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Que lire après « Quatre filles et un jean » d'Ann Brashares ?

Que lire après « Quatre filles et un jean » d’Ann Brashares ?

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Quatre filles et un jean (The Sisterhood of the Traveling Pants) est une série de cinq romans de l’écrivaine américaine Ann Brashares, publiée à partir de 2001. On y suit quatre adolescentes de Bethesda, dans le Maryland — Carmen, Tibby, Bridget et Lena — amies depuis la naissance (leurs mères se sont connues au même cours de gymnastique prénatale). Alors qu’elles s’apprêtent à passer leur premier été séparées, elles tombent sur un jean d’occasion qui, contre toute logique, va parfaitement à chacune d’entre elles malgré leurs morphologies très différentes. Le vêtement devient un talisman qu’elles se font parvenir à tour de rôle pendant les vacances, et chaque tome raconte un été de leur vie — premières amours, deuils, tensions familiales, malentendus. Un film a été tiré du premier tome en 2005. La tranche d’âge recommandée par l’éditeur français Gallimard Jeunesse est à partir de 12 ans, même si la Fnac et d’autres libraires indiquent plutôt « dès 13 ans ».

Si vous avez tourné la dernière page avec un pincement au cœur et que vous ne savez pas quoi lire ensuite, voici des suggestions dans la même veine : des romans jeunesse et young adult où il est question d’étés décisifs, d’amitiés féminines, de premiers émois et de la frontière floue entre l’adolescence et l’âge adulte. Tous s’adressent à une tranche d’âge comparable à celle de Quatre filles et un jean, globalement entre 11 et 14 ans et plus.


1. Trois amies pour la vie (Ann Brashares, 2009)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Polly, Ama et Jo ont quatorze ans et rêvent de former un trio aussi soudé que Carmen, Tibby, Bridget et Lena — qu’elles admirent depuis toujours. Mais les années collège ont distendu les liens : trop de différences, trop de non-dits. À la veille d’entrer au lycée, chacune part de son côté pour l’été. Jo encaisse le divorce de ses parents, Polly tente sa chance comme mannequin et découvre au passage que sa mère a un problème d’alcool, et Ama, l’intello du groupe, se retrouve malgré elle inscrite à un stage de randonnée en pleine nature — elle qui déteste le plein air.

Le roman se déroule dans le même univers que Quatre filles et un jean : Jo travaille avec Effie (la sœur de Lena), on croise Brian (le petit ami de Tibby) et d’autres visages familiers. Ann Brashares s’intéresse ici à des adolescentes un peu plus jeunes, dont l’amitié est encore fragile et mal assurée — à l’opposé du quatuor qu’elles prennent pour modèle. Le roman ne verse pas dans l’optimisme béat : les retrouvailles entre les trois filles n’ont rien de garanti, et c’est justement parce qu’on sent leur amitié vaciller pour de bon que l’on a envie de les voir se retrouver.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 11 ans selon Gallimard Jeunesse, jusqu’à 15 ans environ. Un poil plus jeune que Quatre filles et un jean.


2. L’été de mes 13 défis (Morgan Matson, 2014)

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Emily est le genre de fille qui ne commanderait jamais un plat inconnu au restaurant. Sa meilleure amie Sloane, c’est l’inverse : spontanée, audacieuse, toujours partante. À elles deux, ça fonctionne. Sauf que Sloane a disparu du jour au lendemain — sa famille a déménagé sans prévenir, et elle ne répond plus aux appels ni aux messages. Au lieu d’une explication, Emily reçoit une lettre — avec, à l’intérieur, une liste de treize défis : cueillir des pommes en pleine nuit, danser jusqu’à l’aube, embrasser un inconnu, se baigner nue… Autant d’épreuves qu’Emily ne relèverait jamais d’elle-même. Mais elle est convaincue que la liste est un fil d’Ariane qui la mènera à Sloane.

Défi après défi, Emily gagne en assurance : elle prend la parole devant des inconnus, ose dire non, apprend à s’amuser sans filet de sécurité. Elle se lie avec Frank, un garçon mélomane et un peu philosophe, ainsi qu’avec Collins et Dawn, qui forment avec elle un petit groupe soudé. Une romance se glisse dans l’histoire, discrète et bien amenée. Le roman traite au fond d’une question simple mais redoutable : qui êtes-vous quand la personne qui vous définissait n’est plus là ? Morgan Matson situe tous ses romans dans la ville fictive de Stanwich, dans le Connecticut, et certains personnages font des apparitions d’un livre à l’autre — un petit plaisir pour les lecteur·ices fidèles.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 12 ans selon Cultura et plusieurs bibliothèques.


