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Que lire après « Blue Spring Ride » d'Io Sakisaka ?

Que lire après « Blue Spring Ride » d’Io Sakisaka ?

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Blue Spring Ride (Ao Haru Ride) est un shōjo manga écrit et dessiné par Io Sakisaka, prépublié entre 2011 et 2015 dans le magazine Bessatsu Margaret de Shūeisha et compilé en treize tomes. On y suit Futaba Yoshioka, une lycéenne qui retrouve Kô Mabuchi, son premier amour du collège, devenu distant depuis la mort de sa mère. Leur histoire se construit autour de ce que Kô refuse de dire et de ce que Futaba n’ose pas demander — dans un groupe d’amis aux fêlures discrètes.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions qui devraient vous occuper un moment.


1. Strobe Edge (Io Sakisaka, 2007)

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C’est avec Strobe Edge — dix tomes chez Kana — qu’Io Sakisaka a signé son premier manga long. On y suit Ninako Kinoshita, lycéenne franche et un peu étourdie, qui tombe amoureuse de Ren Ichinose, un garçon populaire déjà en couple. L’arrivée de Takumi Ando, ancien ami de Ren au passé douloureux, et la déclaration de Daiki, le meilleur ami de Ninako, compliquent l’équation sentimentale — mais pas les rapports humains.

C’est d’ailleurs la particularité de Strobe Edge : personne n’y joue le rôle de rival·e toxique. Chaque personnage agit avec ses propres raisons, et les conflits naissent des sentiments eux-mêmes, pas de la malveillance. Le ton est plus léger et plus fleur bleue que dans Blue Spring Ride, mais la patte d’Io Sakisaka — la netteté des expressions, l’attention portée aux silences — est déjà là.


2. Love, Be Loved, Leave, Be Left (Io Sakisaka, 2015)

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Troisième série longue d’Io Sakisaka (douze tomes chez Kana), ce manga suit deux héroïnes en parallèle. Yuna, romantique et timorée, tombe sous le charme de Rio, le demi-frère de sa nouvelle amie. Akari, plus impulsive en amour, s’éprend de Kazuomi, l’ami d’enfance de Yuna. Les sentiments se croisent, et rien ne se simplifie.

Là où la série surprend, c’est dans son traitement des familles : parents divorcés, recompositions maladroites, pression sur les choix d’avenir. Les problèmes d’adultes s’invitent dans la vie de ces lycéens et pèsent sur leurs décisions sentimentales. Récompensé par le 63e prix Shōgakukan dans la catégorie shōjo en 2018, le manga accorde à ce sujet une place bien plus grande que les précédents titres de la mangaka.


3. Daytime Shooting Star (Mika Yamamori, 2011)

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Suzumé quitte sa campagne pour Tokyo lorsque ses parents partent au Bangladesh. Recueillie par son oncle, elle se retrouve dans un lycée inconnu — et découvre que l’homme qui l’a aidée le soir de son arrivée n’est autre que Shishio, son nouveau professeur principal. Dans sa classe, elle rencontre aussi Mamura, taciturne et peu amène. Douze tomes chez Kana.

Le triangle amoureux élève-professeur-camarade est traité sans complaisance : la mangaka ne cache ni l’ambiguïté de la situation ni l’écart de maturité entre Suzumé et Shishio. Suzumé elle-même n’est ni naïve ni passive — elle a une nonchalance, une franchise un peu brute qui la rendent crédible. Et le dénouement, peu conventionnel pour le genre, ne ressemble pas à un compromis.


4. Orange (Ichigo Takano, 2012)

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À Matsumoto, dans la préfecture de Nagano, la lycéenne Naho Takamiya reçoit une lettre écrite par elle-même dix ans plus tard. Cette Naho de vingt-six ans, rongée par les regrets, lui demande de veiller sur Kakeru Naruse, un nouvel élève dont elle sait — parce qu’elle l’a vécu — qu’il se suicidera avant la fin de l’année scolaire. Sept tomes chez Akata.

Orange parle de deuil, de culpabilité et des limites de la bonne volonté. Naho a beau connaître l’avenir, elle reste une adolescente peu sûre d’elle, incapable d’agir au bon moment. Ce décalage entre le savoir et l’action est le nerf du récit. L’amitié du groupe — Suwa, Hagita, Takako, Azusa — constitue le véritable socle de l’histoire, et le personnage de Suwa, prêt à sacrifier son propre bonheur pour celui de Kakeru, reste longtemps en tête après la lecture.


