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Que lire après « Blue Exorcist » de Kazue Kato ?

Que lire après « Blue Exorcist » de Kazue Kato ?

Blue Exorcist (Ao no Exorcist) est un shōnen manga écrit et illustré par Kazue Kato, prépublié depuis avril 2009 dans le magazine Jump Square de l’éditeur Shūeisha. La série suit Rin Okumura, un adolescent qui découvre qu’il est le fils de Satan et décide, malgré cette ascendance démoniaque, de devenir exorciste au sein de la prestigieuse académie de la Croix-Vraie.

Entre combats contre les forces de Gehenna, liens fraternels complexes avec son jumeau Yukio et quête d’identité, le manga conjugue action surnaturelle, humour et réflexions sur la famille et le libre arbitre. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Twin Star Exorcists (Yoshiaki Sukeno, 2013)

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Twin Star Exorcists met en scène Rokuro et Benio, deux jeunes exorcistes désignés par une prophétie comme les « Étoiles Jumelles » : leur union devra donner naissance à l’onmyōji suprême, seul capable d’éradiquer les Impurs, des monstres nés des péchés humains. Rokuro, traumatisé par une tragédie passée, refuse catégoriquement ce destin, tandis que Benio poursuit avec acharnement sa vengeance contre les créatures qui ont décimé sa famille.

Comme dans Blue Exorcist, le récit repose sur un duo de protagonistes liés malgré eux à un héritage surnaturel qu’ils n’ont pas choisi. Les deux séries, publiées dans le même magazine Jump Square, partagent un cadre où de jeunes combattants doivent affronter des entités démoniaques sans jamais perdre de vue leurs traumatismes personnels. La dynamique entre Rokuro et Benio — faite de rivalité, de respect mutuel et de sentiments naissants — rappelle les tensions relationnelles au cœur du manga de Kazue Kato.


2. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Jujutsu Kaisen suit Yūji Itadori, un lycéen à la force physique hors norme qui avale un doigt maudit de Sukuna, le roi des fléaux, et devient ainsi l’hôte de cette entité maléfique. Recruté par l’école d’exorcisme de Tōkyō, il apprend à maîtriser l’énergie occulte aux côtés de Megumi Fushiguro et Nobara Kugisaki, sous la tutelle du redoutable Satoru Gojō.

Le parallèle avec Blue Exorcist est net : un protagoniste héberge en lui une puissance démoniaque qu’il doit dompter alors qu’il se forme au sein d’une institution spécialisée dans la lutte contre le surnaturel. Les deux séries abordent la question du monstre intérieur et du regard des autres sur celui qui porte en lui la menace qu’il combat. Jujutsu Kaisen se distingue par un système de combat très élaboré et un ton plus sombre, ponctué de retournements brutaux qui ne ménagent aucun personnage.


3. Dark Gathering (Kenichi Kondo, 2019)

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Keitarō Gentōga, étudiant à l’université, attire les esprits depuis sa naissance. Après un incident traumatique qui a blessé son amie d’enfance Eiko, il s’est isolé du monde pendant des années. Sa réinsertion prend un tournant inattendu lorsqu’il devient le précepteur de Yayoi Hōzuki, une fillette au QI supérieur à 160, dotée d’yeux capables de percevoir les fantômes et déterminée à retrouver l’esprit qui a enlevé sa mère.

Là où Blue Exorcist traite de la lutte contre les démons par l’exorcisme institutionnel, Dark Gathering ancre sa chasse aux esprits dans le folklore horrifique japonais — lieux maudits, entités issues de légendes urbaines, rituels ancestraux. Le trio formé par Keitarō, Eiko et Yayoi rappelle les dynamiques de groupe de la série de Kato, avec un mélange similaire d’humour et de tension. L’horreur, ici, se fait plus viscérale, et Kenichi Kondo — ancien assistant sur D.Gray-man — y déploie un style graphique qui alterne sans transition entre le macabre et le comique.


