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Que lire après « Martine » de Gilbert Delahaye ?

Que lire après « Martine » de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier ?

Martine est une série de livres illustrés pour enfants créée par Gilbert Delahaye (texte) et Marcel Marlier (illustrations), publiée aux éditions Casterman à partir de 1954.

En soixante albums, cette petite fille curieuse et attachante a accompagné des générations de lecteur·ices à travers des tranches de vie — la ferme, l’école, la mer, la montagne — portées par des illustrations d’un réalisme délicat. La série s’est écoulée à plus de 100 millions d’exemplaires dans le monde.

Si vous êtes à la recherche de nouvelles lectures, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Les P’tites Poules (Christian Jolibois et Christian Heinrich, 2001)

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Lancée en 2001 chez Pocket Jeunesse avec La petite poule qui voulait voir la mer, cette série suit les tribulations d’un poulailler médiéval peuplé de gallinacés intrépides : Carmen, Carmélito, Bélino et leur bande. Chaque tome est un récit d’aventure autonome, truffé de jeux de mots, de clins d’œil historiques et de références culturelles que les adultes apprécient autant que les enfants.

Le ton est résolument burlesque : les poules affrontent des renards, des sorcières et des pirates, et croisent la route de personnages empruntés à l’Histoire ou à la mythologie. Christian Jolibois signe des textes qui se prêtent aussi bien à la lecture à voix haute qu’à la lecture autonome dès 6-7 ans.

Les aquarelles de Christian Heinrich donnent vie à ce petit monde avec une énergie débordante. Avec plus de vingt tomes et un million et demi d’exemplaires écoulés, la série s’est imposée comme un classique du genre.


2. P’tit Loup (Orianne Lallemand et Éléonore Thuillier, 2012)

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Né en 2012 aux éditions Auzou, P’tit Loup est la déclinaison pour les tout-petits du personnage de Loup, apparu trois ans plus tôt dans Le loup qui voulait changer de couleur. Là où son aîné évolue dans des récits plus élaborés, P’tit Loup s’adresse aux 2-4 ans et se concentre sur les premiers apprentissages : le pot, le doudou, la rentrée, le partage.

Chaque album cartonné, aux pages plastifiées et aux couleurs vives, met en scène une situation du quotidien que l’enfant traverse ou s’apprête à vivre. Le ton reste à la fois tendre et drôle, sans jamais verser dans la leçon de morale.

Avec plus de quarante-six titres au catalogue et une série animée diffusée sur TF1, P’tit Loup s’est imposé comme l’un des personnages incontournables de la petite enfance en France.


3. T’choupi (Thierry Courtin, 1997)

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Imaginé en 1992 par le graphiste Thierry Courtin et publié sous forme de livres papier à partir de 1997 chez Nathan, T’choupi est un petit garçon à l’allure de manchot dont les aventures jalonnent le quotidien des 2-5 ans. De la crèche à la plage, de la bibliothèque à la forêt, chaque album aborde un moment familier avec simplicité.

Le personnage se reconnaît à sa silhouette ronde, ses petits yeux expressifs et son nez orange, conçus dans une gamme de 80 couleurs choisies par Courtin pour leurs tons doux. L’univers se déploie à hauteur d’enfant : les meubles, les objets et les décors sont représentés tels qu’un tout-petit les perçoit.

Avec plus d’une centaine de titres, des séries animées diffusées depuis 2000 et un spectacle musical, T’choupi demeure l’un des héros les plus populaires de l’édition jeunesse française.


4. Petit Ours Brun (Marie Aubinais et Danièle Bour, 1975)

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Petit Ours Brun apparaît pour la première fois en 1975 dans le magazine Pomme d’Api (Bayard), sous la plume de Claude Lebrun et le crayon de Danièle Bour. Marie Aubinais a pris la relève au scénario à partir de 1984 et signe depuis lors les histoires mensuelles de cet ourson de trois ans, éternel enfant.

L’originalité de la série tient à son ancrage dans l’intime : là où d’autres héros partent à l’aventure, Petit Ours Brun prend son bain, enfile ses bottes ou réclame un câlin. Les illustrations de Danièle Bour, aux pastels tendres et aux formes rondes, créent un cocon visuel qui rassure les plus jeunes.

