui venge son père), même tempo (des arcs courts, une tension constante) et un protagoniste taillé dans le même bois que Tanjirō — la colère en plus, la douceur en moins.
2. Sword of the Demon Hunter (Motoo Nakanishi & Yu Satomi, 2021)

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À la fin de l’ère Edo, le jeune sabreur Jinta protège la prêtresse d’un sanctuaire niché dans un village de montagne. Un jour, un démon rencontré en forêt lui révèle l’avènement futur d’un Dieu Démon — une menace liée à ce lieu même. Cette prophétie lance Jinta dans une errance à travers les siècles.
Le manga est adapté du light novel de Motoo Nakanishi (publié à partir de 2013) et dessiné par Yu Satomi — connu pour Nuisible et Bloody Cruise. Il a été prépublié dans Monthly Action et Manga Action chez Futabasha. Un anime a été diffusé de mars à septembre 2025.
Là où Demon Slayer se situe à l’ère Taishō, Sword of the Demon Hunter traverse plusieurs époques du Japon, de l’ère Edo à l’époque moderne. Le deuil de Jinta y prend une ampleur singulière : sa quête ne dure pas des mois, mais des siècles.
3. Hell’s Paradise (Yuji Kaku, 2018)

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Gabimaru « le Vide », ninja légendaire condamné à mort, se voit offrir une chance de grâce : rapporter l’élixir d’immortalité depuis Shinsenkyo, une île surnaturelle d’où personne n’est jamais revenu. Il doit y survivre aux autres condamnés, aux créatures monstrueuses qui peuplent les lieux et à l’exécutrice Yamada Asaemon Sagiri, chargée de le surveiller.
Deuxième série de Yuji Kaku — ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Fire Punch —, Hell’s Paradise a été publié sur Shōnen Jump+ de janvier 2018 à janvier 2021. En 13 volumes, le manga fait cohabiter combats au sabre, horreur corporelle et mythologie taoïste — Kaku cite L’Île du docteur Moreau de H.G. Wells comme squelette narratif de son œuvre.
Si Demon Slayer envoie Tanjirō affronter des démons sur les routes du Japon, Hell’s Paradise enferme ses personnages sur une île dont chaque recoin cherche à les tuer. Le danger y est permanent, l’issue incertaine, et la violence bien plus crue.
4. Dororo (Osamu Tezuka, 1967)

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Un seigneur féodal offre les 48 organes de son enfant à naître à 48 démons en échange de la domination militaire. Le bébé survit grâce à un médecin qui le dote de prothèses rudimentaires — dont certaines dissimulent des lames. Devenu le guerrier Hyakkimaru, il parcourt le Japon des provinces en guerre pour terrasser chaque démon et récupérer ses membres un à un. En chemin, il croise Dororo, un gamin voleur qui s’attache à ses pas.
Œuvre majeure d’Osamu Tezuka — surnommé le « Dieu du manga » —, Dororo a été prépublié dans le Weekly Shōnen Sunday à partir de 1967, puis dans le magazine Bōken-ō où la série s’est achevée en 1969. L’anime de 2019, produit par MAPPA et Tezuka Productions, lui a offert une seconde vie auprès d’un public contemporain.
Dororo est, à bien des égards, le modèle originel de Demon Slayer : un héros amputé par les démons, un Japon historique où le surnaturel rôde, et un duo central — le guerrier solitaire et l’enfant qui l’humanise — qu’on retrouve presque trait pour trait chez Gotōge.
5. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Yūji Itadori, lycéen doté d’une force physique hors norme, avale un doigt maudit du redoutable fléau Ryōmen Sukuna pour sauver ses camarades. Devenu l’hôte du roi des fléaux, il intègre l’école d’exorcisme de Tōkyō sous la tutelle du puissant Satoru Gojō, avec pour mission de collecter et d’ingérer les autres fragments de Sukuna avant d’être exécuté.
Rassemblé en 28 volumes (mars 2018 – septembre 2024, Weekly Shōnen Jump), Jujutsu Kaisen s’est écoulé à plus de 100 millions d’exemplaires. L’anime produit par MAPPA a amplifié le phénomène à l’échelle internationale. Le système d’énergie occulte est l’un des plus rigoureux du shōnen récent, et les affrontements, d’une brutalité sèche, frappent d’autant plus qu’Akutami n’hésite pas à sacrifier ses personnages.
Demon Slayer maintenait un équilibre entre lumière et noirceur ; Jujutsu Kaisen penche résolument du côté sombre, avec des victoires qui coûtent cher et un dénouement qui a divisé le lectorat.
6. Blue Exorcist (Kazue Katō, 2009)

