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Que lire après « Call of the Night » de Kotoyama ?

Que lire après « Call of the Night » de Kotoyama ?

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Call of the Night (Yofukashi no Uta) est un manga de Kotoyama publié dans le Weekly Shōnen Sunday de Shōgakukan entre août 2019 et janvier 2024, et édité en France par Kurokawa. On y suit Kō Yamori, un collégien insomniaque qui erre dans les rues la nuit et croise le chemin de Nazuna Nanakusa, une vampire espiègle. Le manga a remporté le 68ᵉ prix Shōgakukan dans la catégorie shōnen.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Insomniaques (Makoto Ojiro, 2019)

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Dans la petite ville de Nanao, Ganta Nakami souffre d’insomnie chronique. Fatigué et irritable, il se réfugie un jour dans l’observatoire astronomique abandonné de son établissement — où il découvre Isaki Magari, elle aussi insomniaque, endormie dans un coin. Ensemble, ils décident de partager ce refuge secret pour y grappiller quelques instants de sommeil.

Comme Kō et Nazuna, Ganta et Isaki se trouvent quand le reste du monde dort. Mais là où Call of the Night bascule dans le surnaturel, Insomniaques reste ancré dans le quotidien. Makoto Ojiro, déjà connue pour La Fille du temple aux chats, y excelle : l’observatoire devient le territoire des deux protagonistes, un lieu qu’ils aménagent et où la complicité se noue autour de petits projets communs — décorer la pièce, photographier le ciel, organiser leurs nuits blanches. La série, éditée par Soleil Manga en 14 tomes, a été adaptée en anime par Liden Films — le même studio derrière Call of the Night.


2. Happiness (Shûzô Oshimi, 2015)

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Makoto Okazaki, élève de seconde effacé et souvent harcelé, n’a rien d’un héros. Une nuit, une jeune femme nommée Nora se jette sur lui et le mord au cou. Elle lui laisse un choix brutal : mourir ou devenir comme elle. Makoto choisit de vivre — mais son corps se transforme, une soif de sang irrépressible s’empare de lui, et l’adolescent réalise qu’il a troqué un enfer pour un autre.

Si Call of the Night présente le vampirisme comme une promesse de liberté, Happiness en montre la face la plus cruelle : la perte de contrôle, l’isolement, l’impossibilité de revenir en arrière. Shûzô Oshimi, auteur de Les Fleurs du mal, utilise la transformation vampirique comme un miroir déformé de l’adolescence — un corps qui change sans qu’on l’ait demandé, des pulsions impossibles à réprimer. La seconde moitié du manga opère un saut de dix ans et déplace le récit sur Yukiko, ancienne camarade de Makoto, pour raconter ce que deviennent celles et ceux qui ont survécu à ces années-là. Publié chez Pika en 10 tomes.


3. Les Mémoires de Vanitas (Jun Mochizuki, 2015)

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Paris, fin du XIXᵉ siècle. Un mal frappe les vampires : leur nom véritable — le fondement de leur existence — se retrouve altéré, ce qui les pousse à la folie. Noé, un jeune vampire de la lignée des Archivistes, arrive dans la capitale sur la piste du grimoire de Vanitas, un artefact redouté. Il y croise Vanitas lui-même : un humain cynique et théâtral qui prétend vouloir sauver les vampires grâce à ce même livre.

Jun Mochizuki, à qui l’on doit Pandora Hearts, plonge le récit dans un Paris anachronique où steampunk et fantasy gothique se côtoient : dirigeables, salons aristocratiques, catacombes. Le cœur de la série tient au duo Noé-Vanitas. Noé est candide, sincère, prompt à faire confiance ; Vanitas, lui, est opaque et provocateur, toujours à un mot près de la vérité. Leur relation évolue sans cesse — on ne sait jamais tout à fait où ils en sont, ni ce que Vanitas dissimule. Comme Kō et Nazuna, ils avancent l’un vers l’autre à tâtons, mais ici le terrain est miné. Publiée par Ki-oon (11 tomes), la série a été adaptée en anime par le studio Bones.


4. Bakemonogatari (Oh! Great & NisiOisiN, 2018)

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Élève de terminale, Koyomi Araragi a survécu de justesse à l’attaque d’une vampire âgée de 500 ans. Guéri grâce à l’intervention de Meme Oshino, un spécialiste du surnaturel, il conserve néanmoins certaines capacités vampiriques — dont une régénération accélérée. Il est loin d’en avoir fini avec le paranormal : sa camarade Hitagi Senjōgahara, découvre-t-il, a perdu tout son poids corporel après une rencontre avec une entité surnaturelle.

