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Que lire après « Black Clover » de Yūki Tabata ?

Que lire après « Black Clover » de Yūki Tabata ?

Black Clover est un shōnen manga écrit et dessiné par Yūki Tabata, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump depuis février 2015. La série suit Asta, un orphelin dépourvu de magie dans un monde où celle-ci régit tout, et qui rêve de devenir Roi des Sorciers.

Portée par des combats spectaculaires, un système de magie inventif et une exaltation constante du dépassement de soi, la série a conquis des millions de lecteur·ice·s à travers le monde. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques mangas du même acabit.


1. Mashle (Hajime Komoto, 2020)

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Dans un monde où la magie détermine le rang social, Mash Burnedead ne possède pas la moindre once de pouvoir. Sa seule arme : une force physique démesurée, fruit d’un entraînement acharné dans la forêt où il a grandi en secret. Contraint de s’inscrire dans une prestigieuse école de sorcellerie pour protéger son père adoptif, il doit gravir les échelons sans jamais révéler qu’il est incapable de lancer le moindre sort.

Le parallèle avec Black Clover est limpide : un héros privé du don que tous possèdent, qui compense par la puissance brute et la ténacité. Mais là où Asta incarne la détermination frontale, Mash y oppose un flegme comique dévastateur. La série assume pleinement son registre parodique — entre One Punch Man et Harry Potter — et construit, sur 18 tomes, des arcs où l’humour absurde cohabite avec des affrontements de plus en plus féroces.


2. Radiant (Tony Valente, 2013)

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Créé par le Toulousain Tony Valente et publié chez Ankama, Radiant est le premier manga français (manfra) à avoir été édité au Japon. Seth, apprenti sorcier doté de cornes mystérieuses, part à la recherche du Radiant, berceau présumé des Némésis — des créatures tombées du ciel qui sèment la destruction. Les sorciers, seuls êtres capables de les combattre, sont pourtant persécutés par l’Inquisition et rejetés par une population qui les considère comme des infectés dangereux.

Comme Asta, Seth est un jeune héros impétueux et sous-estimé, déterminé à prouver sa valeur dans un monde hostile. Radiant se distingue toutefois par un discours politique affirmé sur la discrimination et les rapports de pouvoir. Le trait de Valente, nourri par Dragon Ball et One Piece, sert un récit qui gagne en profondeur à chaque arc et entrelace action et enjeux sociétaux avec une maturité qui ne cesse de croître au fil de ses 19 tomes.


3. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Au Japon, les sentiments négatifs des êtres humains — souffrance, regrets, humiliation — engendrent des fléaux, créatures maléfiques responsables de milliers de morts et de disparitions chaque année. Yuji Itadori, lycéen doté d’une force physique hors norme, bascule dans cet univers sombre lorsqu’il avale le doigt de Ryomen Sukuna, un démon millénaire. Condamné à mort puis recruté par l’école d’exorcisme de Tokyo, il doit collecter les fragments du démon tout en maîtrisant l’art du jujutsu.

Si Black Clover fait la part belle à l’exaltation et à la camaraderie, Jujutsu Kaisen adopte un ton nettement plus sombre et n’hésite pas à sacrifier ses personnages. Le système de combat, fondé sur l’énergie occulte et les territoires, rivalise de créativité avec le grimoire d’Asta et satisfera les amateur·ice·s de stratégie et de montées en puissance. La série de Gege Akutami, achevée en 30 tomes, s’est imposée comme l’un des shōnen les plus retentissants de sa génération.


4. Iruma à l’école des démons (Osamu Nishi, 2017)

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Vendu par ses parents cupides à un vieux démon, le jeune Iruma se retrouve propulsé à Babyls, la plus prestigieuse école du monde démoniaque, où son nouveau grand-père adoptif — Sullivan, le directeur — l’a inscrit d’office. Problème : les démons rêvent tous de dévorer un humain, et Iruma doit à tout prix dissimuler sa nature. Sa gentillesse désarmante et son instinct de survie surdéveloppé lui valent pourtant, malgré lui, le respect et l’admiration de ses camarades.

Là où Black Clover place Asta au bas de la hiérarchie magique, Iruma à l’école des démons pousse le ressort plus loin : son héros n’appartient même pas au même monde. Le système de rangs démoniaques rappelle les étoiles des compagnies de chevaliers-mages, et les épreuves scolaires rythment le récit avec la même énergie. Osamu Nishi mise sur la comédie et les quiproquos, mais sait aussi ménager des moments d’émotion et de tension qui surprennent par leur intensité.