4. Demon Slayer (Koyoharu Gotouge, 2016)

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Dans le Japon de l’ère Taishō, le jeune Tanjirō Kamado découvre sa famille massacrée par un démon. Sa sœur Nezuko, seule survivante, a été transformée en démon elle-même. Tanjirō rejoint alors le corps des pourfendeurs de démons pour trouver un remède et venger les siens, armé de techniques de souffle transmises par son maître Urokodaki.

Demon Slayer et Blue Exorcist partagent un noyau émotionnel centré sur les liens familiaux. Dans les deux cas, le protagoniste se bat non seulement contre des créatures surnaturelles, mais aussi pour protéger un proche lié au monde démoniaque — Nezuko pour Tanjirō, Yukio et sa propre nature pour Rin. Le manga de Gotouge se démarque par sa concision narrative (23 tomes) et la puissance graphique de ses combats, où chaque technique de souffle se traduit en motifs aquatiques, enflammés ou électriques d’une grande expressivité.


5. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, un adolescent misérable criblé de dettes, survit grâce à la chasse aux démons avec Pochita, un petit démon-tronçonneuse. Après avoir été trahi et tué par la mafia des yakuzas, il fusionne avec Pochita et revient à la vie sous la forme de Chainsaw Man, un hybride mi-humain mi-démon. Recruté par Makima, une mystérieuse agente gouvernementale, il intègre une brigade publique de chasseurs de démons.

Comme Rin Okumura, Denji est un marginal doté de pouvoirs démoniaques qui cherche sa place dans un monde hostile. Mais là où Blue Exorcist conserve un cadre shōnen classique avec son académie et sa progression par arcs, Chainsaw Man brise les conventions du genre avec une narration imprévisible, un humour cru et une violence graphique décomplexée. Le manga de Fujimoto interroge avec une franchise brutale les notions de désir, de manipulation et de sacrifice, dans un univers où la mort frappe sans préavis.


6. Seraph of the End (Takaya Kagami & Yamato Yamamoto, 2012)

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Un virus mystérieux décime la population adulte mondiale. Les enfants survivants sont réduits en esclavage par des vampires sortis des entrailles de la Terre. Parmi eux, Yūichirō Hyakuya parvient à s’enfuir après le massacre de sa famille adoptive par l’aristocrate vampire Ferid Bathory. Il rejoint l’Armée impériale démoniaque japonaise, seule force capable de tenir tête aux vampires grâce aux Cursed Gear, des armes possédées par des démons.

Le lien avec Blue Exorcist est immédiat : un orphelin animé par la vengeance s’enrôle dans une organisation militarisée pour combattre des créatures surnaturelles, pour finir par découvrir que les frontières entre humains et monstres sont plus poreuses qu’il ne le croyait. La relation entre Yūichirō et son meilleur ami Mikaela — devenu vampire contre sa volonté — fait écho au lien tourmenté entre Rin et Yukio. Seraph of the End y ajoute un contexte post-apocalyptique et des intrigues politiques entre factions qui complexifient le manichéisme apparent du récit.


7. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

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Momo Ayase croit aux fantômes mais refuse l’existence des extraterrestres. Ken Takakura, surnommé Okarun, pense l’inverse. Pour trancher leur désaccord, chacun se rend dans un lieu censé prouver la thèse de l’autre — et tous deux découvrent, à leurs dépens, qu’ils avaient chacun à moitié raison. Esprits vengeurs, aliens prédateurs et yokai du folklore japonais se bousculent dans un récit à la cadence effrénée.

Ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Chainsaw Man, Yukinobu Tatsu a hérité de son mentor le goût du mélange des genres et des ruptures de ton. Dandadan fusionne horreur surnaturelle, science-fiction, comédie romantique et action shōnen avec une énergie débridée qui rappelle le souffle de Blue Exorcist dans ses meilleurs arcs. Le manga séduit aussi par la qualité de ses personnages — en particulier le duo Momo-Okarun, dont la complicité teintée d’attirance mutuelle ancre solidement le récit dans l’émotion.

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