Adaptation en manga de la célèbre série de light novels de NisiOisiN, Bakemonogatari repose sur une structure à arcs : chacun se concentre sur un personnage affligé par un « monstre » (crabe, escargot, singe, serpent…) qui incarne un traumatisme ou un sentiment refoulé. Le dessin d’Oh! Great (Enfer et Paradis, Air Gear) donne à ces affrontements une intensité graphique rare : doubles pages foisonnantes, cadrages éclatés, sens du mouvement hors norme. Le ton, lui, alterne entre joutes verbales acérées, fan service assumé et gravité soudaine. On retrouve, comme dans Call of the Night, un protagoniste transformé par sa rencontre avec une vampire — à la différence que les conséquences de cette morsure irriguent tout le récit. Publiée chez Pika en 22 tomes, la série couvre les arcs Bakemonogatari, Kizumonogatari et Nekomonogatari.


5. #DRCL midnight children (Shin’ichi Sakamoto, 2021)

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À la fin du XIXᵉ siècle, le navire russe Demeter accoste sur les côtes anglaises, vidé de son équipage. Peu après, au pensionnat de Whitby, Mina Murray — seule élève féminine de l’établissement — voit l’un de ses camarades se faire happer par une silhouette dans le cimetière voisin. Ce qui rôde autour de l’école porte un nom : le comte Dracula.

Shin’ichi Sakamoto (Innocent, Ascension) reprend la trame du roman de Bram Stoker mais en réinvente la forme : Mina, Lucy, Arthur, Quincey et Jo sont ici des adolescents enfermés dans un pensionnat victorien, et le Dracula de Sakamoto ne ressemble à rien de connu. Le dessin, d’une précision obsessionnelle, verse régulièrement dans le body horror et le surréalisme — des corps qui se disloquent, des planches saturées de détails organiques, conçues pour mettre mal à l’aise autant que pour fasciner. Nommée aux Eisner Awards en 2024, la série est publiée en France par Ki-oon (6 tomes). Aux antipodes de la douceur de Call of the Night, pour qui veut un vampirisme sans aucun réconfort.


6. Rosario+Vampire (Akihisa Ikeda, 2004)

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Tsukune Aono, élève ordinaire aux résultats médiocres, se retrouve inscrit par erreur à l’académie Yōkai, un établissement secret réservé aux monstres et créatures surnaturelles. Dès son arrivée, il fait la connaissance de Moka Akashiya, une vampire dont la véritable puissance est scellée par un rosaire accroché à son cou. Autour de Tsukune gravitent bientôt d’autres élèves — succube, sorcière, fée des neiges — toutes éprises de lui.

La première saison est une comédie de harem surnaturelle franche et décomplexée, portée par le fan service et des combats entre créatures du folklore japonais et occidental. Mais c’est avec Rosario+Vampire Saison II (14 tomes) que le registre change : les conflits politiques entre races pures et races impures prennent le dessus, et Tsukune, dont le sang se modifie progressivement sous l’effet des transfusions de Moka, n’a plus grand-chose du lycéen timide du début. Éditée par Tonkam (10 + 14 tomes), la série rappellera Call of the Night par son cadre scolaire peuplé de créatures, mais avec un ton bien plus shōnen.


7. Vampire Knight (Matsuri Hino, 2004)

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À l’Académie Cross, un internat en apparence prestigieux, deux classes se succèdent sans jamais se croiser : la Day Class, composée d’élèves humains, et la Night Class, exclusivement peuplée de vampires. Yūki Cross et Zero Kiryū, tous deux chargés de discipline, veillent à ce que ce secret reste intact. Yūki croit en une coexistence pacifique ; Zero, lui, voue aux vampires une haine féroce depuis le massacre de sa famille.

Entre les deux se tient Kaname Kuran, vampire de sang pur qui a sauvé Yūki enfant et dont les intentions restent longtemps illisibles. Le triangle amoureux Yūki-Zero-Kaname structure le récit, mais Matsuri Hino bâtit autour d’eux tout un système de castes vampiriques — sang pur, nobles, Level E — où les alliances se font et se défont au gré des intérêts de chaque faction. L’amnésie de Yūki, dont le passé se dévoile par fragments, maintient la tension d’un bout à l’autre de la série. Comme Call of the Night, le manga place la frontière entre humains et vampires au centre de ses enjeux amoureux. La différence : la franchir a des conséquences irréversibles. Prépublié dans le magazine LaLa entre 2004 et 2013, le manga est édité par Panini en 19 tomes. Une suite, Vampire Knight Memories, poursuit l’histoire mille ans plus tard.