3. L’été des secondes chances (Morgan Matson, 2012)

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Taylor a une technique infaillible pour gérer les problèmes : elle les fuit. Quand une dispute éclate, quand une situation devient inconfortable — Taylor prend la tangente. Mais quand son père, atteint d’un cancer en phase terminale, décide de passer un dernier été en famille dans leur maison de vacances à Lake Phoenix, une bourgade fictive, impossible de se dérober. D’autant que c’est dans cette petite ville que Taylor avait abandonné, cinq ans plus tôt, sa meilleure amie Lucy et son premier amour, Henry, en plein milieu d’une nuit — sans jamais leur donner d’explication.

Le roman est bien plus qu’une simple histoire triste. On y trouve des scènes en famille savoureuses (Warren, le grand frère, est un intello pince-sans-rire qui ne rate pas une occasion de caser une référence obscure), une Lucy qui n’a aucune intention de pardonner à Taylor de l’avoir plantée cinq ans plus tôt, et une histoire d’amour en pointillé avec Henry. Le cœur du livre, ce n’est pas la maladie : c’est le fait que Taylor apprenne enfin à rester — à ne plus fuir les situations difficiles, à dire les mots qu’elle a toujours ravalés, y compris à son père, avant qu’il ne soit trop tard. On pleure, oui — mais on rit aussi, et souvent dans le même chapitre.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 12 ans pour la première édition grand format (Hachette Romans, 2014), mais certaines librairies indiquent « à partir de 14 ans » pour l’édition poche, sans doute en raison du sujet (la fin de vie d’un parent).


4. À tous les garçons que j’ai aimés (Jenny Han, 2014)

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Lara Jean Song a un rituel très personnel : chaque fois qu’elle tombe amoureuse d’un garçon — vraiment amoureuse, le genre de sentiment qui empêche de dormir — elle lui écrit une lettre où elle dit tout ce qu’elle n’oserait jamais formuler à voix haute. Pas pour l’envoyer, non : pour s’en libérer. Cinq lettres, cinq garçons, rangées dans une boîte à chapeau héritée de sa mère. Jusqu’au jour où les lettres sont mystérieusement postées. Toutes. En même temps. Le cauchemar absolu pour une fille de seize ans qui n’a jamais osé dire à quiconque ce qu’elle ressentait vraiment.

Ce qui sauve Lara Jean du désastre total (ou l’y enfonce davantage, selon le point de vue), c’est un pacte improvisé avec Peter Kavinsky, l’un des destinataires : ils feront semblant de sortir ensemble — lui pour rendre jalouse son ex-petite amie Gen, elle pour détourner l’attention de Josh, le copain de sa grande sœur à qui elle avait aussi écrit. Le résultat est une comédie romantique pleine de faux pas et de vrais sentiments, portée par une héroïne qui fait des gâteaux quand elle est stressée et dont la famille — un père veuf adorable, Margot la grande sœur responsable et Kitty, la petite sœur la plus redoutable de la littérature jeunesse — occupe autant de place que la romance. Adapté en film sur Netflix en 2018, le roman a conquis un public bien plus large que les seuls adolescents.

Tranche d’âge conseillée : dès 13 ans selon la Fnac et la plupart des libraires. Premier tome de la trilogie Les Amours de Lara Jean.


5. L’été où je suis devenue jolie (Jenny Han, 2009)

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Depuis qu’elle est enfant, Belly (de son vrai nom Isabel Conklin) passe chaque été à Cousins Beach, une station balnéaire imaginaire de la côte Est des États-Unis, dans la maison de Susannah, la meilleure amie de sa mère. Elle y retrouve les deux fils de Susannah : Jeremiah, le garçon solaire qu’elle considère comme un frère, et Conrad, le ténébreux dont elle est secrètement amoureuse depuis ses dix ans. Chaque année, c’est le même rituel : thé glacé, baignades nocturnes et parties de volley sur le sable. Mais l’été de ses seize ans, tout se dérègle. Conrad est plus distant que jamais, Jeremiah la regarde autrement, et Susannah — d’habitude si lumineuse — semble porter un poids qu’elle refuse de partager.

Les chapitres alternent entre le présent et les souvenirs des étés précédents — Belly à dix ans, à douze ans, à treize ans — ce qui permet de mesurer concrètement comment les rapports entre les personnages se sont transformés avec le temps. Le triangle amoureux entre Belly, Conrad et Jeremiah forme le moteur de l’intrigue, mais il ne résume pas le roman : on y parle aussi de maladie, de secrets de famille et du moment précis où l’on comprend que les vacances d’enfance, aussi parfaites soient-elles, ont une date de péremption. La trilogie a été adaptée en série sur Prime Video depuis 2022, avec un succès considérable.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 13 ans selon Albin Michel (certaines plateformes indiquent dès 11 ans). Premier tome d’une trilogie.