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Rin Okumura découvre à l’adolescence qu’il est le fils de Satan. Après la mort de son père adoptif, le Père Fujimoto, il décide de retourner ses pouvoirs démoniaques contre leur source et s’inscrit à l’Académie True Cross pour devenir exorciste — aux côtés de son frère jumeau Yukio, déjà en exercice.
En publication dans le Jump Square depuis avril 2009, Blue Exorcist dépasse les 30 volumes et n’a rien perdu de son attrait. Kazue Katō — qui cite Berserk de Kentaro Miura parmi ses influences — a bâti un univers scindé entre deux dimensions, Assiah (le monde humain) et la Géhenne (le monde des démons). La série doit s’achever à l’été 2026, après 17 ans de publication.
Le parallèle avec Demon Slayer tient moins à l’époque ou au décor qu’au dilemme central : Rin, comme Nezuko, porte en lui le mal qu’il est censé combattre, et c’est le lien fraternel qui le retient.
7. Fullmetal Alchemist (Hiromu Arakawa, 2001)

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Dans un monde régi par l’alchimie, les frères Edward et Alphonse Elric tentent de ressusciter leur mère par transmutation humaine — un tabou absolu. L’opération échoue : Edward perd un bras et une jambe, Alphonse son corps entier — son âme est désormais liée à une armure. Leur quête de la pierre philosophale, seul moyen de restaurer leurs corps, les entraîne au cœur d’un complot militaire qui dépasse de loin la question de leur guérison.
Réuni en 27 volumes (Monthly Shōnen Gangan, 2001–2010), Fullmetal Alchemist est l’une des séries les plus acclamées du manga. Hiromu Arakawa y déploie un récit où action, politique et drame humain s’entrelacent sans que l’un prenne jamais le pas sur l’autre — un sens de l’équilibre rare sur une telle durée.
Fullmetal Alchemist ne ressemble pas à Demon Slayer par son décor (un pays fictif inspiré de l’Europe industrielle), mais par son moteur : deux frères prêts à tout pour réparer ce qui a été brisé, et une conspiration dont l’ampleur se révèle un peu plus à chaque tome.
8. Claymore (Norihiro Yagi, 2001)

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Dans un monde médiéval-fantastique, des guerrières mi-humaines mi-yōma — surnommées « Claymores » en raison de leur grande épée — sont les seules à pouvoir traquer et abattre les yōma, des créatures changeformes qui se nourrissent d’entrailles humaines. Clare, l’une d’elles, s’attache à Raki, un orphelin, sans renoncer à sa vengeance contre un yōma éveillé particulièrement redoutable.
Publié dans le Monthly Shōnen Jump puis le Jump Square de 2001 à 2014, Claymore compte 27 volumes. Norihiro Yagi installe un univers cruel, où chaque combat rapproche les guerrières du monstre qu’elles sont censées détruire — car plus elles puisent dans leur part yōma, plus elles risquent de perdre toute humanité. C’est cette mécanique qui rapproche Claymore de Demon Slayer : non pas la simple chasse aux monstres, mais la menace de devenir soi-même ce qu’on traque, un péril que Nezuko incarne tout au long de la série de Gotōge.
9. D.Gray-man (Katsura Hoshino, 2004)

