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Que lire après « Classroom of the Elite » de Shōgo Kinugasa et Yuyu Ichino ?

Que lire après « Classroom of the Elite » de Shōgo Kinugasa et Yuyu Ichino ?

Classroom of the Elite est un manga adapté de la série de light novels de Shōgo Kinugasa, illustré par Yuyu Ichino et prépublié dans le Monthly Comic Alive depuis janvier 2016.

Le récit se déroule au sein de la Tokyo Metropolitan Advanced Nurturing High School, un établissement d’élite où les élèves sont répartis en classes hiérarchisées selon un système de points. Au cœur de cette mécanique impitoyable, Kiyotaka Ayanokōji, élève de la classe D en apparence effacé, dissimule une intelligence redoutable et manipule les événements dans l’ombre.

Entre jeux de pouvoir, trahisons et stratégies retorses, la série est une référence du thriller psychologique en milieu scolaire. Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques mangas du même acabit.


1. Friends Games (Mikoto Yamaguchi & Yûki Satô, 2013)

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Cinq amis lycéens se retrouvent enlevés et contraints de participer au « Jeu de l’amitié », une série d’épreuves psychologiques conçues pour mettre leur confiance mutuelle à l’épreuve. L’un d’eux est endetté, et tous devront payer le prix de ses mensonges. Au centre du dispositif, Yûichi Katagiri rappelle Ayanokōji par sa capacité à dissimuler sa nature profonde derrière une façade ordinaire.

Comme dans Classroom of the Elite, chaque jeu repose sur la logique, le bluff et la lecture des intentions adverses. Les retournements de situation sont constants : alliances et trahisons se succèdent à un rythme soutenu. Le manga excelle dans l’art de décortiquer les mécanismes de la manipulation entre proches.

Là où Classroom of the Elite oppose des classes, Friends Games fracture un groupe d’amis — et la violence psychologique n’en est que plus incisive.


2. Gambling School (Homura Kawamoto & Tōru Naomura, 2014)

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À l’Académie privée Hyakkaō, la hiérarchie entre élèves ne se fonde ni sur les notes ni sur le sport, mais sur les performances aux jeux d’argent. Les vainqueurs règnent, les perdants sont réduits au rang de sous-fifres. L’arrivée de Yumeko Jabami, une joueuse compulsive au sang-froid redoutable, bouleverse cet ordre établi.

Le parallèle avec Classroom of the Elite est immédiat : un lycée d’élite, un système de classes fondé sur la compétition, et des protagonistes capables de retourner les règles contre leurs adversaires. Le trait de Tōru Naomura amplifie chaque confrontation par des expressions faciales excessives qui traduisent la folie du jeu.

Là où Ayanokōji agit dans le calme, Yumeko se consume dans l’ivresse du risque — deux approches opposées du génie tactique, mais une même jubilation à déjouer les tricheurs.


3. Talentless (Looseboy & Iori Furuya, 2016)

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Sur une île isolée, des adolescents dotés de super-pouvoirs — les « Prodiges » — suivent un entraînement censé les préparer à affronter les « ennemis de l’humanité ». Parmi eux se glisse Nana Hiiragi, une nouvelle élève sans pouvoir, envoyée par le gouvernement pour éliminer secrètement chacun de ses camarades.

Le renversement de perspective qui survient dès le premier chapitre constitue un choc narratif comparable à celui que provoque la révélation du vrai visage d’Ayanokōji. Nana, dépourvue de toute capacité surnaturelle, ne dispose que de sa ruse, de son sens de l’observation et de sa maîtrise du mensonge — exactement comme le protagoniste de Classroom of the Elite.

Le manga pose des questions morales acérées sur la justice préventive et le sacrifice, tout en maintenant une tension constante grâce au duel intellectuel entre Nana et Kyōya Onodera, le seul élève à soupçonner la supercherie.


4. Real Account (Okushô & Shizumu Watanabe, 2014)

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Dans un Japon obsédé par le réseau social Real Account, 10 000 utilisateurs voient leur esprit aspiré dans la plateforme et sont forcés de participer à des jeux mortels liés à leur activité en ligne. Si leurs abonnés se désabonnent, ils meurent. Si leur nombre de followers tombe à zéro, c’est la fin.

Ataru Kashiwagi, le protagoniste, a bâti une identité numérique fictive — un double mensonge qui le met en danger autant qu’il le protège. Le lien avec Classroom of the Elite tient à la mécanique de survie par les points et au rôle central de l’image sociale : dans les deux séries, ce que les autres perçoivent de vous détermine votre sort.

Les épreuves conçues par la mascotte sadique du réseau décortiquent les travers de l’ère numérique — narcissisme, superficialité, conformisme — avec un cynisme acéré.


5. Moriarty (Ryōsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi, 2016)

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Dans l’Angleterre victorienne, William James Moriarty — futur ennemi juré de Sherlock Holmes — orchestre la chute de l’aristocratie britannique depuis l’intérieur du système. Adopté par une famille noble aux côtés de son frère Louis, ce prodige des mathématiques utilise son intellect supérieur pour démanteler l’ordre social fondé sur le privilège de naissance.

Le parallèle avec Ayanokōji est immédiat : tous deux avancent masqués, tous deux instrumentalisent leur entourage avec une précision chirurgicale, et tous deux agissent selon une morale ambiguë. Le scénario de Ryōsuke Takeuchi, librement inspiré des récits d’Arthur Conan Doyle, transforme le « Napoléon du crime » en antihéros politique.

Le dessin raffiné d’Hikaru Miyoshi restitue avec élégance le Londres du XIXe siècle. Un manga taillé pour celles et ceux qui apprécient les cerveaux retors et les coups d’avance.


6. Darwin’s Game (FLIPFLOPs, 2012)

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Le lycéen Kaname Sudo commet l’erreur d’accepter une notification sur son smartphone. Le voilà piégé dans le Darwin’s Game, une arène urbaine clandestine où des joueurs dotés de pouvoirs surnaturels — les « Sigils » — s’affrontent dans des duels à mort. Impossible de se déconnecter : la seule issue est de survivre.

Comme dans Classroom of the Elite, le protagoniste se distingue non par sa puissance brute, mais par sa capacité d’adaptation et sa pensée stratégique. Kaname constitue progressivement un clan, les Sunset Ravens, et apprend à tirer parti des compétences de chaque allié — une dynamique de groupe très proche de celle que tisse Ayanokōji avec les élèves de la classe D.

Le duo FLIPFLOPs (Shu Miyama au scénario, Yuki Takahata au dessin) maintient la tension sur trente volumes grâce à des arcs narratifs bien structurés et des enjeux sans cesse renouvelés.


7. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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Au sein du bureau des élèves de la très prestigieuse académie Shûchiin, Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane, deux esprits brillants éperdument épris l’un de l’autre, refusent chacun de faire le premier pas. Leur fierté transforme chaque interaction quotidienne en guerre psychologique où stratagèmes, feintes et analyses comportementales se substituent aux déclarations.

Le ton est résolument comique, mais la mécanique intellectuelle reste identique à celle de Classroom of the Elite : anticiper les réactions de l’adversaire, poser des pièges, contrôler l’information. Aka Akasaka dissèque les dynamiques amoureuses avec la rigueur d’un scénariste de thriller.

Au fil des vingt-huit tomes, la comédie cède du terrain au drame et les personnages gagnent en profondeur. Récompensé du prix Shōgakukan en 2020, ce manga prouve que la guerre des nerfs peut aussi se jouer sur le terrain du cœur.

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