6. En route pour l’avenir (Sarah Dessen, 2009)

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Auden est une adolescente brillante, studieuse et profondément seule. Élevée par une mère universitaire qui considère les soirées pyjama et les sorties entre amies comme des pertes de temps, elle a passé sa vie entre les manuels scolaires et les dîners silencieux. Résultat : à dix-huit ans, à la veille d’entrer à la fac, elle n’a jamais fait la fête, jamais appris à faire du vélo, jamais eu de véritable groupe d’amies. Sur un coup de tête, elle décide de passer l’été chez son père, remarié et installé dans la petite ville balnéaire de Colby, où elle découvre sa demi-sœur nouveau-née, Thisbé. C’est là qu’elle rencontre Eli, un garçon qui ne dort pas la nuit non plus — lui parce qu’il n’a pas surmonté la mort de son meilleur ami, tué dans un accident.

Ensemble, Auden et Eli dressent une liste de toutes les « premières fois » qu’elle a ratées, et entreprennent de les cocher une par une au fil de leurs escapades nocturnes : manger des frites sur la plage à 3 heures du matin, faire du vélo sans les mains, lancer un ballon de basket pour la première fois. Ces scènes sont aussi drôles que sincères, et le roman aborde sans pesanteur des sujets lourds : le divorce, la pression parentale, le deuil, et ce sentiment très particulier d’avoir dix-huit ans sans savoir qui l’on est en dehors de son bulletin scolaire. Adapté en film sur Netflix en 2023.

Tranche d’âge conseillée : dès 12 ans selon certaines éditions (Pocket Jeunesse), dès 13 ans selon d’autres.


7. Love & Gelato (Jenna Evans Welch, 2016)

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Lina a dix-sept ans et vient de perdre sa mère, Hadley, emportée par un cancer. Avant de mourir, celle-ci lui a fait une unique demande : aller à Florence pour y rencontrer un certain Howard, dont Lina ignorait jusqu’à l’existence. Pourquoi sa mère ne lui a-t-elle jamais parlé de cet homme ? Et quel rôle a-t-il joué dans sa vie ? Autant dire que l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous — Lina n’a qu’une envie : rentrer à Seattle. Mais à peine arrivée, elle reçoit le journal intime que sa mère tenait quand elle était étudiante en art à Florence, des années plus tôt. Page après page, elle découvre une femme qu’elle ne connaissait pas — amoureuse, aventureuse, pleine de secrets. Aidée par Ren, un voisin de son âge, Lina décide de refaire les trajets décrits dans le journal et de comprendre enfin qui était vraiment sa mère.

Le roman fonctionne sur deux temporalités : l’enquête de Lina dans le Florence d’aujourd’hui (ses virées en Vespa avec Ren, ses gelati à la stracciatella, ses visites du Duomo et du Ponte Vecchio) et la lecture du journal qui la plonge dans les années de jeunesse de Hadley. L’intérêt vient autant de la romance — douce, sans drame artificiel — que du mystère familial, dont la résolution réserve un retournement que l’on ne voit pas forcément venir. Jenna Evans Welch a elle-même vécu à Florence pendant ses études, et cela se sent : on ne survole pas la ville, on la parcourt rue par rue, place par place, glacier par glacier. Adapté (très librement) en film sur Netflix en 2022.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 13 ans selon Bayard Jeunesse et la majorité des libraires.


8. 13 petites enveloppes bleues (Maureen Johnson, 2005)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Ginny Blackstone, dix-sept ans, n’est pas du genre aventurière. Elle est même plutôt du genre à rester chez elle avec un bon livre. Alors quand elle reçoit, après la mort de sa tante Peg — une artiste peintre excentrique qui avait quitté les États-Unis sur un coup de tête pour s’installer en Europe —, un paquet avec treize enveloppes bleues numérotées et une poignée de règles strictes (pas de téléphone, pas de guide de voyage, pas d’ordinateur, juste un sac à dos et une carte bancaire), sa première réaction est la perplexité. La première enveloppe lui demande de prendre un billet d’avion pour Londres. La deuxième la conduit dans un appartement inconnu. La troisième lui ordonne de trouver un artiste sans le sou et de le financer. Et ainsi de suite, d’une mission à l’autre, d’un pays à l’autre — Paris, Rome, Amsterdam, Copenhague, Corfou.

Le moteur du roman, c’est son principe de chasse au trésor : ni Ginny ni le lecteur ne savent ce que contient l’enveloppe suivante, et chaque mission est impossible à anticiper. À Londres, Ginny croise Keith, un jeune dramaturge fauché et charmeur. À Rome, elle doit survivre à un rendez-vous désastreux. En Grèce, on lui vole son sac — et la treizième enveloppe avec. L’humour naît du décalage permanent entre Ginny, prudente jusqu’à la rigidité, et les instructions parfaitement déraisonnables de sa tante, qui l’obligent à improviser dans des pays dont elle ne parle pas la langue. Sous le road trip européen se dessine aussi un récit sur l’absence et la transmission : comprendre qui était vraiment Peg, retrouver ses amis, ses lieux, et recoller les morceaux d’une existence dont Ginny ne connaissait qu’une infime partie.

Tranche d’âge conseillée : dès 12 ans selon Open Library, dès 13 ans selon la Fnac. Une suite, La dernière petite enveloppe bleue, a été publiée en 2012.