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Dans une Europe fictive du XIXᵉ siècle, Allen Walker rejoint la Congrégation de l’Ombre, une organisation d’exorcistes armés d’une substance divine nommée Innocence. Leur ennemi : le Comte Millénaire, qui transforme les âmes des défunts en machines de guerre appelées Akuma. Mais Allen est plus que ce qu’il semble : une part de lui échappe à sa propre compréhension, et le récit joue longtemps de cette ambiguïté.
Lancé en mai 2004 dans le Weekly Shōnen Jump, D.Gray-man a ensuite migré vers le Jump Square puis le trimestriel Jump SQ.Rise, en raison des problèmes de santé chroniques de Katsura Hoshino. Malgré un rythme de publication irrégulier, le manga (29 volumes à ce jour) conserve un lectorat fidèle.
Deux qualités l’expliquent : un design de personnages parmi les plus soignés du genre, marqué par l’influence du mouvement dōjinshi des années 1990, et une trame où la frontière entre alliés et ennemis se redessine à chaque arc. L’esthétique victorienne-gothique tranche avec celle de Demon Slayer, mais la structure est voisine : un exorciste, une organisation secrète, des démons à détruire et un héros dont la nature exacte reste longtemps ambiguë.
10. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, un adolescent miséreux criblé de dettes héritées de son père, vit avec Pochita, un petit démon-tronçonneuse. Lorsqu’un yakuza le trahit, Pochita fusionne avec son corps et le ressuscite. Denji devient Chainsaw Man et rejoint une division gouvernementale de chasseurs de démons, séduit par une promesse simple : un toit, de la nourriture et une vie normale.
Publié sur le Shōnen Jump+ depuis décembre 2018 (première partie achevée, seconde en cours), Chainsaw Man a dépassé les 30 millions d’exemplaires. Tatsuki Fujimoto impose un ton imprévisible, qui oscille entre l’horreur crue, l’humour absurde et une mélancolie inattendue. L’anime produit par MAPPA a renforcé l’engouement international.
Là où Tanjirō incarne le dévouement et la bonté, Denji n’aspire qu’à manger correctement et à embrasser une fille. Ce décalage entre l’héroïsme attendu et les motivations triviales du personnage donne à Chainsaw Man une saveur à part — mais sous la provocation, le récit pose la même question que Demon Slayer : qu’est-ce qui vaut la peine qu’on se batte ?
11. Bleach (Tite Kubo, 2001)

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Ichigo Kurosaki, lycéen capable de voir les esprits, obtient par accident les pouvoirs de la Shinigami Rukia Kuchiki. Il devient alors un « dieu de la mort » de substitution, chargé de protéger les vivants contre les Hollows — des âmes corrompues devenues monstres. Cette mission le propulse dans les intrigues de la Soul Society, le monde des esprits.
Sérialisé dans le Weekly Shōnen Jump de 2001 à 2016, Bleach totalise 74 volumes et fait partie des « Big Three » du shōnen aux côtés de Naruto et One Piece. Le lien avec Demon Slayer n’est pas seulement thématique — il est génétique : Koyoharu Gotōge a cité Bleach comme l’une de ses trois influences majeures.
On retrouve d’une série à l’autre une organisation hiérarchique de combattants d’élite, des sabres aux propriétés uniques et un goût prononcé pour les face-à-face où chaque adversaire dévoile une capacité inédite. Tite Kubo a par ailleurs un sens du style graphique — silhouettes épurées, compositions audacieuses — qui a marqué le shōnen des années 2000 et dont on retrouve l’empreinte jusque chez Gotōge et Akutami.
12. L’Attaque des Titans (Hajime Isayama, 2009)

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L’humanité survit retranchée derrière trois enceintes concentriques qui la protègent des Titans, des géants humanoïdes dévoreurs d’humains. Le jour où le Titan Colossal brise le mur extérieur, le jeune Eren Jäger voit sa mère périr sous ses yeux. Il s’engage alors dans le Bataillon d’éclaireurs avec ses amis Mikasa et Armin, décidé à exterminer chaque Titan.
Publié dans le Bessatsu Shōnen Magazine de 2009 à 2021, le manga compte 34 volumes et s’est écoulé à plus de 140 millions d’exemplaires. La force d’Hajime Isayama est de ne jamais livrer l’information attendue : chaque révélation redistribue les cartes, et ce qui semblait être une simple histoire de survie se transforme, arc après arc, en drame géopolitique et moral.
La comparaison avec Demon Slayer tient à l’impulsion de départ (un garçon qui perd sa famille et jure de se battre), mais L’Attaque des Titans s’en éloigne vite par son ambition narrative et son refus de toute ligne morale claire. À lire pour retrouver la même intensité initiale, dans un registre bien plus gris et politique.
13. Tokyo Ghoul (Sui Ishida, 2011)

