Bleach est un shōnen manga écrit et illustré par Tite Kubo, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 2001 à 2016 et compilé en 74 volumes.
La série suit Ichigo Kurosaki, un lycéen qui hérite des pouvoirs d’une shinigami et se retrouve mêlé aux conflits entre le monde des vivants, la Soul Society et le Hueco Mundo.
Avec plus de 130 millions d’exemplaires écoulés dans le monde, Bleach reste l’un des piliers du manga d’action surnaturel. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Dans Jujutsu Kaisen, le lycéen Yuji Itadori avale un doigt maudit du roi des fléaux Sukuna et devient le réceptacle d’une entité redoutable. Recruté par l’école d’exorcisme de Tokyo, il apprend à maîtriser l’énergie occulte — née des émotions négatives des humains — pour éliminer les fléaux. Le système de combat, fondé sur les extensions de territoire et les sorts innés, rivalise de complexité avec les bankai de Bleach.
Gege Akutami, qui cite Bleach parmi ses influences majeures, bâtit un récit sombre où chaque affrontement met en jeu la survie des personnages. La hiérarchie des exorcistes rappelle celle des capitaines du Gotei 13, et la figure de Satoru Gojo — mentor surpuissant et désinvolte — évoque l’aura d’un Kisuke Urahara. Avec 100 millions d’exemplaires en circulation, Jujutsu Kaisen s’est imposé comme l’héritier le plus direct de la tradition shōnen surnaturelle qu’incarne Bleach.
2. Demon Slayer (Koyoharu Gotouge, 2016)

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Situé au Japon de l’ère Taishō, Demon Slayer suit Tanjiro Kamado, un jeune vendeur de charbon dont la famille est massacrée par un démon. Seule rescapée, sa sœur Nezuko a été transformée en créature démoniaque. Pour la guérir et venger les siens, Tanjiro rejoint le Corps des pourfendeurs de démons et maîtrise les souffles, des techniques de sabre codifiées qui ne sont pas sans rappeler les styles de zanpakutō de Bleach.
Koyoharu Gotouge cite explicitement Bleach, aux côtés de Naruto et JoJo’s Bizarre Adventure, comme l’une de ses trois influences principales. On retrouve cette filiation dans la structure narrative : un protagoniste au grand cœur, une organisation secrète de guerriers hiérarchisée — les Piliers font écho aux capitaines — et des antagonistes à la psychologie nuancée. Bouclée en 23 volumes et forte de plus de 220 millions d’exemplaires, la série brille par sa concision et son intensité émotionnelle.
3. Hell’s Paradise (Yûji Kaku, 2018)

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Au crépuscule de l’ère Edo, le ninja Gabimaru — condamné à mort mais impossible à tuer — reçoit une chance d’obtenir sa grâce : rapporter l’élixir d’immortalité depuis Shinsenkyo, une île surnaturelle d’où nul n’est jamais revenu vivant. Accompagné de l’exécutrice Yamada Asaemon Sagiri, il affronte des monstres issus du taoïsme et du folklore japonais dans un huis clos brutal. Le système de combat fondé sur le Tao — l’équilibre entre yin et yang — rappelle la dualité shinigami/hollow chère à Bleach.
Yûji Kaku, ancien assistant de Tatsuki Fujimoto sur Fire Punch, signe un récit en 13 volumes où la violence graphique côtoie une réflexion sur l’ambivalence morale. Comme dans Bleach, la série multiplie les duos improbables et les retournements d’alliances. Le thème central — Gabimaru cherche à concilier sa nature d’assassin avec son désir d’une vie paisible — fait écho au tiraillement d’Ichigo entre ses parts humaine et hollow.
4. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, adolescent misérable criblé de dettes, survit en éliminant des démons pour le compte de yakuzas. Lorsqu’il fusionne avec Pochita, son démon-chien à tronçonneuse, il renaît en tant qu’hybride : Chainsaw Man. Enrôlé par la mystérieuse Makima dans la brigade de Sécurité publique, il traque des démons nés des peurs humaines — un postulat qui rappelle les hollows de Bleach, eux aussi engendrés par les tourments de l’âme.
Là où Tite Kubo mise sur l’élégance du character design et des poses iconiques, Tatsuki Fujimoto privilégie la brutalité frontale et l’humour noir. Pourtant, les deux séries partagent un même goût pour les retournements narratifs dévastateurs et les figures de mentors ambigus : Makima n’a rien à envier à Sōsuke Aizen en matière de manipulation. Avec sa structure atypique et son refus des conventions shōnen, Chainsaw Man constitue un contrepoint idéal pour qui souhaite retrouver l’adrénaline de Bleach sous une forme plus subversive.
5. Dandadan (Yukinobu Tatsu, 2021)

