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Que lire après « Ao Ashi » de Yûgo Kobayashi ?

Que lire après « Ao Ashi » de Yûgo Kobayashi ?

Ao Ashi est un seinen manga écrit et dessiné par Yûgo Kobayashi, prépublié de 2015 à 2025 dans le magazine Big Comic Spirits de Shôgakukan. La série suit Ashito Aoi, un collégien au tempérament impulsif mais doté d’un talent brut pour le football, qui intègre le centre de formation U18 du Tokyo City Esperion FC sous l’égide de l’entraîneur Tatsuya Fukuda.

Récompensé par le 65ᵉ Prix Shôgakukan en 2020 et fort de plus de 12 millions d’exemplaires en circulation, Ao Ashi s’est imposé comme l’un des mangas de football les plus acclamés de sa génération grâce à son approche tactique et son réalisme exigeant.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Ao Ashi – Brotherfoot (Yûgo Kobayashi, 2021)

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Spin-off de la série principale, Ao Ashi – Brotherfoot déplace le regard vers Shun Aoi, le frère aîné d’Ashito. Resté à Ehime, Shun a dû renoncer au football à cause de son asthme, dont la première crise s’est déclarée lors d’un stage dans l’académie du club J-League local. Ce récit court, prépublié en sept chapitres dans le Big Comic Spirits durant l’été 2021, prend la forme d’une histoire de retour au jeu, à la fois intime et lucide.

Là où Ao Ashi met en scène l’ascension d’un prodige, Brotherfoot traite de la reconstruction d’un garçon qui a dû accepter ses limites physiques. Le ton, plus mélancolique, met en lumière la dimension familiale déjà présente dans la série mère. Pour qui a terminé Ao Ashi, ce prolongement éclaire le parcours d’Ashito sous un angle nouveau — celui du frère resté dans l’ombre.


2. Be Blues! (Motoyuki Tanaka, 2011)

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Publié de 2011 à 2022 dans le Weekly Shônen Sunday de Shôgakukan, Be Blues! s’étend sur 49 tomes et a remporté le 60ᵉ Prix Shôgakukan dans la catégorie shônen en 2015. Le récit suit Ryû Ichijô, un prodige du football dont le rêve est d’intégrer l’équipe nationale du Japon. Alors que tout semble lui sourire, un accident de voiture survenu pour protéger un ami le contraint à deux années de rééducation intense.

C’est cette trajectoire brisée puis reconstruite qui fait la force de Be Blues!. Comme dans Ao Ashi, la progression du héros passe par le travail et la persévérance, mais ici le point de départ est un corps meurtri, pas un caractère à dompter. Le dessin de Tanaka, vif et précis dans les phases de jeu, sait aussi se faire sobre dans les moments de doute. Un shônen sportif au souffle long, édité en France par Meian depuis décembre 2024.


3. Blue Lock (Muneyuki Kaneshiro & Yûsuke Nomura, 2018)

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Après l’élimination du Japon en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018, la Fédération japonaise de football fonde le « Blue Lock » : un centre fermé où 300 lycéens attaquants s’affrontent pour qu’un seul d’entre eux devienne le buteur suprême du pays. Yoichi Isagi, le protagoniste, doit y forger son instinct de prédateur. Publié dans le Weekly Shônen Magazine de Kôdansha et couronné par le 45ᵉ Prix Kôdansha en 2021, Blue Lock cumule plus de 50 millions d’exemplaires en circulation.

Là où Ao Ashi prône l’intelligence collective et la construction d’un jeu d’équipe, Blue Lock emprunte le chemin inverse et érige l’hyper-individualisme et l’égoïsme comme moteurs de performance. Ce contraste radical en fait un complément stimulant : deux philosophies du football qui s’opposent frontalement. Le rythme, nerveux et spectaculaire, s’apparente davantage à un battle royale qu’à un manga sportif classique.