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Ken Kaneki, étudiant discret de Tōkyō, est grièvement blessé lors d’un rendez-vous avec une goule — un être qui se nourrit de chair humaine. Une transplantation d’organes le transforme en hybride mi-humain mi-goule, ce qui le condamne à naviguer entre deux mondes qui se haïssent.
Sérialisé dans le Weekly Young Jump de 2011 à 2014 puis prolongé par Tokyo Ghoul:re de 2014 à 2018 (30 volumes au total), le manga a séduit plus de 50 millions de lecteur·ices. Sui Ishida place l’identité au centre de tout — la question n’est pas de vaincre, mais de savoir ce qu’il reste de soi quand le corps qu’on habite n’est plus tout à fait humain.
Kaneki et Tanjirō partagent une même situation initiale — un humain ordinaire projeté dans un conflit entre espèces —, mais leurs trajectoires divergent : là où Tanjirō reste ancré dans ses valeurs, Kaneki se fracture, se réinvente et perd parfois pied. Tokyo Ghoul plaira à celles et ceux qui veulent voir ce que Demon Slayer serait devenu si son héros n’avait pas tenu bon.
14. The Promised Neverland (Kaiu Shirai & Posuka Demizu, 2016)

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À l’orphelinat de Grace Field, les enfants vivent heureux sous la garde bienveillante de « Maman ». Jusqu’au jour où Emma, Norman et Ray découvrent l’effroyable vérité : ils sont élevés comme du bétail destiné à nourrir des démons. Commence alors une course contre la montre pour échapper à la ferme avant la prochaine « livraison ».
Réuni en 20 volumes (Weekly Shōnen Jump, 2016–2020), The Promised Neverland fait un pari rare pour un shōnen : ici, pas de combat physique — l’arme, c’est l’intelligence. Le premier arc, souvent comparé à un thriller psychologique, repose sur des jeux d’esprit et de manipulation entre les enfants et leur geôlière.
Les démons sont au centre du récit, comme dans Demon Slayer, mais on ne les affronte pas au sabre : on les fuit, on les trompe, on négocie avec eux. C’est une lecture complémentaire plutôt que similaire, qui séduira celles et ceux pour qui la tension compte davantage que l’action.
15. Fire Force (Atsushi Ōkubo, 2015)

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Dans un Tōkyō dystopique, des humains entrent en combustion spontanée et se transforment en Infernaux — des créatures de feu incontrôlables. Shinra Kusakabe, un jeune pompier pyrokinésiste surnommé « Devil’s Footprints », intègre la 8ᵉ brigade des pompiers spéciaux pour découvrir la vérité derrière l’incendie qui a détruit sa famille douze ans plus tôt.
En 34 volumes (Weekly Shōnen Magazine, 2015–2022), Fire Force est la deuxième grande série d’Atsushi Ōkubo après Soul Eater. L’auteur y développe un univers où religion, science et pyrokinésie se croisent. Le dessin est l’un des atouts majeurs du manga : Ōkubo excelle dans la mise en scène des flammes et des mouvements, avec une lisibilité d’action rare.
La structure rappelle celle de Demon Slayer — un protagoniste marqué par une tragédie familiale, des escouades spécialisées, un ennemi dont les origines se révèlent peu à peu —, mais le ton est plus léger et l’humour plus présent, sans que les enjeux — la disparition de la famille de Shinra, la conspiration qui la sous-tend — en souffrent.
16. Gachiakuta (Kei Urana, 2022)

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Rudo vit dans le bidonville d’une cité flottante où les riches jettent leurs déchets dans le vide. Accusé à tort de meurtre, il est précipité dans la décharge en contrebas — un gouffre infesté de monstres nés des rebuts de la civilisation. Pour survivre, il devra maîtriser un pouvoir inédit et rejoindre les « Cleaners », groupe qui affronte les créatures du gouffre.
C’est la première série de Kei Urana — ancienne assistante d’Atsushi Ōkubo sur Fire Force. Le manga, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis février 2022, a reçu le Global Special Prize aux Next Manga Awards 2022 et a été adapté en anime par le studio Bones en 2025.
L’identité visuelle, nourrie par le graffeur Hideyoshi Andō, tranche avec les codes habituels du shōnen : l’esthétique est celle du street art, des tags et des collages. Le socle narratif — un adolescent broyé par un système injuste, un pouvoir à apprivoiser, une vérité à déterrer — est commun à Demon Slayer, mais le cadre dystopique et l’ancrage social donnent à Gachiakuta une voix bien à lui.