Arrête de me chauffer, Nagatoro est un shōnen manga écrit et dessiné par Nanashi, prépublié depuis novembre 2017 sur l’application Magazine Pocket de Kōdansha et achevé en août 2024 au bout de 20 volumes.
La série met en scène Nagatoro, une lycéenne espiègle et provocatrice, qui prend un malin plaisir à taquiner et à aguicher son aîné, un garçon introverti qu’elle surnomme « Senpai ». Sous les piques et les situations embarrassantes se dessine peu à peu une affection sincère entre les deux protagonistes.
Si vous vous demandez quoi lire après cette comédie romantique, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Quand Takagi me taquine (Soichiro Yamamoto, 2013)

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Quand Takagi me taquine est souvent cité comme le précurseur direct du filon « taquinerie romantique » dans lequel s’inscrit Arrête de me chauffer, Nagatoro. Publié aux éditions Shōgakukan et lauréat du prix Shōgakukan 2020, ce shōnen suit le quotidien de Nishikata, un collégien réservé, et de Takagi, sa voisine de classe qui ne manque jamais une occasion de le piéger.
Chaque chapitre fonctionne comme une saynète où Takagi tend un piège, et où Nishikata y tombe invariablement. Le ton se veut plus doux et plus candide que chez Nanashi : ici, pas d’ambiguïté sulfureuse, mais une complicité enfantine qui laisse deviner des sentiments naissants.
Un spin-off dévoile d’ailleurs Takagi devenue adulte et mariée, ce qui donne à l’ensemble une perspective émouvante. Si la mécanique de Nagatoro vous a séduit·e, cette version collège devrait vous charmer tout autant.
2. Uzaki-chan Wants to Hang Out! (Take, 2017)

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Avec Uzaki-chan Wants to Hang Out!, le mangaka Take transpose la dynamique « fille énergique contre garçon solitaire » dans un cadre universitaire. Shin’ichi Sakurai, étudiant taciturne de troisième année, aspire à la tranquillité. Hana Uzaki, sa cadette au tempérament volcanique, a d’autres projets pour lui : elle s’incruste dans son quotidien, le charrie et torpille méthodiquement chaque tentative de repli.
Le parallèle avec Nagatoro saute aux yeux — une jeune femme culottée qui déstabilise un aîné réticent —, mais le cadre post-lycée apporte une maturité supplémentaire aux interactions. L’entourage des deux protagonistes, notamment la collègue Ami qui joue les entremetteuses, enrichit la comédie d’un regard extérieur amusé.
La série a connu deux saisons d’adaptation animée et se poursuit au Japon avec plus de quatorze volumes publiés chez Meian en France.
3. Hokkaido Gals Are Super Adorable! (Kai Ikada, 2019)

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Prépublié sur le Shōnen Jump+ de Shūeisha, Hokkaido Gals Are Super Adorable! suit Tsubasa Shiki, un lycéen de Tokyo fraîchement débarqué dans la ville de Kitami, en plein hiver. Il y rencontre Minami Fuyuki, une « gyaru » locale qui brave les températures glaciales en jupe courte et jambes nues.
Là où Nagatoro jouait sur la provocation verbale, Kai Ikada mise sur le dépaysement géographique et culturel : le dialecte local, les paysages enneigés et les coutumes d’Hokkaidō servent d’écrin à la romance. Tsubasa, garçon surprotégé et peu dégourdi, se métamorphose au contact de Minami et de ses amies, Sayuri et Rena.
La série, achevée en 2024 après 14 volumes, a été adaptée en anime par les studios Silver Link et Blade. Un bon choix pour qui aimerait retrouver la fraîcheur de Nagatoro dans un décor hivernal.
4. Sexy Cosplay Doll (Shin’ichi Fukuda, 2018)

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Sexy Cosplay Doll s’éloigne du strict schéma de la taquinerie pour dépeindre une rencontre entre deux mondes. Wakana Gojō, lycéen solitaire, rêve de fabriquer des poupées traditionnelles hina. Marine Kitagawa, la fille la plus populaire de sa classe et otaku assumée, lui demande de confectionner ses costumes de cosplay.
La série, prépubliée dans le Young Gangan de Square Enix, brille par sa représentation minutieuse du cosplay — couture, maquillage, photographie — et par la façon dont chaque projet rapproche les deux protagonistes. Comme dans Nagatoro, c’est une jeune femme extravertie qui sort un garçon introverti de sa coquille, mais la dynamique repose ici sur le respect mutuel des passions plutôt que sur la provocation.
Adaptée en anime par le studio CloverWorks puis en drama live, la série s’est conclue en mars 2025 après 15 volumes.
5. Pseudo Harem (Yū Saitō, 2018)

