Shining (The Shining) est un roman d’horreur de Stephen King publié en 1977. Il met en scène la famille Torrance — Jack, Wendy et leur fils Danny — isolée dans l’hôtel Overlook pendant l’hiver. Les forces surnaturelles qui hantent les lieux précipitent la désintégration du foyer.
Troisième roman de King, il a contribué à l’imposer comme une figure majeure de la littérature fantastique et a fait l’objet d’une célèbre adaptation cinématographique par Stanley Kubrick en 1980. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Docteur Sleep (Stephen King, 2013)

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La suite ! Danny Torrance a survécu à l’Overlook, mais il n’en est pas sorti indemne. Devenu adulte, il reproduit le schéma paternel : alcoolisme, errance, autodestruction. Lorsqu’il parvient à se stabiliser dans une petite ville du New Hampshire, il met son Don au service des mourants dans un hospice, ce qui lui vaut le surnom de « Docteur Sleep ».
Sa route croise bientôt celle d’Abra Stone, une adolescente dotée d’un Shining d’une puissance inégalée, traquée par le Nœud Vrai — une tribu de nomades quasi immortels qui se nourrissent de l’énergie psychique des enfants.
Le roman fonctionne moins comme un récit d’épouvante que comme une méditation sur la filiation, la transmission du traumatisme et la possibilité de rompre un cycle. King y injecte beaucoup de sa propre expérience de l’addiction, et cela se sent à chaque page.
2. Simetierre (Stephen King, 1983)

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Louis Creed, médecin de Chicago, s’installe avec sa famille à Ludlow, dans le Maine. Son voisin Jud Crandall lui révèle l’existence d’un cimetière d’animaux au fond de la forêt, et surtout de ce qui se cache derrière : un ancien lieu de sépulture micmac capable de ramener les morts à la vie.
Stephen King a longtemps hésité à publier ce roman, qu’il considère comme son livre le plus effrayant. Et pour cause : Simetierre ne repose pas sur des entités surnaturelles abstraites, mais sur le deuil parental poussé à son point de rupture. La mort y est omniprésente — non pas comme menace extérieure, mais comme obsession qui ronge l’esprit d’un père prêt à tout pour défier l’irréversible. Le sentiment d’étouffement s’installe dès les premières pages et ne relâche jamais sa prise.
3. La Maison hantée (Shirley Jackson, 1959)

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Le docteur Montague, parapsychologue en quête de preuves scientifiques du surnaturel, loue pour l’été Hill House, un manoir réputé hanté. Il y convie trois personnes, dont Eleanor Vance, jeune femme fragile et solitaire, marquée par des années passées au chevet d’une mère tyrannique.
Ce qui fait la force du roman de Jackson, c’est son refus de trancher entre la hantise réelle et la projection mentale. Le lecteur·ice est prisonnier·ère de la psyché d’Eleanor, dont la perception se dérègle au contact de la maison. Hill House ne repose sur aucun effet spectaculaire : ses portes claquent, ses murs suintent, ses angles ne sont jamais tout à fait droits — et cela suffit.
Stephen King a qualifié ce roman de meilleur récit fantastique du XXe siècle. Mike Flanagan en a tiré en 2018 une série remarquable pour Netflix.
4. Le Costume du mort (Joe Hill, 2007)

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Judas Coyne, rockeur sur le déclin et collectionneur d’objets macabres, achète sur Internet le costume d’un mort — accompagné, assure l’annonce, du fantôme de son ancien propriétaire. Ce qui semblait relever du canular se concrétise : un spectre armé d’une lame de rasoir pendue à une chaîne s’installe dans sa vie et refuse d’en partir.
Premier roman de Joe Hill — fils de Stephen King, ce qu’il a longtemps tenu secret pour tracer sa propre voie —, Le Costume du mort est un récit de traque et de fuite, à la croisée du thriller et du surnaturel. L’intrigue, tendue comme un fil, est portée par un protagoniste rongé par la culpabilité et par les fantômes bien réels de son passé. Le milieu du heavy metal sert de toile de fond sombre et cohérente à cette histoire de vengeance spectrale.
5. Le Signal (Maxime Chattam, 2018)

