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Que lire après « Dandadan » de Yukinobu Tatsu ?

Que lire après « Dandadan » de Yukinobu Tatsu ?

Dandadan est un shōnen manga écrit et dessiné par Yukinobu Tatsu, prépublié depuis avril 2021 sur la plateforme Shōnen Jump+ de l’éditeur Shūeisha.

La série suit Momo Ayase, lycéenne convaincue de l’existence des fantômes, et Ken Takakura (surnommé Okarun), passionné d’extraterrestres. Leur pari pour déterminer qui a raison les entraîne dans des affrontements délirants contre des esprits et des aliens.

Porté par un rythme effréné, un humour décapant et un graphisme dynamique hérité de son expérience d’assistant sur Chainsaw Man, le manga a remporté le 71e Prix Shōgakukan en 2026. Si vous vous demandez quoi lire après avoir dévoré les aventures de ce duo improbable, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Impossible de parler de Dandadan sans évoquer Chainsaw Man, dont Yukinobu Tatsu fut l’assistant. Ce shōnen suit Denji, un adolescent miséreux qui fusionne avec son chien-démon Pochita pour devenir un hybride à tronçonneuse. Recruté par la Section de Sécurité Publique, il affronte des démons incarnant les peurs humaines dans un monde cynique et désabusé.

Tatsuki Fujimoto y déploie un univers brutal où la violence côtoie l’absurde, avec des personnages marqués par une précarité existentielle rarement vue dans le genre. Comme Dandadan, le manga jongle entre horreur, comédie noire et moments d’émotion sincère.

Le trait nerveux et les compositions éclatées de Fujimoto ont directement influencé le style de Tatsu. Les deux séries partagent cette capacité à mêler le grotesque au touchant, avec des protagonistes attachants malgré — ou grâce à — leurs failles.


2. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de mars 2018 à septembre 2024, Jujutsu Kaisen de Gege Akutami raconte l’histoire de Yuji Itadori, lycéen devenu l’hôte involontaire du roi des fléaux Ryōmen Sukuna. Intégré à l’école d’exorcisme de Tokyo, il combat des malédictions nées des émotions négatives des humains.

La série aborde des thèmes de sacrifice et d’ambiguïté morale, où la frontière entre bien et mal se brouille constamment. Comme Dandadan, le manga mêle affrontements spectaculaires et humour mordant, avec une galerie de personnages aux personnalités tranchées.

L’influence de Bleach et Yu Yu Hakusho se ressent dans la construction des combats et la complexité des antagonistes. Les amateurs de Dandadan retrouveront cette atmosphère où le surnaturel s’ancre dans un quotidien japonais contemporain, avec un système de pouvoirs aussi inventif que les capacités psychiques de Momo.


3. Undead Unluck (Yoshifumi Tozuka, 2020)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de janvier 2020 à janvier 2025, Undead Unluck met en scène Fūko, dont le toucher porte malheur, et Andy, un immortel cherchant désespérément à mourir. Ce duo improbable affronte l’Union, une organisation secrète, et les UMA — entités cosmiques incarnant des concepts fondamentaux comme la mort ou le temps.

Yoshifumi Tozuka a bâti une mythologie foisonnante où les lois de l’univers peuvent être ajoutées ou retirées selon les résultats de missions. Comme Dandadan, le manga assume un ton décalé et loufoque, sans sacrifier l’émotion.

Les deux séries partagent cette structure de duo asymétrique, où les personnalités opposées génèrent autant de gags que de moments sincères. L’auteur a déclaré vouloir montrer des personnages surmontant des circonstances qu’ils n’ont pas choisies grâce à l’entraide et l’amitié.


4. Kaiju n°8 (Naoya Matsumoto, 2020)

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Prépublié sur Shōnen Jump+ de juillet 2020 à juillet 2025, Kaiju n°8 de Naoya Matsumoto suit Kafka Hibino, trentenaire travaillant au nettoyage des cadavres de monstres géants. Après qu’une créature s’introduit dans son corps, il acquiert la capacité de se transformer en kaiju humanoïde surpuissant.