Traduit dans une dizaine de langues, adapté en dessins animés et en comédie musicale, le personnage s’écoule à environ 800 000 livres par an — une longévité remarquable pour un héros qui n’a jamais soufflé sa quatrième bougie.


5. Simon (Stéphanie Blake, 2002)

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Simon est un petit lapin blanc au caractère bien trempé, né en 2002 sous le crayon de Stéphanie Blake avec Caca boudin, son premier album publié à L’École des loisirs. Ce titre fondateur pose d’emblée le ton de la série : un humour frontal, un goût pour la provocation enfantine et une palette graphique à aplats de couleurs très saturées.

Chaque histoire met en scène une situation que tout enfant de 3-6 ans reconnaît — la peur du noir, le refus d’aller à l’école, l’arrivée d’un petit frère — et la traite par le biais de la comédie. Simon se proclame « Superlapin », mais reste un petit lapin qui a parfois besoin de sa maman.

Adapté en dessin animé sur France 5 depuis 2016, le personnage a conquis un public qui dépasse largement la France, avec des traductions dans plus de vingt langues.


6. Émile (Vincent Cuvellier, 2012)

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Émile est un petit garçon très, très, très têtu. Créée en 2012 par Vincent Cuvellier et illustrée par Ronan Badel chez Gallimard Jeunesse (collection Giboulées), la série compte aujourd’hui une trentaine de titres courts, chacun construit autour d’une lubie d’Émile : devenir invisible, avoir une pieuvre, se faire poser un plâtre, sortir les poubelles.

Le ressort comique repose sur un décalage systématique entre la logique implacable d’Émile et la perplexité de sa mère, figure discrète et patiente qui tente de canaliser ses élans. Le premier tome, Émile est invisible, a reçu le prix Sorcières en 2013.

Les aquarelles de Ronan Badel, nerveuses et pleines de drôlerie, donnent à Émile une expressivité qui prolonge le texte. La série séduit autant les enfants de 3-6 ans que les adultes, sensibles à son humour absurde et à sa tendresse sous-jacente.


7. Les émotions de Gaston (Aurélie Chien Chow Chine, 2018)

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Gaston est une petite licorne dont la crinière arc-en-ciel change de couleur au gré de ses états d’âme : rouge pour la colère, bleu pour la tristesse, jaune pour la joie. Créée en 2018 par Aurélie Chien Chow Chine et publiée chez Hachette Enfants, la série aborde une émotion par album — la jalousie, la peur, la timidité, la culpabilité — et propose à chaque fois un exercice de sophrologie adapté aux tout-petits.

L’approche doit beaucoup au double parcours de l’autrice, à la fois illustratrice et sophrologue diplômée. Gaston est d’ailleurs né dans les écoles maternelles où elle anime des ateliers de gestion des émotions ; le personnage sert de médiateur pour aider les enfants à nommer ce qu’ils ressentent.

Un recueil, Mes émotions, rassemble huit histoires et intègre une roue des émotions que l’enfant peut manipuler — un outil concret qui prolonge la lecture.


8. Ana Ana (Dominique Roques et Alexis Dormal, 2012)

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Petite sœur du célèbre Pico Bogue, Ana Ana est l’héroïne d’une série de bandes dessinées jeunesse publiée chez Dargaud depuis octobre 2012. Scénarisée par Dominique Roques et dessinée par son fils Alexis Dormal, chaque album de 32 pages met en scène la fillette et ses six doudous — Touffe de Poils, Grizzou, Pingpong, Zigzag, Goupille et Baleineau.

La série fonctionne comme une porte d’entrée vers la bande dessinée pour les enfants dès 3 ans. Les textes restent courts et accessibles, tandis que les aquarelles de Dormal, aux teintes douces et lumineuses, portent l’essentiel du récit. Les thèmes — le coucher, le désordre, la jalousie, l’anniversaire — font écho au vécu des jeunes lecteur·ices.

Avec vingt-sept tomes au compteur, Ana Ana a su trouver son propre ton, plus enfantin et plus tendre que celui de Pico Bogue, tout en conservant l’humour et la finesse d’observation du duo Roques-Dormal.