5. Undead Unluck (Yoshifumi Totsuka, 2020)

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Fûko Izumo porte la malchance à quiconque la touche. Andy, un mort-vivant immortel, cherche par tous les moyens à mourir pour de bon. Leur rencontre donne naissance à un duo improbable, bientôt recruté par l’Union, une organisation secrète de Négateurs — des humains capables de nier les lois fondamentales de la réalité. Ensemble, ils affrontent les UMA, des entités conceptuelles qui incarnent les règles du monde, et tentent de défier le Dieu cruel qui tire les ficelles de l’univers.

Comme Black Clover, Undead Unluck repose sur un système de pouvoirs d’une inventivité redoutable : chaque capacité de négation obéit à des conditions précises et rend les combats imprévisibles. La série de Yoshifumi Totsuka brille aussi par une structure narrative ambitieuse, où boucles temporelles et enjeux cosmiques repoussent sans cesse les limites du récit. Un shōnen exigeant et généreux, achevé en 27 tomes et porté par une histoire d’amour sincère entre ses deux protagonistes.


6. Gachiakuta (Kei Urana, 2022)

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Rudo vit dans le bidonville d’une cité céleste, où les descendants de criminels survivent sous le mépris des nantis. Accusé à tort du meurtre de son père adoptif, il est précipité dans l’Abîme — immense décharge où échouent les rebuts de la société. Dans ce monde hostile, les déchets accumulés engendrent des créatures monstrueuses, et Rudo doit maîtriser un étrange pouvoir lié aux objets abandonnés pour espérer remonter à la surface et obtenir réparation.

Le parcours de Rudo évoque celui d’Asta : un héros issu du plus bas échelon, animé par la colère et la soif de justice, qui doit se hisser au sommet d’un monde qui le rejette. Le trait charbonneux et nerveux de Kei Urana, ancienne assistante d’Atsushi Ōkubo (Soul Eater, Fire Force), insuffle au récit une énergie brute, renforcée par les graffitis d’Andō Hideyoshi. Derrière l’action féroce se dessine une réflexion sur les inégalités sociales et la surconsommation.


7. Kaiju n°8 (Naoya Matsumoto, 2020)

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Au Japon, les kaijus — monstres géants surgis de nulle part — font partie du quotidien. Pour les combattre, le pays dispose d’une Force de Défense spécialisée. Kafka Hibino, trentenaire résigné après de multiples échecs à l’examen d’entrée, travaille comme nettoyeur de cadavres de kaijus. Sa vie bascule lorsqu’une créature mystérieuse s’introduit dans son organisme et lui confère la capacité de se transformer en kaiju humanoïde — celui que les autorités baptiseront « Kaiju n°8 ».

Comme Asta, Kafka est un protagoniste tenace qui refuse de renoncer à son rêve malgré des années de revers. L’originalité tient à son âge : à trente-deux ans, il côtoie de jeunes recrues ambitieuses et apporte une maturité rare dans le shōnen. La série de Naoya Matsumoto, achevée en 16 tomes, allie combats titanesques, humour décalé et un rythme soutenu qui ne faiblit jamais. Un récit efficace et bien calibré, idéal pour qui aime les montées en puissance fulgurantes.


8. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, adolescent criblé de dettes, survit en abattant des démons pour le compte de yakuzas. Trahi et laissé pour mort, il fusionne avec Pochita, son fidèle chien-démon-tronçonneuse, et renaît sous la forme de Chainsaw Man. Recruté par la Sécurité publique, il est lancé dans une guerre entre factions humaines et démoniaques, manipulé par l’énigmatique Makima qui nourrit ses propres desseins.

Si Black Clover et Chainsaw Man partagent un même berceau — le Weekly Shōnen Jump — leurs tonalités divergent radicalement. Là où Asta porte haut les valeurs de l’amitié et du courage, Denji est un antihéros dont les motivations se résument à des besoins primaires : manger, dormir, être aimé. Tatsuki Fujimoto signe un récit cynique et imprévisible, truffé de références cinématographiques, où la violence brute côtoie des moments d’une tendresse inattendue. Un contrepoint radical à Black Clover, mais un incontournable du shōnen contemporain.

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