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Que lire après « Les Annales du Disque-monde » de Terry Pratchett ?

Que lire après « Les Annales du Disque-monde » de Terry Pratchett ?

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Les Annales du Disque-monde (Discworld) forment une série de 41 romans de fantasy humoristique écrits par l’auteur britannique Terry Pratchett entre 1983 et 2015. L’action se déroule sur le Disque-monde, un monde plat porté par quatre éléphants juchés sur le dos d’une tortue géante. Traduite en français par Patrick Couton, la série se décline en plusieurs cycles — le Guet, les Sorcières, la Mort, Rincevent — et utilise l’humour pour mettre à nu le pouvoir, la croyance et la bêtise ordinaire.

Si vous cherchez quoi lire ensuite, les livres qui suivent partagent, chacun à sa façon, quelque chose de l’esprit Pratchett.


1. De bons présages (Terry Pratchett et Neil Gaiman, 1990)

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L’Apocalypse est prévue pour samedi prochain. L’ange Aziraphale et le démon Rampa, installés sur Terre depuis l’époque du jardin d’Éden, n’ont aucune envie de voir le monde disparaître. Leur plan : veiller sur l’Antéchrist pour l’empêcher de déclencher la fin des temps. Seul problème : l’enfant a été échangé à la naissance par des religieuses satanistes un peu trop zélées, et personne ne sait où se trouve le véritable fils de Satan — qui grandit tranquillement dans un village de la campagne anglaise.

Notes de bas de page, digressions, Quatre Cavaliers de l’Apocalypse (Pollution a pris la place de Pestilence depuis la découverte de la pénicilline) : on reconnaît la patte du Disque-monde. Mais le roman a sa propre couleur — un ange qui refuse de vendre les livres de sa propre librairie, un démon qui terrorise ses plantes d’intérieur pour les forcer à pousser droit, et derrière la farce, l’idée que le Bien et le Mal ont peut-être davantage en commun qu’ils ne veulent l’admettre. L’amitié improbable entre Aziraphale et Rampa finit par voler la vedette à Armageddon — et c’est tant mieux.


2. Le Guide du voyageur galactique (Douglas Adams, 1979)

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Arthur Dent apprend en une seule journée que sa maison va être démolie pour une déviation routière — et que la Terre elle-même va être pulvérisée par les Vogons au profit d’une voie express hyperspatiale. Sauvé in extremis par son ami Ford Prefect, en réalité un extraterrestre et correspondant du Guide du voyageur galactique, Arthur se retrouve propulsé dans l’espace, armé d’une serviette et du conseil fondamental inscrit sur la couverture du Guide : « Pas de panique. »

Zaphod Beeblebrox, président de la galaxie à deux têtes et trois bras, vole un vaisseau propulsé par un Générateur d’Improbabilité Infinie. Marvin, le robot doté d’un cerveau de la taille d’une planète, déprime avec une constance héroïque. Premier tome d’une « trilogie en cinq volumes », ce roman ne pose pas la question du sens de la vie : il y répond — 42 — et constate que personne ne sait quoi faire de cette réponse. Douglas Adams a fait pour la science-fiction ce que Pratchett a fait pour la fantasy : il a pris le genre au mot, puis au piège.


3. Neverwhere (Neil Gaiman, 1996)

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Richard Mayhew mène une existence ordinaire à Londres jusqu’au soir où il porte secours à une jeune femme blessée nommée Porte, dotée du pouvoir d’ouvrir n’importe quelle serrure et n’importe quel passage. À partir de cet instant, Richard cesse d’exister aux yeux du monde d’En Haut : ses collègues ne le reconnaissent plus, sa fiancée le quitte, son appartement est reloué comme s’il n’y avait jamais vécu.

Richard bascule dans le Londres d’En Bas, une cité souterraine peuplée de vagabonds, de moines, de rats parleurs et d’anges déchus, où chaque station de métro recèle un sens littéral : sous Blackfriars vivent des moines noirs, Knightsbridge est un pont périlleux, et le comte d’Earl’s Court tient sa cour dans un wagon abandonné. Flanqué du retors marquis de Carabas, traqué par M. Croup et M. Vandemar — duo de tueurs à gages aussi polis que cruels —, Richard arpente une Londres secrète où la géographie du métro devient mythologie.