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La famille Spencer — Olivia, Tom et leurs trois enfants — quitte New York pour s’installer à Mahingan Falls, petite ville côtière de Nouvelle-Angleterre. Les lieux semblent idylliques, mais le vernis craque vite : meurtres sordides, disparitions, conversations téléphoniques parasitées par des hurlements inhumains, épouvantails qui ne restent pas à leur place.
Maxime Chattam signe ici un hommage assumé à Stephen King, ancré dans un cadre qui rappelle Salem, Ça ou Simetierre. La tension y monte crescendo : l’horreur s’immisce d’abord par touches dans le quotidien, puis s’emballe sur les cent dernières pages.
Derrière la dimension fantastique, Chattam convoque l’histoire violente des États-Unis — sorcières de Salem, projet MK-Ultra de la CIA, génocide amérindien — pour bâtir un portrait de ville maudite dont les crimes remontent à trois siècles.
6. Hex (Thomas Olde Heuvelt, 2016)

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Black Spring, dans la Hudson Valley, a tout d’une bourgade américaine ordinaire. À ceci près qu’une sorcière du XVIIe siècle, Katherine van Wyler, la hante depuis plus de trois cents ans. Yeux et bouche cousus, elle apparaît chez les habitants sans prévenir — au pied d’un lit, dans une cuisine, au chevet d’un enfant endormi. On ne peut ni la toucher ni quitter la ville. Un comité municipal surveille ses déplacements via une application et camoufle sa présence aux visiteurs.
Ce décalage entre le surnaturel archaïque et la gestion bureaucratique moderne fait toute l’originalité du roman. Thomas Olde Heuvelt observe comment une communauté se fissure sous la contrainte et la peur, jusqu’à basculer dans la persécution. La menace première n’est pas la sorcière — mais ce que les habitants sont prêts à se faire les uns aux autres.
7. Carcoma (Layla Martínez, 2021)

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Dans un village de Castille, une grand-mère et sa petite-fille cohabitent dans une vieille maison qui tremble, craque et semble respirer. Les portes claquent seules, les ombres des morts rampent au plafond, et on les écrase du pied pour les tenir en respect. Quatre générations de femmes se sont succédé entre ces murs, sans autre héritage que rancœurs, douleur et colère — la carcoma, ce ver qui ronge le bois et l’esprit.
Le premier roman de Layla Martínez — traduit dans vingt langues et salué par Mariana Enriquez — entrelace conte gothique et roman social féministe. Derrière les spectres et les sortilèges se dessine l’Espagne franquiste et ses violences de classe : domestiques maltraitées, femmes appropriées par les notables, mémoire enterrée sous un pacte d’oubli. Court (154 pages) et d’une densité peu commune, Carcoma fait de la maison hantée une métaphore du traumatisme générationnel.
8. La Cabane aux confins du monde (Paul Tremblay, 2018)

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Éric, Andrew et leur fille adoptive Wen, sept ans, passent leurs vacances dans une cabane isolée au bord d’un lac du New Hampshire. Un après-midi, quatre inconnus armés d’outils artisanaux se présentent à leur porte. Leur chef, Léonard, annonce à la famille qu’elle doit sacrifier l’un des siens — de son plein gré — sous peine de provoquer la fin du monde.
Paul Tremblay construit un huis clos moral où la question centrale n’est pas « que va-t-il se passer ? » mais « faut-il les croire ? ». Le roman refuse de trancher entre fanatisme religieux et apocalypse réelle, et le doute ronge les personnages autant que le lecteur·ice. Adapté au cinéma par M. Night Shyamalan en 2023 (Knock at the Cabin), il a reçu le prix Bram Stoker du meilleur roman et le prix Locus du meilleur roman d’horreur.
9. Le manoir des filles perdues (Grady Hendrix, 2025)

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En 1970, Flore, quinze ans, enceinte et seule, est envoyée par son père à Wellwood House, un manoir perdu dans une forêt de Floride. L’institution accueille — ou plutôt séquestre — des adolescentes enceintes pour les contraindre à accoucher en secret et à abandonner leur bébé. Chaque geste est contrôlé, chaque prénom est remplacé, chaque trace d’identité effacée. Tout change lorsqu’une bibliothécaire itinérante remet à Flore un étrange grimoire. Les filles commencent à pratiquer des sorts — et découvrent qu’ils fonctionnent.
Grady Hendrix s’appuie sur une réalité historique (les maternity homes qui ont existé aux États-Unis jusqu’en 1973) pour bâtir un récit gothique féministe où l’horreur la plus crue n’est pas dans la sorcellerie, mais dans le sort que la société réservait à ces jeunes filles. Le roman a été un best-seller instantané outre-Atlantique, salué par le New York Times.