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Momo Ayase croit aux fantômes ; son camarade Ken Takakura, surnommé Okarun, ne jure que par les extraterrestres. Leur pari pour déterminer qui a raison les précipite dans un chaos surnaturel où spectres du folklore japonais et envahisseurs aliens coexistent. Ancien assistant de Tatsuki Fujimoto (Chainsaw Man) et de Yûji Kaku (Hell’s Paradise), Yukinobu Tatsu hérite de leurs sensibilités pour les fondre dans une énergie comique débridée.
Le lien avec Bleach se tisse à travers le traitement du surnaturel au quotidien : comme Ichigo, Momo et Okarun sont des lycéen·es ordinaires dont la vie bascule au contact d’entités invisibles au commun des mortels. La série se distingue toutefois par son rythme effréné et son mélange de genres — horreur, romance, science-fiction et comédie s’entrechoquent à chaque chapitre. Lauréat du 71e prix Shōgakukan en 2026, Dandadan s’adresse à un lectorat en quête de fantaisie débordante.
6. Undead Unluck (Yoshifumi Tozuka, 2020)

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Fuuko Izumo porte malheur à quiconque touche sa peau ; Andy, un immortel lassé de son existence sans fin, voit en elle la clef de son trépas. Ensemble, ils intègrent l’Union, une organisation secrète de Négateurs — des individus dont les pouvoirs annulent une règle fondamentale du monde (la mort, la chance, le mouvement…). Ce système, où chaque capacité porte le préfixe « Un- », évoque la logique des zanpakutō de Bleach, dont chaque pouvoir est lié à la psyché de son porteur.
Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2020 à 2025 et compilé en 27 volumes, Undead Unluck mène ses protagonistes vers un objectif titanesque : tuer Dieu lui-même. La série partage avec Bleach le goût des escalades de puissance vertigineuses et des alliances forgées dans l’adversité, tout en y greffant une histoire d’amour sincère entre ses deux héros. Yoshifumi Tozuka livre un shōnen inventif, porté par des boucles temporelles et une créativité constante dans l’usage des pouvoirs.
7. Kemono Incidents (Shô Aimoto, 2016)

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Depuis des siècles, des créatures issues des légendes japonaises — les Kemono — vivent dissimulées parmi les humains. Kabané, un garçon mi-goule, mi-humain, est recueilli par le détective Kohachi Inugami et rejoint son agence à Tokyo pour résoudre des affaires surnaturelles. Comme Ichigo Kurosaki, Kabané est un hybride qui n’appartient pleinement à aucun des deux mondes et doit apprivoiser sa nature profonde pour protéger ceux qu’il aime.
Prépublié dans le Jump SQ depuis 2016, Kemono Incidents puise dans le folklore nippon (yuki-onna, kitsune, tanuki) pour construire un univers où la coexistence entre espèces reste fragile. Le ton mêle enquêtes occultes, humour et tension pure — une recette familière aux amateurs et amatrices de Bleach. La quête de Kabané pour retrouver ses parents et comprendre ses origines confère au récit un fil émotionnel solide, soutenu par un casting de personnages secondaires que Shô Aimoto étoffe avec soin volume après volume.
8. Choujin X (Sui Ishida, 2021)

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Tokio Kurohara, lycéen ordinaire, s’injecte un sérum pour sauver son meilleur ami Azuma lors d’une attaque et se transforme en choujin — un surhumain doté de pouvoirs liés à ses émotions profondes. Créé par Sui Ishida, l’auteur de Tokyo Ghoul, Choujin X reprend la thématique du monstre tapi sous la peau humaine et la question de l’identité fracturée, deux obsessions que l’on retrouve au cœur de Bleach à travers le hollow intérieur d’Ichigo.
Publié à un rythme libre sur la plateforme de Shueisha depuis mai 2021, Choujin X se démarque par son style graphique expérimental — aquarelles, mises en page éclatées, body horror décalé — et par un ton qui oscille entre horreur et absurdité. Ishida y développe des questions sur le pouvoir, la responsabilité et la discrimination dans une société où les choujin sont à la fois craints et admirés. Pour les lecteur·ices de Bleach qui ont aussi aimé Tokyo Ghoul, cette série constitue une suite logique stimulante.