4. Golden Goal (Guillaume Main & Weijun Ni, 2025)

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Création originale franco-chinoise publiée aux éditions Paquet depuis mars 2025, Golden Goal suit Naïm, un adolescent marocain de 14 ans qui traverse la Méditerranée avec son frère avant d’en être séparé en Espagne. Repéré par la mafia locale après un match de rue, il se retrouve mêlé à un transport de marchandises illicites vers la France, où l’attend un test de sélection pour le club de Charmy.

Ce global-manga se distingue des titres japonais du genre par son ancrage social européen : immigration, réseaux criminels et trahisons dans le milieu sportif composent la toile de fond d’un récit haletant. Si Ao Ashi dépeint les rouages d’un centre de formation japonais avec minutie, Golden Goal transpose cette ambition de réalisme dans un contexte géopolitique bien différent. Le scénario de Guillaume Main et le trait incisif de Weijun Ni forment un tandem prometteur.


5. Mai Ball! (Sora Inoue, 2012)

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Prépublié de 2012 à 2019 dans le Young Animal de Hakusensha et compilé en 16 tomes, Mai Ball! met en scène Mai Miyano, une lycéenne qui s’entraîne chaque matin avec son ami d’enfance Kunimitsu, prodige du ballon rond. Lorsque la sportive Reika Hakurai la provoque en duel, Mai révèle un talent insoupçonné, forgé par des années de pratique inconsciente. Kunimitsu devient alors entraîneur de l’équipe de football féminine du lycée.

Dans un paysage éditorial où les mangas de football se concentrent presque exclusivement sur des protagonistes masculins, Mai Ball! a le mérite de placer le football féminin au centre de son intrigue. La série mêle comédie ecchi, rivalités sentimentales et matchs techniques avec un trait maîtrisé. Pour qui a apprécié la rigueur tactique d’Ao Ashi et souhaite découvrir le sport sous un prisme différent, ce titre constitue un contrepoint léger mais sincère.


6. Team Butler (Ryô Aduchi, 2013)

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Publiée en seulement deux tomes chez nobi nobi! en France, Team Butler prend le football à revers. Son héros, Ryôsuke Monchi, n’est ni attaquant, ni gardien, ni entraîneur : il est l’intendant du Korporosa Sapporo, club de N2-Ligue. Il lave les maillots, entretient les crampons et nettoie les vestiaires. Mais derrière cette façade de majordome méticuleux se cache un observateur redoutable de la nature humaine.

Chaque chapitre fonctionne comme un récit autonome où Monchi résout, avec discrétion et finesse, un problème relationnel au sein de l’effectif — ego d’un attaquant, rivalité entre coéquipiers, perte de confiance. Loin des matchs à enjeux et des tirs surpuissants, Team Butler éclaire les coulisses d’un club professionnel. C’est précisément cette attention portée à l’humain hors du terrain qui résonnera chez les lecteur·ices d’Ao Ashi, habitué·es à voir la formation traitée avec autant de soin que la compétition.


7. Our Summer Holiday (Kaori Ozaki, 2013)

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Ce one-shot publié en 2013 dans le magazine Afternoon de Kôdansha raconte l’été de Natsuru, 11 ans, jeune espoir du football mis à l’écart par ses camarades après un incident anodin. Il se lie d’amitié avec Rio, une fille de sa classe rejetée à cause de sa grande taille, qui dissimule un lourd secret : elle vit seule avec son petit frère depuis la disparition de leur père.

Si le football sert de toile de fond — Natsuru doute de sa vocation après un changement d’entraîneur —, l’essentiel du récit se noue autour de l’enfance confrontée à l’abandon parental. Le trait doux de Kaori Ozaki, autrice d’Immortal Rain, porte une narration sobre et poignante, inspirée d’un fait divers japonais. Pour qui a été touché·e par la relation entre Ashito et sa mère Noriko dans Ao Ashi, Our Summer Holiday prolonge cette réflexion sur les liens familiaux avec une sensibilité admirable.

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