Le manga interroge l’identité et la dualité entre l’homme et le monstre, tout en célébrant la persévérance face aux échecs répétés. Contrairement aux héros adolescents habituels du genre, Kafka apporte une maturité décalée qui génère un humour savoureux.

Comme Dandadan, la série mêle action spectaculaire et moments comiques, avec un protagoniste atypique tiraillé entre sa nature humaine et ses pouvoirs surnaturels. Production I.G a adapté le manga en anime en 2024, confirmant son statut de phénomène comparable à celui de Dandadan.


5. Sakamoto Days (Yuto Suzuki, 2020)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump depuis novembre 2020, Sakamoto Days de Yūto Suzuki raconte la vie de Tarō Sakamoto, ancien assassin légendaire devenu épicier bedonnant et père de famille. Quand son passé le rattrape sous les traits de Shin, un tueur télépathe, il reprend du service sans jamais briser sa promesse : ne plus tuer.

Le manga excelle dans ses scènes d’action chorégraphiées avec une inventivité qui rappelle les meilleurs films de John Wick. Comme Dandadan, la série jongle entre séquences d’action frénétiques et humour décapant, portée par un duo dont la dynamique nourrit autant les gags que l’émotion.

Les thèmes de la famille, de la rédemption et de l’identité traversent le récit, tandis que la galerie de personnages secondaires — tous plus déjantés les uns que les autres — enrichit constamment l’intrigue.


6. Gokurakugai (Yuto Sano, 2022)

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Prépublié dans le Jump Square depuis juillet 2022, Gokurakugai de Yūto Sano se déroule dans un quartier populaire peuplé d’humains et d’hommes-bêtes. Tao et Alma y tiennent un bureau de résolution de problèmes : officiellement, ils règlent les conflits des habitants ; officieusement, ils chassent les magas, des monstres nés de cadavres ressuscités.

La série brille par son esthétique soignée et ses personnages au charisme immédiat. Alma, fruit d’une union entre humain et maga, incarne cette dualité entre humanité et monstruosité que l’on retrouve chez Okarun.

Comme Dandadan, le manga mêle enquêtes surnaturelles, action musclée et touches d’humour dans un cadre urbain grouillant de vie. Le graphisme dynamique et les décors saturés de détails témoignent d’une maîtrise technique remarquable pour une première série.


7. Gachiakuta (Kei Urana, 2022)

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Prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis février 2022, Gachiakuta de Kei Urana se déroule dans un monde divisé entre cités célestes et bidonvilles. Rudo, jeune marginalisé accusé à tort de meurtre, est jeté dans l’abîme où s’accumulent les déchets — et les monstres formés par ces rebuts.

Ancienne assistante d’Atsushi Ōkubo (Soul Eater, Fire Force), l’autrice déploie un style graphique charbonneux aux influences street art. La série questionne la surconsommation et les inégalités sociales avec une énergie brute.

Comme Dandadan, le manga propose un système de pouvoirs inventif : Rudo peut insuffler la vie aux objets abandonnés. Les deux titres partagent cette capacité à mêler thèmes contemporains et action spectaculaire, portés par des héros rejetés qui refusent leur destin.


8. The Summer Hikaru Died (Mokumokuren, 2021)

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Prépublié dans le Young Ace Up depuis août 2021, The Summer Hikaru Died de Mokumokuren suit Yoshiki, adolescent vivant dans un village rural japonais. Six mois plus tôt, son ami d’enfance Hikaru a disparu en forêt ; depuis son retour, une entité surnaturelle a pris possession de son corps. Malgré ce constat effrayant, Yoshiki choisit de rester auprès de ce « faux » Hikaru.

Le manga mêle horreur lovecraftienne et introspection émotionnelle, interrogeant la nature de l’identité et des sentiments. Contrairement aux affrontements spectaculaires de Dandadan, la tension naît ici de l’ambiguïté relationnelle entre les protagonistes.

Les deux titres partagent pourtant ce mélange de folklore japonais et de surnaturel dérangeant, ancré dans un quotidien d’abord banal. Mokumokuren y aborde également, en filigrane, la question de l’homosexualité dans un milieu rural conservateur.

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