4. L’Affaire Jane Eyre (Jasper Fforde, 2001)

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Angleterre, 1985 — dans un monde parallèle. La guerre de Crimée fait rage depuis plus d’un siècle, le dodo est un animal de compagnie courant et la littérature fait office de religion. Thursday Next, détective à la brigade LittéraTec, traque les faussaires de manuscrits et les plagiaires. Jusqu’au jour où Achéron Hadès, criminel aux pouvoirs surnaturels, s’empare du texte original de Jane Eyre et kidnappe l’héroïne de Charlotte Brontë.

Pour la sauver, Thursday devra franchir le Portail de la Prose et entrer littéralement dans le roman. Uchronie, polar, science-fiction et hommage littéraire, le tout dans un chaos parfaitement maîtrisé : on y croise un père capable de traverser le temps, un oncle inventeur loufoque, un dodo nommé Pickwick et des vers correcteurs qui vivent entre les pages des livres. Jasper Fforde a essuyé 76 refus d’éditeurs avant de publier ce premier roman. On comprend la perplexité des éditeurs ; on comprend surtout leur erreur.


5. Le Dernier Apprenti sorcier (Ben Aaronovitch, 2011)

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L’agent Peter Grant, jeune policier londonien, ne croyait pas aux fantômes — jusqu’à ce qu’un spectre se présente comme témoin d’un meurtre à Covent Garden. Recruté par l’inspecteur Thomas Nightingale, dernier sorcier officiel de la police métropolitaine, Peter intègre une unité secrète chargée des affaires surnaturelles.

Son quotidien : rédiger des rapports administratifs entre deux incantations en latin, maintenir la paix entre les divinités rivales de la Tamise et apprendre les rudiments d’une magie régie par des lois quasi newtoniennes. L’intrigue policière avance au rythme d’une vraie procédure — interrogatoires, hiérarchie, paperasse — sauf que les suspects peuvent être des dieux fluviaux ou des fantômes géorgiens. Peter Grant est un narrateur pragmatique et volontiers sarcastique, qui aborde le surnaturel avec le scepticisme d’un fonctionnaire à qui l’on a ajouté une responsabilité de trop sans réviser son salaire.


6. L’Amulette de Samarcande (Jonathan Stroud, 2003)

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Londres, XXIe siècle. Les magiciens gouvernent le pays en asservissant des démons. Nathaniel, apprenti de douze ans humilié en public par le puissant Simon Lovelace, décide de se venger en invoquant le djinn Bartiméus — créature millénaire, autrefois au service de Salomon et bâtisseur des remparts d’Uruk.

Nathaniel lui ordonne de dérober l’Amulette de Samarcande, un artefact au centre d’un complot qui dépasse le simple règlement de comptes. Le roman doit son originalité à sa double narration : les chapitres alternent entre le point de vue de l’apprenti et celui du djinn, dont les notes de bas de page — sarcastiques, vaniteuses, pleines de mépris pour son jeune maître — forment à elles seules un contre-récit. Premier volet de la Trilogie de Bartiméus, le livre décrit un régime où les magiciens règnent sur les plébéiens, et où même les démons qu’ils asservissent les tiennent en piètre estime. Toute la critique du pouvoir passe par le ricanement de Bartiméus — un djinn qui a tout vu, tout servi, et n’est plus dupe de rien.


7. Wyld (Nicholas Eames, 2017)

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Clay Cooper et ses compagnons formaient Saga, la roquebande la plus redoutée du continent. Dix-neuf ans plus tard, les héros ont raccroché : Clay s’est rangé, Matrick est un roi malheureux, Ganelon a été changé en pierre et Moog verse dans l’excentricité. Mais quand Gabriel, l’ancien meneur du groupe, frappe à la porte de Clay pour le supplier de l’aider à sauver sa fille Rose, piégée dans une cité assiégée par des hordes de créatures, le vieux mercenaire n’a pas le cœur de refuser.

Dans l’univers de Nicholas Eames, les compagnies de mercenaires fonctionnent exactement comme des groupes de rock : managers, tournées, fans hystériques, bardes-chroniqueurs et festival annuel — la Route du Roque. L’idée paraît évidente après coup ; personne ne l’avait eue avant. Tout le roman repose sur le décalage entre la légende et les corps qui l’ont portée : des genoux douloureux, des rancœurs jamais soldées, un magicien dont les sortilèges ratent une fois sur deux. Mais quand Saga remonte enfin sur scène, armures cabossées et vieilles lames au poing, on rit et on a la gorge serrée — parfois dans la même page.