5. Sawako (Karuho Shiina, 2005)

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Sawako Kuronuma, avec ses longs cheveux noirs et son air solennel, est surnommée « Sadako » par ses camarades — en référence au spectre du film Ring. Tout le lycée la fuit. Pourtant, Sawako est d’une gentillesse presque excessive : elle se porte volontaire pour chaque corvée et rêve simplement d’avoir des ami·es. Tout change lorsque Kazehaya, un garçon chaleureux et fédérateur, commence à lui parler comme à n’importe qui. Trente tomes chez Kana.

Le rythme est lent — parfois plus que nécessaire — mais cette lenteur sert le propos. Sawako ne se transforme pas du jour au lendemain ; chaque petit pas en avant a du poids. Ayane, Chizuru et surtout Kurumi, « rivale » bien plus nuancée qu’elle n’en a l’air, ont chacun·e leur propre arc, ce qui donne à la série une épaisseur inhabituelle pour trente tomes. Une troisième saison de l’anime, diffusée sur Netflix en 2024, couvre la suite du récit.


6. C’était nous (Yūki Obata, 2002)

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Nanami Takahashi arrive au lycée sans connaître personne. Très vite, elle est intriguée par Yano Motoharu, un garçon dont toutes les filles sont amoureuses. Mais derrière ses sourires, Yano cache un deuil non résolu : sa précédente petite amie, Nana Yamamoto, est morte dans un accident de voiture — et les circonstances de cette mort restent troubles. Seize tomes chez Soleil.

Ce qui frappe dans C’était nous, c’est le refus de la facilité. La jalousie de Yano n’est pas un ressort comique : elle est corrosive, parfois cruelle, et le manga ne cherche pas à l’excuser. Nanami, de son côté, fait preuve d’une ténacité qui confine à l’entêtement. Un saut temporel de cinq ans en milieu de série change radicalement la donne et suit les personnages jusqu’à l’âge adulte — un parti pris rare dans le shōjo, qui donne au récit une profondeur inattendue.


7. Say I Love You (Kanae Hazuki, 2008)

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Mei Tachibana, seize ans, n’a ni ami·e ni petit copain. Trahie par ses camarades dans son enfance, elle a décidé de ne plus faire confiance à personne. Le jour où elle frappe par erreur Yamato Kurosawa — un garçon apprécié de tout le lycée —, celui-ci, au lieu de s’en offusquer, se met en tête de l’apprivoiser. Dix-huit tomes chez Pika Édition.

Le manga traite frontalement le harcèlement scolaire, l’isolement et la difficulté de se reconstruire après avoir été mis·e à l’écart. Chaque arc introduit un nouveau personnage abîmé — Aiko et ses complexes physiques, Megumi et son besoin de validation, Kai et sa violence rentrée — dont les problèmes propres font avancer le récit sans le répéter. La relation entre Mei et Yamato progresse à petits pas, avec une retenue qui fait écho à la méfiance de l’héroïne.


8. Le Garçon d’à côté (Robico, 2008)

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Shizuku Mizutani ne vit que pour ses notes. Haru Yoshida, suspendu dès la rentrée pour une bagarre, ne met plus les pieds au lycée. Lorsque Shizuku lui apporte ses polycopiés de cours sur ordre d’un professeur, Haru décrète qu’ils sont amis — puis lui déclare son amour. Le tout en l’espace de quelques pages. Treize tomes chez Pika Édition.

C’est un shōjo qui carbure à l’humour : dialogues secs, situations absurdes, ruptures de ton constantes. Le duo fonctionne parce que les deux protagonistes sont également inadapté·es — l’une par froideur, l’autre par excès d’impulsivité — et que leur maladresse mutuelle produit des scènes à la fois drôles et justes. Autour d’eux, Robico construit un groupe d’ami·es solide (Asako, Sasayan, Yamaken) dont les intrigues secondaires tiennent la route, ce qui est loin d’être toujours le cas dans le genre.


9. Wolf Girl & Black Prince (Ayuko Hatta, 2011)

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Erika Shinohara, lycéenne en seconde, ment à ses amies : elle prétend avoir un petit ami. Sommée de le prouver, elle photographie un bel inconnu dans la rue — qui s’avère être Kyôya Sata, élève de son lycée, beau et parfaitement conscient de l’être. En échange de son silence, Kyôya exige qu’Erika devienne son « chien ». Le rapport de force est posé. Seize tomes chez Kurokawa.

Le principe est ouvertement excessif, et Ayuko Hatta en joue avec un sens du comique qui empêche la série de verser dans le malsain. Au fil des tomes, la façade sadique de Kyôya se fissure — un passé familial douloureux affleure — tandis qu’Erika, loin de se cantonner au rôle de victime, gagne en répartie et en aplomb. Le ton, plus acéré et plus burlesque que dans les autres titres de cette liste, en fait un bon contrepoids si l’on veut souffler entre deux lectures plus graves.