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Né sur Twitter avant d’être sérialisé dans le Monthly Shōnen Sunday, Pseudo Harem repose sur un concept malin : Eiji, lycéen membre du club de théâtre, fantasme sur l’idée d’un harem. Rin, sa camarade et actrice talentueuse, endosse alors tour à tour les personnalités d’une tsundere, d’une fille timide ou d’une séductrice assumée — toutes simples facettes d’elle-même, secrètement amoureuse de lui.
Ce jeu de rôles permanent rappelle la versatilité de Nagatoro, qui oscille entre cruauté feinte et tendresse maladroite. La force de Yū Saitō tient à sa capacité à varier les registres émotionnels à travers un seul personnage féminin, dans une série ramassée en six volumes.
L’adaptation en anime, produite par le studio Nomad et diffusée en 2024, a confirmé l’attrait de ce duo atypique auprès d’un public large.
6. The Dangers in My Heart (Norio Sakurai, 2018)

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The Dangers in My Heart prend le contre-pied des comédies romantiques convenues. Kyōtarō Ichikawa, collégien renfermé, nourrit des fantasmes morbides à l’égard de ses camarades, en particulier Anna Yamada, la fille la plus admirée de l’école. Mais derrière cette posture sombre se cache un adolescent sensible, incapable de nommer ce qu’il ressent.
À mesure que les deux se croisent à la bibliothèque — lui pour lire, elle pour dévorer des sucreries en cachette —, une complicité inattendue se noue. Le lien avec Nagatoro réside dans ce décalage entre la façade et les sentiments réels : là où Nagatoro masquait son affection derrière des moqueries, Ichikawa dissimule la sienne derrière des pensées lugubres.
Norio Sakurai, déjà connue pour Mitsudomoe, signe ici un récit primé aux Next Manga Awards, adapté en anime par le studio Shin-Ei Animation.
7. Shikimori n’est pas juste mignonne (Keigo Maki, 2019)

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Avec Shikimori n’est pas juste mignonne, Keigo Maki renverse les codes du shōnen romantique. Izumi, lycéen d’une malchance proverbiale, sort déjà avec Shikimori dès le premier chapitre. La série ne repose donc pas sur l’attente de la déclaration, mais sur le quotidien d’un couple formé.
L’originalité tient à la dualité de Shikimori : tantôt douce et attendrissante, tantôt redoutablement classe et protectrice quand Izumi se retrouve en danger. Cette inversion des rôles habituels — c’est elle qui protège, c’est lui qui rougit — fait écho à la dynamique de Nagatoro, où le personnage féminin mène la danse.
Publiée sur le Magazine Pocket de Kōdansha et achevée en 2023 après 20 volumes, la série a été adaptée en anime par le studio Dōga Kōbo. Un titre idéal si vous souhaitez voir ce qui se passe après la phase de séduction.
8. Tellement flou d’elle ! (Fujichika Koume, 2018)

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Tellement flou d’elle ! repose sur un ressort narratif aussi simple qu’efficace : Mie, collégienne myope, oublie constamment ses lunettes, ce qui la pousse à se rapprocher physiquement de Komura, son voisin de classe secrètement épris d’elle.
Chaque chapitre, court et incisif (cinq à dix pages), construit une petite situation née de cette proximité involontaire. L’humour provient du trouble de Komura, submergé par la présence rapprochée de celle qu’il n’ose pas aborder en temps normal.
Le parallèle avec Nagatoro tient à cette mécanique de l’embarras : un garçon timide, une fille qui — volontairement ou non — bouleverse son espace personnel. Publiée dans le Monthly Gangan Joker de Square Enix et achevée en 2024 après 12 volumes, la série est éditée en France par nobi nobi!, un éditeur déjà familier de ce registre avec Quand Takagi me taquine.